06 octobre 2012

Israeli police fire stun grenades at stone-throwing worshipers at Al-Aqsa Mosque compound (VIDEO, PHOTOS)

Published: 05 October, 2012, 20:34


Israeli riot police arrest a Palestinian stone thrower during clashes at Jerusalem's Al-Aqsa Mosque compound -- one of Islam's holiest sites, on October 5, 2012. (AFP Photo/Ahmad Gharabli)

Israeli police have stormed the world’s third-holiest Islamic site and fired stun grenades at worshipers in response to being pelted with stones. Two people have been injured and one arrested as a result of the scuffle.
The violence erupted after Friday prayers at a compound containing the Dome of Rock and the Al-Aqsa Mosque, one of the holiest sites in Islam and Judaism.
Israeli police spokesman Micky Rosenfeld told the Ma’an news agency that rocks had been lobbed at officers at the Mughrabi gate, which sparked the incident.
A Palestinian citizen of Israel was arrested for carrying a knife and attempting to stab a police officer. Two other people were slightly injured.

 Palestinian youths hurl stone towards Israeli riot police during scuffles at Jerusalem′s Al-Aqsa Mosque compound – one of Islam′s holiest sites, on October 5, 2012. (AFP Photo/Ahmad Gharabli)
Palestinian youths hurl stone towards Israeli riot police during scuffles at Jerusalem's Al-Aqsa Mosque compound – one of Islam's holiest sites, on October 5, 2012. (AFP Photo/Ahmad Gharabli) 
The site is a scene of frequent clashes between Jews and Muslims.
Jews calls this site the Temple Mount because of the biblical Jewish temples that once stood there. The adjacent western wall is a remnant of the second temple destroyed by the Romans in 70AD and is now a focal point of Jewish prayer.
Israel captured East Jerusalem, including the ancient walled city where the holy sites are located, from the Palestinians in the 1967 War, a move which has never been internationally recognized.
The latest clashes follow violence Thursday when worshipers at the Al-Aqsa mosque clashed with a Jewish security-escorted group touring the site for the Jewish Sukkot festival.
About 140 Israelis toured the Mosque, sparking physical scuffles and verbal abuse with the Muslims who were praying at the holy compound.
Rosenfeld said that five Palestinian citizens of Israel were arrested for attacking the group, and a Jewish Israeli citizen was also detained for refusing to leave the compound.
On Tuesday 12 people were detailed by Israeli forces after a similar tour.

Muslim worshippers run as tear gas fired by Israeli policemen rises during clashes with stone-throwing Palestinian protesters outside al-Aqsa mosque in the compound known to Muslims as Noble Sanctuary and to Jews as Temple Mount in Jerusalem′s Old City October 5, 2012. (Reuters/Ammar Awad)
Muslim worshippers run as tear gas fired by Israeli policemen rises during clashes with stone-throwing Palestinian protesters outside al-Aqsa mosque in the compound known to Muslims as Noble Sanctuary and to Jews as Temple Mount in Jerusalem's Old City October 5, 2012. (Reuters/Ammar Awad)
Israeli riot police take position at Jerusalem′s Al-Aqsa Mosque compound – one of Islam′s holiest sites, during scuffles with Palestinian stone throwers on October 5, 2012. (AFP Photo/Ahmad Gharabli)
Israeli riot police take position at Jerusalem's Al-Aqsa Mosque compound – one of Islam's holiest sites, during scuffles with Palestinian stone throwers on October 5, 2012. (AFP Photo/Ahmad Gharabli)
Palestinian youths throw stones during clashes with Israeli security forces near al-Aqsa mosque on the compound known to Muslims as Noble Sanctuary and to Jews as Temple Mount in Jerusalem′s Old City October 5, 2012. (Reuters/Ammar Awad)
Palestinian youths throw stones during clashes with Israeli security forces near al-Aqsa mosque on the compound known to Muslims as Noble Sanctuary and to Jews as Temple Mount in Jerusalem's Old City October 5, 2012. (Reuters/Ammar Awad)
Israeli riot police arrest a Palestinian stone thrower during clashes at Jerusalem′s Al-Aqsa Mosque compound – one of Islam′s holiest sites, on October 5, 2012. (AFP Photo/Ahmad Gharabli)
Israeli riot police arrest a Palestinian stone thrower during clashes at Jerusalem's Al-Aqsa Mosque compound – one of Islam's holiest sites, on October 5, 2012. (AFP Photo/Ahmad Gharabli)

05 octobre 2012

Enlèvement de 700 enfants palestiniens, par les Sionistes, cette année


IRIB- Les militaires du régime sioniste ont enlevé 700 enfants palestiniens, au cours de cette année. 
Depuis janvier 2012, les militaires du régime sioniste, en prenant d'assaut différents endroits, à Gaza, en Cisjordanie et à Qods, ont enlevé plus de 700 enfants palestiniens, a annoncé l'activiste des droits de l'Homme palestinien, lors d'une conférence de presse, à Ramallah, a indiqué Qodsana. "L'enlèvement des enfants palestiniens, par les militaires du régime sioniste, n'est pas un phénomène nouveau; il a débuté, depuis l'occupation de la Cisjordanie et de Gaza, en 1967", a déclaré Youssef Al-e Amouri. "Ces militaires pratiquent toutes sortes de tortures corporelles et psychiques, sur ces enfants, dans les prisons", a ajouté cet activiste. "Ces arrestations sont à l'origine du refus de ces enfants de se rendre à l'école, de leur isolement, dans la famille, la société et d'avoir des connaissance très limitées", a estimé Khaled Qarmaz, membre du mouvement mondial pour le soutien des enfants.
4ème Campagne OPEN SHUHADA STREET (Ouvrez la rue Shuhada - Al-Khalil/Hébron)  
du 15 janvier au 15 février 2013

Par Pariz'i Hamurabi

Mandaté par le groupe Youth Against Settlement (YAS) pour organiser un maximum de conférences dans le cadre de la campagne "Open Shuhada Street" en territoire européen francophone, je tente de rassembler un maximum de lieux où organiser un évènement sur cette campagne liée à la journée mondiale contre l'occupation illégale de cet axe emblématique de la ville d'Al-Khalil/Hébron, la cité la plus peuplée de la Cisjordanie et où une poignée de colons sionistes armés, protégés par l'armée de l'occupation israélienne, fait régner la terreur.

4ème Campagne OPEN SHUHADA STREET (Ouvrez la rue Shuhada - Al-Khalil/Hébron) du 15 janvier au 15 février 2013
Ceci est un appel à mobilisation et à la solidarité dans le cadre de cette campagne, du 15 janvier au 15 février lors d’évènements à organiser (venue d'un membre du YAS), ainsi que l'organisation de tout évènement pertinent en solidarité avec la grande manifestation qui aura lieu sur les lieux le 23 février.

Pour en savoir plus, lisez les informations ci-dessous, et n’hésitez surtout pas à me contacter pour toute information complémentaire !

Contact :
Mustafa Belkhir, Paris
yasfrance@live.fr



Présentation de la campagne "Open Shuhada Street"


Depuis 4 ans, "Open Shuhada Street" est l’évènement annuel qui rassemble le plus de Palestiniens à Al-Khalil/Hebron au sein cette semaine symbolique qui dénonce l'occupation illégale des terres palestiniennes par des colons armés défendus par l'armée israelienne, en dénonçant particulièrement la fermeture de la rue Shuhada. Cette artère historique et centrale de la vieille ville qui relie la partie nord de la partie sud de Al-Khalil est tout simplement interdite aux arabes et symbolise l'un des points de tension majeure qui est révélatrice de la stratégie "israélienne" de judaïsation et de racialisation de la Palestine par la force et la terreur. Rassemblant des citoyens de tous horizons politiques, elle à pour but de protester contre l'occupation illégale des terres palestiniennes, de la pression vécue au quotidien par les Palestiniens, des violences subies et de la forme d'apartheid imposée par l'occupant.

