09 octobre 2007

haut commandement de Libération (Irak)


Le site patriotique et résistant albasrah.net, a publié en date du 02/10/07, le texte, adopté par un congrès fondateur ayant réuni 22 groupes de résistance armée, scellant leur unité sous la bannière de: Haut Commandement du Djihad et de la Libération !



Oh ! Moudjahiddines !
Oh ! Enfants du Grand Irak !

Sur le sol pur et la terre du djihad sacré d’Irak et, dans un des quartiers de Bagdad libéré, s’est tenu, par la Grâce d’Allah et Son aide et par la volonté des chevaliers téméraires dévoués à leur patrie, à leur foi, à leur dignité et à tout ce qu’ils ont de sacré, le congrès de l’unification qui a pris les décisions suivantes :

Un :
L’unification de tous les groupes de résistance participant au congrès sous la bannière du Djihad et de la libération jusqu’à la victoire totale et la libération définitive de notre patrie de ses occupants, quelques soient les sacrifices et le temps nécessaire à cela.
Deux :
L’unification est ouverte à tous ceux qui portent les armes et combattent l’occupant, qu’ils soient des individus, des groupes, des partis ou des courants.
Trois :
Constitution d’un commandement général du Djihad, dénommé Haut Commandement du Djihad et de la Libération , composé des membres élus par le congrès, et à sa tête le Cheikh des moudjahiddines, le Général Izzet Ibrahim, élu par le congrès à l’unanimité, Chef suprême du Djihad et de la Libération , ainsi qu’un premier adjoint au chef suprême et un second adjoint chargé des questions militaires.
Le Haut Commandement du Djihad et de la Libération s’est réuni par la suite pour constituer les structures suivantes :

1) Un Etat Major général, commandé par le chef suprême, avec pour adjoint le Général Ameur Mohammad Amine, chargé des questions militaires.

2) Une instance d’Iftâa religieuse présidée par le Moudjahid Cheikh Abdallah Al Abidi, premier adjoint au chef suprême.
3) Une instance de la sécurité nationale, présidée par le Moudjahid, le Général Khaled Souleymane Khalaf, conseiller à la sécurité nationale.
4) Une instance administrative et financière, présidée par le Général Mohammad Salah Alouane.
5) Une instance de l’information et de la mobilisation, présidée par le Moudjahid, le Général Salah Eddine Ahmed.
6) Le commandement général du Djihad et de la libération a désigné le Docteur Kanâane Amine, en qualité de porte parole officiel.
Quatre :
Le Commandement Général du Djihad et de la libération affirme son attachement aux « choix fondamentaux et sacrés » que nulle partie ne peut remettre en cause. Ainsi, aucune partie ne peut entrer en négociation avec l’ennemi que sur la base de ces choix et, le combat continuera tant que l’ennemi ne les aura pas reconnus à moins qu’il prenne la fuite, défait et anéanti par la puissance divine. Ces choix sont les suivants :
1) La reconnaissance officielle de la résistance nationale, avec toutes ses composantes et sous toutes ses formes, armée et non, en tant que représentant légitime unique de l’Irak et de son peuple digne.
2) Que l’occupant décide officiellement le retrait de ses troupes d’Irak, sans autre condition que celle d’un retrait rapide, ce dont il est capable, ou tout au plus l’adoption d’un calendrier de retrait rapide.
3) L’arrêt des opérations de fouilles, des poursuites, des massacres, des destructions, des démolitions, de déplacement forcé des populations et le retrait des troupes d’occupation hors des agglomérations humaines.
4) La libération de tous les prisonniers, les internés et les détenus, sans exception et leur dédommagement de tous les préjudices subis à cette occasion.
5) La réhabilitation de l’armée et des forces de sécurité, en conformité avec leurs propres statuts et traditions en usage avant l’occupation, ainsi que le dédommagement de tous leurs membres des préjudices subis à cause et par la dissolution des deux institutions.
6) L’engagement à dédommager l’Irak de tout ce qu’il a subi au plan matériel et moral par suite et à cause de l’occupation.
7) L’abolition de toutes les lois, des décrets et toutes autres législations ayant été adoptées après l’occupation et qui ont occasionné des dommages au plan humain, national, historique, matériel ou moral.
8) La négociation directe avec la résistance d’un programme de mise en application de ces choix fondamentaux, si l’occupant veut sortir avec un minimum de dignité, sinon il n’a d’autre alternative que la défaite et la fuite, ce dont l’administration américaine connaît le sens et évalue les délais.
9) Après la mise au point d’un programme d’application de ces choix fondamentaux, des rencontres et des discussions se tiendront, entre le peuple irakien, (à travers son gouvernement provisoire ou élu), et les pays agresseurs, afin de redéfinir les relations officielles entre eux. Ces relations, d’égal à égal, devront garantir les intérêts communs et équilibrés, basés sur la non-intervention dans les affaires intérieures d’autrui, le respect de l’indépendance, de la souveraineté et du libre choix des peuples.
10) Après le début d’un retrait conséquent de l’occupant du territoire national, toutes les forces combattantes, armées et non armées, se réuniront pour former une assemblée nationale ou une assemblée consultative, qui devrait gérer la période transitoire et ce par la nomination d’un gouvernement transitoire pour une période définie d’un commun accord. Ce gouvernement préparera les élections législatives générales qui permettront au peuple de choisir sa direction librement
Le système démocratique populaire sera le seul système organisant et décidant de l’alternance au pouvoir en Irak. Mais un tel système n’est pas le système démocratique impérialiste occidental qui interdit aux autres ce qu’il s’autorise pour soi-même, mais un système démocratique qui prend sa source dans notre foi arabo- musulmane, qui répond à nos besoins et qui s’adapte à nos conditions, à nos traditions, à nos usages et à nos valeurs.
Les arabes sont des gens de liberté et de démocratie et il n’est pas convenable qu’ils importent ces dernières de l’étranger. Les arabes sont les premiers à avoir exercé la démocratie, la liberté, la justice et les droits de l’homme et ils ont dans la mission prophétique Mohammadienne (SAS) ce qui pourrait combler toutes les nations du monde en ce domaine.
Que le pouvoir totalitaire en Irak soit définitivement aboli et que le seul pouvoir qui demeure soit à Allah, l’Unique, et au peuple, dans la guidance de l’Islam, le Saint Coran, la tradition du Prophète (SAM), la voie des Khalifes bien guidés et de tous ceux qui les ont suivis. Ceux-ci avaient bâti la civilisation arabe musulmane, à l’ombre de laquelle ont prospéré toutes les religions, toutes les nationalités, tous les peuples, toutes les confessions, les tribus, les villes et les pays, d’orient et d’occident, sans distinction entre eux. Sans distinction entre les noirs et les blancs, les petits et les grands que par les services que les uns et les autres rendent au peuple et à l’Umma et par leur sincérité et leur dévouement.
Les arabes ont légiféré depuis des millénaires et, il y a 1400 ans, leur Créateur a recommandé à Son Envoyé de « les consulter » Il leur a enseigné que « leurs affaires étaient sujet à consultation entre eux ». Ils ont ainsi exercé la Choura ou démocratie à une grande échelle et adopté la parole retentissante du Khalife Omar : « Comment donc vous mettez en servage les gens que leurs mères ont mis libre au monde ».
Nous affirmons de nouveau que c’est le grand peuple irakien qui gouvernera le pays après la libération, ce grand peuple qui a payé très cher sa liberté, son indépendance, l’avenir des générations futures à travers son avant-garde combattante avec toutes ses composantes, et sous toutes les formes de lutte et ce sur la base d’une démocratie populaire étendue, permettant à ce grand peuple de choisir sa direction, son gouvernement et se responsables en tout ce qui touche sa vie.
Le Commandement général publiera ultérieurement, avec l’aide d’Allah, son programme général couvrant la période d’avant et d’après libération !
« La victoire émane d’Allah, Le Puissant, Le Sage ».
Le Commandement Général du Djihad et de la Libération
Septembre 2007
Les groupes unifiés
1- L’armée des hommes de la confrérie Nakshabandya
2- L’armée des Compagnons du Prophète
3- L’armée des Mourabitines
4- L’armée de Hamza
5- L’armée du Message
6- L’armée de Ibn Al Walid
7- Le Commandement unifié des Moudjahiddines (Irak)
8- Les brigades de la Libération
9- L’armée d’Al Mustafa (Le choisi, le Prophète)
10- L’armée de Libération de l’Irak
11- Les escadrons des Chouhadas (martyrs)
12- L’armée des Sabirines (Patients)
13- Les brigades du Djihad sur la terre de Mésopotamie
14-L’armée du Chevalier pour la libération de l’enclave de l’autodétermination
15- Les escadrons du Djihad à Bassora
16- Les escadrons du Djihad à Fallouja
17- Le Front populaire national pour la libération de l’Irak
18- les escadrons de la révolution de Hussein de Ataf
19- Les compagnies de la libération du sud
20- L’armée de Hounein
21- Les Compagnies de Dyala pour le djihad et la libération
22- les compagnies de la gloire pour la libération de l’Irak
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Traduit de l’arabe par Ahmed Manai : www.tunisitri.net/
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15 juin 2007

