09 octobre 2012

Syrie:Moscou hausse le ton, Ankara bombarde encore, Damas avance.  

Le ministre russe de la défense Anatoli Serdioukov
Le ministre russe de la défense a mis en garde contre toute ingérence extérieure en Syrie et exprimé son refus de toute internationalisation de la crise syrienne.
« Ce qui nous préoccupe le plus est l’internationalisation du conflit à travers certains pays qui soutiennent les adversaires de Bachar el-Assad. La Russie voudrait que les Syriens règlent entre eux leurs problèmes. Toute intervention étrangère pourrait entrainer des séquelles catastrophiques incontrôlables », a souligné Anatoli Serdioukov en présence de son homologue allemand Thomas de Maizière à Berlin où il est visite officielle ce lundi, selon sa porte-parole Irina Kovaltchouk.
La Turquie par derrière?
Ces propos interviennent au moment où il est question de plus en plus de la formation par la Turquie d’une zone d’exclusion aérienne de 10 Km de profondeur à la frontière avec la Syrie. Ce lundi encore, Ankara a bombardé des positions de l’armée syrienne avec pour prétexte qu’elle riposte à la chute d’un obus syrien.
Le bombardement depuis la Syrie de la localité turque de d’Akçakale, qui a tué cinq villageois turcs a la frontière avec la Syrie soulève des interrogations quant à ses véritables auteurs.
Le ton avec lequel Ankara accuse l’armée syrienne régulière sans ménagement, arguant  que le genre de d’obus est exclusivement utilisé  par l’armée syrienne a mis la puce à l'oreille de plus d'un.
Des experts, dont le chroniqueur des affaires turques dans le journal libanais As-safir Mohammad Noureddine assurent quant à lui que ces armements se trouvent chez une soixantaine de pays, et toute milice peut se les procurer du marché noir.
la Turquie derrière le bombardement?
Ce lundi, un journal turc de l’opposition , Yort, est allé encore plus loin. Il assure que c’est le gouvernement d’Erdogan en personne qui a livré ces obus aux miliciens de l’Armée syrienne libre (ASL) et les a sommés de les tirer contre ses territoires, pour justifier une escalade de sa part.
« L’escalade exercée par le gouvernement du parti de la Justice et le développement au lendemain de l’incident montre que le premier du Premier ministre Erdogan s’était préparé à cette opération provocatrice et attendait l’occasion propice pour intervenir militairement en Syrie », écrit le journal. Avertissant que ce gouvernement attire la Turquie au bord d’une guerre qui risque d’allumer la région ».

Ce lundi, des milliers de turcs appartenant a des organisations alaouites ont manifesté dans la place « Sohiyya » de la capitale turque pour exprimer leur refus d’une guerre contre la Syrie. Ont participé au rassemblement des membres du parti « l’Union des Baktacheens alaouites », et l’Association des Alaouites en Turquie.
La chute d’un « héros » de l’ASL
Abdel Razzak TlassLe commandant militaire de la milice « Brigade d’al-Farouk » Abdel-Razzak Tlass a été démis de ses fonctions et remplacé par un homme de droit, Abou Sayeh AlJendi. Selon le texte du communiqué de la révocation, signé par le Comité politique de la brigade al-Farouk, le lieutenant Tlass a bel et bien effectué un entretien à connotations sexuelles via Skype avec une employée qui travaillait dans une télévision satellitaire pan arabe, en l’occurrence al-Arabiyya.
L'entretien intercepté de TlassCe sont les services de renseignements syriens qui avaient intercepté cet entretien et publié son enregistrement  et ses images en posture douteuse sur la toile.
Selon le communiqué du bureau politique, Tlass a reconnu durant son interrogatoire être coupable des propos qui lui ont été incriminés.
A noter que Tlass a été présenté au tout début de l’insurrection comme un héros pieux de la révolution syrienne. Ses propos et ses déplacements étaient surmédiatisés sur la toile.C'était lui qui était chargé de rencontrer les observateurs des nations Unies qui étaient envoyés à Homs.
Selon le correspondant d’Arabs-Press, les habitants de Rasten, d’où il est originaire, sont révoltés par la décision de sa révocation et y perçoivent une tentative de le marginaliser et de sous-estimer le rôle de leur ville dans la révolution, sachant qu’il est l’un des premiers officiers à avoir fait défection de l’armée régulière. Ils en veulent aussi à son parrain, cheikh Adnane Arrour e ne pas avoir réagi à cette décision. Des membres de la milice ont également exprimé leur réprobation et assuré vouloir désobéir à la décision.
Dès lors, des signes de défection de l’ASL se sont manifestés. Pour sa part, Tlass n’est pas resté les mains croisés. dimanche, il a annoncé la formation du premier corps de la révolution syrienne, lequel devrait contenir trente mille hommes.  Ce qui selon des observateurs, semble invraisemblable. D’autres observateurs, cités par Arab-Press considèrent  que cette révocation s’inscrit dans le cadre des conflits intestinaux entre les grandes familles pour prendre en main l’insurrection. En l’occurrence entre Al-Farazate et Saad-Eddine.
           
