145e anniversaire du
soulèvement de Grito de Lares
Les Portoricains célèbrent la
naissance de
leur mouvement pour l'indépendance
Le 23 septembre, des milliers de supporters
de l'indépendance portoricaine ont
célébré le 145e anniversaire
du soulèvement anticolonial connu sous le
nom de Grito de Lares (le Cri de Lares),
célébré cette année en
l'honneur du patriote portoricain Oscar Lopez
Rivera, un prisonnier politique
incarcéré aux États-Unis
depuis plus de 32 ans.
Cette fête révolutionnaire
commémore la rébellion de 1868, qui
a eu lieu principalement dans la ville de Lares et
menée contre l'esclavage et le colonialisme
espagnol. Une armée d'insurgés
composée d'anciens esclaves africains, de
travailleurs de ville, de paysans et d'autres
couches de la société coloniale
portoricaine, ont pris d'assaut la ville de Lares
et ont attaqué la garnison militaire
espagnole. C'est à cette occasion que fut
lancé le slogan
Que viva Puerto Rico
libre ! Bien que le soulèvement
ait été maté, il a
néanmoins été l'expression de
l'affirmation de la nation et un moment
décisif dans la lutte pour
l'autodétermination.
Cette année, dès les
premières lueurs de l'aube, des centaines
de personnes se sont rassemblées sur la
Plaza de la Revolucion dans la ville de Lares,
tandis que d'autres ont assisté à
une messe célébrée à
la mémoire de l'insurrection historique du
23 septembre 1868.
À la Plaza de la Révolucion, des
supporters de l'indépendance portoricaine
ont placé des fleurs au pied du buste de
Ramon Emeterio Betances, qui a joué un
rôle des plus importants dans le Grito de
Lares. On a entonné l'hymne
révolutionnaire de Porto Rico et plusieurs
politiciens du Parti de l'indépendance
portoricaine ont pris la parole.
De Lares, les manifestants ont marché
jusqu'à Homigueros où fut tenu un
évènement à la mémoire
du chef indépendantiste de l'organisation
clandestine Los Macheteros, Filiberto Ojeda Rios,
abattu par le FBI le 23 septembre 2005, jour
d'anniversaire patriotique.
  |
Les États-Unis ont colonisé Porto
Rico en 1898 et ont depuis
déployé tous leurs efforts pour
écraser la lutte pour
l'indépendance, ayant recours aux
assassinats, aux emprisonnements et à la
violence pour tenter de mater la
résistance. La pauvreté
imposée au pays par les États-Unis
est telle que des millions de Portoricains
quittent le pays pour aller vivre aux
États-Unis. Une des nombreuses injustices
dont Porto Rico a été victime est le
fait que pendant 62 ans la marine
étasunienne a malmené l'île et
le peuple de Vieques, jusqu'à ce qu'elle
soit enfin évincée en 2003. La
population de Vieques souffre toujours des
conséquences des essais d'armements qui y
ont eu lieu, dont des taux d'incidence de cancer
30 % plus élevés qu'ailleurs au
Porto Rico liés aux essais d'armes à
l'uranium affaibli.
Une fois de plus, ce printemps, le
Comité spécial de l'ONU sur la
décolonisation a réaffirmé
qu'il fallait mettre fin au statut colonial de
Porto Rico. Le Comité spécial
discute de cette question depuis 40 ans, et il a
adopté 32 résolutions en ce
sens, les 14 résolutions les plus
récentes ayant été
présentées par Cuba et
adoptées par consensus. Le plus
récent projet de résolution a
été présenté par Cuba
avec la participation du Venezuela, de la Bolivie,
de l'Équateur et du Nicaragua. Le
représentant de Cuba au sein du
comité a fait valoir qu'il y avait eu peu
de progrès pour en arriver à une
solution, mais que néanmoins
115 années de colonialisme
étasunien n'avaient pas réussi
à « mater la volonté et
la culture du peuple portoricain ou à
détruire son identité ou son
appartenance nationale ».
Informant le Comité spécial
des récents développements dans les
relations de Porto Rico avec les
États-Unis, Juan Dalmau du Parti de
l'indépendance portoricaine a dit que
l'événement récent le plus
significatif avait été le
référendum de novembre 2012. Avec
une participation de 74 %, 54 % de la
population avait rejeté le soutien au
statut actuel de commonwealth. En dépit de
ce « rejet sans
équivoque » du colonialisme, le
gouvernement des États-Unis continue de
défendre ce même colonialisme. Le
thème le plus fréquent
émanant de pétitions
présentées au comité est
celui exigeant la libération des
prisonniers politiques portoricains, dont Lopez
Rivera, qui est incarcéré depuis
maintenant plus de 32 ans, dont 12 en
isolement.
