05 octobre 2011

Le 5 octobre 2004, Iman Al Hams, âgée de 13 ans, était massacrée par un officier israélien

mardi 4 octobre 2011 - 07h:17
Saed Bannoura




Le meurtre d’une enfant palestinienne ne justifie pas une enquête sérieuse. 
 
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Iman, 13 ans... Un assassinat cruel et barbare, typique des pratiques de l’armée israélienne d’occupation...
Le soldat qui a tiré sur elle puis qui a procédé à « la confirmation de la mort » en vidant son chargeur sur le corps de la fillette, n’a pas seulement été libéré de toutes les accusations mais a aussi récemment reçu une promotion en passant au rang de major. Le soldat, identifié comme le capitaine « R » et qui avait tiré de façon répétée sur l’enfant est un capitaine druze dans l’armée israélienne. Il était passé en jugement pour ce meurtre, mais avait été totalement acquitté.
Mardi 16 février, la police militaire israélienne pour les enquêtes internes a révélé qu’il y a eu de sérieuses failles dans la façon dont l’enquête sur le meurtre avait été menée.
Selon un rapport publié sur le site internet du journal israélien Ha’aretz, le commandant général de la police militaire, Roni Benny a nommé il y a peu de temps deux officiers de réserve pour enquêter sur le comportement de la police militaire durant l’enquête. Le travail d’enquête réalisé par les deux officiers révèle que les enquêteurs se sont comportés de façon peu professionnelle et avec négligence. Ils ont en premier critiqué le fait qu’il n’y ait pas eu une équipe spéciale de désignée pour mener l’enquête. L’équipe [qui a mené l’enquête] aurait due être composée d’officiers de plus haut rang et plus expérimentés.
Les enregistrements radio qui rapportent les échanges entre les soldats de l’avant-poste et leurs responsables révèlent qu’il s’agissait non d’un incident mais d’un meurtre de sang-froid. Durant le procès du capitaine « R » et qui s’est terminé par un acquittement, le juge militaire a accusé le capitaine « R » d’avoir fait un mauvais usage de son arme en vidant son chargeur sur le corps de la petite Iman Al Hams, même après avoir constaté qu’elle avait été tuée.
Le juge avait aussi accusé « R » d’avoir fait obstruction au cours de l’enquête en ayant demandé à ses soldats de changer les témoignages rapportés aux enquêteurs militaires. Les sources journalistes israéliennes rapportent que Yoav Meni et Elad Eisenberg, les deux avocats représentant « R », ont manœuvré de façon à faire apparaître des contradictions entre les « témoins ». Les témoins, qui sont des soldats qui avaient été sous le commandement de « R », ont déclaré avoir menti durant l’enquête puis d’avoir menti alors qu’ils étaient sous serment devant la cour parce qu’ils auraient eu à ce moment-là l’intention de faire évincer le capitaine « R » de leur division.
Les avocats du capitaine « R » ont argumenté sur le fait que « confirmer la mort » de la fillette était le résultat d’une pratique connue de l’armée israélienne afin « d’éliminer les menaces », en l’occurrence une fillette palestinienne terrorisée, désarmée et qui pleurait.
La jeune écolière âgée de 13 ans était sur le chemin de l’école lorsqu’elle a été assassinée, ce 5 octobre 2004. Bien qu’elle ne soit qu’une parmi les 850 enfants assassinés par l’armée israélienne depuis le début du soulèvement en 2000, sa mort est devenue une des rares qui ait fait l’objet d’une assez large information, ce qui est dû à l’existence d’un enregistrement du meurtre.
Ce qui suit est la transcription des communications radio entre les soldats et leur capitaine :
-  « Nous identifions une arabe de sexe féminin à 100 mètres de l’entrée de l’avant-poste »
-  « Qu’est-ce que vous voyez ? »
-  « Nous voyons une ‘deux jambes’ 100 mètres en avant du poste »
-  « Pouvez-vous la voir ? »
-  « Positif ; une petite fille qui courre, la cible se déplace vers l’est »
-  « Définissez la position »
-  « Au nord de Morshah »
-  « Position non correcte »
-  « Elle est derrière le fossé, elle est morte de peur, les tirs sont passés à quelques centimètres d’elle »
-  « Ils lui tirent dessus ; nos soldats sont à 70 mètres d’elle »
-  « Je crois qu’un de nos postes l’a ‘envoyée par terre’ »
-  « Quoi ? Avez-vous vu qu’elle a été touchée ? Est-elle au sol ? »
-  « Oui, et elle ne bouge plus »
-  « Reçu »
-  « Moi et Jefro allons en avant pour confirmer la mort, couvrez-nous. La situation est la suivante : nous appliquons les ordres et tirons sur elle ; elle porte des jeans, un T-shirt et un bonnet. Mort confirmée »
-  « Reçu »
-  « Quoi que ce soit qui passe dans la zone doit être tué, même si c’est un enfant de 3 ans ».
Après le meurtre d’Iman al-Hams, les avocats de « R », Elad Eisenberg et Yoav Meni ont tenté de focaliser le procès sur le système dans son ensemble et sur les règles d’engagements demandées par l’armée.
« Plutôt que de mener “ R” devant un tribunal, c’est l’ensemble du système qui doit être mis en jugement, système qui autorise l’armée à mener des actions mortelles à Gaza et provoque ainsi la mort de dizaines de civils innocents », conclu le journal Ha’aretz. Au contraire, l’officier a été acquitté, récompensé, promu et continue à servir dans les Territoires Palestiniens sous Occupation.
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Le frère d’Iman al-Hams montre des photos de sa jeune soeur massacrée - Photo : AFP

22% des Palestiniens tués par l’armée israélienne durant l’Intifada al-Aqsa qui s’est déclenchée en 2000 étaient des enfants. Ils ont été tués dans les rues, les écoles ou à leur domicile durant les rafles dans les maisons palestiniennes. Le Croissant Rouge Palestinien rapporte que le nombre de Palestiniens tués par l’armée israélienne depuis le début de l’Intifada jusqu’au 13 février 2006 atteint 3808, et que le nombre de blessés est de 29456. Le nombre d’enfants tués par les militaires israéliens durant la même période est de 851, dont 160 avaient moins de 12 ans.
Apparemment, « l’impossibilité d’enquêter » lors de la mort de civils Palestiniens tués par les soldats israéliens est la règle. Le cas d’al-Hams n’a donné lieu à aucun jugement devant une cour criminelle car les enquêteurs eux-mêmes étaient impliqués dans les tirs qui ont couté la vie à la fillette. A présent, l’armée dit qu’il y a eu vice de forme dans la conduite de l’enquête sur « la confirmation de la mort » d’une enfant palestinienne de 13 ans. Apparemment, la vie des Palestiniens, y compris celle de leurs enfants, ne justifie pas la moindre enquête sérieuse de la part de l’état israélien.

17 février 2006 - IMEMC - cet article peut être consulté à :
http://www.imemc.org/content/view/1...
Traduction : Info-Palestine.net

Pas coupable, le capitaine qui a tiré 17 balles dans le corps d’une écolière palestinienne...