Dans la caserne Hanano : la promesse des sirènes du paradis
La caserne HananoUne cinquantaine de miliciens ont été tués et blessés dans la sixième attaque perpétrée dimanche contre la caserne de Hanano, à l’est d’Alep. Selon le site Arabs-Press, quelques 400 miliciens ont pris d’assaut cette base qui surplombe la ville, à partir de trois axes et sont arrivés à ses confins, où ils ont fait l’objet d’une contre-attaque la part des soldats réguliers.
Dans  ses aveux, un milicien arrêté et interrogé dans l’une des attaques précédentes a assuré qu’il existe une fatwa (décret religieux) qui promet la rencontre avec les sirènes du paradis aux combattants qui meurent au combat dans cette caserne.
la caserne HananoPour sa part, le correspondant du site proche de l’insurrection, « Aks Seir » (A contre-courant), estime que soldats régulières ont surement été tués et blessés, surtout que quatre ambulances ont été vues en train de les transporter à l’hôpital. 
Ce lundi, les membres d’une milice de l’ASL, dirigé par un certain Ali Mohammad Nabhane a été éliminée dans la région du pont de Gissaane, dans la province d’Alep, selon Arabs-Press.
Et l'armée avance à Homs
Dans le gouvernorat de Homs, l’armée régulière poursuit son avancée pour le quatrième jour consécutif, surtout dans les vieux quartiers de la ville et sa province. Selon Arabs-Press, les miliciens sont traqués dans plusieurs regions : Bab Houd, Bab de Turcomans, Boustane-Diwane, bab Tadmor, Safsafa, Hamidiyyé et Khalidiyyé. Sans oublier les régions de Kseir frontalière avec le Liban et de Rasten. Plus de 200 miliciens ont été tués Dimanche, 12 véhicules équipés de mitrailleuses détruits et un dépôt contenant une artillerie et des centaines d’obus et de roquettes saisi. Des perquisitions ont eu lieu dans ces régions et un nombre indéterminé de miliciens ont été arrêtés.
Version AFP : L'armée syrienne veut écraser les bastions rebelles de Homs et Qousseir
  
   L'armée syrienne a lancé une offensive sans précédent pour écraser les bastions rebelles de Homs et s'emparer de la ville insurgée de Qousseir, dans le centre de la Syrie, ont indiqué lundi à l'AFP les protagonistes du conflit.
   "L'armée tente de nettoyer les derniers quartiers rebelles de Homs", a affirmé à l'AFP une source au sein des services de sécurité syriens. Poumon industriel de la Syrie, Homs avait été surnommé par les opposants "capitale de la révolution" car elle fut à l'avant-garde de la contestation contre le régime de Bachar al-Assad.
   "L'armée a également nettoyé des villages autour de Qousseir et essaie maintenant de s'emparer de la ville", a ajouté cette source.
   Les deux localités sont distantes d'une trentaine de km.
   L'armée syrienne dans les vieux quartiers de HomsLa province de Homs est la plus grande et la plus stratégique du pays. Frontalière du Liban et de l'Irak, située non loin de Damas, elle relie le nord et le sud de la Syrie. Du fait de sa proximité avec le Liban, elle était au début de la révolution un point de passage pour livrer des armes et évacuer les blessés.
   Vendredi, l'armée avait utilisé pour la première fois des avions de combat pour bombarder Khalidiyé, un quartier rebelle assiégé depuis quatre mois et totalement dévasté au cœur de Homs, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
   Qousseir, où résidaient avant la révolution 30.000 habitants, est encerclé depuis fin 2011 et a été quasiment déserté.
   "L'armée tente de prendre Qousseir à partir des trois entrées de la ville", a déclaré de son côté à l'AFP Hadi al-Abdallah, un activiste de la ville qui appartient à la Commission générale de la révolution syrienne.
   "La situation est mauvaise et les bombardements sont intenses. Il y a de très violents combats autour de Qousseir", a-t-il dit à l'AFP, joint par internet.
Version AFP : L'armée syrienne bombarde plusieurs quartiers à Alep, Karak (sud) assiégée (ONG)
 