Gaza, un revers pour Bush


Un Revers pour la Doctrine Bush à Gaza


La déroute dramatique des milices palestiniennes soutenues par les US et les israéliens à Gaza battues par les forces loyales au Hamas représente un revers majeur pour la doctrine Bush en Palestine. Arrière Plan Depuis que le Hamas a gagné les élections législatives dans les territoires occupés palestiniens en janvier 2006, des éléments de la direction du mouvement Fatah qui dominaient depuis longtemps, inclus le président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas, et ses conseillers ont conspiré avec Israël et les Etats-Unis et les services de renseignements de plusieurs pays arabes pour renverser et affaiblir le Hamas. Ce soutien incluait la fourniture d'armes et des dizaines de millions de dollars à des milices incontrôlées particulièrement celle de la « Force de Sécurité Préventive » dirigée par le chef de guerre de Gaza Mohammed Dahlan, un proche allié d'Israël et des Etats-Unis ainsi que la « Garde Présidentielle » affiliée à Abbas. Le Conseiller à la Sécurité Nationale US Elliot Abrams - - qui a aidé à détourner de l'argent pour les Contras au Nicaragua dans les années 80 et qui a été condamné pour avoir menti au Congrès dans le scandale de l'Iran Contras - - a dirigé les efforts pour établir ces Contras palestiniens (cet arrière plan a été détaillée de manière extensive dans de nombreux articles parus sur Electronic Intifada ces derniers mois). Abrams est aussi connu pour avoir aidé à dissimuler des massacres et atrocités commises contre des civils au Salvador par les milices soutenues par les US et des escadrons de la mort. Deux révélations récentes soulignent l'étendue du complot : le 7 juin, Haaretz rapportait que «de hauts responsables du Fatah dans la Bande de Gaza ont demandé à Israël de les autoriser à recevoir de vastes cargaisons d'armes et de munitions des pays arabes, l'Egypte incluse. » Selon le journal israélien, le Fatah avait demandé à Israël des « véhicules blindés, des centaines de roquettes RPG anti-blindage, des milliers de grenades à main et des millions de cartouches pour des armes de petit calibre, « tout devant être utilisés contre le Hamas. Depuis sa victoire aux élections, le Hamas s'est comporté de façon pragmatique et avec l'intention de s'intégrer dans la structure politique existante. Il avait observé pendant plus d'un an un cessez le feu unilatéral avec Israël et avait cessé les attaques suicide contre des civils israéliens qui l'avait fait connaître. En mai, dans un mémo confidentiel divulgué et publié dans The Guardian, l'envoyé de l'ONU, Alvaro de Soto, confirmait que c'est sous la pression des Etats-Unis qu'Abbas a refusé l'invitation initiale du Hamas de former un « gouvernement d'union nationale ». De Soto donne des détails sur le fait que les conseillers d'Abbas ont activement aidé et se sont rendus complices de la suspension de l'aide de l'Union Européenne encouragée par les US et Israël, et du siège des palestiniens sous occupation, qui a conduit à une augmentation massive de la pauvreté pour des millions de personnes. Ces conseillers se sont engagés avec les Etats-Unis dans un « complot » pour « provoquer la disparition du gouvernement (de l'autorité palestinienne) conduit par le Hamas » a écrit de Soto. Malgré une tentative sanglante de coup contre le Hamas par les forces conduites par Dahlan en décembre et en janvier, le Hamas a continué de donner son accord pour rejoindre un « gouvernement d'union nationale » avec le Fatah, qui avait été conclu par l'intermédiaire de l'Arabie Saoudite lors du sommet de la Mecque. Dahlan et les conseillers d'Abbas étaient déterminés à saboter cela, continuant à amasser des armes, et refusant de placer leurs milices sous le contrôle d'un ministre de l'intérieur neutre qui a ensuite démissionné parce que frustré. Un revers pour les Etats-Unis et Israël Le but de la stratégie US dans le sud ouest et en Asie du centre, particulièrement en Afghanistan, Irak, Palestine, et Liban s'est d'établir des régimes fantoches qui combattront les ennemis des Etats-Unis pour le compte des US. Cette stratégie semble échouer partout. Les talibans resurgissent en Afghanistan. Malgré sa « déferlante » les US ne sont pas plus proches de vaincre la résistance en Irak et ne peuvent même pas faire confiance à l'armée irakienne qu'ils ont aidé à mettre sur pieds. L'armée libanaise que les US espèrent renforcer comme contrepoids au Hezbollah, a agi médiocrement contre quelques centaines de combattants étrangers terrés dans le camp de réfugiés de Nahr al-Bared (bien qu'elle ait causée la mort et la destruction pour de nombreux réfugiés palestiniens). Maintenant à Gaza, le dernier coup. La politique israélienne est une version locale de la stratégie US - - et elle a toujours été essayée et a toujours échoué. Pendant plus de deux décennies, Israël s'est reposé sur une milice de proximité, l'Armée du Sud Liban, pour aider à faire respecter l'occupation au sud Liban. En 2000, quand les forces israéliennes se sont retirées à la hâte, cette milice s'est effondrée, tout aussi rapidement que les forces de Dahlan, et un grand nombre de ses membres ont fui en Israël. Le Hamas se réfère maintenant à la débâcle des forces de Dahlan comme d'une « seconde libération de Gaza ». Un élément constant de la stratégie israélienne a été d'essayer de déjouer la résistance palestinienne en essayant de créer des directions collaboratrices. Dans les années 70, Israël considérait encore l'OLP comme la vraie résistance. Il a donc crée les « ligues de villages » collaborationnistes en Cisjordanie comme une alternative. En 