La rue est fermée depuis 16 ans aux Palestiniens, piétons comme véhicules. "Israël" a également imposé la fermeture des commerces palestiniens et a muré l'entrée des maisons palestiniennes le long de cette rue. La ville d'Al-Khalil/Hébron compte environ 200.000 palestiniens et plus de 600 colons armés, protégés par une présence militaire constante trois fois plus importante dans le cœur de la vieille ville. L'armée à restreint la libre circulation de dizaines de milliers de résidents palestiniens. Partout, les colons jouissent d'une liberté totale de circulation alors que leur présence est totalement illégale, et en violation des lois internationales. Cette rue est emblématique de l'impunité totale dont ils jouissent en Palestine occupée.

Photo
Checkpoint à l'entrée de la Rue Shuhada


Le bouclage de la rue est fait de façon arbitraire et sans aucune base légale : rien n'y justifie la présence militaire. La "sécurité des colons" est la seule excuse donnée. De façon factuelle, la présence des colons est illégale à Al-Khalil/Hébron et est basée sur la confiscation des propriétés palestiniennes. De plus, ces colons sont aidés par une présence militaire surdimensionnée afin de les protéger et de continuer la colonisation sauvage d'Al-Khalil/Hébron et de ses alentours. La fermeture de la rue Shuhada est tout simplement la conséquence d'une stratégie racialiste visant à nettoyer la ville de la population palestinienne.

La ville est occupée à la fois par des colons armés, et par l'armée "israélienne", règlementant toute la vie civile palestinienne et en instaurant des zones dite de sécurité qui bafoue leur liberté de circulation et permettent l'expropriation de quartiers entiers palestiniens.

Déployant des moyens démesurés depuis 40 ans pour "protéger" des fondamentalistes de nationalité occupante dans le cœur même de la ville, forçant tous les Palestiniens à vivre des expulsions, des couvre-feux, des fermetures de rues et de commerces, créant des points de contrôle militaires, imposant la soumission à la loi martiale, y compris les fouilles aléatoires fréquentes et la détention sans inculpation, sans oublier le manque de protection envers la violence des colons.

Environ 13.000 Palestiniens sont les victimes directes de cette colonisation sauvage, car ils ont dû quitter leurs maisons qui étaient au cœur même de la cité, qui est aujourd'hui une ville fantôme, sous système d'apartheid.

Sans compter toutes les colonies sauvages qui entourent la ville, et le harcèlement violent quotidien des colons et la collaboration active et/ou passive de l'administration et de l'armée occupante.

Photo
Rue Shuhada, un colon jette un verre de vin contre une Palestinienne




Présentation du YAS


Le YAS ("Youth Against Settlements", Les Jeunes Contre les Colonies) est un groupe d'activistes Palestiniens qui a pour but de stopper l'activité coloniale israélienne par une résistance populaire non violente et de désobéissance civile.

Le centre du YAS se trouve au sein même du quartier Tel Rumeida, entouré de colonies sauvages et proche de la rue Shuhada. Sans cesse harcelés par l'administration occupante et par les colons, ils y donnent des cours. Beaucoup de jeunes filles et garçons fréquentent les ateliers qui y sont dispensés par des volontaires.

La structure, ouverte à tous, est un lieu d'échange et de rassemblement contre toutes les formes d'occupation dans la ville. Les décisions sont prises en commun et les membres du groupe sont issus de tous horizons politiques et sociaux. Un réseau de contacts s'est créé, qui leur permet de documenter et filmer une bonne partie des actions abusives des colons ou de l'armée, souvent accompagnés par des internationaux. C'est leur manière de pouvoir dénoncer le quotidien alarmant de cette ville et de bénéficier d'une marge d'action en répercutant les informations via les réseaux sociaux et la presse.

Cette structure est une première dans la paysage palestinien. Très surveillée par l'armée et les colons, ils subissent des pressions constantes de leur part, sont régulièrement arrêtés, intimidés, menacés. Au point que des appels au meurtre ont été lancés à propos de certaines personnalités du YAS. Mais ils ne s’arrêtent pas pour autant.

Photo
Répression d'une manifestation organisée par le groupe YAS à Al-Khalil le 25 février 2010 (Photo Anne Paq)




Du 18 au 24 Fevrier 2013, une semaine d’évènements organisée par le YAS à Al-Khalil


Objectifs de la mobilisation :

- contre la colonisation des Territoires Occupés
- pour la réappropriation des terres et des propriétés palestiniennes
- respect des droits fondamentaux des Palestiniens
- contre l'apartheid
- retrait des troupes "israéliennes" des Territoires Palestiniens
- contre la judaïsation forcée de la Palestine
- contre le nettoyage ethnique



APPEL AUX ORGANISATIONS DE SOLIDARITE FRANCOPHONES


- Conférences prévues dans l'espace francophone européen du 15 Janvier au 15 Février. Un intervenant du YAS sera présent.

Je vous sollicite sur ce point : l’intérêt serait de pouvoir organiser des conférences dans divers points géographiques de la France afin de partager l'information à un large public. Pour cela, nous sollicitons votre aide pour monter un évènement (meeting, conférence...) dans votre ville.

Les 3 axes de présentation de la problématique :
- "Open Shuhada Street", la campagne
- le YAS, groupe contre les colonies
- l'unité alestinienne qui l'a initié et qui en découle

- Grande manifestation du 23 fevrier 2013 (à Al-Khalil/Hébron)
Appel à rassemblement devant les ambassades israéliennes et à toute action ou outil pouvant véhiculer l'information, exprimer notre solidarité ou faire pression sur les représentants de la société civile française.



POUR EN SAVOIR PLUS


- VIDEO



Apartheid, occupation, colonisation en Palestine occupée.
L'exemple de la rue Shuhada et de la ville d'Hébron en général est emblématique de la judaïsation forcée de la Palestine et de tout ce qui en découle : expropriations, expulsions, déplacements forcés de populations, emprisonnements arbitraires, détentions arbitraires, entraves aux libertés fondamentales (libre circulation...).

Ce documentaire à été réalisé par Al Qods TV interviewant des membres du "Youth Against Settlements" (Jeunes contre les colonies) en 2012, ainsi que d'autres personnes d'Al-Khalil/Hébron.

- Y.A.S
. http://www.youthagainstsettlements.org/home
. http://www.facebook.com/Y.A.S.Palestine?ref=ts
. http://www.facebook.com/groups/hebronyouth/?ref=ts

- "Open Shuahada Street"
http://openshuhadastreet.org/

François Hollande à l’ONU : l’explication de texte


Prenons François Hollande au sérieux : écoutons et analysons son discours à la tribune des Nations Unies. Quel est donc le « message de la France » qu’il est venu proclamer devant la plus prestigieuse des assemblées ?

Réseau Voltaire | Damas (Syrie)
+
Le premier discours de François Hollande à l’Assemblée générale des Nations Unies était attendu par toutes les chancelleries. Le nouveau président français allait s’adresser directement à la communauté internationale pour lui présenter sa conception de la manière dont on peut prévenir des conflits.
Le discours avait été minutieusement préparé sous la houlette du conseiller diplomatique Jean-Paul Ortiz, et soigneusement répété par M. Hollande pour une lecture fluide à la tribune.
Las ! Le résultat de ce show est particulièrement décevant : le président a enfilé diverses prises de position sans être capable de les argumenter. Chacune répondait aux intérêts de lobbies particuliers ou de courants au sein du gouvernement, mais rassemblées, elles constituaient un ensemble incohérent.
Au-delà de cet amateurisme politique, le plus choquant aura été d’entendre le président de la République, gardien des institutions, mutiler la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen de 1789, pourtant placée en préambule de la Constitution. Il a abandonné l’idée que la propriété soit un « droit naturel et imprescriptible », et il a dénié au Peuple palestinien le droit de résister à l’oppression.