Les troupes syriennes ont bombardé lundi des bastions rebelles à Alep, deuxième ville de Syrie, ainsi que la ville de Karak al-Charqi, dans la province de Deraa, assiégée depuis trois jours par les forces du régime, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
   Vingt-trois personnes ont été tuées à Karak al-Charqi (sud) dans une offensive lancée par l'armée à l'aube, selon l'OSDH.
   Au moins cinq rebelles figurent parmi les victimes de Karak et parmi elles certaines ont été tuées dans des attaques ayant visé des voitures transportant des blessés vers des hôpitaux, a précisé l'OSDH. Quinze des victimes n'ont pas pu être identifiées.
   "Cette ville a été la cible d'offensives répétées et de violents bombardements. Elle est assiégée depuis ces trois derniers jours, les conditions humanitaires y sont très mauvaises et les médicaments manquent", a indiqué l'ONG.
   Deux civils ont par ailleurs été tués dans le bombardement de poches de résistance à Alep et un autre civil a été tué dans le bombardement de la ville de Kfar Zeita dans la province de Hama (centre), selon l'OSDH, basée en Grande-Bretagne.
   Des bombardements de l'armée ont visé lundi les bastions rebelles dans l'est d'Alep Chaar, Tariq al-Bab et Sakhour, et les quartiers du sud-ouest Boustane al-Qasr, Ansari, Fardous, al-Kalassé et As-Soukkari, selon la même source.
   Selon les habitants, les bombardements visaient également depuis lundi matin le nord de la ville, notamment les secteurs de Boustane al-Bacha, Haydariyé et Cheikh Khodr.
   Abdallah, qui a mis sa femme et ses cinq enfants à l'abri dans un quartier plus sûr, revient tous les trois jours pour voir l'état de sa maison. "J'avoue que j'ai peur. Je m'y suis rendu ce matin mais la situation était très mauvaise. L'électricité est revenue après huit heures de coupure. Les pharmacies sont fermées et les gens manquent de tout".
   Dans cette grande métropole du nord, enjeu d'une bataille cruciale depuis la mi-juillet, 13 personnes, dont six civils ont été tuées lundi.
   Dans la province de Homs, dans le centre de la Syrie, le bastion rebelle de Khaldiyeh a été bombardé tôt lundi matin, les forces du régime faisant usage, d'avions, de chars, et d'obus de mortiers dans une attaque concertée sur plusieurs fronts, a indiqué l'OSDH.
   "Il y a de violents bombardements ainsi que des combats dans cette zone, mais les rebelles résistent aux assauts de l'armée, a indiqué le chef de l'OSDH Rami Abdel Rahmane.
   Houla, également dans la province de Homs, était aussi la cible de violents bombardements faisant plusieurs blessés. En mars, au moins 108 personnes dont 49 enfants, avaient été tuées lors d'une offensive contre cette ville.
   Par ailleurs, des bombardements ont visé lundi Douma, au nord-est de Damas, selon l'OSDH, faisant état de la découverte des corps de cinq membres d'une même famille dans la ville de Qoudsaya, au nord-ouest de la capitale.
   Lundi le bilan s'élevait à au moins 65 morts, selon l'OSDH.
   Les violences ont fait plus de 31.000 morts depuis le début du conflit en Syrie, mi-mars 2011, selon l'OSDH.
  

sur MANAR

Source: Divers
08-10-2012 - 19:58 Dernière mise à jour 08-10-2012 - 19:59

08 octobre 2012

Vidéo CHAVEZ... à écouter !

CHAVEZ, THE WINNER §



Chavez réélu pour six ans à la tête du Venezuela 


Chavez réélu pour six ans à la tête du Venezuela

Hugo ChavezLe président du Venezuela Hugo Chavez, au pouvoir depuis 1999, a été réélu dimanche pour un mandat de six ans devant lui permette de poursuivre sa "révolution socialiste", face à Henrique Capriles Radonski.
Selon des résultats portant sur 90% des bulletins de vote, M. Chavez a obtenu 54,42% des voix, contre 44,97% à Henrique Capriles, ont annoncé les autorités électorales après un scrutin sans heurts marqué par une forte participation.
L'annonce de la réélection de M. Chavez a été saluée par des tirs de feux d'artifice et des manifestations de joie dans la capitale Caracas.
Vers 23H30 locales (04H00 GMT), le président réélu est apparu vêtu d'une chemise rouge au balcon du palais présidentiel de Miraflores pour s'adresser à des milliers de partisans.
Sous les acclamations de la foule, qui scandaient "Ouh ! Ah ! Chavez ne s'en va pas !", il a salué une "bataille (électorale) parfaite sur toute la ligne, une bataille démocratique" et promis d'être "un meilleur président".
"Chavez a fait beaucoup de choses pour les pauvres, il m'a donné une maison dans le meilleur quartier de Caracas", a raconté à l'AFP Jose Ramiro, un fonctionnaire de 32 ans enthousiaste.
Capriles félicite Chavez
Dans une allocution depuis son siège de campagne, M. Capriles, 40 ans, a respecté son engagement de ne pas contester les résultats et félicité le président réélu, estimant que "la parole du peuple est sacrée".
Forte participation
Venezuela/PrésidentielleRécoltant plus de 7,44 millions de voix dimanche, contre 6,15 millions à M. Capriles, le président Chavez a rassemblé plus de suffrages que lors de sa précédente réélection, en 2006, lorsqu'il avait pourtant battu l'opposant Manuel Rosales de plus de 25 points, avec 62% des voix.
"Nous avons atteint une des participations les plus élevées de ces dernières décennies", à 80,94%, a indiqué la présidente du Conseil électoral national (CNE), Tibisay Lucena, en dévoilant les résultats.
Les programmes sociaux de Chavez
Financés par la rente pétrolière - le pays dispose des plus importantes réserves de pétrole au monde -, les programmes sociaux de Chavez ont permis d'améliorer la vie de nombreux Vénézuéliens dans les domaines de la santé, du logement ou de l'éducation.
Selon les observateurs, tout indique qu'il a pour intention de poursuivre sa politique socialiste.
"Chavez va tenter de consolider sa révolution, il va tenter de faire passer son triomphe comme le triomphe indiscutable de l'idée que sa révolution peut être approfondie dans le temps", a expliqué à l'AFP Luis Vicente Leon, de l'institut Datanalisis.
Toutefois, selon l'analyste, le score élevé de son opposant "établit une nouvelle relation opposition-gouvernement" avec laquelle il devra compter.
Ce scrutin a été observé de près à l'étranger, où le personnage et sa politique sont souvent controversés, notamment aux Etats-Unis, premier partenaire commercial du pays et premier client de ses exportations de pétrole.