Oscar Lopez Rivera, à qui on a
dédié l'anniversaire
commémoratif de Grito de Lares cette
année, a été condamné
à 55 ans de prison en août 1981.
Il a été le seul de
13 prisonniers politiques à avoir
rejeté une offre de libération de la
part du président de l'époque, Bill
Clinton. Il avait rejeté l'offre parce que
deux autres camarades avaient été
exclus de l'entente et il a donc
décidé de purger le reste de sa
peine. En fin de compte, douze personnes ont
été relâchées et les
deux personnes dont Lopez Rivera exigeait la
libération ont depuis été
libérées. Lopez Rivera satisfait aux
conditions de sa libération telles que
contenues dans l'offre de clémence mise de
Clinton. Les patriotes portoricains et les
personnes aspirant à la justice et à
la paix partout dans le monde soutiennent que
Lopez Rivera n'aurait jamais dû être
accusé ou incarcéré et qu'il
devrait être libéré
sur-le-champ.
À l'occasion de l'anniversaire de Grito de
Lares,
LML salue Oscar Lopez Rivera et
le mouvement pour l'indépendance
portoricaine et appelle tout le monde à
s'informer au sujet de cette importante lutte.
Le prisonnier politique Oscar Lopez Rivera
investi de l'Ordre de solidarité
Le 18 septembre, lors d'une
cérémonie tenue au monument
commémoratif José Marti à la
Havane, à Cuba, Clarisa Lopez Ramos a
été honorée de l'Ordre de
solidarité El Mehdi Ben Barka qu'elle a
reçu au nom de son père, le patriote
portoricain Oscar Lopez Rivera. Le 29 mai marquait
32 ans d'incarcération aux
États-Unis pour Oscar Lopez Rivera en tant
que prisonnier politique, arrêté pour
avoir participé au mouvement pour
l'indépendance pour affranchir Porto Rico
du colonialisme étasunien. L'honneur a
été attribué par le
secrétariat de l'Organisation de
solidarité avec les peuples de l'Asie, de
l'Afrique et de l'Amérique latine
(OSPAAAL).
Clarisa Lopez Ramos a lu le message de
remerciement que son père a fait parvenir
après avoir appris qu'il avait
été ainsi honoré. Dans son
message, il affirme que cette décoration
contribuera aux actions de solidarité,
faisant en sorte qu'il ne sombrera pas dans
l'oubli tel un « homme invisible»,
faisant allusion aux médias
monopolisés et à leur mur de silence
autour de l'injustice de longue date des
États-Unis contre le peuple portoricain.
Nous élèverons nos voix
jusqu'à ce que mon père ainsi que
tous les Cinq patriotes cubains soient de retour,
et eux non plus ne seront pas invisibles, a
déclaré Clarisa, saluant du
même coup les combattants portoricains et
les quatre patriotes cubains toujours
emprisonnés aux États-Unis, Gerardo
Hernández, Ramon Lananino, Antonio Guerrero
et Fernando Gonzalez.

Une
embrassade fraternelle entre les peuples cubains
et portoricains a souligné la remise de
l'Ordre des mains du Héros de la
République de Cuba, René Gonzales,
à Clarisa Lopez.
Lourdes Cervantez, secrétaire
générale de l'OSPAAAL, a fait part
de la décision de l'organisation de mettre
en valeur les qualités humaines, les
événements et la vie d'Oscar Lopez
Rivera en tant que modèle de la lutte des
Portoricains pour l'indépendance de leur
pays, de l'Amérique latine et des Cara
ïbes
de l'impérialisme.
L'Ordre El Mehdi Ben Barka a été
fondé en 1986 par le secrétariat
exécutif de l'OSPAAAL, et depuis, il a
été attribué à 23
personnalités éminentes luttant pour
la liberté, l'indépendance, contre
le colonialisme, et pour la paix et la justice
sociale. Parmi elles, Nelson Mandela, nos Cinq
patriotes et le patriote nationaliste portoricain
Rafael Cancel Miranda.