Écoutez, regardez :

Tunisie: Lettre ouverte أعضاء المجلس الوطني التّأسيسيaux membres de l’ANC

السيّد الرّئيس، السيّدات و السّادة، أعضاء المجلس الوطني التّأسيسي:
الموضوع: دعوة لإصلاح ذات البيْن مع سوريا و إرسال وفد منكمْ للإطلاع على حقيقة الأمور.
بسم اللّه الرّحمان الرّحيم:
تونس في 04\10\2012
السيّد الرّئيس،
 السيّدات و السّادة، أعضاء المجلس الوطني التّأسيسي:
قصر باردو-تونس.
السّلام و التّحيّة اللاّئقيْن بالمقام، و بعد:
الموضوع: دعوة لإصلاح ذات البيْن مع سوريا و إرسال وفد منكمْ للإطلاع على حقيقة الأمور.
أكتب لكمْ بخصوص الموقف التّونسي الرّسمي من الشّقيقة سوريا و الأزمة التّي تعيشها منذ قرابة التّسعة عشر شهْرًا، وهو  الموقف الذّي تميّز بالاِنحراف الكامل عمّا عهدناه من الدّبلوماسيّة التّونسيّة منذ الاِستقلال،
و التّي عُرفتْ بحكمتها و توازنها واَستقلال قرارها واَحترامها لجملة المبادئ و القيم التّي تقوم عليْها العلاقات الدّوليّة.
و أستسمحكمْ في التّذكير السّريع بسلسلة هذه المواقف على مدى العشر شهور الأخيرة.
 فقد سبقتْ تونس بقيّة البلدان العربيّة في طرد السّفير السّوري –الغائب- مِنْ تونس، ثمّ  في دعوة السّفير التّونسي و كامل طاقم السِفارة التّونسيّة في دمشق، و قطع العلاقات الدبلوماسيّة بيْن البلدين.
ولقد تمّ كلّ ذلك باَرتجال منقطع النّظير فاجأ حتّى السّفير التّونسي في دمشق  نفسه، و دونما تقدير أو اِكتراث بوضع الجالية التّونسيّة في سوريا، الأمر الذّي أضرّ أيّما ضررٍ بمصالح ألفين و خمسمائة تونسيّ ومصائرهم، اِنقطعوا عن إدارة بلدهمْ و تقطّعتْ بهم السّبل.
و قدْ أقْدمتْ السّلطات التّونسيّة على ذلك، في الوقت الذّي اِقتصر فيه تصرّف الدّول الاِستعْماريّة المساهمة في الحرب على سوريا، -إنْفاقًا
و تدْريبًا و تسْليحًا و دعاية- على سحْبِ سفرائها من دمشق، و طرد السّفراء السّورييّن من بلدانها، دون قطع رسميّ للعلاقات الدّبلوماسيّة…وفي مراحل متأخّرة من الأزمة.
كما سبقتْ  تونس غيرها من البلدان العربيّة في التّصويت على تعليق عضويّة سوريا في الجامعة العربيّة، وهي أحد الأعضاء السّبعة المؤسّسين لهذا الكيان في سنة 1945.
و توجّتْ تونس الرّسميّة عِداءها لسوريا بالتّصويت على تعليق عضويّة الجمهوريّة العربيّة السّوريّة في منظّمة المؤتمر الإسلامي في اِجتماعها الأخير في مكّة المكرّمة.
و لوْ اُتيحتْ الفرصة لطرْدها  من منظّمة دول عدم الاِنحياز، أو حتّى من الأمم المتّحدة، لَما تردّد ممثّلو تونس الوقتيّين في الإقدام على ذلك.
السيّدات و السّادة:
لمْ يغبْ عنكمْ طبعا اِستقبال الرّئيس المؤقّت لوفدٍ عمّا يسمّى ب »المجلس الوطني السّوري » و المعروف بمجلس اِسطمبول لتبعيّته المطلقة للمخابرات التّركيّة، كما أنّه لمْ يغبْ عنْكمْ اِستضافة تونس لمؤتمر دولي جمع كلّ الدّول المعادية  لسوريا و المتحالفة في مخطّط تدميرها، وهو المؤتمر الذّي صِيغ بيانه الختامي في وزارة الخارجيّة البريطانيّة قبل ليلة اِنعقادِه.
ولمْ يغبْ عنكمْ أيْضًا، حضور ممثّل عنْ تونس في كلّ المؤتمرات و اللّقاءات التّي عقدها هذا التّحالف الدّولي، من اِسطمبول إلى باريس إلى الدّوْحة إلى القاهرة، و كذالك كلّ اِجتماعات وزراء الخارجيّة العرب…وكلّها تصبّ في الشّأن السّوري،  وكأنّ العرب حلّوا كلّ مشاكلهم الأخرى.
و لا أحسب أنْ قد غابتْ عنْكمْ التّصريحات المتكرّرة لرئيس الجمهوريّة المؤقّت و المطالبة بتنحّي الرّئيس « بشّار الأسد » عن الحكم.
وقد وصل به الهذيان إلى حدّ إعلان –لامجرّد اِقتراح- اِستضافته وعائلته في روسيا التّي لا تتبع -إلى حدّ علمي- الدّولة التّونسيّة، بلْ زاد عن ذلك و راح يهدّده بنفس المصير الذّي عرفه  العقيد « معمّر القذّافي » رحمه الله، ربّما ليجد في ذلك فرصة أخْرى للرّقص على الجثث!
ولمْ يتورّع الرّئيس المؤقّت –في آخر شطحاته- عن المطالبة بإحالة الرّئيس « بشّار الأسد » إلى محكمة الجنايات الدّوليّة، وهو الذّي لمْ يشعر بأدْنى حرجٍ في حضور قمّة منظّمة المؤتمر الإسلامي بجانب الرّئيس السّوداني المطلوب منذ سنواتٍ من محكمة الجنايات الدّوليّة بسبب المجازر التّي اِرْتكبتْ على مدى سنوات في « دارفور ».
و أعترف أنّ الرّئيس المؤقّت قدْ أصاب في إدانته للمقاطعة التّي ترْزح تحْتها كوبا منذ خمسة عقود…ويا ليْته تذكّر فأدان المقاطعة التّي تستهدف سوريا، و تشارك فيها تونس، في اِنتهاكٍ صريحٍ للقانون الدّولي.
أيّها السيّدات و السّادة أعضاء المجلس التّأسيسي:
إنّ العلاقات بيْن الدّول تقوم على مبادئ و قواعد و أعراف أجمع عليْها المجتمع الدّولي منذ القِدم، ومنْ قبْل أنْ تؤسّس البشريّة المنظّمات و الآليّات القانونيّة المنظّمة لها…و منْ هذه المبادئ، الاِحترام المتبادل بيْن الدّول و عدم التّدخّل في الشّؤون الدّاخليّة للغيْر، و أنْ يكون التّدخّل عند الاِقتضاء و الضّرورة الملحّة لغاية المساعدة على تقريب الشّقة بين الفرقاء، و إصلاح ذات البيْن دَفْعًا للتّقاتل و التّحارب ، و لضمان الأمن و الأمان و السّلم الأهلي.