(sur Al Manar)

07 octobre 2012

Israeli officials "honor" settler who tortured Palestinian child, leaving him naked and bound

Zvi Struck, left, was convicted of brutally beating and tying up a Palestinian child and leaving him naked at the side of the road.
(Israel National News)
 
Frequent and rising Israeli settler attacks on Palestinians almost always go unpunished.
Indeed, often, Israeli soldiers stand by and watch as Israeli settlers go on the rampage. The situation is so bad that a boy like Yousef Ikhlayl, 17, can be killed and there is no investigation or accountability.
So when an Israeli settler went to jail on Saturday for torturing and abusing a Palestinian child, it was quite an event, as Haaretz reported:
Prominent rabbis, public officials and a Knesset member, on Saturday, held a send off for a criminal about to enter prison after being convicted of abusing a Palestinian youth.
The event was held in the West Bank Shilo settlement in honor of Zvi Struck, who was convicted of abusing a Palestinian youth in July 2007, together with another man whose identity remains unknown. The two beat the youth up, bound him, fired their guns close to him, undressed him and threw him naked at the roadside. Three months earlier the two men had beaten up the same youth and killed a day-old kid.
The Jerusalem District Court sentenced Struck to 18th months in prison, which the Supreme Court extended after an appeal to 30 months.
According to Haaretz, “The send off was led by Bnei Akiva yeshivas head Rabbi Haim Drukman and Kiryat Arba Rabbi Dov Lior, Binyamin Council head Avi Ro’eh, his deputy Motti Yogev and MK [Knesset member] Arye Eldad.”
The settler website, Israel National News posted video and a report of the party which featured live music, many children and families, and Struck himself (wearing a red shirt and a white scarf) warmly greeting people. In the video, supporters of Struck claim that “the judicial system believes the Arabs first.” Itzak Shadmi, a settler leader, said that he was fundraising to support Struck’s family.

Judge: “disgust and deep shock” over Struck’s abuse of child

A Ynet story from March 2011, at the time of Struck’s conviction, goes into even greater detail about what the settler did:
“There is no doubt that the actions harmed the complainant, who was 15 at the time, in a grievous manner,” Judge Amnon Cohen noted.
“I reviewed the medical records and the difficult photographs that were taken of the complainant immediately after the event, and I cannot avoid expressing disgust and deep shock over the signs of terrible trauma that the minor suffered.”
The incident took place in July 2007; Struck and another suspect kidnapped and beat the Palestinian teen, a resident of the West Bank village of Kusra. The teen was later found unconscious in an open field, naked, tied and injured, after making it to a main road on his own. Passersby rushed him to a hospital in nearby Nablus.
In addition to the assault, Struck was also convicted for a previous incident, during which he met with the teen on the outskirts of Kusra and demanded him to leave the area claiming he was trespassing on his land. At that time he slapped the teen, and killed a newborn goat by kicking it.

This is not justice

I have no doubt that some propagandists will try to claim that the conviction and imprisonment of Struck – despite the events in “honor” of him – are some sort of vindication for the Israeli “justice” system.
Bear in mind that this incident occurred in 2007, and it has taken until 2012 for Struck to go to jail – amid lamentations – for a light sentence of 18 months for a horrible crime. And even this must be seen in a context where, according to the UN OCHA, “Over 90% of monitored complaints regarding settler violence filed by Palestinians with the Israeli police in recent years have been closed without indictment.”
In the meantime, Zvi Struck is, at least for some prominent Israelis, a hero.

 http://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/israeli-officials-honor-settler-who-tortured-palestinian-child-leaving-him-naked
L’affaire Madoff : Mode d’emploi pour antisémites perplexes

Par Israël Adam Shamir, le 21 décembre 2008

L’antisémite qui sommeille en chaque être pensant pourrait hésiter quant aux conclusions à tirer de l’Affaire Madoff. Convient-il de se réjouir ou de faire grise mine ? A la lecture des journaux juifs, on pourrait penser que ceux qu’on appelle les « antisémites », c’est-à-dire la grande majorité de l’humanité, selon les sources judaïques (« grattez sous le goy et vous trouvez un antisémite ») vivent une explosion d’allégresse.