Chris McGreal - Miftah

Pas coupable, le capitaine qui a tiré 17 fois sur une écolière palestinienne... L’officier avait ignoré les avertissements selon lesquels la fillette était terrifiée. La défense a déclaré : « confirmer la mort » est une pratique usuelle.
Un officier israélien qui a vidé en entier le chargeur de son fusil automatique sur une fillette palestinienne de 13 ans et qui a fait savoir qu’il aurait fait la même chose même si elle avait eu trois ans, a été entièrement acquitté par une cour militaire hier.
Le soldat, qui a été seulement identifié en tant que « capitaine R », avait été accusé de fautes relativement mineures pour le meurtre d’Iman al-Hams, après qu’il lui ait tiré 17 fois dessus alors qu’elle passait à proximité d’un poste militaire israélien près du camp de réfugié de Rafah dans Gaza il y a de cela un an. La façon dont s’est déroulé le meurtre d’Iman, et la révélation d’un enregistrement dans lequel le capitaine est averti qu’il ne s’agissait que d’une enfant qui « était terrifiée », a fait de ce crime un des plus controversés depuis l’éclatement du soulèvement palestinien [Intifada] il y a maintenant cinq ans, bien que des centaines d’autres enfants aient été également tués.
Après le verdict, le père d’Iman, Samir al-Hams, a déclaré que l’armée n’avait jamais eu l’intention de demander des comptes au soldat.
« Ils ne l’ont pas mis en accusation pour le meurtre d’Iman, mais seulement pour des fautes mineures, et maintenant ils disent qu’il est innocent alors qu’il a tiré sur ma fille tant de fois », a-t-il dit. « C’était de sang-froid le meurtre d’une fillette. Le soldat l’a assassinée et la cour l’a assassinée une nouvelle fois. Quel est le message ? Ils signifient à leurs soldats qu’ils peuvent tuer les enfants palestiniens. »
La cour militaire a blanchi le soldat de l’accusation d’avoir utilisé illégalement son arme et de conduite inconvenante de la part d’un officier voulant fausser le cours de la justice en demandant aux soldats sous son commandement de modifier leurs comptes-rendus de ce qui s’est passé.
Les avocats du capitaine « R » ont fait valoir que « confirmer la mort » après que l’on ait tiré sur un suspect était un comportement habituel pour les militaires israéliens afin d’éliminer les menaces terroristes.
D’après le verdict de la cour, le capitaine « R » a fondu en larmes, puis s’est tourné vers le public en disant : « Je vous le dis, j’étais innocent ».
Le compte-rendu officiel de l’armée a indiqué qu’Iman avait été abattue pour s’être trouvée dans une zone dite de sécurité et que les soldats craignaient que son sac d’école ne contienne une bombe. On ne sait toujours pas pourquoi la fillette a osé s’aventurer dans ce secteur mais un témoin l’a signalée comme étant à environ 100 mètres du poste militaire qui était de toute façon très protégé.
Un enregistrement des échanges radio entre le capitaine "R" et ses soldats et obtenu par la télévision israélienne révèle que depuis le début les soldats savaient qu’Iman était une enfant. D’après l’enregistrement, un soldat dans la tour de guet avait tenu informé un autre soldat dans la salle des opérations du poste militaire et décrit Iman en tant que « petite fille » qui « était terrifiée ». Après que les soldats aient ouvert la première fois le feu, elle a laissé tomber son sac d’école qui avait alors été frappé par plusieurs balles, prouvant ainsi qu’il ne contenait pas d’explosif. À ce moment-là elle ne portait plus de sac et, selon l’enregistrement, elle s’éloignait du poste militaire lorsqu’elle a été abattue.
Bien que les militaires aient spéculé sur le fait qu’Iman pouvait avoir essayé « de tromper » les soldats en les amenant hors de leur poste pour être ensuite attaqués par des complices, le capitaine "R" a pris la décision de faire sortir certains de ses soldats à découvert. Peu après on peut l’entendre dans la bande d’enregistrement disant qu’il a tiré sur la fillette et, la supposant morte, avait « confirmé la mise à mort ».
« Moi-même et un autre soldat ... nous approchons un peu plus, pour confimer la mort ... Recevez notre point sur la situation ... Nous avons tiré sur elle et nous l’avons tuée... Over », at-il encore dit.
Les témoins palestiniens ont dit avoir vu le capitaine tirer deux fois à la tête, puis s’éloigner, puis revenir sur ses pas et tirer une rafale dans le corps étendu.
Sur la bande son, le capitaine "R" a alors « expliqué » aux soldats sous son commandement pourquoi il avait tué Iman : « C’était une nécessité. Quelqu’un qui est mobile, qui se déplace dans [ la zone de sécurité ], même s’il âgé de trois ans, doit être tué. »
A aucun moment les soldats israéliens n’avaient été attaqués. L’accusation a été mise à mal quand un soldat qui avait initialement dit avoir vu le capitaine « R » diriger son arme vers le corps de la fillette puis ouvert le feu a ensuite indiqué à la cour qu’il avait inventé l’histoire.
Le capitaine « R » a affirmé n’avoir pas tiré sur la fillette mais à côté d’elle. Cependant, le docteur Mohammed al-Hams qui a inspecté le corps de l’enfant à l’hôpital de Rafah, a compté de nombreuses blessures. « Elle a au moins 17 balles dans plusieurs parties du corps, dans la poitrine, les mains, les bras, les jambes, » at-il déclaré au [quotidien britannique] The Guardian peu après. « Les impacts étaient grands et provoqués par des tirs à courte distance. Les blessures les plus sérieuses étaient à la tête. Elle a eu trois balles dans la tête. Une balle a été tirée sur le côté droit du visage près de l’oreille. Elle a eu une grande blessure sur tout le visage. »
L’enquête préliminaire de l’armée a conclu que le capitaine « n’avait pas agi de façon non éthique ». Mais après que certains des soldats sous son commandement aient donné à la presse une version différente, la police militaire a lancé une enquête séparée, suite à laquelle « R » a été mis en accusation. Le capitaine en question a accusé les soldats sous son commandement de s’en prendre à lui car ils étaient juifs alors que lui était druze.
La transcription
Ci-dessous la transcription d’une conversation à trois entre un soldat dans la tour de guet, un soldat dans la salle de contrôle du poste militaire, et le capitaine « R », lequel a tué la fillette.
Depuis la tour de guet :
-  « C’est une fillette. Elle court pour se mettre à l’abri vers l’est »
-  « Est-ce que nous parlons d’une fille de moins de 10 ans ? »
-  « Une fille d’environ 10 ans, elle est derrière le remblai. Elle a peur de mourir. »
-  « Je pense que quelqu’un l’a eue. » « Moi-même et un autre soldat ... allons voir plus près, vers l’avant, pour confirmer la mort ... Recevez un point de la situation. Nous avons tiré et nous l’avons tuée... Je confirme également la mort. Over. »
Le capitaine « R » a alors expliqué pourquoi il avait tué Iman. « C’était une nécessité. Quelqu’un qui est mobile, qui se déplace dans [ la zone de sécurité ], même s’il âgé de trois ans, doit être tué. »

16 novembre 2005 - Vous pouvez consulter cet article à : http://www.miftah.org/Display.cfm?D...
Traduction : Info-Palestine.net

Syndicat Autonome des Travailleurs de l’Education et de la Formation

SATEF

Section régionale de Béjaïa
 
Déclaration
 
 
Les travailleuses et les travailleurs du secteur public donnent de nouveau corps et âme à une effervescence syndicale dans un contexte de marasme profond et de paradoxes multiples, marqué aussi par des réformes tâtonnes ainsi que des événements sociopolitiques touchant les deux rives méditerranéennes et au-delà.
 
Le Satef-Béjaïa, fidèle à ses engagements, à ses statuts, à ses projets (éducatif, social et syndical), reste aussi attaché à sa tradition d’éclairer et d’accompagner les évolutions dans le monde du travail et dans l’environnement social. Le Satef-Béjaïa réaffirme son autonomie de toute chapelle économique, politique et de tout monopole syndical quel qu’en soit la nature ou l’ambition. Les syndicats peuvent grossir ou se multiplier, le syndicalisme seul guide les convergences ou les décantations.
 
Le Satef-Béjaïa exhorte les travailleurs à valoriser les positions syndicales saines véhiculées par les déclarations de rares syndicats plutôt sérieux ; le sens d’autres se perd dans la véhémence et la suffisance. Et pour cause : même la plus « grosse cylindrée » qu’est l’UGTA –le plus présent dans le secteur privé- sort si humiliée de la dernière tripartite que nous le ressentons aussi au point de ne s’autoriser aucune prime à ses principaux tombeurs, le patronat surtout et le gouvernement aussi.
 
Pour le Satef-Béjaïa, les œuvres sociales ont toujours du être gérées de manière démocratique par les travailleurs : inutile d’aller jusqu’à des formes de hold-up pseudo-syndical sur les caisses sociales. Les salaires et le régime indemnitaire doivent s’inscrire dans une politique salariale très imprégnée d’équité, de justice sociale, de stabilité sociale, etc. : inutile d’aller jusqu’à des formes de gloutonnerie et de marchandages douteux. Les statuts des travailleurs, plus injustes, plus iniques que les anciens, doivent être revus dans le sens de la restabilisation des corps professionnels, de l’enrayement de la précarité galopante, de l’enracinement du droit social et syndical, etc. Dans ce sens, les revendications du CLA rejoignent souvent celles du Satef-Béjaïa qui appelle à la tenue d’un Conseil national statutaire et à la préparation d’un 4e Congrès national unitaire.
 