 وعملاً بهذا المبدأ واَستنادًا إلى ميثاقها، أرْسلتْ الجامعة العربيّة بعثة المراقبين العرب في بداية هذه السّنة و كلّفتْها بالتّحقّق من تنفيذ بنود الخطّة العربيّة لحلّ الأزمة السّوريّة.
وقدْ تشكّلتْ البعثة من 160 خبيرا منْ خمسة عشر بلدا عربيّا ينتمون –في أغلبيتهم- إلى بلدان مناوئة للنّظام السّوري، و كان من بيْنهمْ أربعة خبراء تونسيّين من وزارات الدّاخليّة و الخارجيّة و الدّفاع…وعلى الرّغم من ذلك، كان التّقرير النّهائي في صالح الدّولة السّوريّة، حيث أقرّ بغياب مظاهر التّسلّح في المدن و حوْلها، و بإطلاق سراح الآلاف من الموقوفين على خلْفيّة الأحداث الأخيرة ، و بوجود كثير من وسائل الإعلام السّوريّة و الأجنبيّة… و النّقطة الأهم، أنّ السّلطات الأمنيّة لا تطلق النّار إلاّ للردّ على نيران المتظاهرين، و الدّفاع عن النّفس، وهو ما  أغاض بعض الدّول      و دفعها إلى رفع القضيّة إلى مجلس الأمْن.
لقدْ كان لي شرف المشاركة في بعثة المراقبين العرب ضمْن الخمسة عشر مراقبٍا من المجتمعات المدنيّة العربيّة، و أشهد بأنّه كان بإمكان الجامعة العربيّة أنْ تساهم جديًّا في حلّ الأزمة السّوريّة لوْ عملتْ بتوْصيّات التّقرير النّهائي…غيْر أنّ لجْنتها الخاصّة بسوريا اِرْتأتْ دفن التّقرير و اللّجوء إلى مجلس الأمن لاَستصدار قرار يقضي بالتّدخّل العسكري الأجنبي.
  وقدْ فشل هذا السعيّ بفضل اِستعمال روسيا و الصّين لِحقّهما في « الفيتو » و لإدْراكِهما للأهداف الحقيقيّة للحرب الكوْنيّة على سوريا.
و قدْ نتج عنْ ذلكَ  تكليف السيّد « كوفي عنان » بمهمّة خاصّة، يساعده فيها مراقبون عسكريّون، وهي  المهمّة التّي حُكم عليها  بالفشل الذّريع منذ يومها الأوّل لرفض الأطراف الفاعلة في هذا الملف التّعاوُنَ مع المبعوث الخاصّ. و نذْكّر في هذا الصّدد تصْريح « آلان جوبي » وزير خارجيّة فرنسا يوم 15|05\ 2012 و تصْريح أمير قطرْ الذّي لمْ يُعطِ لهذه المهمّة سوى 3% من حظوظ النّجاح، و تصريح الرّئيس التّونسي المؤقّت الذّي أعطاها دون ال3%.
والحقيقة أنّ المدّة التّي حُدّدتْ لمهمّة « كوفي عنان » كانت فرْصةً لدول التّحالف لإدْخال مزيد الأسلحة و التّجهيزات و الجماعات المسلّحة و العصابات الإرْهابيّة إلى سوريا، وهو الأمر الذّي فجّر الأوْضاع الأمنيّة في سوريا، واَنتهى بالمبعوث الدّولي « كوفي عنان » إلى الإقرار بفشل مهمّته متجنّبًا التّصْريحَ بالمسؤولين عن ذلك.
 و ها نحن الآن مع مهمّة السيّد « الأخضر الإبراهيمي »، و مع المحاولات النّشيطة و المساعي الحثيثة لإفشالها… لكنّنا أيْضًا مع وضع دوليّ و إقليمي و ميْدانيّ مختلفًا تمامًا عمّا كان عليْه منذ ستّة أشهرٍ…
فعلى المستوى الدّولي، يئِسَ التّحالف  المعادي لسوريا مِنْ فكرة التّدخّل العسكريّ المباشر- و إنْ كان ما يزال يلوّح به  للإيهام بأنّه يبقى صاحب القرار النّهائي في الحرب و السّلم- و في المقابل تعزّز موقف سوريا الدّولي و خاصّة بعد التّأييد الكبير الحاصل في مؤتمر دول عدم الاِنحياز.
   و على المستوى الإقليمي، تراجعتْ بعض الدّول عنْ مواقفها السّابقة  وإنْ كان أمير قطرْ و منْ ورائه رئيسُنا المؤقّتْ يلوّحان بتدخّل عسكري-عربيّ بسوريا.
وعلى هذا المستوى،  لابدّ من التّذكير بأنّ التّدخل العسكري  الدّولي و العربي قائم الذّات منذ بداية الأزمة السّوريّة،  لكن ليس عن طريق وحدات الجيوش النّظاميّة و إنّما عنْ طريقِ المقاتلين و الإرهابيّين الذّين يتسرّبون إلى التّراب السّوري و الذّين يمثّلون 95% من مقاتلي « الجيش السّوري الحر » حسب صحيفة « دي فيلت » الألمانيّة-اليوْميّة نقْلا عن المُخابرات الألْمانيّة،  و منهمْ بضعة مئاتٍ من التّونسيّين.
أمّا على المستوى الميْداني و المحلّيّ، فقدْ أمْكن للقطاع الأوسع من المعارضة الوطنيّة السّوريّة، تنظيم مؤتمره في دمشق و أمكن للجيش العربيّ السّوريّ أنْ يقطع شوْطًا بعيدًا في الحسْم النّهائي لفائدة الدّولة.
 السيّدات و السّادة، أعضاء المجلس الوطني التّأسيسي:
إنّكمْ تمثّلون حاليّا أساس الشّرعيّة في تونس، و منْ واجبكمْ مراقبة و محاسبة السّلطة التّنْفيذيّة التّي اِنْتخبْتُموها.
و إذْ أُسجّل بكلّ اِفتخارٍ موْقفكمْ من قضيّة تسليمِ  السيّد « البغدادي المحمودي » إلى السّلطات اللّيبيّة، فإنّي أدْعوكمْ إلى مساءلة السّلطة التّنفيذيّة برَأْسيْها عنْ سياسة العِداء التّي اِنْتهجَتْها تجاه سوريا إلى حدّ الآن، والتّي تُؤذِنُ بزجّ تونس في حرْبٍ ضدّ الأشّقّاء بحسبِ إلْحاح الرّئيس المؤقّت على  إرْسال وحداتٍ من الجيش التّونسي إلى سوريا، وهي التّي لمْ تطْلُبها… و لنْ تقْبلها.
كما أدْعوكمْ إلى إرْسال وفْدٍ منْكمْ للاِطّلاعِ على حقيقة الأمور في سوريا وهي في رأْيي أبْعدُ ما تكون عن الصورة القاتمة التّي كرّسها الإعلام المضلّل، و كذلك ربط الصّلة بالجالية التّونسيّة المقطوعة عنْ بلدها وعنْ ممثّلي دوْلتها.
عاشتْ تونس حرّةً مستقلّةً متضامنةً مع قضايا الحقّ و العدْل.
والسّلام عليْكمْ.
أحمد المنّاعي