Bradley Burston a insisté dans Haaretz : « Pour les vrais antisémites, c’est Noël avant l’heure, cette année. Le nouveau père Noël s’appelle Bernard Madoff. C’est leur vœu le plus cher qui se trouve exaucé. La nation aryenne au faîte de ses délires n’aurait jamais osé inventer une chose pareille ». L’exécrable Deborah Lipstadt renchérit : « Madoff, c’est le rêve des antisémites qui se réalise. Les pires parmi eux n’auraient pas pu imaginer une histoire pareille ». Et l’ADL confirme : « Le jour de gloire est arrivé pour les antisémites, nous le savons bien; ils ne vont pas manquer d’exploiter l’affaire. »
On pourrait penser que les méga-escrocs juifs sont une espèce rare, comme les corbeaux blancs. Mais il n’en est rien. Le professeur William Pierce avait déjà formulé une observation clé il y a quelques années : « Les juifs ne sont pas les seuls escrocs, mais ce sont certainement les pires. Si vous entendez parler d’une escroquerie portant sur $100 000, il peut s’agir de n’importe qui. Si vous entendez parler d’une escroquerie portant sur $100 millions de dollars, vous pouvez être sûr qu’il s’agit d’un juif. » Alors s’agissant d’un détournement de 50 milliards, vous pensez…
Pierce rappelait à ses lecteurs le cas de Michael Milken, de Ivan Boesky, de Marty Siegel, de Dennis Levine et du scandale interne qui avait failli faire plonger Wall Street il y a une douzaine d’années, et qui d’ailleurs a mis en faillite des dizaines de milliers d’Américains ordinaires qui ont perdu leurs économies à la suite de la manipulation artificielle des cours de la bourse. Chacun des acteurs principaux qui avaient trempé dans le scandale était juif.
« Vous vous rappelez la catastrophe des caisses d’épargne et de leurs prêts, dans les années 1980, qui a fini par coûter au contribuable américain 500 milliards de dollars ? Le krach de cette industrie a été causé principalement par les investissements énormes en « actions véreuses » pratiqués par une grande quantité de caisses d’épargne. Et le personnage qui était derrière les « actions véreuses », le génie de la finance qui les avait tous convaincus d’en acheter, n’était autre que Michael Milken. »
On peut affiner sa conclusion ; les grands escrocs et requins ne sont pas forcément des juifs mais ce sont tous des gens dévoués à des causes juives, qu’il s’agisse du culte de l’Holocauste ou de la cause sioniste. En matière d’action caritative, un filou américain, qu’il soit goy ou juif, ne se soucie ni des Américains pauvres ni des Africains faméliques, il donne son obole à la cause juive. C’est ce qui se passait avec Madoff. Il a contribué énormément à toutes sortes de causes juives, et c’est pour cela qu’il ne pouvait être qu’un malpropre (Voir dans mon livre Pardès[1] le chapitre « l’homme qui est au-dessus » mes explications détaillées).
Reprenons : pourquoi l’antisémite proverbial devrait-il se réjouir de la chute de Madoff, alors que c’est un coup aussi classique que le lever de soleil tous les matins ? Serait-ce parce qu’il y avait « un grand nombre de juifs éminents de la diaspora parmi ses victimes, y compris le prix Nobel Elie Wiesel, le réalisateur Steven Spielberg et le magnat de l’immobilier Mortimer Zuckerman », comme l’a fait savoir le Wall Street Journal ?
James Petras pense que cela devrait plutôt être une déception pour les antisémites. « Madoff vient de donner une grande claque aux antisémites qui prétendent qu’il y a une ‘conspiration étroite des juifs entre eux pour rouler les gentils’, et que cela devrait venir à bout définitivement de ce bobard. Parmi les principales victimes de Bernard Madoff on trouve ses collègues et ses amis juifs les plus proches, des gens qui partageaient ses repas de shabbat et qui fréquentaient les mêmes temples de la haute société à Long Island et à Palm Beach. (Je joins le texte de Petras en annexe).
C’est le point de vue aussi de Michael Hoffman : « L’énorme arnaque de Madoff sape le stéréotype des haïsseurs de juifs : de ces juifs qui passent leur temps à voler les gentils et à tirer profit du pillage en tant que communauté. Mais c’est faire preuve d’une ignorance crasse. Contrairement à l’opinion reçue, le judaïsme n’est pas bon pour les juifs. Même s’ils commencent par flouer les gentils, tôt ou tard ils finiront par se saigner les uns les autres ». Hoffman va encore plus loin et conclut : « Les principales victimes du judaïsme ne sont pas les gentils mais les juifs eux-mêmes. »
Il y a de quoi hésiter, avant de détromper un si noble cœur. L’affirmation généreuse de Hoffman est certainement juste à un certain niveau profond de spiritualité, mais la stratégie judaïque, à moyen terme, est parfaitement gagnante sur le plan pratique. De banqueroute en banqueroute, d’arnaque en arnaque, d’une fraude à l’assurance à l’autre, la richesse résultante au niveau de la communauté juive ne fait que s’accroître, et ceci grâce à la philanthropie juive entre juifs. Bien sûr, Spielberg et c qu’ils appellent l’université yeshiva ont perdu quelques liquidités dans la débâcle, mais d’un autre côté, ce sont des milliards de dollars qui ont été attirés dans la communauté juive, et qui y restent ! On peut considérer Madoff comme un kamikaze : il s’est fait exploser financièrement, et les pertes immédiates pour une poignée d’investisseurs juifs ne sont que les dommages collatéraux. Mais l’essentiel, le résultat des courses, c’est le transfert permanent de la richesse des goys vers les juifs.
Comme d’habitude, les cris d’orfraie à propos de l’antisémitisme servent à nous égarer quant au fond. On nous bassine avec les investisseurs juifs, mais la majorité des pigeons filoutés par Madoff étaient des non juifs, comme l’a judicieusement fait observer Leo Schmit, le correspondant de Peter Myers à Kandahr, en Afghanistan. « La majorité des étourdis embobinés par Madoff étaient des personnes, des banques, des fonds de placement et des firmes non juives. Il est évident que les fondations juives ne sont pas les plus touchées, c’est entièrement faux. Le tort qu’elles ont subi doit être mesuré à l’aune des dommages causés à de très nombreuses institutions financières, fonds et firmes, dont Henri Blodget a dressé la liste. » Et d’ailleurs, les investisseurs américains juifs, contrairement aux Européens non-juifs et à leurs banques, vont récupérer leur mise, grâce au schéma gouvernemental de protection de la fraude actuellement en vigueur.