La cérémonie fait partie des Jours
de solidarité de Cuba avec Porto Rico. Au
sein de la délégation de
Portoricains il y avait Elsa Santiago, conjointe
du prisonnier politique portoricain Norberto
Gonzalez, Aleida Centeno, une dirigeante du Parti
nationaliste portoricain, Edwin Gonzales,
dirigeant de la mission portoricaine à
Cuba, et le chef de la délégation,
Alejandro Torres, membre du secrétariat du
mouvement d'indépendance nationale
hostosien. Parmi les dignitaires cubains
présents il y avait José Ramon
Balaguer Cabrera, membre du secrétariat du
Comité central du Parti communiste de Cuba
et dirigeant du département des Relations
internationales, Ricardo Alarcón,
conseiller auprès du président des
conseils d'État et des ministres de Cuba,
ainsi que des dignitaires, des dirigeants et des
invités de l'OSPAAAL, l'Institut cubain
pour l'amitié avec les peuples (ICAP) et le
Mouvement cubain pour la paix ainsi que des
représentants et des diplomates provenant
de 14 pays.

Les États-Unis refusent au
président du Venezuela
le droit de survoler Porto Rico
Non au comportement de voyou des
impérialistes américains et à
leur violation des lois et normes qui
régissent les relations internationales!
Le Parti communiste du Canada
(marxiste-léniniste) condamne le
récent effort des impérialistes
américains pour faire obstacle une fois de
plus au droit de libre passage dans le ciel de
l'avion du président d'un pays souverain.
Cette fois-ci, les États-Unis s'en sont
pris au président du Venezuela Nicolas
Maduro et à la branche exécutive du
gouvernement du Venezuela.
Le 19 septembre dernier, le président
Maduro, qui allait s'envoler pour la Chine afin
d'y prendre part à des rencontres
bilatérales les 21 et 22 septembre, a
été informé que les
États-Unis refusaient l'accès
à son avion présidentiel à
l'espace aérien du Porto Rico qui faisait
pourtant partie de l'itinéraire
établi d'avance. Cette tentative de nuire
au renforcement des relations entre les
gouvernements vénézuélien et
chinois a avorté. Quelques heures plus
tard, le président Maduro annonçait
qu'il était en route vers la Chine.
Un porte-parole du Département
d'État a dit que l'avion du
président Maduro, après un
délai, a finalement été
autorisé à survoler Porto Rico dans
les heures qui ont suivi des négociations
avec des représentants de l'ambassade du
Venezuela pour approuver le survol de cet espace
aérien. L'ambassade des États-Unis
à Caracas a essayé dans un
communiqué diplomatique de justifier le
délai en disant que la requête
n'avait pas été
présentée à temps et que
« l'avion présidentiel n'était
pas un avion d'État ce qui est pourtant une
nécessité pour obtenir
l'autorisation de survol ». On lit aussi
dans le communiqué que l'ambassade avait
offert au Venezuela, qui entretient depuis des
années des relations actives avec plusieurs
pays, des conseils « sur la façon
appropriée d'obtenir l'autorisation...
»

Cette
déclaration fallacieuse de l'ambassade des
États-Unis, un nid d'intrigues à
partir duquel les États-Unis fomentent des
complots contre-révolutionnaires au
Venezuela, a été
réfutée totalement par l'ambassadeur
du Venezuela aux États-Unis Calixto Ortega:
«L'autorisation a été
refusée. J'ai le texte ici en mains. Nous
avons dû tenir une série de
conversations [afin d'obtenir l'autorisation de
vol] », a-t-il dit. Il a ajouté que
l'avion, l'itinéraire et la requête
étaient exactement les mêmes qu'en
juin dernier alors que le président Maduro
a survolé Porto Rico en route vers l'Italie
pour une tournée diplomatique en Europe et
à ce moment-là l'autorisation avait
été accordée
immédiatement.
Aussitôt qu'il a eu vent de cet acte
provocateur des États-Unis, le
président de la Bolivie Evo Morales a dit
qu'il allait proposer que les présidents
membres de l'Alliance bolivarienne pour les
peuples des Amériques (ALBA) boycottent les
réunions de l'Assemblée
générale des Nations unies à
New York pour protester contre cet incident.