01 octobre 2012

Le Conseil des droits de l’homme examine la situation en Palestine

dimanche 30 septembre 2012 - 08h:46
HCDH

Le Conseil des droits de l’homme a entamé, ce matin, son débat général sur la situation des droits de l’homme en Palestine et dans les autres territoires arabes occupés. Il a été saisi dans ce cadre du rapport du Secrétaire général sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre des recommandations de la Mission d’établissement des faits sur le conflit de Gaza, établi à la demande du Conseil en 2009 suite à l’opération militaire israélienne « Plomb durci ». 
 
(JPG)

Le rapport, présenté par la Haut-Commissaire adjointe aux droits de l’homme, Mme Kyung-wha Kang, souligne notamment que personne n’a encore été mis en accusation pour les violations documentées par la mission d’établissement des faits. En conséquence, le Secrétaire général encourage les parties prenantes, les Gouvernements d’Israël et de la Palestine, à adopter des mesures rapides en réponse aux conclusions de la mission et à se conformer à leurs obligations redditionnelles.
La Palestine et la République arabe syrienne se sont exprimées en tant que parties concernées. Israël avait pour sa part indiqué, à la session de mars du Conseil, qu’il ne participerait plus à ses travaux. À cet égard, nombre d’intervenants dans le débat ont déploré la décision d’Israël de ne plus coopérer avec le Conseil, créant un grave précédent. Pour certains pays, l’occupation prolongée des territoires palestiniens demeure un obstacle à la réalisation du droit inaliénable du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’instauration d’un État souverain et indépendant. Certains ont demandé le renvoi de la situation dans les territoires arabes occupés à la Cour pénale internationale.
Les États membres et observateurs suivants sont intervenus dans le débat : Sénégal (au nom du Groupe africain), Chypre (au nom de l’Union européenne), Pakistan (au nom de l’Organisation de la coopération islamique), Émirats arabes unis (au nom du Groupe arabe), Cuba (au nom du Mouvement des pays non alignés), Italie, Fédération de Russie, Norvège, Maldives, Cuba, Chine, Indonésie, Malaisie, Jordanie, Équateur, Arabie saoudite, Bangladesh, Koweït, Qatar, Libye, Égypte, Tunisie, Sri Lanka, Iraq, Maroc, Algérie, Afrique du Sud, Turquie, Bahreïn, Iran, Émirats arabes unis, Oman, Islande, Venezuela et Liban. Plusieurs organisations non gouvernementales ont également pris la parole.
Le Conseil poursuit à 15 heures le débat général sur la situation des droits de l’homme en Palestine et dans les autres territoires arabes occupés. Il devrait ensuite entamer son débat général sur le suivi et l’application de la Déclaration et du Programme d’action de Vienne.
Débat général sur la situation des droits de l’homme en Palestine et dans les autres territoires arabes occupés
Présentation du rapport du Secrétaire général sur la suite donnée au rapport de la Mission d’établissement des faits sur le conflit de Gaza
MME KYUNG-WHA KANG, Haut-Commissaire adjointe des Nations Unies aux droits de l’homme, a présenté le rapport du Secrétaire général sur la mission d’établissement des faits de l’ONU sur le conflit de Gaza (A/HRC/21/33 à paraître en fin de journée). Elle a déclaré qu’outre l’état d’avancement de la mise en œuvre de la mission, ce document contient des observations du Secrétaire général sur les mesures nécessaires à une mise en œuvre concrète et efficace des recommandations y figurant. Le Secrétaire général encourage les parties prenantes, les Gouvernements d’Israël et de la Palestine, à adopter des mesures rapides pour répondre à ces observations et à se conformer à leurs obligations redditionnelles. En effet, trois ans après le début de cette mission, personne n’a été mis en accusation pour les violations documentées par la mission d’établissement des faits, a constaté la Haut-Commissaire adjointe. Mme Kang a toutefois relevé qu’Israël venait de mettre en accusation un soldat israélien pour « homicide sur une personne anonyme » : en réalité, ce soldat était soupçonné du meurtre de Mme Abu Hajaj et de sa fille, un incident qui a fait l’objet d’une enquête par la mission d’établissement des faits.
Le respect des droits de l’homme et du droit international signifie que les responsables de violations doivent comparaître devant la justice à l’issue d’enquêtes rapides, indépendantes et impartiales, suivies de procès équitables conformes au droit international. Le Haut-Commissariat continue de faire la lumière sur les exactions commises contre les Palestiniens dans les territoires arabes occupés, a indiqué Mme Kang, citant notamment les incessantes violences subies par la famille Daraghme : M. Daraghme a été arrêté alors que des colons israéliens avaient, à de nombreuses reprises, mis le feu à sa propriété et à ses oliviers et blessé des membres de sa famille. La Haut-Commissaire adjointe s’est félicitée de l’annonce par Israël de la mise sur pied d’une équipe spéciale chargée d’enquêter sur les exactions commises par les colons israéliens sur les Palestiniens et leurs biens.
Pays concernés
La Palestine s’est félicitée du rapport du Secrétaire général, qui rappelle les mesures que chaque partie doit prendre en vue de garantir la reddition de comptes au regard de la situation des droits de l’homme en Palestine. Pour leur part, les autorités palestiniennes respecteront leurs obligations et prendront les mesures idoines, a assuré le représentant. Il a rappelé qu’Israël, puissance occupante, continue de violer impunément le droit international en poursuivant par exemple la construction du mur de séparation, pourtant déclaré illégal par la communauté et la justice internationales. Le droit international, y compris la quatrième Convention de Genève, doit s’appliquer sur tout le territoire palestinien, a poursuivi le représentant, appelant toutes les parties contractantes à cet instrument à veiller à son application, y compris par Israël. La situation actuelle pousse à une réflexion quant aux mécanismes et moyens de faire appliquer et respecter le droit international, a-t-il encore déclaré.
Le représentant a souligné l’importance, non seulement de l’unité et de la continuité du territoire palestinien, mais aussi de l’unité de représentation de son peuple : l’Organisation de la libération de la Palestine reste le seul et unique représentant du peuple palestinien. La détention de ses principaux dirigeants est un obstacle majeur à la paix, tout comme le sont la construction d’un mur de séparation ; la poursuite de la colonisation, des incursions militaires et des expropriations ; ainsi que la négation systématique des droits du peuple palestinien. Israël doit respecter le droit international, a insisté le représentant, déplorant que ce pays maintien son refus de coopérer avec les mécanismes des droits de l’homme des Nations Unies. Le Conseil doit veiller à ce qu’Israël respecte ses obligations, y compris les recommandations formulées dans le cadre de l’Examen périodique universel et autres résolutions et cadres des Nations Unies. La destinée inéluctable du peuple palestinien est de se réunir au sein d’un État souverain et indépendant, a souligné le représentant : Israël, puissance occupante, doit en être conscient.
La République arabe syrienne a rappelé que cela faisait de nombreuses décennies que son pays s’adressait au Conseil des droits de l’homme et à d’autres organes des Nations Unies pour dénoncer les exactions et violations des droits de l’homme commises par Israël. Le représentant a fustigé l’utilisation de djihadistes en « guerre sainte » contre son propre pays, alors même qu’Israël continue de dénier aux Palestiniens leurs droits à la vie, au logement et à la propriété en toute impunité. Rappelant les exactions commises par Israël, en particulier dans le Golan syrien occupé, le représentant a attiré l’attention sur la tragédie que vivent les Palestiniens et les Syriens qui croupissent dans les geôles israéliennes dans des conditions inhumaines. Il a exigé le retrait d’Israël des territoires arabes occupés, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité.
La Syrie demande l’envoi d’une mission d’établissement des faits et une surveillance des conditions de détention des prisonniers, qui se détériorent de jour en jour. Israël doit comprendre qu’il n’est pas au-dessus du droit international. La Syrie appelle par ailleurs au boycott des produits israéliens en provenance des territoires spoliés.
Débat général
Le Sénégal, a déclaré que le Groupe africain, fidèle à la lutte du continent africain contre la colonisation et l’oppression, demande l’arrêt immédiat de la colonisation et de la construction du mur de séparation en Palestine. De même, Israël, puissance occupante, doit coopérer avec les Nations Unies et tous les mécanismes des droits de l’homme, y compris avec la mission d’établissement des faits. Le Groupe africain exprime en outre sa solidarité avec le peuple palestinien et soutient la création d’un État palestinien souverain sur la base des frontières de 1967.
Chypre, au nom de l’Union européenne, a engagé les parties prenantes à s’abstenir de mesures de nature à envenimer la situation. L’Union européenne rappelle que l’application du droit humanitaire international a force obligatoire, y compris à Gaza. Par ailleurs, elle exprime sa préoccupation devant la poursuite de la construction du mur de séparation, qui n’est pas de nature à promouvoir la paix. Elle condamne également les violences commises par des colons israéliens et engage Israël à condamner et à punir ces actes. L’Union européenne condamne en outre les attaques aux roquettes contre des civils en Israël. Pour l’Union européenne, il est essentiel de veiller à ce que les habitants de Gaza jouissent de tous leurs droits. De même, elle est préoccupée par la situation des prisonniers palestiniens et demande à Israël de renoncer aux détentions administratives : les prisonniers ont le droit de connaître les chefs d’accusation retenus contre eux. Dans le même esprit, l’Union européenne demande à l’Autorité palestinienne d’appliquer les droits de l’homme dans les territoires qu’elle administre, notamment en renonçant à la peine de mort et en garantissant les libertés civiles et politiques. Israël est invité à reprendre sa coopération avec le Conseil.