Conclusion : les antisémites n’ont aucune raison de se réjouir. Un juif qui truande, on voit ça tous les jours ; un juif indélicat qui réussit, c’est tout aussi banal. Les juifs ne sont pas perdants, ils ont gagné ! Leurs lamentations et regrets sont aussi fiables que les comptes de Madoff. Le professeur Petras s’est réjoui trop vite, quand il a écrit que « cela fera moins de liquidités pour financer les campagnes de l’AIPAC afin de peser sur le Congrès et pour les campagnes de propagande en faveur d’une attaque militaire préventive contre l’Iran ». Pas si vite, ami Jim ! Même si quelques organisations juives et sionistes ont effectivement perdu des billes, la somme totale des avoirs juifs a encore augmenté, et cette nouvelle richesse va à nouveau se frayer un chemin jusqu’au lobby sioniste et consorts. Faut-il en conclure qu’on n’y peut rien ? Eh bien non, car là où il y a de la volonté, il y a des solutions.
Il serait fort déloyal de confisquer leurs fonds privés à des individus juifs innocents à titre de compensation pour les pertes orchestrées par des malfrats juifs, mais pour ce qui est du « peuple juif », c’est de bonne guerre. Actuellement ces immenses avoirs sont des biens de main morte, comme il en était pour les propriétés de l’Eglise au Moyen Age. De main morte, ou amorti, signifie qu’on ne peut pas entamer de procédure hypothécaire contre ces propriétés. Toutes les pertes sont pour vous, tandis que les profits seuls leur appartiennent. Un tel régime est trop beau pour durer éternellement. La Réforme n’aurait jamais vu le jour si n’avait pas régné ce statut privilégié pour les biens de l’Eglise. Les princes ont finalement dû exproprier l’Eglise, parce qu’autrement elle serait devenue trop puissante et elle aurait sapé leur propre domination économique. Il est temps de s’occuper maintenant des biens juifs de main morte. Ils ont largement profité des entourloupes de Madoff, c’est maintenant à eux de payer.
Ces avoirs sont contrôlés par d’autres Madoff et d’autres dirigeants sionistes qu’on n’a pas encore pris la main dans le sac. Le Fonds National Juif (FNJ) « est une multinationale qui opère dans une douzaine de pays du monde entier. Il reçoit des millions de dollars de riches juifs du monde entier, et il s’agit en grande partie de contributions exemptées d’impôts. Le but du FNJ est d’acquérir et de développer des territoires exclusivement au profit des juifs. Le FNJ ne loue de terre qu’aux juifs », dit notre ami Jonathan Cook de Nazareth, qui a décrit le FNJ comme une institution raciste à la richesse et au pouvoir immenses. Le FNJ a reçu des financements de Madoff, et surtout, les autres gens qui avaient placé leur argent dans les dispositifs mis en place par Madoff ont également contribué au FNJ.
Un autre corps en main morte qui a de vastes avoirs, c’est la Conférence sur les réclamations matérielles juives contre l’Allemagne. Cette institution, selon Haaretz, a reçu des milliards de dollars gagés sur des biens immobiliers en Allemagne de l’Est en vertu d’une clause de la loi allemande qui reconnaît celle-ci comme propriétaire de tout ce qui pourrait avoir appartenu à des victimes de l’Holocauste sans héritiers. Ne vous en faites pas : de toute façon, ces sous ne servent pas à secourir le moindre petit vieux juif. Haaretz vous l’explique en gros caractères : « Les survivants de l’Holocauste ne touchent que les miettes des réparations ». Cette montagne de cash devrait servir à dédommager les gentils arnaqués.
Tant qu’on y est, il faudrait faire casquer toutes ces instances communautaires juives, non seulement pour les pertes somme toute légères provoquées par Madoff, mais pour les gouffres manigancés par Alan Greenspan, qui ne jure que par le Talmud, et son camarade de yeshiva Ben Bernanke. Il n’y a aucune raison de détester Alan Greenspan ou de le qualifier d’ennemi public numéro 1 : il suffira de prendre le contre-pied de ses méfaits, le transfert massif de richesses depuis la poche des Américains ordinaires aux richissimes, et de ceux-ci dans la cagnotte des causes juives diverses. Parmi ces dernières, le Centre Simon Wiesenthal pour la tolérance devrait aussi être notre cible privilégiée ; cela sauverait Jérusalem de la monstruosité que cette organisation a l’intention d’édifier dans le centre de Jérusalem par-dessus le cimetière de Mamilla (Selon les normes de la tolérance vue par Simon Wiesenthal, vous êtes tenu d’applaudir aux lois qui vous bâillonnent, et au bombardement de l’Iran).
L’expropriation de ces entités ne fera pas une égratignure à la moindre personne honnête d’origine juive. Bien au contraire ; cela réduira à néant la principale raison des antagonismes entre juifs et non-juifs. Les juifs sauraient qu’il n’y a aucun fonds protégé pour prendre soin de leurs vieux jours, et ils reconnaîtraient qu’ils sont dans le même bateau que leurs concitoyens et amis non juifs. Le lobby juif rétrécirait jusqu’à ses proportions naturelles, disons, celles du lobby cubain de Miami, et les Etats-Unis retrouveraient la santé.
Nous, les Israéliens, serions les plus grands bénéficiaires d’un pareil tournant. Isaac Deutscher attribuait les tendances négatives en Israël à l’influence des juifs américains hyper riches : « Un juif américain riche est extrêmement fier de faire partie du peuple élu, et en Israël il exerce son influence en faveur de l’obscurantisme religieux et de la réaction. C’est lui qui alimente l’esprit de suprématie et d’exclusion racialo-talmudique. Et c’est ce qui nourrit et enflamme l’antagonisme envers les Arabes ». S’il c’est à eux de payer pour leurs sales tours, ce ne sont pas seulement les antisémites, mais les juifs aussi, qui vont avoir d’excellentes raisons de se réjouir.