1976, il a autorisé des élections municipales en Cisjordanie dans un effort pour donner à cette direction alternative une légitimité. Quand les candidats affiliés à l'OLP ont changé de camp, Israël a commencé à assassiné des maires de l'OLP, dans des attentats à la voiture piégée, ou les a forcer à s'exiler. Une fois que les dirigeants exilés, dont le plus connu est Yasser Arafat, sont devenus des sous traitants volontaires de l'occupation (un arrangement formalisé par les Accords d'Oslo) une nouvelle force de résistance a émergé sous la forme du Hamas. Les efforts israéliens pour soutenir Dahlan et Abbas, le successeur d'Arafat, comme alternative collaboratrice a maintenant eu un effet boomerang spectaculaire. Face à l'effondrement du Fatah à Gaza, Haaretz a rapporté que le premier ministre israélien Ehud Olmert conseillera au président Bush que Gaza soit isolée de la Cisjordanie. On peut voir cela comme une tentative pour soutenir Abbas dont la survie est vue par Israël comme essentielle pour maintenir la fiction qu'Israël ne gouverne pas directement des millions de palestiniens privés de tout droit. Un effondrement total de l'Autorité Palestinienne exposerait l'obligation légale d'Israël, comme puissance occupante, à assurer la subsistance des palestiniens qu'il domine. Maintenant à quoi s'attendre pour les palestiniens sous occupation ? Abbas a déclaré l' »état d'urgence » et révoqué le premier ministre du Hamas Ismail Haniyeh de même que le « gouvernement d'union nationale ». « L'état d'urgence » est simplement de la pure rhétorique. Le peu de contrôle qu'il avait sur Gaza a disparu et de toute façon Israël contrôle complètement la Cisjordanie. Haniyeh lors d'un discours ce soir diffusé en direct sur Al-Jazeera a rejeté les décisions « hâtives » d'Abbas et sous entendu qu'elles étaient le résultat de pression de l'étranger. Il a émis 16 points parmi ceux ci que le « gouvernement d'union nationale » représentait la volonté de 96 % des palestiniens sous occupation exprimée librement dans les urnes. Il a réaffirmé l'engagement de son mouvement pour la démocratie et le système politique actuel et que le Hamas n'imposerait pas de changement dans la façon de vivre des gens. Haniyeh a dit que le gouvernement continuerait à fonctionner, restaurerait la loi et l'ordre, et a réaffirmé l'engagement du Hamas pour l'unité nationale et l'accord de la Mecque. Il a appelé tous les membres du Hamas à observer une amnistie générale assurant la sécurité de tout combattant capturé (cela faisait suite à des rapports dans les medias de quelques exécutions sommaires de combattants du Fatah). Il a aussi mis l'accent sur le fait que le combat du Hamas n'était pas contre le Fatah dans son ensemble mais seulement avec ces éléments qui ont activement collaboré - - une allusion claire à Dahlan et d'autres conseillers d'Abbas. Il a décrit la prise de pouvoir du Hamas comme dernier recours face à un désordre croissant et des tentatives de coups par des collaborateurs, faisant la liste de nombreux crimes qui ont finalement eu raison de la patience du Hamas. Haniyeh a mis l'accent sur l'unité de Gaza et de la Cisjordanie comme « parties inséparables de la nation palestinienne » et il a relancé un appel à ceux qui ont capturé le correspondant de la BBC Alan Johnston pour le libérer immédiatement. Le contraste entre l'action d'Abbas et la réponse du Hamas est frappant. Abbas, peut être poussé par la même coterie de collaborateurs, semble escalader la confrontation et le faire quand il n'y a aucune raison de croire qu'il peut prévaloir. Le Hamas tout en restant ferme et en position de force, a parlé le langage de la conciliation, mettant tout le temps l'accent sur le fait que la Hamas a un problème seulement avec un petit groupe au sein du Fatah, mais pas avec l'ensemble du Fatah. Abbas, Dahlan et ceux qui les soutiennent doivent surveiller une scène sobre - - ils pourraient être tenter d'essayer de s'en prendre au Hamas en Cisjordanie, mais l'étendue de leur défaite à Gaza devrait fournir une pause. Les deux directions sont coincées. Abbas apparaît comme entièrement dépendant du soutien étranger et d'Israël et incapable de prendre des décisions indépendantes d'une clique corrompue et ne voyant que son intérêt. Le Hamas, quelque soit ses intentions, va se retrouver sous un siège encore plus serré à Gaza. Abbas, soutenu par Israël et les US a appelé à une force internationale à Gaza. Le Hamas a rejeté cela, disant que cela serait vu comme « une force d'occupation ». Effectivement, ils ont des raisons d'être méfiants car pendant des décennies Israël et les US ont bloqué des appels à l'envoi d'une force internationale de protection pour les palestiniens. La crainte du Hamas c'est que la force multinationale ne serait pas là pour protéger les palestiniens de leurs occupants israéliens, mais pour accomplir le rôle de Proxy pour protéger les intérêts israéliens que les forces de Dahlan ne peuvent plus assumer et pour contrer la résistance - - tout comme la force multinationale était supposée le faire au Liban après la guerre de juillet 2006. Des dirigeants sages en Israël et aux Etats-Unis reconnaîtraient que le Hamas n'est pas un phénomène passager, et qu'ils ne pourront jamais créer des dirigeants fantoches pouvant entrer en compétition avec un mouvement de résistance populaire. Mais il n'y a aucun signe de sagesse : les US ont maintenant demandé à Israël de « desserrer son emprise » en Cisjordanie pour essayer de booster Abbas. Bien que la doctrine Bush ait reçu un coup, le peuple palestinien n'a pas gagné de grande victoire. Le jeu sordide à leurs dépends continue.