Le Pakistan, au nom de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), a considéré que l’occupation prolongée des territoires palestiniens demeure un obstacle à la réalisation du droit inaliénable du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’instauration d’un État souverain et indépendant, l’État de Palestine. Soulignant que le nombre de personnes en détention administrative avait atteint 309 en janvier 2012, contre 286 en septembre 2011, l’OCI a dénoncé cette pratique, qui constitue une violation flagrante du droit international. Elle a par ailleurs demandé la remise en liberté de tous les prisonniers palestiniens, en particulier les enfants, les femmes et les députés palestiniens. L’OIC condamne la légalisation de nouvelles colonies de même que les exactions incessantes des colons contre des civils Palestiniens.
Les Émirats arabes unis, au nom du Groupe arabe, ont invité la communauté internationale à assumer sa responsabilité et à mettre en œuvre, d’urgence, les recommandations contenues dans le rapport de la mission. Il est temps de cesser de parler de justice et de passer à l’acte pour accorder au peuple palestinien son droit à une vie digne à l’intérieur de son territoire, a ajouté le représentant, observant que cela ne pourra se faire aussi longtemps qu’Israël continuera d’agir comme une puissance occupante raciste, pratiquant notamment la spoliation et l’expropriation des terres palestiniennes. Le Groupe arabe dénonce, de même, l’expulsion des Syriens du Golan occupé et la saisie de leurs terres par Israël.
Cuba, au nom du Mouvement des pays non alignés, a condamné l’absence de coopération d’Israël avec les Nations Unies, appelant le Conseil à répondre expressément à cette situation, y compris en la déférant au Conseil de sécurité, comme l’y autorise la Charte des Nations Unies. La communauté internationale doit mettre fin à l’impunité dont jouit Israël et faire respecter l’avis consultatif de la Cour international de justice en ce qui concerne l’illégalité du mur de séparation. La communauté internationale doit demander à cette juridiction de rendre un avis sur la poursuite de la colonisation, a encore estimé le représentant. Israël, puissance occupante, doit rendre compte de ses violations systématiques du droit international, cesser la colonisation et la construction du mur, relâcher les Palestiniens détenus et lever le blocus de Gaza. Les pays non alignés demandent aussi la convocation d’une conférence des Hautes Parties contractantes aux Conventions de Genève et appellent la Suisse à assumer ses responsabilités à cet égard.
L’Inde, au nom des pays membres du Forum de l’IBSA (Inde, Brésil et Afrique du Sud) a appelé Israël à lever le blocus de Gaza et à y autoriser à nouveau la libre circulation des personnes et des biens. Le Forum est préoccupé par la violence exercée par les colons israéliens et estiment que celle-ci est un obstacle la paix. Le Forum appelle à une reprise rapide des négociations sous l’égide du Quatuor et du Conseil de sécurité.
La Fédération de Russie a indiqué que, dans des conditions de crise et d’instabilité croissante au Moyen Orient, il faut appeler Israël à s’abstenir de toute pratique arbitraire. La Fédération de Russie a dénoncé les mesures prises par les forces israéliennes à l’encontre de la population civile palestinienne, notamment l’interdiction ou la restriction de la liberté de circulation des personnes et des marchandises. La Russie a prié Israël de revenir sur sa décision de ne pas coopérer avec le Conseil des droits de l’homme et a appelé à une mise en œuvre des conclusions de la Conférence de Moscou sur le Moyen Orient par toutes les parties.
La Norvège a fait part de sa profonde préoccupation quant à la situation dans les territoires arabes occupés. La Norvège déplore le recours par Israël à la détention administrative et à la détention arbitraire en l’absence de procès, ainsi que l’utilisation disproportionnée d’armes et de munitions dans les opérations de recherche et de fouilles, autant de violations du droit international et des droits de l’homme. La Norvège regrette qu’en dépit de tous les appels, Israël persiste dans son occupation de territoires palestiniens. S’agissant de l’Autorité palestinienne, elle s’inquiète aussi des restrictions à la liberté d’expression et de presse, ainsi que du maintien de la pratique de la peine de mort. La Norvège a salué la nouvelle loi palestinienne permettant aux femmes de demander le divorce : les femmes palestiniennes doivent bénéficier des mêmes droits que les hommes.
Les Maldives se sont dites indignées du climat d’impunité dont jouit Israël, qui fait fi du droit international. Pour les Maldives, la colonisation et la construction du mur de séparation constituent des obstacles majeurs à la paix. En outre, la détention administrative est une grave violation du droit humanitaire international. Dans ce contexte, le Conseil doit rester saisi de la situation dans la région.
Cuba a déploré le recours par Israël à la force armée contre des populations civiles. Le peuple palestinien est soumis à des conditions qui pourraient entraîner sa disparition, ce qui reviendrait à un génocide. Le Conseil doit prendre des mesures pour remédier à cette situation et faire appliquer ses décisions. Cuba est favorable à la création d’un État palestinien et à sa reconnaissance par les Nations Unies en tant que membre de l’Organisation. Il déplore que cet objectif soit entravé par une superpuissance qui jouit du droit anachronique de véto pour garantir l’impunité à son allié, Israël.
La Chine a observé que la situation humanitaire et des droits de l’homme dans les territoires palestiniens reste tendue. Elle espère qu’Israël lèvera le siège de Gaza. Pour la Chine, les résolutions de l’ONU ainsi que la feuille de route doivent être mises en œuvre. Elle soutient toutes les mesures susceptibles de favoriser la reprise du dialogue entre les deux parties.
L’Indonésie a dit sa préoccupation devant la décision d’Israël de ne plus coopérer avec les institutions des Nations Unies, notamment le Conseil des droits de l’homme. Le représentant indonésien a dénoncé le maintien en détention administrative par Israël de plus de 250 Palestiniens : ce type de détention devrait demeurer exceptionnel et, surtout, ne pas être appliqué à des enfants. On est là manifestement en présence d’une violation des droits de l’homme. L’Indonésie appelle à la mise en œuvre pleine et entière des recommandations figurant dans le rapport de la mission d’établissement des faits et réitère sa solidarité avec le peuple palestinien.
La Malaisie a appelé à la libération des prisonniers politiques palestiniens en Israël et demandé l’arrêt des violences contre les populations civiles. De même, l’Indonésie demande la reconnaissance de l’État palestinien par les Nations Unies, afin qu’il puisse ratifier le Statut de Rome et saisir la Cour pénale internationale. Pour la Malaisie, il ne faut pas oublier que la source du problème au Moyen Orient est le déni du droit du peuple palestinien à un État souverain et indépendant.
La Jordanie a dénoncé les pratiques d’Israël en Palestine, qui constituent des violations du droit international et sont à la source de l’instabilité dans la région. C’est pourquoi Israël doit mettre un terme à son occupation. La Jordanie a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités juridiques et morales, notamment en favorisant la reprise des négociations directes entre les parties au conflit.
Le Koweït a fermement condamné les violations systématiques des droits de l’homme commises par Israël, telles que recensées dans le rapport, en particulier le blocus de Gaza aggravé par l’interdiction d’accès par les voies maritimes. Le Koweït regrette qu’Israël persiste dans sa politique de déni systématique de tous les droits du peuple palestinien occupé. Une paix durable et globale ne se réalisera qu’à l’issue du retrait d’Israël, y compris du Golan syrien, a-t-il conclu.
Le Qatar a souligné que le rapport envoie un message on ne peut plus clair à la communauté internationale quant à la nécessité de résoudre un problème qui n’a que trop duré. Le Conseil de sécurité devrait adopter une résolution en vue de la création d’une commission sur les exactions d’Israël, notamment le blocus inhumain de Gaza. Il en va de la responsabilité morale de la communauté internationale de mettre fin à cette situation.
La Libye a dénoncé l’escalade de la violence, les agressions incessantes et l’embargo inhumain imposé à la bande de Gaza, auxquels s’ajoute la construction du mur et autres violations quotidiennes des droits de l’homme. Cette situation est imputable au laisser-faire de la communauté internationale et au fait qu’Israël met le monde devant le fait accompli. En outre, la décision d’Israël de mettre fin à ses relations avec le Conseil est un précédent alarmant.
Observateurs
L’Égypte a déploré l’intensification des violations des droits de l’homme dans les territoires arabes occupés. Elle a souligné que le refus d’Israël de participer aux travaux du Conseil ne l’exonère pas de ses responsabilités ni de son obligation de respecter le droit international.
La Tunisie a qualifié d’inhumaine la situation faite aux prisonniers palestiniens et rappelé l’obligation juridique et morale du Conseil face à cette situation. La Tunisie juge, elle aussi, que l’attitude d’Israël devant ce Conseil ne l’exonère pas de ses obligations.
Sri Lanka a déploré l’absence de progrès dans l’application de la solution des deux États sur la base des frontières de 1967. Le manque de coopération d’Israël avec les Nations Unies est préoccupant, a encore souligné Sri Lanka. Le pays a par ailleurs appelé Israël à lever le blocus de Gaza.
L’Iraq a dit apprécier les efforts de l’Autorité palestinienne en faveur du suivi des recommandations de la Commission d’enquête internationale. Il a condamné le fait qu’à l’inverse, Israël ait cessé de coopérer avec le Conseil des droits de l’homme. L’Iraq espère que les deux parties reprendront langue afin de faire progresser le processus de paix. L’Iraq déplore que le Conseil de sécurité n’ait pas été saisi du rapport de la Mission d’établissement des faits de l’ONU.
Le Maroc a souligné que le rapport du Secrétaire général conclut clairement qu’aucune amélioration n’a été constatée sur le terrain. Les mesures coercitives prises par la puissance occupante constituent des violations claires du droit international. La situation des femmes et des enfants en particulier doit attirer l’attention de la communauté internationale. Israël s’efforce d’imposer le fait accompli sur le terrain en étouffant dans l’œuf les efforts de parvenir à un accord territorial. Le Maroc condamne la judaïsation d’Al Qods Al Charif, ainsi que les atteintes contre les sites religieux de la ville.