Traduction : Maria Poumier



[1] Pardès, du côté de la Kabbale, est un vaste essai de  Shamir sur l’articulation entre théologie et différents pouvoirs ; il constitue la cinquième partie du volume La Bataille du discours, ed. Booksurge 2008, disponible sur le catalogue de la FNAC et dans les librairies dissidentes.

http://www.israelshamir.net/French/Affaire_Madoff.htm






Tous nos remerciements à notre amie et camarade Gwendoline Taffin qui nous a signalé cet article. Bisous de toute l'équipe !!


Venezuela : la santé des morts

EN OCCIDENT LA GAUCHE A RENONCÉ À DÉMOCRATISER LES MÉDIAS. LES GRANDS GROUPES PRIVÉS SONT LIBRES d´imposer leur image du monde. C'est parce qu´au Venezuela et dans l´ALBA L´ÉCONOMIE ne DOMINE plus La POLITIQUE et que LA DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE s´accélère, que LES MÉDIAS personnalisent le processus : « Chavez ceci, Chavez cela », « POPULISTE », « DICTATEUR », « IRANien»… Voici donc la révolution par ceux et celles qui la font et qui la pensent de l´intérieur, LOIN DE L´AFP OU DE REUTERS…

Par Luis Hernández Navarro, La Jornada (Mexique)
Traduction de l’espagnol : Thierry Deronne

Chávez à Mérida (Andes vénézuéliennes), septembre 2012

En avril 2012, Walter Mercado, le plus célèbre astrologue latino-américain, avait prédit la mort imminente de Hugo Chávez. À la fin du mois de mai, le journaliste états-unien bien connu Dan Rather, rédacteur de la chaîne câblée HDNet, assura que le mandataire vénézuélien souffrait d’un cancer agressif connu sous le nom de rhabdomyosarcome à métastases, et qu’il était très probable qu’il n’arriverait pas en vie aux élections présidentielles du Venezuela.
À moins d’une semaine des élections, le président Chávez est vivant, sain et actif. Sans donner de signes d’épuisement, il mène une campagne intense tout en assumant le travail gouvernemental. Il voyage, participe aux meetings, prend la parole et donne des instructions sans interruption. Il n’y a pas sur son visage ou dans son comportement le moindre signe que les prédictions sur son décès se réalisent.