Ali Abunimah - 14/06/07 www.electronicintifada.net Ali Abunimah est confondateur de la publication sur le net “The electronic Intifada. » Il est l'auteur de “ One Country: A Bold Proposal to End the Israeli-Palestinian Impasse.” ( Un pays une proposition simple pour mettre fin à l'impasse israélo palestinienne)


Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

01 mai 2007

100 veuves et 400 orphelins chaque jour en Irak...


100 veuves et 400 orphelins chaque jour à Bagdad !
900.000 orphelins de plus en Irak en 4 ans !


Croissance du taux de divorce de 200%
et baisse de celui des mariages de 50% !


Hani Achour : Shabakat Albasrah
24/04/07


Alors que les rapports officiels irakiens estiment que le nombre d’orphelins a dépassé le chiffre de 900.000 en 4 ans, une étude réalisée par un sociologue irakien est venue confirmer la grave détérioration de la situation sociale en avançant « qu’il y a chaque jour 100 veuves et 400 orphelins de plus à Bagdad », conséquence de la violence qui sévit depuis des années et que rien ne semble pouvoir arrêter.

Le Sociologue Adnan Yacine Mustafa, auteur de cette étude, estime que « la vie en Irak occupé est une série ininterrompue de massacres quotidiens, coûtant la vie à des dizaines d’innocents, qu’elle se caractérise par un profond sentiment d’insécurité généralisée et par une décomposition de la famille irakienne, donnant lieu à une croissance phénoménale du taux de divorce, avec en plus, une corruption généralisée, des atteintes aux biens publics et privés, des agressions armées, du crime organisé, des viols, des enlèvements et de la délinquance juvénile ».
Dans ses analyses et ses conclusions, le sociologue se fonde tout particulièrement sur les rapports et les statistiques des Nations Unies dont le dernier en date, rapporte que « chaque jour, 100 femmes sont réduites au statut de veuves et 400 enfants deviennent orphelins, rien qu’à Bagdad, et qu’une nouvelle famille se reconstitue sur les cendres de quatre autres ».

Et le sociologue d’ajouter que « la société irakienne s’est complètement effondrée après la série de coups mortels qu’elle a reçus au cours des deux guerres des décennies 1980 et 1990, d’un boycott qui a duré 10 ans et d’une occupation qui a commencé, dès son installation en 2003, par démanteler les institutions de l’Etat et détruire l’infrastructure du pays ».

Le mépris et les mauvais traitements que les forces d’occupation font subir aux citoyens, ont porté les tensions sociales à leur paroxysme et fait perdre aux gens leurs repaires. C’est ce qui a exacerbé les tensions et les extrémismes interconfessionnels et ce sur le compte de l’appartenance et de l’allégeance au même peuple. Ainsi tous les plans élaborés par les forces en présence avec leurs moyens immenses, pour ramener la sécurité, n’ont pas abouti.

Le sociologue donne quelques exemples pour illustrer son étude : ainsi, le nombre actuel des veuves qui est de 560.000, n’est pas répertorié par le ministère des affaires sociales et le bureau de coordination humanitaire des Nations unies a « répertorié 100.000 femmes arabes de Al Ahwar réduites au veuvage et leurs enfants abandonnés depuis le début de la guerre ».
Le même bureau a enregistré une croissance de 200% du taux de divorce de 2003 à 2006, alors que celui des mariages a baissé de 50% selon les statistiques du ministère de la justice. Tous les rapports signalent la forte pression exercée par l’inflation galopante sur la vie des familles, leur appauvrissement et les conséquences néfastes sur leur cohésion. Les poches de pauvreté sont présentes aussi bien dans les villes que dans les campagnes.

La guerre et les luttes interconfessionnelles ont eu aussi une grande incidence sur la dégradation de l’environnement dans le pays. Les mines n’ayant pas explosé sont partout et particulièrement dans le sud et l’ouest du pays. L’usage des armes de destruction massive par les forces d’occupation fait des ravages dans la population. Des centaines de milliers de gens sont ainsi menacés constamment dans leur vie et notamment ceux qui ont perdu leurs maisons et qui vivent dans des camps de fortune. Ces gens constituent plus du quart de la population totale du pays, contraints à l’exode à l’intérieur ou à l’émigration.

Traduit de l’arabe par Ahmed Manai

Lire aussi sur le même sujet :

Le Désordre créateur et l’enfance en Irak
http://tunisitri.net/articles/article48.html/

L’Irak est devenu le pays des veuves
http://tunisitri.net/articles/article44.htm/

29 avril 2007

Ce Mur sera leur tombe (Irak)



veuillez signer et faire circuler le plus largement possible


Déclaration du Comité du BRussells Tribunal (25 Avril 2007)

Ce Mur est leur Tombe


Les plans pour Al Adhamiyah confirment que l’occupation étasunienne et ses marionnettes en Iraq ne peuvent rien construire d’autre que des prisons à ciel ouvert. Cela échouera

Aucune stratégie militaire ne peut imposer au peuple irakien une occupation qu’il refuse massivement. Sa résistance est nationale et continue

Quelle sorte de gouvernement emmure son propre peuple? Un gouvernement désespéré et illégitime, lié au sort d’une occupation vaincue
Le dernier stratagème des Etats-Unis afin de soumettre Bagdad — dont un exemple est le plan d’emmurer le district d’Al Adhamiyah — révèle clairement le Grand Mensonge de l’occupation de l’Iraq menée par les Etats-Unis. Il n’est rien moins que l’application de l’apartheid et du sectarisme par un état policier et militaire étranger, ayant pour but de briser la volonté des Irakiens qui refusent de céder leur pays, ses ressources, et son future à des puissances étrangères et leurs laquais locaux.

Ni cette tactique ni d’autres ne vaincront l’héroïque résistance du peuple irakien, née à la fois de la situation, de l‘histoire, de la culture et du progrès. Le sectarisme et l’apartheid ne peuvent pas briser l’unité géopolitique de l’Iraq, qui est une réalité historique, sociale, économique et culturelle.

Les mots sont déjà inscrits sur le mur: la banqueroute morale, politique, économique, et militaire de l’occupation menée par les Etats-Unis; le gouvernement fantoche de Maliki est exposé pour ce qu’il est: une cabale désespérée, sectaire, séditieuse, incompétente, corrompue et arriérée.