Dans la journée mondiale de l’enseignant, la nation gagnera à honorer et à rassurer  tous les éducateurs et assimilés : le prolifération des formes d’exclusion (adjoints d’éducation, laborantins, corps communs, Cosp) et  d’exploitation éhontée (sous payement à l’IAIJ,  « pré-emploi », contracts) doivent être bannis : l’école publique algérienne en sombre. Les Corporatistes (intendants, etc.) qui s’appuient sur d’autres corps doivent aussi porter leurs revendications et protéger leurs droits syndicaux. Les sous-recrutés sous-payés ne sont en droit la « baltagia » de personne ! La responsabilité des syndicats aussi bien que de la fonction publique en est pleinement engagée !
 
Pour défendre une digne école, un digne travail, un digne salaire et un digne statut de salarié(e), le Satef-Béjaïa appelle à trois journées de grève les 10, 11et 12 octobre 2011.
 
Béjaïa, le 05 octobre 2011.
Le coordinateur,
Le doyen des détenus : Grève de la faim jusqu’à gain de cause ou le martyre

































































































Gaza – CPI

Le doyen des prisonniers palestiniens, et le détenu le plus âgé dans le monde, Nael Barghouthi (Abou Nour), a affirmé que les détenus dans les prisons de l’occupation sont déterminés à obtenir gain de cause sur leurs droits confisqués par l’occupation, et qu’ils continuent leur grève de la faim jusqu’ils obtiennent exigences, même s’ils doivent tomber en martyre.
Dans une lettre adressée à l’organisation « Waed » pour les détenus et les libérés, le doyen a déclaré qu’il mène cette grève avec les membres du Mouvement national des détenus qui se sont livrés à la bataille des estomacs vides en réponse aux crimes continuels de l’occupation contre eux.
Le doyen a estimé que la sympathie populaire et le soutien qui émanent actuellement de la scène palestinienne doivent évoluer et s’intensifier pour soutenir et accompagner le Mouvement des détenus, et pour dénoncer les crimes de l’occupation contre les prisonniers. Il souligne que l’occupation se retrouve dans la confusion et l’échec face à la détermination et la patience des détenus.
Il a appelé les médias palestiniens à déployer des efforts plus importants, afin que les informations sur les détenus soient diffusées en continu et avant toutes les autres nouvelles.
Le détenu Nael Barghouthi est considéré comme le prisonnier le plus âgé du monde détenu depuis le 4 avril 1978, soit 34 ans. Malgré cette longue période de détention, il jouit d’un esprit fort, d’une détermination sans failles, et il est le père spirituel du Mouvement national des détenus qui suit ses directives dans les circonstances et les difficultés les plus sombres.

Weroud Kassem, 17 ans, en grève de la faim derrière les barreaux israéliens

Par Saeb Press

La militante palestinienne du FPLP Weroud Kassem, prisonnière politique, fait partie des 3000 détenus palestiniens en grève de la faim depuis le 27 septembre, pour protester contre l'isolement et la privation des visites familiales. L'Association de soutien aux prisonniers et de défense des droits de l'homme Addameer a confirmé dimanche que les grévistes de la faim du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), à l'origine du mouvement de grève, ont été rejoints par les prisonniers du Hamas dans les prisons Ramon, Eshe, Nafha et Ashkelon ; des prisonniers affiliés au Fatah y prennent également part à Ashkelon.

Weroud Kassem, 17 ans, en grève de la faim derrière les barreaux israéliens
Weroud Kassem

Les factions se réuniront dans les prisons du Nakab et d'Ofer mardi pour discuter de l'élargissement de la participation, relate un communiqué de presse d'Addameer, qui indique également que le service pénitentiaire israélien a transféré les prisonniers du FPLP et confisqué l'eau salée qui soutenait les grévistes dans la prison du Naqab, en réponse à leur action.

Des responsables du FPLP disent que l'administration pénitentiaire israélienne a isolé plusieurs détenus palestiniens grévistes de la faim et ont interdit aux prisonniers d'Ashkelon de sortir pour la pause quotidienne.

Dans la prison du Naqab, 56 détenus FPLP ont rejoint la grève de la faim et de nombreux prisonniers malades ont également refusé les médicaments, en solidarité avec les grévistes. A Ofer, 10 détenus ont rejoint la grève, ont dit les responsables.


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Manifestation de solidarité avec les prisonniers palestiniens devant les locaux de la Croix-Rouge à Gaza, 3 octobre 2011 (Reuters/Mohammed Salem)


Dans un communiqué diffusé dimanche, un porte-parole des prisonniers a déclaré, "Les 3000 et quelques prisonniers ne mettront pas fin à la grève tant que leurs exigences ne seront pas satisfaites. Et en premier lieu, la fin de la politique de confinement solitaire.

Les représentants des prisonniers palestiniens ont rapporté qu'il y a eu récemment une aggravation de la politique contre les prisonniers, "initiée par le gouvernement israélien de droite dès qu'il est arrivé au pouvoir, pour tenter d'exercer davantage de pression sur la direction palestinienne pour en tirer des bénéfices politiques."

Le Grand Mufti de Jérusalem et le Sheikh Muhammad Hussein ont appelé les responsables palestiniens et les communautés à soutenir les prisonniers pour qu'ils obtiennent satisfaction.

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Manifestation de solidarité avec les prisonniers palestiniens devant les locaux de la Croix-Rouge à Gaza, 3 octobre 2011 (photo Joseph Catron)


Source : Saeb Press

04 octobre 2011

"Ulac Tamazight..." Par Brahim TAKHEROUBT (L'Expression). Précédé de mon commentaire (T.H.)

par Tahar Hamadache, lundi 3 octobre 2011, 23:32
M. Takherroubt, bravo et merci.
Nous parlons à des sourds, sans doute. N'est pire sourd que celui qui ne veut rien entendre, d'ailleurs.

Beaucoup comptent aujourd'hui sur l'écume islamiste, oubliant la lame de fond et les monstrueuses transformations qu'on l'oblige à subir, à plus grande échelle que celles au sujet desquelles Apulée de Madaure avertissait en son époque et qui, sans doute, participaient de l'éternelle régression de la prétendue Rome éternelle.

En tout cas, personne ne semble mesurer à quel point le monde change, et à quel point l'Algérie est en train de perdre, DE PERDRE, sur tous les trois "composantes" de l'identité nationale officielle : l'Arabie saoudite lâche peu à peu son patriarcat, ce qui signifier à terme un recul flagrant de l'islamisme saoudien (y compris ouahhabite) ; le leadership de la promotion amazighe se dispute de plus en plus âprement entre Rabat et paris ; l'arabe classique recule dans toutes les universités technologiques des pays arabes et même les kurdes ont fini par obtenir la certification de leur nationalité en Syrie !

Nous sommes appelés en tant que nation à nous plier aux conseils managériaux étrangers concernant notre identité même, concernant notre culture nationale même ! Pourtant, c'est quelque part dans le territoire algérien que l'auteur des "Damnés de la terre", j'ai nommé l'intellectuel révolutionnaire algérien Franz FANON, repose de son repos éternel.

Quant à nous, patriotes non aliénés et militants transis de dénis, nous savons que notre pays tire avantage de Augustion de Bône aussi bien que de Apulée de Madaure bien plus que des gens qui croient qu'il suffit de polémiquer, pleins d'illusion que les proposer au panthéon d'idées obtuses ou les fustiger en tant qu'apostats avant la Lettre peut servir leur cause ou leurs intérêts.

Inutile de pleurer, Ô! vestale ! Mais "pleure, Ô! Pays bien-aimé !"
Tahar HAMADACHE.