Que les prophéties d’un charlatan professionnel ne marchent pas, c’est prévisible. Que les « fuites » diffusées par un journaliste sérieux, dont on suppose qu’il vérifie ses sources, soient fausses, cela arrive. Mais il n’y a nul hasard dans le fait qu’au seuil d’un processus électoral décisif, soient diffusées de manière simultanée et systématique des prédictions de voyants et des rapports confidentiels de professionnels de la presse, et que soit organisée une vraie campagne de désinformation sur la santé de Hugo Chávez.
Pour démoraliser les partisans du président, la droite vénézuélienne et ses alliés internationaux ont voulu faire de sa santé un élément central de leur stratégie électorale. D'abord, ils ont assuré qu’il mourrait, ensuite qu’il était à l’agonie et qu’il ne pourrait pas se présenter aux élections; ensuite qu’il ne pourrait pas mener campagne; finalement, il a fallu inventer qu’un Chávez malade et vieux avait été submergé par la jeunesse et l’énergie de son concurrent de droite, Henrique Capriles.
Or, rien de tout cela ne s’est produit. Le pari de l’opposition a échoué. Au lieu de se démoraliser, les sympathisants du président se sont unis autour de lui et sont descendus dans la rue. Pratiquement tous les sondages annoncent son triomphe le 7 octobre, avec une marge d’avance de 10 à 20 points.
Est-ce un politicien vieux, épuisé comme l’assure l’opposition? Chavez à 58 ans, le même âge qu’Angela Merkel, un an de plus que Mariano Rajoy, deux de moins que Vladimir Poutine et sept de moins que Dilma Rousseff. Il suffit de voir la dynamique de sa campagne, la conviction de ses discours, sa capacité de séduction, le déploiement de sa narration, le temps qu’il passe debout tous les jours pour se rendre compte que c’est un homme vigoureux.
La force de Hugo Chávez dans la société vénézuélienne est impressionnante. Sa candidature est profondément enracinée dans la culture politique émergente de la citoyenneté. En elle s’incarne un projet de transformation sociale partagé par beaucoup. Narrateur d’exception, il a construit un récit national dans lequel des millions de personnes se reconnaissent et avec lequel elles s’identifient. Il a rendu visibles les invisibles et leur a ouvert des espaces pour qu’ils soient les acteurs principaux de leur propre histoire. Comme le montrent plusieurs études d’opinion, plus de 60 pour cent de la population est optimiste sur l’avenir du pays et plus de la moitié des Vénézuéliens sympathisent avec le socialisme. (1)
La droite vénézuélienne, par contre, ne peut assumer son identité. Henrique Capriles, le candidat d’une haute (et rance) bourgeoisie doit se présenter comme un membre de la classe moyenne, se déguiser en progressiste qui veut améliorer le modèle chaviste, tout en occultant son véritable programme de gouvernement. Cela ne lui a pas été facile. Exprimer des idées qui ne sont pas les siennes lui a causé quelques problèmes de communication.
Capriles a eu le mérite – jusqu’ici – de mener une campagne qui a fui la polarisation de classe. Il a remisé au placard la haine que l’oligarchie garde contre Chávez et s’est concentré sur le vote des classes moyennes et des secteurs mécontents du chavisme, en dénonçant les promesses non tenues de la révolution bolivarienne. Cependant, la manoeuvre politique ne semble pas lui avoir permis de dépasser le plafond historique des votes de l’opposition.
Le président a reconnu des erreurs dans sa gestion. Il y a quelques jours il a admis qu’il peut y avoir des mécontents à cause d’erreurs telles que le déficit persistant de logements, d’infrastructures, ou à cause de désaccords avec les dirigeants, mais il leur a demandé de ne pas voter en fonction de ces éléments. « Le 7 octobre – a-t-il dit – l’enjeu n’est pas si l’électricité a été coupée ou non, si l’eau est arrivée ou non, si on m’a donné ma maison ou pas, si je n’ai pas encore d’emploi, ou si je suis fâché sur je ne sais qui. Non. Nous ne jouons pas avec ces choses, je vous le répète, camarades : l’enjeu c’est la vie de la patrie, le futur des fils et des filles de tout le Venezuela. »
De la même manière que l’opposition et les médias internationaux ont annoncé la mort imminente de Hugo Chávez, pour finalement se retrouver – comme dans la citation apocryphe de Don Juan Tenorio – face à un mandataire en parfaite santé, ils veulent à présent créer l’impression d’un scrutin indécis, que Capriles pourrait remporter. Rien ne permet de supposer que ce sera le cas.
Dans ce peu de jours qui restent avant le 7 octobre, le débat ne porte pas sur qui sera le vainqueur, ni avec quel pourcentage triomphera Hugo Chávez. La vraie question n’est pas de savoir si l’opposition remontera un retard avéré par la majorité des sondages (2), mais si elle acceptera sa défaite ou choisira de jouer le reste de ses « cartes » en pariant sur la déstabilisation.
Notes

1- « Le Venezuela hors de la Caverne de Platon »

2-  « La reprise de l’ » économie vénézuélienne est-elle durable? Le rapport du CEPR  (Washington) »

Source Venezuela Infos

 http://www.sergeadam.net/2012/10/venezuela-la-sante-des-morts.html?spref=fb

06 octobre 2012

Chroniques des années de braise (film algérien)

 

Chroniques des années de braise (en arabe Waqa'i' sanawat ed-djamr) est un film algérien réalisé par Mohammed Lakhdar-Hamina, sorti en 1975. 

Le film est composé de 6 volets : 
Les Années de Cendre. 
Les Années de Braise. 
Les Années de Feu. 
L'Année de la Charrette. 
L'Année de la Charge. 
Le 11 novembre 1954. 

L'histoire du film commence en 1939 et se termine le 11 novembre 1954 et, à travers des repères historiques, démontre que le 1er novembre 1954 (date de déclenchement de la révolution algérienne) n'est pas un accident de l'histoire, mais l'aboutissement d'un long processus, de souffrances, de combats d'abord politiques et puis militaires, qu'entreprit le peuple algérien contre le fait accompli qu'est la colonisation française débutant par un débarquement à Mohammed Lakhdar-Hamina le 14 juin 1830.