« Les États-Unis, a-t-il dit, doivent
être avertis que s'ils s'en prennent
à Maduro, ils s'en prennent à tous
les peuples d'Amérique latine car il en va
de l'unité et de la souveraineté de
nos peuples. » Morales, dont l'avion
présidentiel a fait l'objet plus tôt
cette année d'un acte semblable à
l'instigation des États-Unis alors qu'il
revenait d'Europe, a demandé que la
Communauté d’États
latino-américains et caribéens
(CELAC) tienne une réunion d'urgence pour
traiter de l'incident. Le ministre cubain des
Affaires étrangères Bruno Rodriguez
Padilla a qualifié le comportement des
États-Unis « d'injustifiable,
d'arbitraire et d'inamical, une offense à
toute l'Amérique latine et aux
Caraïbes ». Il a ajouté que les
membres de la CELAC étaient en train de
discuter de la question et allaient la soulever
devant l'Assemblée générale
de l'ONU. Cuba est le président
pro
tempore de la CELAC.
Toujours le 19 septembre, le président
Maduro a dénoncé un autre acte
d'agression des impérialistes
américains. Les États-Unis ont
refusé d'accorder des visas aux ministres
du gouvernement vénézuélien
qui devaient faire partie de la
délégation présidentielle au
Forum de coopération
Afrique-Amérique du Sud qui se tient sous
l'égide de l'Assemblée
générale des Nations unies. «
Nous n'allons pas à New York pour un voyage
de plaisance... nous nous rendons à une
activité de l'ONU. Je ne peux pas accepter
qu'ils aient refusé un visa au
major-genéral Wilmer Barriento », a
dit Maduro.
Cette préoccupation sérieuse face
à des actes agressifs de la part des
États-Unis contre des chefs d'État,
leur avion et leurs délégations a
été confirmée comme
étant justifiée la semaine
d'après. Suite aux rencontres que le
président Maduro a tenues en Chine, les
agences de nouvelles ont rapporté que
plutôt que de participer au Débat
général de la 65e Assemblée
générale à New York le 25
septembre, où il devait prendre la parole
à 15 heures, le président
était retourné directement à
Caracas. Ce changement de plan a été
causé par la requête des
États-Unis à l'effet que l'entourage
du président Maduro soit fouillé par
les autorités américaines, une
requête totalement inappropriée et
hors des normes des relations internationales.
Plus tôt dans la semaine, le 23 septembre,
le ministre des Affaires étrangères
Elias Jaua a dit que la délégation
vénézuélienne ne pouvait pas
confirmer que le président Maduro serait
présent à l'Assemblée de
l'ONU et qu'il demandait une garantie que les
États-Unis allaient respecter la
délégation.
Ces assauts des impérialistes
américains sont autant de nouvelles
violations des lois et des normes qui gouvernent
les relations internationales entre États
souverains. Les actes les plus récents sont
commis dans le même esprit de vengeance que
ceux qui ont été commis contre le
président bolivien Evo Morales et son avion
présidentiel il y a à peine quelques
mois.
Ces actes démontrent jusqu'où les
intérêts privés qui ont
usurpé le pouvoir d'État aux
États-Unis sont prêts à aller
pour faire du gangstérisme le nouveau
standard dans les relations internationales afin
de servir leurs intérêts
privés sans égard aux
conséquences que cela peut avoir sur les
relations pacifiques entre les pays.
Le fait que les quartiers généraux
de l'ONU soient en sol américain n'autorise
en rien les États-Unis à
empêcher une délégation d'un
pays membre d'y participer pleinement. De telles
méthodes de représailles empreintes
d'un esprit de vengeance n'ont pas leur place dans
les relations internationales et doivent cesser.
Non au
gangstérisme des États-Unis!
Condamnons les actes d'agression des
impérialistes américains contre
le
président Maduro et le gouvernement
souverain du Venezuela!
Solidarité internationale
avec les Cinq Cubains
15 ans d'injustice! 15 ans de lutte vaillante!
- Isaac Saney, Réseau
canadien pour Cuba, le 12 septembre 2013 -
Vancouver,
12 septembre 2013
Il y a 15 ans, le 12 septembre 1998, cinq Cubains
héroïques ont été
arrêtés et emprisonnés pour
avoir défendu leur pays contre le
terrorisme. Ce fut leur seul crime:
prévenir des attaques terroristes
lancées contre Cuba depuis la Floride, avec
la complicité tacite du gouvernement des
États-Unis. Ces attaques ont fait plus de
1400 victimes depuis 1959. Les cinq héros
ont été arrêtés
à Miami et condamnés à des
peines sévères - allant de 15 ans
à deux peines d'emprisonnement à
perpétuité.

Montréal,
12 septembre 2013
|
Loin d'être découragés,
abattus ou terrassés, les cinq héros
ont refusé de se soumettre. Ils sont
demeurés fermes et ont refusé
d'abandonner leurs principes, des principes
forgés et profondément
enracinés dans l'histoire
révolutionnaire cubaine. En tant
qu'incarnation de Cuba, ils représentent le
meilleur de la lutte indomptable de
l'humanité pour la justice et la paix.