Ulac Tamazight...
Par Brahim TAKHEROUBT - Lundi 03 Octobre 2011 - Lu 384 fois
Source : http://www.lexpressiondz.com/edito/140192-ulac-tamazight.html

Le Salon international du livre d'Alger s'est terminé hier et ses hôtes sont rentrés chez eux satisfaits d'avoir réalisé la bonne affaire puisque près de 80% des livres exposés ont été vendus, à en croire les organisateurs de ce salon. Mais sur cet orgue livresque manquait la touche amazighe et la symphonie jouée à Ben Aknoun, sur les hauteurs d'Alger, tonnait en déphasage avec celle qui se joue actuellement dans toute l'Afrique du Nord. Alors que l'Amazighité est en train de retrouver ses heures de gloire en Libye, en Tunisie, et plus particulièrement au Maroc où elle a été consacrée langue officielle, en Algérie elle recule. En tout cas, à voir la place qui lui a été réservée à ce Salon du livre, on ne peut être que déçu. En dehors du stand du Haut Commissariat à l'Amazighité (HCA) dont la superficie ne dépasse pas les 4 m², pas la moindre trace des maisons d'édition en tamazight, pas la moindre conférence, pas la moindre table ronde. La langue de Massinissa, de Jugurtha, Takfarinas, celle de ceux qui ont construit le tombeau dit de la Chrétienne, des Djeddar de Tiaret, de la Kahina, de Koceyla n'a pas eu droit de cité dans un chapiteau. Comment peut-on espérer alors qu'elle ait sa place et son statut de langue officielle dans la prochaine Constitution? Pourquoi cette multiplication d'obstacles fallacieux quand il s'agit de se réapproprier une culture et une langue dont le peuple a hérité depuis des millénaires? «Je voyais que dans toutes les matières qu'on apprenait, il était question de tout le monde sauf de nous», avait noté le chantre de la culture amazighe, l'écrivain Mouloud Mammeri dans son dernier colloque qu'il avait animé à Oudjda (Maroc) en 1989. Vingt-deux ans plus tard, c'est la même partition qui se joue. Il a été question de toutes les cultures au Sila, sauf de la culture amazighe.
Si on fait l'hypothèse charitable qu'il s'agit d'un impair, il s'agira de savoir s'il a été fait sciemment ou est-ce un oubli. Dans un cas comme dans l'autre, il ne fait qu'aggraver la négation d'une composante majeure de la société algérienne. Pourquoi Dieu nous nous contentons de ce second rôle qui nous réduit à être là pour perdre la première bataille en souhaitant qu'il y ait une seconde? La langue Tamazight mérite mieux qu'un pareil déni. De tous les pays d'Afrique du Nord, l'Algérie a été le fer de lance de cette revendication identitaire. Au moment de cueillir le fruit, l'Algérie se retrouve à la traîne d'un combat que ses enfants ont mené sans relâche depuis 1949, date de la crise dite berbériste au sein du PPA-Mtld. Avant d'être assassiné à son tour en juin 1998, un autre géant du combat identitaire, Matoub Lounès, chantait dans son ultime album: Ma ulac Tamazight ulac, ulac, ulac... Au dernier Salon du livre, Ulac Tamazight.Pleure Ô vestale!

03 octobre 2011

Non à l’ingérence étrangère dans le monde arabe


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لا نريد جيوشا أجنبية في العالم العربي


نحن الموقعين أدناه نؤكد ما يلي:

1 ـ ان التغيير في العالم العربي مسألة عربية خالصة وليس لأحد غير العرب الحق في التدخل فيها. لذا ندين تخاذل الجامعة العربية التي تدعو الأجانب للتدخل في الشؤون العربية.

2 ـ نرفض رفضا قاطعا اي تدخل عسكري أطلسي او أوروبي او أجنبي في ليبيا بما في ذلك فرض منطقة حظر جوي .لا شأن لامريكا واوروبا و للاطلسي في تغيير نظام الحكم في ليبيا فهذه مسألة يقررها الليبيون وحدهم وان ارادوا لطاغيتهم  ان يذهب الى الجحيم فهذه قضيتهم. هم يسقطون نظام القذافي  ان ارادوا وليس انتم.
3 ـ لقد سئمنا من الحديث الاميركي عن « الدكتاتور الذي يقتل شعبه » ومن ثم ارسال الجيش الامريكي او الاطلسي لقتل الشعب نفسه. اننا نهيب بالرأي العام الغربي ان يضغط على حكوماته حتى لا ترتكب حماقة غزو عسكري لليبيا وان تتعظ من الكوارث التي حلت بالغرب في العراق وافغانستان . فلتبق جيوشكم في بلادكم عندكم  لا نريدها في العالم العربي

لا نريد جيوشا أجنبية في العالم العربي.

نحن الموقعين أدناه نؤكد ما يلي:

1 ـ ان التغيير في العالم العربي مسألة عربية خالصة وليس لأحد غير العرب الحق في التدخل فيها. لذا ندين تخاذل الجامعة العربية التي تدعو الأجانب للتدخل في الشؤون العربية.
2 ـ نرفض رفضا قاطعا اي تدخل عسكري أطلسي او أوروبي او أجنبي في ليبيا بما في ذلك فرض منطقة حظر جوي .لا شأن لامريكا واوروبا و للاطلسي في تغيير نظام الحكم في ليبيا فهذه مسألة يقررها الليبيون وحدهم وان ارادوا لطاغيتهم  ان يذهب الى الجحيم فهذه قضيتهم. هم يسقطون نظام القذافي  ان ارادوا وليس انتم.
3 ـ لقد سئمنا من الحديث الاميركي عن « الدكتاتور الذي يقتل شعبه » ومن ثم ارسال الجيش الامريكي او الاطلسي لقتل الشعب نفسه. اننا نهيب بالرأي العام الغربي ان يضغط على حكوماته حتى لا ترتكب حماقة غزو عسكري لليبيا وان تتعظ من الكوارث التي حلت بالغرب في العراق وافغانستان . فلتبق جيوشكم في بلادكم عندكم  لا نريدها في العالم العربي.

التواقيع التي تم تسجيلها الى الآن بحسب ورودها:-

1) رمزي ابو عياش نائب رئيس اتحاد اطباء وصيادلة فلسطين ـ المانيا.
2) عبدالرحيم كتانة نابلس ــ فلسطين المحتلة    
3) فيصل جلول ـ كاتب لبناني ــــ فرنسا
4) نضال حمد   كاتب  فلسطيني  مقيم في النروج
5) جمال اسماعيل ادريس باحث واعلامي جمهورية مصر العربية.
6) جمال حلاوة مترجم فلسطيني مقيم في اسبانيا
7) الوزير سامي شرف مدير مكتب الزعيم الراحل جمال عبدالناصر القاهرة جمهورية مصر العربية
8) رشاد ابو شاور اديب وكاتب فلسطيني الاردن
9) سليم حجار فنان تشكيلي سورية .
10) محمد عبدالعزيز عضو تنسيقية حركة كفايةـــ مصر.
11) شوقي امين صحافي جزائري فرنسا.
12) عبير عثمان اعلامية سورية ـــ الجمهورية العربية السورية.
13) د.منذر سليمان    باحث     الولايات المتحدة الامريكية
14) وليد محمد علي رئيس مركز باحث للدراسات الفلسطينية بيروت.لبنان.
15) يحي ابو زكريا اكاديمي واعلامي جزائري مقيم في بيروت لبنان.
16) سعد المسعودي كاتب واعلامي عراقي مقيم في فرنسا.
17) رجاء الناصر رئيس هيئة المؤسسين في الجمعية الاهلية لمناهضة الصهيونية دمشق سوريا.
18) احمد مناعي رئيس المعهد التونسي للعلاقات الدولية تونس.
19) د. اسعد السحمراني استاذ جامعي وامين الشؤون الخارجية في اتحاد الكتاب اللبنانيين بيروت لبنان
20) اسامة جابر مهندس عربي ـ   فرنسا
21) محمد حافظ يعقوب كاتب وباحث فلسطيني ـ فرنسا
22) الناصر خشيني استاذ جامعي ـ تونس
23) محمد خالد عمر كاتب وباحث ـ  سوريا
24) سمير عبيد كاتب وباحث سياسي عراقي ـ النروج
25) حسن الرسام  فنان وموسيقي عراقي ـ  الاردن
26) عزالدين خالد صحافي ـ سوريا
27) اللواء المتقاعد امين حطيط باحث في الشؤون الاستراتيجية بيروت ـ لبنان
28) خالد بن ققة كاتب وصحافي جزائري ـ مقيم في الامارات العربية المتحدة
29) شهرزاد العربي كاتبة جزائرية ـ مقيمة في الامارات العربية المتحدة
30) د عبدالله الجبوري رئيس الجامعة العربية الامريكية للعلوم لانسانية  ـ السويد