Apartheid et non protection

Tandis que les troupes étasuniennes et les sous-traitants travaillent en hâte la nuit et sous protection militaire pour emmurer des quartiers “sélectionnés” de Bagdad, Maliki dit une chose et ses conseillers une autre. Confronté à l’ignominie de la similitude entre les barricades derrière lesquelles son gouvernement enferme le peuple irakien, et la vaste offensive sioniste de fortification qui divise la Palestine occupée, Maliki a fait machine arrière, disant qu’il y avait “d’autres moyens de protéger” Bagdad.

Mais ces murs – des blocs de bétons énormes que l’occupation étasunienne fabrique à la cadence de 2000 par semaine –continuent d’être construits. Ils ne visent pas à protéger mais bien à créer une division sectaire de Bagdad en prévision de la division de toute l’Iraq sur des bases sectaires.

La simple logique veut que lorsque l’occupation construit des barrières en Iraq elle impose l’existence de différences sectaires et ethniques. Ce sectarisme a été amené par l’occupation étasunienne et est la pierre angulaire de sa stratégie. Que Bagdad et l’Iraq restent unis dans le coeur de la population est une défaite pour l’occupation. Alors que les murs sont imposés pour briser cette unité, ils sont en même temps la preuve de l’échec et du désespoir de l’occupation et de ses marionnettes.

Non seulement immoral mais illégal en vertu du droit international

L’option de l’emprisonnement général n’est pas une nouvelle stratégie, ni limitée à Al Adhamiyah. Al Dawra, Al Ghazaliyah, Al Amiriya, Al Amel et Al Adl – tous dans Bagdad –font partie des 10-30 autres quartiers de Bagdad dont il est prévu qu’ils soient séparés du monde extérieur. Ils rejoindraient ainsi Tel Afar, Fallujah, Al Qaim, Haditha, Samarra, Hit, Al Khalidiyah, Yathreb et Al Ratba, comme des “ communautés bouclées” assiégées, plaçant de facto des centaines de milliers de personnes assignés à résidence, et des villes et districts entiers de facto dans l’isolement total (i)

Alors que l’invasion de l’Iraq menée par les Etats-Unis est illégale, l’occupation consécutive illégale, le gouvernement fantoche une simple extension de ces illégalités, « L’ordre public » et les exigences de « sécurité » ne peuvent être utilisés comme justification afin de ghetthoïser des quartiers, des villes et villages entiers. Les pratiques militaires étasuniennes en cours sont en violation du droit des peuples à l’autodétermination (i) et sont une simple tentative de réprimer la résistance légale des Irakiens au colonialisme, à l’occupation et à l’agression.

Le droit international humanitaire et les droits de l’homme interdisent les punitions collectives, l’emprisonnement en masse de civils, et les violations graves de la liberté de mouvement. (ii) Les puissances occupantes ont aussi interdiction de concevoir des changements démographiques dans les pays occupés régis par les lois de la guerre. La division forcée de la population de l‘Iraq – que ce soit nationalement ou localement – est un crime de guerre. (iii)

Les plans pour Al Adhamiyah révèlent des buts encore plus néfastes liés à des plans d’emmurement d’autres communautés à Bagdad. Al Adhamiyah est un bastion historique de la culture, des sciences, du progrès et de la résistance au colonialisme et à l’impérialisme. C’est le centre d’un sentiment national duquel a émergé une résistance continue à l’occupation. Emmurer Al Adhamiyah est le prélude à une vague d’assassinats, de violations massives des droits humains, et au nettoyage ethnique politique.

Stop aux murs, stop à l’occupation

Malgré 4 ans d’agression militaire brutale, les Etats-Unis refusent de comprendre que par définition la résistance irakienne est l’entière population irakienne qui résiste l’occupation. Cette tentative désespérée de créer des ghettos pouvant être nettoyés de cette résistance légale est vouée à l’échec, sauf en cas d’annihilation complète de l’entière population nationale qui résiste l’occupation.

Avec des sondages rapportant que 80% des Irakiens refusent l’occupation, les Etats-Unis et leurs marionnettes sectaires devront pacifier, emprisonner ou tuer plus de 18 millions d’irakiens afin de réussir. Le destin des Etats-Unis en Iraq est par conséquent celui d’être rejeté. L’occupation étasunienne devrait admettre sa défaite et partir.

Toute tentative passée de ghettoïser, emmurer ou emprisonner collectivement une population – de Varsovie au Vietnam, et à l’Algérie, de l’Afrique du Sud à la Palestine occupée – a échoué moralement et militairement. Les plans étasuniens pour Al Adhamiayh, et en fait pour la totalité de l’Iraq, se termineront de même dans les poubelles de l’histoire.

Nous en appelons aux personnes d’intégrité et de conscience – travailleurs, juristes, parlementaires, syndicalistes, activistes, militants et praticiens – d’élever leur voix en signe de protestation, dégoût et action:

Stop au financement militaire

Stop aux murs

Stop à la torture

Stop aux viols

Stop aux assassinats

Stop au pillage

Stop aux mensonges

Stop à l’impunité

Stop aux illégalités

Stop à l’occupation

Reconnaissez la résistance !

Le Comité du BRussells Tribunal

Pour information, contacts et signatures, veuillez écrire à :
http://fr.f254.mail.yahoo.com/ym/Compose?To=info@brusselstribunal.org

(i)Le principe d’auto détermination des peuples est inscrit dans la Charte des Nations Unies et réaffirmé par la Résolution 2625 (XXV) de l’Assemblée Générale de lONU du 24 octobre 1970, stipulant que “tout état a le devoir de se retenir de mener toute action qui privent les peuples auxquels il est fait référence (dans la résolution)…de leur droit à l’autodétermination”. L’article 1, commun à la Convention Internationale sur les Droits Economiques, Sociaux, Culturels et à la Convention Internationale sur les Droits Civils et Politiques, réaffirme le droit de tous les peuples à l’autodétermination, et demande aux états parties prenantes de promouvoir la réalisation de ce droit et de le respecter, en conformité avec les provisions de la Charte des Nations Unies.
La commission des Droits de l’Homme a réaffirmé de manière routinière la légitimité du combat contre l’occupation par tous les moyens disponibles incluse la lutte armée ( CHR Résolution N°3 XXXV, 21 février 1979, et CHR N°1989/19, 6 mars 1989). Explicitement, la Résolution de l’Assemblée Générale des Nations Unies 37/43 adoptée le 3 décembre 1982 : ”réaffirme la légitimité de la lutte des peuples pour l’indépendance, l’intégrité territoriale, l’unité nationale et la libération de la domination coloniale et étrangère et de l’occupation étrangère par tous les moyens disponibles, incluse la lutte armée” ( Voir également les Résolutions de l’Assemblée Générale 1514, 3070, 3103, 3246, 3328, 3382, 3421, 3481, 31/91, 32/42 et 32/154)