L’Algérie a fait part de sa préoccupation face à l’attitude d’Israël qui ignore toutes les résolutions internationales tout en continuant de soumettre Gaza à un blocus illégal. Ce pays contrevient ainsi au droit international humanitaire, notamment en portant atteinte aussi bien aux droits de l’homme qu’à l’intégrité des lieux saints. Il est important qu’Israël sache que son boycottage du Conseil ne saurait le dédouaner purement et simplement de ses responsabilités en vertu du droit international, a conclu l’Algérie.
L’Afrique du Sud a remarqué que, depuis trois ans déjà, les recommandations de la Mission d’établissement des faits n’ont pas véritablement connu de suite. La délégation a observé que les organisations palestiniennes et israéliennes des droits de l’homme ont continué, elles, d’enquêter et de documenter les atteintes aux droits de l’homme, parfois au risque de leur vie. Cela contraste grandement avec le manque de progrès dans l’exécution des recommandations adoptées par le Conseil.
La Turquie a affirmé que le statut quo est insoutenable car il porte gravement préjudice à la solution basée sur deux États. Ainsi, Israël doit respecter les frontières de 1967 et honorer ses obligations légales en vertu du droit international et humanitaire, notamment en libérant les détenus et en levant le blocus contre Gaza. La recherche d’une paix globale, juste et durable est fondamentale pour la stabilité et la sécurité de la région, estime la Turquie, qui soutient la candidature de la Palestine en tant que membre des Nations Unies.
Bahreïn a dénoncé la poursuite de la colonisation israélienne, illégale même au regard du droit israélien, et le fait que plus de 4500 colons israéliens vivent dans des colonies établies en territoires palestinien, pillant les terres et les ressources naturelles arabes. Bahreïn s’est prononcé en faveur du retour des réfugiés palestiniens et de la cessation de toutes les violations des droits de l’homme et de l’occupation.
L’Iran a rappelé que le peuple palestinien souffre depuis plus de soixante ans de l’occupation israélienne et du déni de ses droits fondamentaux. Dans le même temps, Israël intensifie ses crimes haineux contre des Palestiniens sans défense : il est plus que temps que le Conseil défende efficacement les droits de l’homme du peuple palestinien, adopte une position ferme et appelle la communauté internationale à condamner les pratiques israéliennes. La seule solution à la crise et pour parvenir à la paix est la souveraineté du peuple palestinien et la fin de l’occupation.
Les Émirats arabes unis ont remercié les différents acteurs humanitaires pour leur soutien au peuple palestinien. La délégation s’est interrogée sur les suites à donner aux recommandations formulées à l’intention d’Israël, alors que ce pays a décidé de ne plus coopérer avec le Conseil.
Oman a souligné l’illégitimité et l’illégalité des pratiques israéliennes dans les territoires arabes occupés. Il est désormais temps de placer Israël devant ses responsabilités. Le représentant a appelé la communauté internationale à appliquer enfin le droit international et à mettre un terme à l’impunité dont jouit Israël.
L’Islande a rappelé que le blocus de Gaza, dont les conséquences sont dévastatrices, en est à sa sixième année. Dès 2020, la vie deviendra impossible dans le territoire à moins qu’une action urgente ne soit menée, estime un récent rapport de l’ONU. Si le blocus de Gaza constitue une violation grave des droits de l’homme, il en va de même en Cisjordanie où sont en vigueur des restrictions de déplacements de la population, à quoi s’ajoute la poursuite de la colonisation.
Le Venezuela a constaté qu’Israël agissait en totale impunité, ignorant les nombreuses recommandations de la Mission d’établissement des faits, ceci avec l’onction du principal complice du génocide palestinien, à savoir la puissance du Conseil de sécurité qui impose une logique de deux poids deux mesures sur la scène mondiale. La puissance occupante doit rendre des comptes pour sa politique de punition collective à laquelle elle soumet le peuple palestinien.
Le Liban a affirmé n’avoir été nullement surpris par les conclusions du rapport du Secrétaire général, compte tenu du mépris dont Israël témoigne envers la communauté internationale. Le droit à l’autodétermination du peuple palestinien doit être reconnu, ainsi que le droit au retour des réfugiés. En outre, Israël doit libérer tous les prisonniers qui croupissent injustement dans ses geôles. Ce pays doit enfin évacuer les territoires qu’il occupe encore au Liban, ainsi que le Golan syrien.
Organisations non gouvernementales
Dans une déclaration conjointe avec la Fédération internationale des droits de l’homme, le Centre palestinien pour les droits de l’homme de Gaza a indiqué qu’à l’issue de l’opération « Plomb durci », des milliers de civils de la bande de Gaza ont droit à compensations pour la mort ou les blessures infligées à des être aimés et pour la destruction de leurs biens. Au nom de 1046 victimes, le Centre a soumis 490 plaintes au Procureur militaire israélien. Jusqu’à présent, seule une plainte a conduit à l’inculpation d’un soldat qui avait volé une carte de crédit. D’autre part, deux affaires ont été closes, notamment l’agression qui a tué 27 membres de la famille Samouni, tous civils, et blessé 35 autres. Dans les rares cas où des soldats sont accusés, ils ne sont pas condamnés à une peine à la hauteur de la gravité du délit commis. L’organisation non gouvernementale a demandé que ces affaires soient déférées à la Cour pénale internationale.
Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (au nom également du Mouvement international de la jeunesse et des étudiants pour les Nations Unies et de BADIL Resource Center for Palestinian Residency and Refugee Rights) a dénoncé les violations des droits de l’homme comme le transfert planifié de l’ouest de Jérusalem des habitants de ce quartier, ce qui leur fera certainement perdre les preuves qu’ils y habitaient. Cette décision concerne quelque 90 000 Palestiniens de Jérusalem, y compris les résidents du camp de Shu’fat qui, depuis la construction du mur, n’ont pas eu accès
Organization for Defending Victims of Violence (au nom également de Ghasemi Educational Charity Institute) a indiqué que l’emprisonnement et la détention sont devenus un véritable cauchemar pour les Palestiniens, pour les enfants particulièrement. Chaque année, entre 500 et 700 d’entre eux, arrêtés en Cisjordanie, sont jugés par des tribunaux militaires israéliens ; ils subissent fréquemment des tortures. Il y aurait aujourd’hui 4423 prisonniers palestiniens dans les geôles israéliennes, dont 211 enfants. L’organisation a fait part de sa profonde inquiétude pour les droits des prisonniers palestiniens, en particulier pour leur état de santé physique et mentale.
Le Comité de coordination d’organisations juives (au nom également de B’nai B’rith International) a rappelé qu’il y a deux ans, le Conseil avait tenu une session extraordinaire concernant l’incident de la flottille humanitaire. Deux enquêtes ont été réalisées à ce sujet. L’enquête israélienne a démontré que l’incident avait été provoqué par les militants prétendument humanitaires. Le représentant s’est interrogé sur l’absence d’aide à la population syrienne, qui souffre pourtant bien plus que la population palestinienne.
Le Badil Resources Center for Palestinian Residency and Refugees Rights (au nom également de Tchad agir pour l’environnement, Union des juristes arabes, Charitable Institute for Protecting Social Victims, Institute for Women’s Studies and Research et Nord-Sud XXI) a déploré les dispositions discriminatoires à l’égard des Palestiniens dans les lois israéliennes. La représentante a appelé à une enquête sur les dispositions législatives encourageant le déplacement de populations palestiniennes.
Al-Haq Law in the Service of Man (au nom également de BADIL Resource Center for Palestinian Residency and Refugee Rights) a déploré l’impunité totale dont jouissent les forces de sécurité et de police israéliennes. Le représentant a invité le Conseil à donner des directives pour le suivi des recommandations formulées dans le rapport du Secrétaire général.
L’Union des juristes arabes (au nom également de BADIL Resource Center for Palestinian Residency and Refugee Rights) a déclaré que l’occupation ne saurait être tolérée d’aucun point de vue, politique, économique ou moral. L’embargo imposé à Gaza est une punition collective, interdite par le droit international, a encore rappelé le représentant. Le Conseil a le devoir de condamner ces violations massives des droits de l’homme et de demander des comptes.
Défense des enfants - international a recensé au moins une douzaine de cas de détention arbitraire de pêcheurs et d’enfants en train de pêcher. L’ONG a souhaité que le Conseil de sécurité demande à Israël de respecter le droit légitime à la pêche. Israël viole ses obligations internationales lorsqu’il arrête de paisibles pêcheurs et lorsqu’il saisit leur matériel.
Le Conseil norvégien pour les réfugiés a souligné que plus de 15 000 personnes déplacées vivent toujours à Gaza suite à l’opération militaire Plomb durci. Cette action a entraîné la destruction de près de 3 500 habitations, dont seulement le tiers ont été reconstruites à ce jour, en raison notamment des restrictions imposées à la livraison de matériaux de construction à Gaza.
Maryam Ghasemi Educational Charity Institute a déclaré que les Palestiniens vivant à Jérusalem-Est ne jouissent de la citoyenneté d’aucun pays et sont considérés par Israël comme des étrangers. Bien que résidents permanents, ils vivent sous la menace permanente de se voir retirer leurs papiers d’identité et leurs permis de séjour. L’organisation a appelé le Conseil à adopter les mesures nécessaires pour obliger Israël à remplir ses obligations internationales relatives aux populations apatrides qui sont sous sa juridiction.
United Nations Watch a demandé au Conseil de réfléchir aux raisons ayant poussé Israël à se retirer des débats sur la Palestine. Alors que le Conseil se réunit pour débattre de la mise en œuvre du rapport Goldstone, le juge Richard Goldstone a lui-même désavoué, il y a un an et demi, le contenu de ses travaux, compte tenu des éléments nouveaux portés entretemps à sa connaissance.