31) طلعت رميح رئيس تحرير مجلة استراتيجيات القاهرةـ جمهورية مصر العربية
32) عبد الاله فؤاد. رئيس المركز العربي لمسرح الطفل والشباب اصيلة  ــ  المملكة المغربية.
33) المنصف المرزوقي طبيب ورجل سياسي  ــ تونس.
34) رياض معسعس    ــ صحافي عربي   ــ  فرنسا
35) د. اياد صبيح  …….. فلسطين.
36) ابو الفضل محمد بن هندة استاذ جامعي  ــ فرنسا
37) مازن عبد العزيز صحفي  ــ العراق
38) رجاء الناصر رئيس هيئة المؤسسين للجمعية الأهلية لمناهضة الصهيونية ــ سوريا
39) محمود مرعي رئيس المنظمة العربية لحقوق الإنسان ــ سورية
40) انخيلس دييث رودريغيس  استاذة علم اجتماع مدريد اسبانيا.
41) زهير شمس الدين المنظمة العربية لحقوق الإنسان سوريا
42)  ربحي احمد العسلي  صيدلي  اسبانيا.
43) محمود كعوش كاتب وصحفي فلسطيني مقيم في الدنمارك
44) حسن حامد صحافي و كاتب     مصر
45) محمد خضر قرش – القدس باحث ومحلل اقتصادي
46) د. فؤاد الحاج – صحافي عربي
47) محمد يوســف كاتب  جمهورية  مصر العربية
48) القس لوسيان جميل محافظة نينوى العراق.
49) عماد فوزي شعيبي كاتب ومحلل استراتيجي دمشق سوريا
50) كمال خلف الطويل طبيب ومؤرخ الولايات المتحدة الامريكية
51) نمير الهنداوي اعلامي بريطانيا
52) حمدي قنديل اعلامي جمهورية مصر العربية
53) جميل هلسة رجل اعمال الاردن
54) سفيان الهلسة مهندس الاردن
55) د قدري جميل هيأة تحريرقاسيون سوريا
56) اللواء طلعت مسلم باحث استراتيجي نائب رئيس حزب العمل الاشتراكي    مصر
57) عبد الوحد هواش تائب امين سر حزب البعث العربي الاشتراكي قطر اليمن
58) هيام فتحي  دربك  اعلامية  و رئيسة المجلس الوطني للعدالة والتنمية الاجتماعية. مصر
59) منى النشاشيبي مديرة الراصد الاعلامي بريطانيا
60) اسحق احمد البديري ناشط سياسي  القدس  فلسطين
61) خالد الناصر طببيب استشاري رئيس المؤتمر الناصري العام مصر.
62) زياد منى باحث وناشر فلسطين
63) د اسعد ابو خليل استاذ جامعي الولايات المتحدة الامريكية.
64) عمرو صابح كاتب وباحث مصر
65) محمد جبر من شباب ساحة التحرير القاهرة مصر
66) د. يحي الشاعر من قادة المقاومة المصرية في بور سعيد مصر
67) نافذ ابو حسنة اعلامي قناة المنار  بيروت لبنان
68) صفاء الصاوي عضو المؤتمر القومي العربي والرئيس السابق للنادي العربي في بريطانيا مصر
69) محمد نعمة فقيه باحث وناشر بيروت لبنان
70) د. منير العكش استاذ الانسانيات ومدير برنامج الدراسات العربية جامعة سفك بوسطن الولايات المتحدة الامريكية.

71) د. بشير م  نافع مؤرخ فلسطين

72) عبدالله الاشعل  نائب وزير الخارجية المصرية السابق  مصر.

73) صالح مصلح الصيادي الامين العام لحزب الشعب الديمقراطي ـــ  اليمن

74) اسماعيل حمادة   ــ اداري ــ سوريا

75) سليم  العاقل  ـــ   باحث  ــ  لبنان 

76) انمار حاتم  ـــ   اداري  ــ   سوريا .

77) جاسم الرصيف. روائي عراقي . رئيس منظمة كتّاب عراقيون من أجل الحرية . عن 193 عضوا وعضوة ــــ العراق

78) د. مصطفى مشعل .   ناشط فلسطيني .  مقيم في مدريد .   اسبانيا

79) عبدالملك  المخلافي   سياسي يمني ونائب الامين العام للمؤتمر القومي العربي  صنعاء  اليمن.

80) الدكتور زياد  ديب   طبيب اذن وانف وحنجرة   الولايات المتحدة الامريكية.

81) مروان عبدالعال   سياسي فلسطيني  وفنان تشكيلي      بيروت لبنان.

82) محمد كناعنة    امين عام حركة ابناء البلد  فلسطين

83) جميل خرطبيل  كاتب   فلسطين

84) د بيسان ابو خالد   شاعرة   فلسطينية مقيمة في بلجيكا

85) سليمان نزال   شاعر فلسطيني    الدانمرك

86) حمدان  الضميري  رئيس الجالية الفلسطينية  بلجيكا

87) يوسف ابو دية نقابي فلسطيني  الولايات المتحدة الامريكية

88) خالد بركات   كاتب فلسطيني الولايات المتحدة الامريكية

89) وليد رباح  رئيس تحرير صحيفة صوت العروبة  امريكا

90) د عدنان بكرية ..ناشط قومي   فلسطين

91) عمرو ناصف   اعلامي مصري قناة المنار بيروت لبنان

92) موسى حوامدة   شاعر اردني  الاردن

93) سيف ابو كشك  رئيس شبكة الشباب الفلسطيني   اسبانيا

94) سعدية بن سالم ـ ناشط اجتماعي ــ تونس

95) منيرة البطاط    ناشط فلسطيني   ـــ    فلسطين

96) سمير فخري   ناشط فلسطيني     ـــــ    فلسطين

97) خليل حجازي   ناشط فلسطيني    ـــــ      فلسطين

98) محمد اسامة بنياب جامعي   الامارات العربية المتحدة

99) ماهر ابراهيم    صحافي  غزة ـــ  فلسطين

100) الدكتور محمد حمزة – حركة الناصريين المستقلين – المرابطون  لبنان

101) عبد الرحمن المحامي – رئيس اتحاد أصحاب المعاشات بمحافظة
الدقهلية – مصر

102) عماد يوسف محمد ابراهيم روائي سوداني مقيم. في الامارات العربية المتحدة

103) خير الدين منصور    مهندس مدني    سوريا

104) احمد اراجة فنان تشكيلي سوري  مقيم في الكويت

105) عزت القمحاوي  روائي وصحافي  ــ  جمهورية مصر العربية

106) الدكتور عبد الغني الماني  طبيب  ـــ  النمسا

107) جمال الصباغ   ــ طبيب ـــ النمسا

108) جمال حرب    ناشط لبناني  البقاع الغربي ــ   لبنان

109) نوال حلاوة كاتبة واعلامية ـــ  كندا

110) صبحي قحاوش مستشار العمارة الخضراء  ـــ  كندا

111) سميح جبارين   مسرحي وناشط سياسي  يافا   فلسطين

112) حازم القواسمي مستشار اقتصادي  القدس المحتلة  فلسطين

113) سيمون نصار روائي فلسطيني  استراليا ـ فرنسا

114) عبداللطيف مهنا شاعر وكاتب و تشكيلي  فلسطيني  فلسطين

115) علي قبلاوي  كاتب صحفي فلسطين

116) سمير فخري ناشط سياسي  فلسطين المحتلة

117) حسين موسى طه ناشط فلسطيني  دمشق سوريا

118) نداءابو طه منسقة مشاريع  فلسطين المحتلة.

119) د . محمد البشاري  رئيس جامعة ابن سينا ورئيس الفدرالية الوطنية لمسلمي فرنسا ليل. فرنسا.

120) راضية الشهايبي  شاعرة    تونس

121) احمد سعيد نوفل    استاذ علوم ساسية    جامعة اليرموك   الاردن

122) كاظم محمد    كاتب عراقي      السويد

123) نضال  السبع  ناشط   سياسي     فلسطين

124) لطيفه حليم   روائية وأستاذة الأدب العربي –المغرب

125) علي حمد باحث و مدرس فلسطيني اسبانيا

126) فتوح عبدالعزيز     ناشط  البحرين

127) نقولا صايغ   معلق سياسي ــ فلسطين

128) صالح عرقجي  طيار متقاعد  بيروت  باريس

129) بثينة خوري   مخرجة سينمائية   فلسطين

130) زياد جيوسي: كاتب وناقد –  رام الله   فلسطين

131) ربحي أحمد العسلي ، صيدلي  ـــ   الأردن

132) ايهاب  ابو زينة   رجل اعمال   فلسطين

133) عبدالعال الباقوري   كاتب صحفي       جمهورية مصر العربية

134) خالد مصطفى الترعاني   مدير المنتدى التنفيذي  الشرق الاوسط  بروكسيل  بلجيكا

135) ملاذ ابو حسين ناشط  الاردن

136) حسين سعيد النعيمي  ناشط سياسي  العراق

137) ابو العلاء عبدالرحمن عبدالله  كاتب و اعلامي  فلسطين.

138) سوسن مروة ناشطة  فلسطين. 