L’article 1 du paragraphe 4 du 1er protocole additionnel des Conventions de Genève de 1977, considère les luttes pour l’autodétermination comme des situations de conflits armés internationaux. La Déclaration de Genève sur le Terrorisme déclare: “ comme il a été reconnu de manière répétitive par l’Assemblée Générale de l’ONU, les peuples qui luttent contre la domination coloniale et l’occupation aliène et contre des régimes racistes dans l’exercice de leurs pleins droits à l’autodétermination ont le droit d’utiliser la force pour accomplir leurs objectifs dans le cadre du droit humanitaire international. De tels usages légaux de la force ne doivent pas êtres confondus avec des actes de terrorisme international.”
Dans l’exercice de leur droit à l’autodétermination, les peuples sous domination coloniale et aliène ont le droit de “combattre….et de chercher et de recevoir du soutien, selon les principes de la Charte” et en conformité avec la Déclaration des Principes de Droit International concernant les Relations Amicales et la Coopération parmi les Etats. C’est en ces termes que l’Article 7 de la Définition de l’Agression (Assemblée Générale Résolution 3314 (XXIX) du 14 décembre 1974) reconnaît la légitimité du combat des peuples sous domination coloniale ou aliene.
Voir également Seule la Résistance est légale de Hana Al Bayaty, Abdul Ilah Albayaty, et Ian Douglas (5 octobre 2006).

(ii) Sur l’interdiction des punitions collectives, voir l’Article 50 des Lois de La Haye IV, 1907: “ aucune punition générale, pécuniaire ou autre ne doit être infligée à une population pour des actes individuels pour lesquels ils ne peuvent être tenus comme conjointement et gravement responsables”; l’Article 33 de la IVème Convention de Genève, 1949: “les punitions collectives et toutes les autres mesures d’intimidation ou de terrorisme sont interdites”; et l‘Article 51, le 1er Protocole Additionnel des Conventions de Genève, 1977.
Sur la liberté de mouvement, l’Article 12, paragraphe 1 de la Convention internationale sur les Droits Civils et Politiques stipule que : “ quiconque légalement dans le territoire d’un état doit, à l’intérieur de ce territoire, avoir la liberté de mouvement et la liberté de choisir sa résidence.”
Les plans étasuniens de construire des “communautés bouclées” empiéteraient aussi sur l’exercice par les Irakiens du droit au travail, droit à la santé, à l’éducation, et à avoir accès à un standard de vie adéquat comme proclamé dans la Convention Internationale sur les Droits Economiques Sociaux et Culturels et dans la Convention de l’Onu sur les Droits de l’Enfant.

(iii) La construction de districts emmurés et leurs régimes associés, en contribuant à des changements démographiques en Iraq et en enfermant potentiellement des personnes protégées dans des endroits dangereux, contrevient l’Article 49, paragraphe 1 et 5 de la IVème Convention de Genève relative à la Protection des Personnes Civiles en Temps de Guerre, 1949, et comme telles – comme violations des lois de la guerre – constituent des crimes de guerre.

26 avril 2007

solidarité avec le peuple palestinien


Jean Pierre Barrois
j-p.barrois@wanadoo.fr



Chers amis,

Je me permets de vous faire parvenir cet appel reçu de notre ami Monadel Herzallah des Etats Unis dans l'espoir que vous y apporterez votre signature.

Je vous en remercie d'avance

JP Barrois

Appel

SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN
DES TERRITOIRES DE 1948 OCCUPES


Nous sous signés, personnes physiques et morales, affirmons notre solidarité avec le peuple palestinien dans les villes, cités et villages occupés en 1947-1949 face aux dernières attaques Israéliennes contre leurs dirigeants nationaux et leurs institutions.

Ces attaques font partie d'un vaste plan élaboré par le Sionisme et Israël en vue du nettoyage ethnique de la Palestine de ses habitants arabes autochtones.

Nous affirmons notre solidarité avec les dirigeants et les membres du Mouvement National Palestinien dans la Palestine Occupée en 1948, en particulier avec le professeur Azmi Bishara, Secrétaire-Général de l'Assemblé Démocratique Nationale, Sheik Raed Salah, Dirigeant du Mouvement Islamique, et le prisonnier Muhamad Kana'na, Secrétaire-Général du Mouvement Abna Al-Balad.

Nous appelons toute personne consciente à signer cet appel.

Premiers signataires :

Monadel Herzallah
Dr. Mazin Qumsiyyeh
Basem Khader
Dr NaseerAruri
Dr Elaine Hagopian
Musa Al-Hindi



Je m'associe à cet appel :

Nom :

Prénom :

Organisation :

Pays :

10 avril 2007

Les savants irakiens victimes d'un plan de liquidation américano-sioniste


Les savants irakiens victimes d’un plan de liquidation américano- sioniste :


Mamdouh Othman :
05/04/07


IL n’était sûrement pas venu à l’esprit du Professeur Hareth Abdel Hamid, chef du service de santé mentale à l’université de Bagdad, que le rapport qu’il avait envoyé à un séminaire scientifique tenu à Damas, allait servir matière à son oraison funèbre. Le Professeur Abdel Hamid a été en effet assassiné quelques jours auparavant dans le hall de l’université, sous les yeux de sa femme, juste après qu’il ait parlé à la chaîne anglaise Al Jazeera, des assassinats des médecins irakiens.
C’est la situation véridique des savants irakiens, telle que décrite par un professeur de lettres irakien dans sa déclaration à un journal américain : « les cadavres défigurés flottent sur le Tigre, les oiseaux ont émigré, les pigeons sont morts et l’enceinte universitaire est sous la coupe d’une forêt de turbans ».
Les savants irakiens sont ainsi confrontés à une politique permanente fondée sur les liquidations physiques et les traitements arbitraires, ce qui a poussé nombre d’entre eux à quitter le pays et à chercher refuge à l’étranger, occasionnant des pertes énormes à la communauté scientifique irakienne.