Organisations non gouvernementales 1 : Centre palestinien pour les droits de l’homme (au nom également de la Fédération internationale des droits de l’homme - FIDH), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (au nom également du Mouvement international de la jeunesse et des étudiants pour les Nations Unies et de BADIL Resource Center for Palestinian Residency and Refugee Rights), Organization for Defending Victims of Violence, au nom également de Ghasemi Educational Charity Institute), Comité de coordination d’organisations juives, au nom également de B’nai B’rith International), BADIL Resource Center for Palestinian Residency and Refugee Rights, au nom également de Tchad agir pour l’environment, Union des juristes arabes, Charitable Institute for Protecting Social Victims, Institute for Women’s Studies and Research et Nord-Sud XXI), Al-Haq, Law in the Service of Man (au nom également de BADIL Resource Center for Palestinian Residency and Refugee Rights), Union des juristes arabes (au nom également de BADIL Resource Center for Palestinian Residency and Refugee Rights), Défense des enfants - international, Conseil norvégien pour les réfugiés, Maryam Ghasemi Educational Charity Institute et United Nations Watch.

Ce document est destiné à l’information ; il ne constitue pas un document officiel
24 septembre 2012 - Haut Commissariat aux Droits de l’homme - Nations-Unies
Plus de 75.000 arrestations depuis le début de la 2ème Intifada, le 28 septembre 2000

Par Palestine Info

Abdel Nasser Farawana, directeur du service des statistiques au ministère des Détenus et ancien détenu, a déclaré dans un rapport publié vendredi à l'occasion du 12ème anniversaire de la 2ème Intifada que depuis le 28 septembre 2000, plus de 75.000 cas d'arrestation ont été enregistrés et des centaines de personnes ont été déportées de la Cisjordanie vers la bande de Gaza et à l'étranger. La majorité des personnes qui avaient été arrêtées au cours de l'Intifada sont encore en prison.

Plus de 75.000 arrestations depuis le début de la 2ème Intifada, le 28 septembre 2000

Il a ajouté : "Parmi eux se trouvent plus de 9.000 enfants, près de 940 citoyennes dont 4 ont donné naissance à leurs bébés en prison et dans des conditions difficiles et atroces. Il y a aussi des centaines de malades, blessés et handicapés, des dizaines de représentants et de dirigeants politiques, universitaires et certains anciens ministres. Plus de 22 ordres de détention administrative ont été émis, que ce soit des nouvelles détentions et des renouvellements. Farawana a indiqué que des personnes ont été arrêtées à plusieurs reprises.

Il y a actuellement, dans les geôles israéliennes, environ 4500 prisonniers, dont 198 enfants, 8 femmes, 215 détenus administratifs, et 14 députés, en plus de centaines de personnes malades et handicapées qui souffrent de handicaps permanents et de maladies graves, chroniques et incurables.

Il a confirmé que les arrestations pendant le soulèvement ont affecté toutes les couches de la société palestinienne, y compris les mères et les épouses des prisonniers. Les arrestations ne sont plus limitées à une zone géographique spécifique et n'ont jamais cessé. Elles sont même devenues une partie de la vie quotidienne des Palestiniens, et font partie de la culture de chacun des membres de sécurité de l'occupation et une tradition constante dans leur comportement. Aucun jour ne passe sans arrestations. Selon les revendications de l’occupation, elles ont eu lieu pour des raisons impératives de sécurité et en conformité avec ses lois injustes.

Farawana a révélé que ces arrestations ne se limitent pas aux personnes vivantes mais concernent également les morts. En effet, les autorités d'occupation détiennent encore des dizaines de corps de martyrs tués pendant l'Intifada, et des centaines d'autres qui ont été tués les années précédentes.



Source : Palestine Info
 

toute l'équipe de Moqawama tient à remercier affectueusement l'amie Wassyla qui nous a transmis cet article.