139) مها الريشة   صحافية  بريطانيا

140) صلاح ابو صلاح  صحافي  فلسطين

141) ياسر علي   رئيس تحرير مجلة العودة   فلسطين

142) ماريانا اربيلو   ناشطة اسبانية   اسبانيا 

143) المعطي قبال   كاتب وصحافي مغربي   فرنسا

144) خير الدين الحلاق    تاجر وصناعي   دمشق  سوريا

145) معتز فخر الدين ناشط سياسي   طرابلس لبنان

146) رولا يحي   صحافية لبنانية    باريس فرنسا

146)  كمال خريبي ناشط سياسي ونقابي فلسطين  الدانمرك

147) احسان الجمل اعلامي فلسطيني لبنان

148) علي لزنم العولقي اعلامي يمني  اليمن

149) اياد نصار  قاص وناقد  الاردن 

150) اللواء الدكتور مهند العزاوي   رئيس مركز صقر للدراسات  الاستراتيجية  العراق

151) عائشة ارناؤوط  شاعرة سورية  فرنسا

152) عبدالقادر بن قرينة   وزير ونائب سابق  وعضو الامانة التنفيذية للرابطة الدولية  للبرلمانيين المداعين عن فلسطين      الجزائر

153) خديجة حباشنة  باحثة ومخرجة سينمائية    فلسطين

154) حمد رضوان شرف الدين:  أستاذ بجامعة الجزائر 2

155) جمال العبيدي : أستاذ بجامعة الجزائر 2

156) نادية شورابي : منتجة سنمائيّة ـ الجزائر

157) محمد العماري : معهد العلاقات الدولية ـ باريس

158) نصر شمالي  كاتب   سوريا 

159) د. سليمان برقاوي  طبيب وناشط سياسي   رام الله فلسطين.

160) حلمي حسن  عضو اتحاد الكتاب الفلسطينين  فرع سوريا  سوريا

161) د ناجي صبري الحديثي  وزير خارجية العراق قبل الاحتلال   العراق.

162) اديب الامير   ــ  لواء متقاعد   ــ الجمهورية العربية السورية

163) ناجي حسن  كاتب وشاعر  العراق.

164) ناصر حماد  اعلامي   غزة  فلسطين

165) الشيخ   الدكتور ابراهيم السيد رافت   خطيب وامام في وزارة الاوقاف   مصر.

166) جمال عبدالكريم ال حمود    شاعر وكاتب وحقوقي   الممللكة العربية السعودية        

167) محمد الشرقاوي استشاري حاسبات  مصر

168) محمد الضو .  با حث  في الشؤون الانسانية .  سويسرا

169) نداء الزين  ناشطة انسانية   سويسرا

170) عدنان  الصباح    كاتب   فلسطين

171) بياتريث  عطا  ماثياس    سيدة اعمال  اسبانيا

172) احسان الجمل   كاتب  فلسطين  لبنان

173) سعدالله الفتحي    مهندس   العراق

174) يوسف الشبلي     مصرفي متقاعد   الاردن

175) عصام  حنفي رسام كاريكاتور  مصر

176) اميمة الشريف محامية   القاهرة

177) امال وهدان ناشطة سياسيةواعلامية  الاردن

178) الهادي حامد  كاتب  تونس

179) حبيب عيسى  كاتب ومفكر عربي    سوريا

180) معاذ بني عامر   كاتب  ــ الاردن

181) فؤاد زيدان  كاتب  وباحث  الامارات العربية المتحدة.

182) علي بدوان كاتب سياسي  فلسطيني   دمشق

183) احمد معتوق الجمعية الاهلية لمناهضة الصهيونية   سوريا

184) رشا الجندي محامية  سوريا

185) جهاد  منصور   مهندس  سوريا

186) حسن فضالله الحسيني استاذ جامعي    سوريا

187) عبد الرحمن الحضرامي  ناشط موريتاني    موريتانيا

188) مصطفى محمود فراج       محامي     الا ردن

189) صبري  ابراهيم    رئيس الجمعية الثقافية  العربية   المانيا

190) ابراهيم البش    طبيب   بيطري   سوريا

191) احمد منصور  مصرفي متقاعد  سوريا

192) فراس  حجار   فنان تشكيلي  سوريا

193) عبدالله  رضوان شاعر وناقد  اردني   الاردن

194) نبيل مجلي عضو المؤتمر القومي العربي   الولايات المتحدة الامريكيةـ

195) كمال خريبي   ناشط  فلسطيني   الدنمرك

196) ممدوح  العكر  طبيب والمفوض العام للهيئة الفلسطينية المستقلة لحقوق الانسان   رام الله فلسطين.

197) عبدالقادر حسين ياسين  كاتب واكاديمي فلسطيني   السويد

198) احمد  الدبش   محامي   مقيم في جمهورية مصر العربية

199) امبارو ماسو كومبار  استاذة اللغة الاسبانية   المغرب

200) جورج جبور   نائب  سوري  سابق  سوريا .

201) دياب ابو جهجهاه  ناشط وكاتب  ــ لبنان

202) شاكر المنذري  استشاري ادارة   سوريا

203) د. اياد صبيح  فلسطين

204) د. كمال سليم حلاوة – اسبانيا

205) ماريا معلوف ـ  اعلامية  ــ   لبنان  ـ

206) نضال الاشقر  نائب الامين العام لجبهة التحرير الفلسطينية

207) د. انيس مصطفى القاسم مستشار قانوني مقيم في لندن  بريطانيا

208) عمر فارس . مهندس وناشط سياسي فلسطيني  بولندا.

209) عائشة عودة  كاتبة  فلسطينية . فلسطين

210) فيصل حسن الشريف ابو ظبي  الامارات العربية المتحدة

211) زياد ابو شاويش   فلسطين

212) اماني القصاص  صحافية في جريدة الاهرام  جمهورية مصر العربية

213) د. مخلص الصيادي  اعلامي   الشارقة الامارات العربية المتحدة

214) محمد الدليمي اعلامي  العراق

215) دومينغو خوسيه سانشث  ناشط اسباني  اسبانيا

216) خالد العزاوي رئيس المنتدى الثقافي العراق

217) محمد الياسين كاتب وناشط سياسي  العراق

218) رشيد البوعناني شاعر  طنجة ــ المغرب

219) خديجة موادي قاصة المغرب

220) يوسف محمد الحميدي  كاتب فلسطيني فلسطين.

221) طلال شاهين شاعر وكاتب مصري مقيم في اسبانيا.

222) سليمان البيطار اختصاصي فلسفة وعلم نفس  لبنان.

223) جمال بن خلوف    محام ونائب سابق

224) سيد امين  كاتب وصحفي مصري  مصر

225) د.كاظم عبدالحسين عباس اكاديمي وكاتب عراقي العراق

226) ابراهيم علوش كاتب  الاردن.

227) منى علي الدين  ناشطة في التنمية الانسانية  مصر.

228) المهندس احمد العسراوي رئيس مجلس ادارة الجمعية الاهلية لمكافحة الصهيونية .

229) محمد عبدالمجيد منجونة الامين اعام المساعد لحزب الاتحاد الاشتراكي العربي سوريا

230) ضرار منجونة ـ محام ـ حلب  سوريا.

231) د. ممدوح العكر ، طبيب والمفوض العام للهيئة الفلسطينية المستقلة لحقوق الانسان رام الله ، فلسطين

232) عمر الضبياني  اعلامي وناشط سياسي  ـــ الولايات المتحدة الامريكية.

233) بديع ابو حلاوة   مهندس . سوريا

234) رجاء الناصر  رئيس هيئة المؤسسين للجمعية الاهلية لمناهضة الصهيونية  ــ سوريا

235) تيريسا سانشث فيغا   ناشطة اسبانية ــ   اسبانيا

236) نضال حمادة  صحافي  لبناني مقيم في فرنسا .

237) محمد يوسف  كاتب  جمهورية مصر العربية.

238) ايمان سلام   ناشط  تونس

239) سليمان محمد ابوعيسى باحث لغوي  مصر

240)فيصل حامد ناجي  ناشط اقتصادي  سوريا

241)  ناصر حامد ناجي  ناشط اقتصادي  سوريا

242) موفق حامد ناجي  جامعي  سوريا

243 ) احمد الاحمد ناشط  سياسي القدس

244 ) خالد الجيوسي  ناشط اجتماعي  فلسطين

245 )هبة الجيوسي ناشطة اجتماعية  فلسطين

246 )جمانة الجيوسي  ناشطة اجتماعية  فلسطين

247 )فراس الجيوسي  ناشط سياسي  فلسطين.

248 ) مصطفى محمود فراج  محام  الاردن.