Le début du désastre :

Ce désastre national et humanitaire avait commencé très précisément au lendemain de la chute de Bagdad quand l’occupation est devenue une réalité tangible et une vérité certaine. Les forces d’occupation ont commencé par mettre des dizaines de scientifiques irakiens en résidence surveillée, chez eux et avec une surveillance permanente. Elles ont interdit à certains d’autres d’aller à leur travail à l’université et autres centres de recherche, et entrepris des négociations avec un autre groupe pour les faire transférer dans des centres de recherche Américains et Britanniques.
Les équipes d’intervention américaines disposaient de listes détaillées des personnes et de leurs adresses ce qui leur a facilité beaucoup leur travail « d’investigation, d’intimidation et de menace », en l’absence totale de toute autorité nationale et dans l’indifférence du monde, plutôt préoccupé par le désordre régnant en Irak.
Le nombre de savants irakiens est estimé à quelques milliers par les services américains. Eux et les israéliens, considèrent que 500 de ces quelques milliers forment l’élite proche de Saddam et qui a participé d’une manière significative au programme militaire irakien. Ils étaient la terreur des israéliens jusqu’à la chute de Bagdad.
Une multitude de rapports internationaux signalent qu’il existe cent cinquante (150) membres de commandos israéliens en Irak avec pour seule mission de pourchasser et liquider les savants listés. Selon certaines sources, ces liquidations ont touché jusqu’ici plus de 300 d’entre eux.
Les opérations d’élimination et de destruction, poursuivies par les services secrets américains et israéliens ne visent pas que les savants mais toute l’infrastructure scientifique du pays, c'est-à-dire tout son savoir scientifique et ses capacités de recherche. Ainsi et selon des rapports convergents, les destructions entreprises après la guerre ont touché des dizaines d’usines, de centres de recherche et de laboratoires dans les universités irakiennes et plus particulièrement à l’université de Mossoul. Tout le matériel et les produits de laboratoire, ainsi que les travaux et les résultats de recherche, ont été détruits. Ces destructions planifiées donnent autorité à une étude réalisée par le Centre d’Etudes du Golfe, concluant à l’existence d’un plan américano sioniste visant à liquider l’expertise et l’infrastructure scientifiques irakiennes, notamment en matière d’industrie militaire. Ce plan envisage aussi d’empêcher l’Irak de reconstituer ses capacités militaires et d’interdire à ses savants d’émigrer dans un quelconque pays arabe ou musulman. Il projette au contraire de les pourchasser et d’essayer de les recruter pour travailler dans des centres et des instituts américains et israéliens.
Un autre volet de ce plan, consiste dans les mesures préventives visant à empêcher les étudiants arabes, dans les universités occidentales, de poursuivre des études et des recherches dans des domaines liés aux industries militaires.
A côté de son plan de liquidation des scientifiques irakiens, Israël tente de récupérer et de recruter certains d’entre eux pour les intégrer dans son programme militaire. Ce plan s’est traduit à travers ses tentatives de normalisation avec l’Irak, particulièrement au plan scientifique. Depuis la chute de Bagdad, plus de 30 colloques et séminaires sur l’Irak ont été organisés en Israël, sous les auspices et avec le soutien de personnalités officielles de premier plan.

Les scientifiques contraints à émigrer

Un colloque tenu récemment au Caire a donné des chiffres effroyables des scientifiques et universitaires irakiens assassinés ou contraints à l’exil. Ils seraient près de 310 liquidés par les seuls commandos israéliens. D’autre part, il y en aurait encore plus de 500 sur une liste d’attente de scientifiques et d’universitaires à liquider. La même source précise que plus de 17. 000 scientifiques et universitaires ont été contraints de quitter l’Irak depuis le début de l’occupation.
Ces liquidations ne sont qu’un aspect de la grande détresse que vivent les universitaires, les universités et les centres de recherche irakiens.
De nombreux universitaires et chercheurs irakiens ont été invités à rejoindre des universités américaines, soit sous la contrainte, soit appâtés par les avantages proposés. En fait, les tentatives de séduction des savants irakiens avaient commencé bien avant l’occupation et particulièrement lors des opérations d’inspection. Les américains avaient facilité légalement l’entrée et l’obtention de la carte verte ou même la nationalité américaine, à ceux d’entre eux qui accepteraient de donner des informations sur le programme des armes de destruction massive de leur pays. Le sénateur Bayran qui avait présenté le projet de loi, avait clairement expliqué que c’était « dans le but de priver l’Irak de ses cadres scientifiques et techniques, indispensables à la poursuite de son programme d’armes de destruction massive ». Il estimait d’autre part que cette loi allait faciliter le travail des inspecteurs onusiens.
Mais malgré la poursuite des inspections et l’entrée de milliers d’inspecteurs américains après la chute de Bagdad, on n’a jamais entendu parler de découverte de ces armes. Les américains n’ont jamais donné non plus les noms des scientifiques irakiens qui auraient gagné le billet d’entrée au paradis américain.
C’était donc l’intelligence irakienne qui était visée depuis le début et la preuve est que de nombreux scientifiques, des atomistes et des biologistes surtout, figuraient sur la fameuse liste des personnalités recherchées, diffusée par le Pentagone.
Les éliminations planifiées n’ont pas visé que les scientifiques ou ceux qui avaient des relations avec le prétendu programme militaire irakien. Elles ont aussi touché des professeurs de lettres et de sciences humaines et religieuses.

Des indices significatifs :

D’autre part, rien ne prouve que ces éliminations physiques aient visé des personnes appartenant à une catégorie religieuse ou confessionnelle spécifique, mais le fait est que la majorité des victimes sont des arabes.
C’est la conclusion de la première étude sur les liquidations des scientifiques, médecins et ingénieurs irakiens faite par le médecin expert irakien Ismaël Al Halili et présentée au congrès international sur les assassinats des académiciens irakiens, tenu récemment à Madrid.
La liste des victimes comporte plus de 300 académiciens, mais le chiffre exact semblerait plus important. Les familles des victimes ont pris l’habitude de taire leurs malheurs et renoncent souvent à informer les autorités, parce qu’elles les suspectent de complicité avec les criminels.
En fait ces éliminations font partie intégrante de la stratégie du « désordre créateur » suivie par l’occupant dans le but d’apprivoiser les irakiens et de les faire plier.
Il n’est pas étonnant dans ce cas, que les universités, qui sont le centre de la vie et de l’activité culturelle et politique, soient les premières visées.
L’analyse des statistiques réalisées par la « ligue des universitaires de Bagdad », révèle que 80% des assassinats ont visé des universitaires et que plus de la moitié de ces derniers avaient le titre de professeur ou de professeur adjoint. D’autre part, plus de la moitié des assassinats ont visé des membres de l’université de Bagdad, suivie de celle de Mossoul et Al Moustansiria. L’analyse révèle aussi que 62% des victimes avaient un titre de docteur, que 33% étaient des scientifiques et des médecins et que 17% des médecins visés étaient en exercice. Enfin, les ¾ des personnes ayant été victimes d’une tentative de meurtre sont décédés.