249 ) خليل البابلي  كاتب   العراق

250 ) د. هالة سليمان الاسعد المركز العربي لتوثيق جرائم الحرب  سوريا.

251 ) سمير بايزيد  طبيب سوري  الكويت

252) عدنان الصباح كاتب فلسطين

253)د. سعد الصالحي طبيب لواء متقاعد في الجيش  العراق .

254 ) علاء الخولي  مقاول جمهورية مصر العربية

255 ) محمد محمود البشتاوي شاعر وكاتب صحفي الاردن.

256 )أسماء الحيدري ناشطة عراقية في حقوق الانسان  العراق

257 )سرمد عبدالكريم  اعلامي العراق .

258 ) عبدالعالي بوطيب باحث وناقد  المغرب

259 ) سامي الامارة  خبير ادري  الامارات العربية المتحدة

260 ) عزت هلال خبير نظم  مصر

261 ) محمد مروان غازي ناشط سياسي سوريا

262 ) د.عبدالحي الفرماوي استاذ علوم القرآن والتفسير بجامعة الازهر  مصر .

264 ) عادل سمارة  كاتب وباحث فلسطين المحتلة.

265 ) سليمان البيطار جامعي  لبنان.

266 ) كوثر عرار جمعية مناهضة الصهيونية  الاردن

267 ) يوسف محمود الحميدي كاتب فلسطيني  فلسطين.

268 ) طلال شاهين  شاعر مصري مقيم في اسبانيا.

269 ) محمد اسماعيل الشامي الامين العام لمنظمة مجد اليمنية  اليمن

.

الإخوة الأعزاء

لقد اقترح علينا بعض الأصدقاء ممن وقعوا العريضة أن  نشكل هيأة معنوية من

الإخوة التالية أسماؤهم  للتعبير بصورة دائمة باسم الموقعين عن رفض العرب أي تدخل أجنبي عسكري أو سياسي في الشؤون الداخلية للعالم العربي

لذا أرجو إبداء الرأي بالموافقة أو رفض هذه الهيئة أو أي اقتراح آخر. ربطا البيان والتواقيع كاملة

اخوكم فيصل جلول

الاسماء المقترحة هي

نضال حمد      فلسطيني   السويد

جمال حلاوة   فلسطيني اسبانيا

عبدالواحد هواش     يمني   صنعاء 

عمرو صابح    مصري   القاهرة

عبدالقادر بن قرينة      جزائري    الجزائر

فؤاد زيدان     سوري  الامارات العربية المتحدة

عبير عثمان    سورية     دمشق

هيام     دربك   مصرية   القاهرة

جميل   هلسة     اردني   عمان  

طلعت  رميح     مصري     القاهرة

عبدالاله فؤاد    مغربي    اصيلة

محمد حافظ  يعقوب      فلسطيني     باريس

احمد مناعي    تونسي    باريس

  فيصل  جلول    لبناني   باريس

عبدالاله المنصوري   مغربي   المغرب 

وقر الرأي على أن يكون فيصل جلول منسقا لهذه

 

http://tunisitri.wordpress.com/2011/10/03/non-a-lingerence-etrangere-dans-le-monde-arabe/

Le soutien des parlementaires français à l’entité sioniste ne se limite pas à la signature d’une « Lettre ouverte »

Par Youssef Girard

Cet article fait suite à "Les 110 thuriféraires français de l’entité sioniste", du même auteur, publié sur ISM-France le 19 septembre 2011

Le 17 septembre 2011, le site du Journal du dimanche publiait un article succinct intitulé : « Etat palestinien : 110 parlementaires réclament le veto de Sarkozy ». L’article expliquait que 110 parlementaires français, de droite et de gauche, avaient signé une « Lettre ouverte au président de la République » pour lui demander de s’opposer à la reconnaissance d’un Etat palestinien. Les 110 parlementaires demandaient à Nicolas Sarkozy d’user du droit de veto de la France en cas de saisine du Conseil de sécurité de l’ONU par Mahmoud Abbas.
Le soutien des parlementaires français à l’entité sioniste ne se limite pas à la signature d’une « Lettre ouverte »
A la suite de ce court article, le site du Journal du dimanche publiait l’intégralité de la lettre ouverte adressée au président de la République ainsi que la liste des 110 parlementaires signataires de cette lettre.

Une semaine plus tard, le 25 septembre 2011, le Journal du dimanche mettait à jour l’article qui s’intitule désormais : « Etat palestinien : 108 parlementaires réclament le veto de Sarkozy » (1). Ainsi, deux parlementaires signataires de la lettre ouverte publiée le 17 septembre ont été retirés de la liste de la deuxième version de l’article. Il s’agit des socialistes André Vallini, porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, et Christiane Demontès, sénatrice socialiste et secrétaire du Sénat.

Pourquoi André Vallini et Christiane Demontès ont-ils été retirés de la liste des signataires de la « Lettre ouverte au président de la République » ? Aucune explication n’est donnée par le JDD. Ont-ils été inscrits sur la liste des signataires par « erreur » ? Cette « erreur » est-elle due au fait qu’ils soient respectivement membres des groupes d’amitié France-Israël de l’Assemblée nationale et du Sénat ? Ont-ils retiré leur signature a posteriori de cette lettre ouverte ? Dans cette perspective, pourquoi l’auraient-ils retirée ? Pour le moment toutes ces questions restent en suspens.

De manière plus significative, nous retrouvons relativement peu de parlementaires socialistes parmi les signataires de cette lettre ouverte en faveur de l’entité sioniste. La grande majorité de ces signataires viennent des rangs de l’UMP. Il y a bien quelques proches de Dominique Strauss Kahn, comme Jean-Marie Le Guen ou François Pupponi, mais pas de cadre national de première importance. Cela participerait-il d’une nouvelle stratégie du PS qui n’a pourtant jamais transigé sur sa politique de soutien total à l’entité sioniste depuis sa création (2) ? Le PS craindrait-il qu’à quelques mois de l’élection présidentielle, son alignement inconditionnel sur la diplomatie sioniste ne lui coûte trop cher électoralement ?

Evidemment, les socialistes ne répondront pas ouvertement à ces questions tant elles sont sensibles au sein de leur parti (3). Toutefois, si le Parti socialiste affiche moins ostensiblement son soutien à l’entité sioniste, cela ne veut absolument pas dire qu’il y ait renoncé.

En effet, au-delà de cette circonstancielle « Lettre ouverte au président de la République », le soutien effectif à la politique sioniste au sein de l’Assemblée nationale et du Sénat s’organise quotidiennement au sein des groupes d’amitié France-Israël de la chambre basse et de la chambre haute du parlement français. Ces groupes réunissent des parlementaires de gauche et de droite pour défendre la politique sioniste.

Au Sénat, avant les élections sénatoriales du 25 septembre 2011, le groupe d’amitié France-Israël regroupait 61 sénateurs sur un total de 343, soit 17,8% des membres de la chambre haute. Parmi eux, 35 étaient affiliés au groupe de l’UMP, 14 à celui du PS, 6 au Rassemblement Démocratique et Social Européen, 2 au Groupe Communiste Républicain et citoyen et des Sénateurs du Parti de Gauche, 3 de l’Union Centriste et 1 était indépendant. Dans ce groupe, nous trouvons des personnalités politiques telles que Robert Badinter, Jean-Michelle Baylet, Jean-Marie Bockel, Jean-Pierre Chevènement ou encore Jean-Noel Guérini. Avec les dernières élections sénatoriales, ce groupe d’amitié France-Israël va peut-être se trouver sensiblement modifié mais il continuera à défendre inconditionnellement les intérêts de l’entité sioniste au sein de la haute assemblée.

A l’Assemblée nationale, le groupe d’amitié France-Israël regroupe actuellement 112 députés sur un total de 577, soit 19,4% des membres de la chambre basse. Parmi eux, 70 sont affiliés au groupe UMP, 35 au groupe Socialiste, Radical, citoyen et divers gauche, 3 au groupe Gauche démocrate et républicaine, 3 au Nouveau Centre et 1 est indépendant. Dans ce groupe nous trouvons des personnalités de l’UMP telles que Patrick Balkany, Dominique Bussereau, Olivier Dassault, Bernard Debré, Christian Estrosi, Hervé Gaymard, Claude Goasguen, Lionnel Luca, Hervé Mariton, Renaud Muselier ou encore Éric Raoult. Nous trouvons aussi des personnalités du Parti socialiste comme Jean-Marc Ayrault, Claude Bartolone, Julien Dray, Jean-Marie Le Guen, André Vallini ou Michel Vauzelle.

L’appartenance de 17,8% des sénateurs et de 19,4% des députés français aux groupes d’amitié France-Israël montre clairement que la question du soutien à l’entité sioniste joue un rôle déterminant dans la vie politique française. Par leur action, tous ces parlementaires participent directement à l’oppression du peuple palestinien en défendant le projet colonial sioniste. En raison de cela, tous ceux qui affirment soutenir le peuple palestinien doivent les dénoncer énergiquement et agir concrètement pour lutter contre leurs manœuvres colonialistes.


Liste des 61 membres du groupe d’amitié France-Israël au Sénat avant l’élection sénatoriale du 25 septembre 2011 (4) :

1. ALDUY Jean-Paul, UMP,
2. ALFONSI Nicolas, RDSE,
3. ANGELS Bernard, SOC, Vice-Président
4. BADINTER Robert, SOC,
5. BAYLET Jean-Michel, RDSE,
6. BÉTEILLE Laurent, UMP, Vice-Président
7. BILLOUT Michel, CRC-SPG,
8. BLANC Paul, UMP,
9. BOCKEL Jean-Marie, RDSE,
10. BRICQ Nicole, SOC,
11. CANTEGRIT Jean-Pierre, UMP,
12. CAZALET Auguste, UMP,
13. CERISIER-ben GUIGA Monique, SOC,
14. CHAUVEAU Jean-Pierre, UMP,
15. CHEVÈNEMENT Jean-Pierre, RDSE,
16. COLLIN Yvon, RDSE,
17. COUDERC Raymond, UMP, Vice-Président
18. DEBRÉ Isabelle, UMP, Vice-Présidente
19. Del PICCHIA Robert, UMP,
20. DEMERLIAT Jean-Pierre, SOC,
21. DEMONTÈS Christiane, SOC,
22. DESMARESCAUX Sylvie, NI, Secrétaire
23. DINI Muguette, UC, Vice-Présidente
24. DUMAS Catherine, UMP,
25. DUPONT Bernadette, UMP-A,
26. FAUCONNIER Alain, SOC,
27. FERRAND André, UMP, Secrétaire
28. FRASSA Christophe-André, UMP-R,
29. FRÉCON Jean-Claude, SOC,
30. GAUTIER Gisèle, UMP,
31. GAUTIER Jacques, UMP,
32. GILLES Bruno, UMP,
33. GIUDICELLI Colette, UMP,
34. GRIGNON Francis, UMP,
35. GUÉRINI Jean-Noël, SOC,
36. GUERRY Michel, UMP,
37. HÉRISSON Pierre, UMP,
38. HUMBERT Jean-François, UMP,
39. HUMMEL Christiane, UMP,
40. HYEST Jean-Jacques, UMP,
41. KAMMERMANN Christiane, UMP,
42. LAGAUCHE Serge, SOC, Secrétaire
43. LAMURE Élisabeth, UMP,
44. LECLERC Dominique, UMP, Secrétaire
45. LELEUX Jean-Pierre, UMP,
46. MALOVRY Lucienne, UMP,
47. MAUREY Hervé, UC, Secrétaire
48. MÉLOT Colette, UMP,
49. PANIS Jacqueline, UMP-R,
50. PAYET Anne-Marie, UC,
51. PLANCADE Jean-Pierre, RDSE, Président
52. RAOUL Daniel, SOC,
53. REICHARDT André, UMP,
54. RENAR Ivan, CRC-SPG, Secrétaire
55. REVET Charles, UMP,
56. SITTLER Esther, UMP, Secrétaire
57. SUEUR Jean-Pierre, SOC,
58. SUTOUR Simon, SOC,
59. TRILLARD André, UMP,
60. VIAL Jean-Pierre, UMP,
61. YUNG Richard, SOC,


Liste des 112 membres du groupe d’amitié France-Israël à l’Assemblée nationale (5) :

1. Mme Sylvie Andrieux
2. M. François Asensi
3. M. Jean-Marc Ayrault
4. M. Pierre-Christophe Baguet
5. M. Patrick Balkany
6. M. Jean Bardet
7. M. Claude Bartolone
8. Mme Delphine Batho
9. M. Patrick Beaudouin
10. M. Jacques Alain Bénisti
11. M. Jean-Yves Besselat
12. M. Claude Birraux
13. M. Émile Blessig
14. M. Serge Blisko
15. M. Patrick Bloche
16. M. Daniel Boisserie
17. M. Marcel Bonnot
18. M. Jean-Michel Boucheron
19. M. Loïc Bouvard
20. Mme Valérie Boyer
21. M. Jean-Pierre Brard
22. M. Bernard Brochan
23. M. Dominique Bussereau
24. M. Laurent Cathala
25. Mme Joëlle Ceccaldi-Raynaud
26. M. Gérard Charasse
27. M. Jérôme Chartier
28. M. Alain Claeys
29. M. Philippe Cochet
30. M. Pierre Cohen
31. Mme Pascale Crozon
32. M. Olivier Dassault
33. M. Bernard Debré
34. M. Bernard Deflesselles
35. M. Michel Delebarre
36. M. Richard Dell'Agnola
37. M. Bernard Depierre
38. M. Michel Destot
39. M. Dominique Dord
40. M. Julien Dray
41. M. Christian Estrosi
42. M. Guillaume Garot
43. M. Claude Gatignol
44. M. Gérard Gaudron
45. M. Hervé Gaymard
46. M. Guy Geoffroy
47. M. Franck Gilard
48. M. Jean-Pierre Giran
49. M. Claude Goasguen
50. M. Pierre Gosnat
51. M. Michel Grall
52. M. Jean-Pierre Grand
53. M. François Grosdidier
54. M. Louis Guédon
55. M. Jean-Claude Guibal
56. M. David Habib
57. M. Michel Herbillon
58. Mme Danièle Hoffman-Rispal
59. M. Sébastien Huyghe
60. Mme Monique Iborra
61. M. Denis Jacquat
62. M. Armand Jung
63. M. Jacques Kossowski
64. M. Yvan Lachaud
65. M. Jean Lassalle
66. M. Robert Lecou
67. M. Guy Lefrand
68. M. Marc Le Fur
69. M. Jean-Marie Le Guen
70. M. Bruno Le Roux
71. Mme Geneviève Levy
72. M. François Loncle
73. M. Lionnel Luca
74. M. Daniel Mach
75. M. Guy Malherbe
76. M. Richard Mallié
77. M. Jean-François Mancel
78. M. Hervé Mariton
79. M. Patrice Martin-Lalande
80. M. Jean-Philippe Maurer
81. Mme Sandrine Mazetier
82. M. Pierre Moscovici
83. M. Alain Moyne-Bressand
84. M. Renaud Muselier
85. M. Jacques Myard
86. M. Alain Néri
87. M. Yves Nicolin
88. M. Étienne Pinte
89. M. Henri Plagnol
90. Mme Bérengère Poletti
91. M. Jean-Luc Préel
92. M. François Pupponi
93. M. Didier Quentin
94. M. Éric Raoult
95. M. Jacques Remiller
96. M. Simon Renucci
97. M. Arnaud Richard
98. M. Jean Roatta
99. M. Arnaud Robinet
100. Mme Valérie Rosso-Debord
101. M. René Rouquet
102. M. Rudy Salles
103. M. Éric Straumann
104. Mme Michèle Tabarot
105. M. Guy Teissier
106. M. Pascal Terrasse
107. M. Dominique Tian
108. M. Jean-Jacques Urvoas
109. M. André Vallini
110. M. Michel Vauzelle
111. M. Jean-Claude Viollet
112. M. Philippe Vitel


Notes de lecture

(1) « Etat palestinien : 108 parlementaires réclament le veto de Sarkozy », Le JDD, article du 17 septembre 2011, mis à jour le 25 septembre 2011

(2) Cf. Mouvement de Soutien à la Résistance du Peuple Palestinien, « Un siècle de coopération coloniale entre les sionistes et les organisations « socialistes » », ISM-France, 21 novembre 2010

(3) En 2001, Pascal Boniface expliqua dans une note interne au PS dont il était membre, qu’il trouvait regrettable que son parti n'applique pas les principes « universels » au conflit israélo-palestinien. Boniface affirmait que cet alignement sur la politique sioniste risquait de faire perdre l’électorat arabo-musulman au PS. Suite à cette note, Pascal Boniface fut poussé à démissionner en 2003.

(4) Groupe d’amitié France-Israël au Sénat.

(5) Groupe d’amitié France-Israël à l’Assemblée nationale.