Refus de toute protection :

De toute part, des gens ont réclamé aux autorités d’assurer la protection rapprochée des universitaires menacés, comme elles le font pour les députés avec un coût de 27 Millions de $ par mois. En effet chaque député dispose en permanence de 10 gardes de corps. La solution aurait été d’affecter 2 gardes de corps à la protection de chaque universitaire, étant donné que ces personnes, menacées dans leur vie par un plan d’élimination physique, constituent le patrimoine intellectuel et scientifique du pays et qu’ils méritent, autant sinon plus que d’autres, la protection.
Des universitaires irakiens et d’autres pensent qu’il existe des escadrons de la mort, liés et protégés par les forces d’occupation, sont responsables de ces crimes. Ils se demandent à quoi servirait de demander au criminel de régler le problème et comment croire qu’il suffirait de 2 gardes de corps pour leur assurer la sécurité. Ce serait exposer les gardes à la mort en même temps que leur protégé. Ces universitaires refusent de se déplacer flanqués de gardes de corps
Estimant, à juste titre, que des responsables officiels ont été assassinés avec leurs gardes de corps, parce que les assassins relèvent de milices liées à des partis politiques présents au gouvernement, lui-même lié aux forces d’occupation.
La solution du problème, c'est-à-dire la fin de ces crimes, serait dans l’évacuation des forces d’occupation du pays et dans le refus irakien, arabe et international de toutes les milices sectaires et confessionnelles.


Les médecins sont aussi une cible :

Les médecins aussi sont ciblés par ces crimes. Ils ont payé un lourd tribut puisque plus de 150 d’entre eux ont perdu la vie et arrivent juste après les universitaires. Il est clair que le ciblage de spécialistes de disciplines scientifiques telles que l’ingénierie, la physique, la chimie, la géologie et la biologie, liées à l’industrie et aux secteurs vitaux de l’économie du pays, est très significatif. Ces assassinats posent le problème de la responsabilité des forces d’occupation qui, en tant que telles, assument leur entière responsabilité de ces crimes. D’autant que jamais un suspect n’a été arrêté et encore moins jugé alors que se trouve dans la zone verte la plus grande ambassade américaine au monde et un nombre indéterminé d’officiers de renseignements.

Les précédents américains :

Les experts rappellent que les Etats-Unis ont par le passé, exécuté ce genre de plan d’élimination de savants. Cela s’est passé à la fin de la deuxième guerre mondiale, sous le nom de code « piper kleep », mais les savants allemands ont accepté de travailler pour les américains et 500 d’entre eux furent amenés aux USA.
Israël aussi a fait de même avec les savants allemands qui avaient travaillé au programme des fusées égyptiennes au cours des années 1960 et a organisé une campagne de colis piégés. Il en a fait autant avec les savants arabes spécialistes du nucléaire, tel le savant égyptien Yahia Almechad en 1980 qui avait rejoint le projet de la centrale nucléaire irakienne bombardée par Israël ou le savant palestinien spécialiste du nucléaire Nabil Felifil, assassiné en 1984.


http://www.islammemo.cc/article1.aspx?id=39448/

Traduit de l’arabe par Ahmed Manai : http://www.tunisitri.net/

08 avril 2007

Lettre des Comités de Résistance Populaire en Palestine


Lettre des Comités de Résistance Populaire en Palestine


Aux hommes libres de par le monde et …en France !!

08/04/07


Quand le ministre français des affaires étrangères, Philippe Douste Blazy, exige, sans la moindre retenue, du gouvernement palestinien la libération du caporal israélien Shalitt, au motif qu'il est de nationalité française, il fait fi de tous les usages diplomatiques et bafoue toutes les valeurs universelles.La position française tente, non seulement de consacrer une situation saugrenue dans les relations internationales, à savoir l'absolution de leur responsabilité historique, des pays qui se sont débarrassés sur nous de ce dont ils ne voulaient pas, mais de sacraliser leur rebus et de lui garantir ainsi, l'immunité totale. Dans sa course à s'attirer les faveurs du sionisme, la France n'hésite pas à octroyer l'immunité totale à Shalitt et à ses camarades pour leur permettre, ultérieurement, de substituer aux bombes et autres armes interdites qui avaient mis les corps de nos enfants en lambeaux, les armes atomiques dont regorge l'arsenal sioniste, dans l'indifférence générale et sans que personne ne cligne de l'œil dans ce monde d'aveugles. Tout cela nous oblige à ouvrir grands les yeux sur la grande illusion, dont nous a longtemps bercé la littérature arabe, sur la liberté, la justice et l'égalité de l'Europe et de la France en particulier.Les déclarations du ministre des affaires étrangères d'un pays européen comme la France , sont une véritable catastrophe parce qu'elles signifient que l'Europe s'est arrogée le droit de soutenir les préparatifs sionistes en vue d'une nouvelle guerre d'agression contre Gaza pour récupérer le caporal Shalitt Faut-il rappeler que ce dernier comme tous ses camarades qui l'y ont précédé, n'y est pas venu en touriste ! Ces déclarations tentent aussi de priver les arabes de leur droit de venir au secours des millions de Palestiniens que Shalitt et ses semblables ont dispersé à travers le monde. La reconnaissance officielle française, d'une participation effective aux combats contre le peuple Palestinien et ses enfants désarmés, nous conduit à condamner tous les militaires et leurs pays, au même titre que l'entité sioniste et les crimes de guerre, dignes des nazis, commis par son armée. La position du gouvernement palestinien : Mais où sont donc la position et la suite donnée à cette affaire, par le ministère des affaires étrangères et le gouvernement palestiniens ? N'est-il pas urgent pour eux de réagir comme l'exige la cause palestinienne, de porter l'affaire au niveau des instances internationales, de condamner les déclarations de Blazy au plan du droit international et de mettre fin à l'exploitation honteuse de l'Europe et de la France de leur fragilité. Il est urgent pour le gouvernement Palestinien de soutenir la résistance par tous les moyens et à tous les niveaux, moral et matériel. Mais qu'arrive-t- il donc à la France , pays de la liberté et dont la résistance face à l'occupation allemande est devenue une référence pour tous ?A tous les pays du monde, à la France et à son gouvernement en particulier: mettez fin à ce comportement honteux et retirez vos soldats de l'armée des assassins sionistes ou retirez-leur vos nationalités, avant qu'ils ne connaissent le sort de Shalitt !

Prenez votre Shalitt et donnez-nous nos palestiniens !

N'est-il pas honteux qu'aucune voix au monde n'ait appelé à la libération de 10.000 détenus palestiniens dans les geôles israéliennes, alors que tout le monde réclame d'une même voix, la libération d'un soldat, fait prisonnier alors qu'il était sur un blindé qui tirait sur des civils Palestiniens !

Arrêtez cette politique de deux poids, deux mesures !


Traduit de l'arabe par Ahmed Manai : http://www.tunisitri.net/