Alors que Washington espérait les
reléguer à l'oubli, les peuples du
monde ont pris en mains la cause de gagner la
liberté de chacun de ces patriotes cubains.
Ensemble, ces cinq héros - Fernando
González Llort, René González
Sehwerert, Antonio Guerrero Rodríguez,
Gerardo Hernández Nordelo et Ramón
Labañino Salazar - sont des symboles
internationaux de la lutte pour
l'autodétermination, l'indépendance
et la dignité humaine.
Kamloops,
14 septembre 2013
|
Les Canadiens se sentent interpellés par
la cause des cinq héros et sont
outrés de leur incarcération injuste
pour avoir simplement défendu leur patrie
contre une agression. Partout au Canada une
série d'événements et
d'activités se déroulent dans le
cadre de la campagne internationale pour marquer
le 15e anniversaire de l'emprisonnement injuste
des cinq héros et exiger leur
libération immédiate. À
Toronto, un rassemblement a eu lieu devant le
consulat américain appelant à la
libération des Cinq. En
Colombie-Britannique, Vancouver, Nanaimo, Kamloops
et Bowen Island seront l'hôte
d'événements, dont un rassemblement
devant le consulat américain à
Vancouver et plusieurs activités
culturelles et éducatives. Ces actions
reflètent la détermination
résolue de briser le mur du silence et de
désinformation que les autorités
américaines cherchent à imposer
autour de cette lutte courageuse.
Dans un monde qui est poussé au bord de la
guerre, face à des calamités qui
menacent le bien-être de l'humanité,
les cinq héros nous rappellent qu'il existe
d'autres moyens par lesquels les relations
humaines et les sociétés peuvent
être organisées. Cela a
galvanisé la solidarité
internationale et le mouvement d'amitié
envers Cuba qui vont demander jusqu'à la
fin la liberté des Cinq cubains.
Libérez les Cinq Cubains maintenant!
À la conscience du monde et au peuple
étasunien
- Message des Cinq Héros
cubains -

René
Gonzalez et sa femme Olga Salanueva attachent un
ruban jaune à un arbre devant El Templete
(le temple)
à la Vieille Havane le 12 septembre
2013.
(CubaDebate)
Voilà aujourd'hui quinze ans, le 12
septembre 1998, que cinq arrestations brutales
opérées simultanément, ont
brisé nos foyers et ouvert l'un des
chapitres les plus honteux de l'histoire juridique
des États-Unis : le procès
engagé contre nous, qui sommes connus
maintenant comme les Cinq.
L'arrestation et le procès des Cinq
resteront gravés dans l'histoire comme l'un
des épisodes les plus ignominieux et les
plus sordides des relations entre les
États-Unis et Cuba. Quelques mois plus
tôt, les bons offices du prix Nobel de
littérature, dont Gabriel García
Márquez, avaient permis d'ouvrir les portes
à une coopération marquante entre
les deux pays dans la lutte contre le terrorisme.
En juin de cette année-là, une
délégation du FBI s'était
rendue en visite à Cuba et, après
avoir reçu une copieuse information sur les
activités terroristes organisées
impunément contre l'île depuis Miami,
avait promis à sa contrepartie cubaine
d'entreprendre des actions à ce sujet.
Portant un coup bas à l'administration
William Clinton, le FBI, au lieu
d'appréhender les terroristes, arrêta
et conduisit devant les tribunaux ceux — nous —
qui collectaient des informations pour
éviter les dommages qu'ils causaient
à la population cubaine. Le système
judiciaire étasunien fut utilisé
ouvertement comme un moyen pour protéger
les terroristes, au point que nous
comparûmes devant un jury apeuré,
dans un climat de lynchage. On recourut à
de cruelles conditions de mise au secret pour nous
briser et pour nous empêcher de
préparer dûment notre défense.
Le mensonge s'empara de la salle d'audience.
On falsifia, on endommagea ou on supprima des
preuves. On se moqua ouvertement des instructions
de la juge. On menaça publiquement de
prison les terroristes cités comme
témoins par la défense s'ils ne
recouraient pas aux bénéfices du
Cinquième Amendement contre
l'auto-incrimination. Tout ceci face à une
presse qui avait choisi de maintenir le peuple
étasunien dans l'ignorance la plus absolue,
tandis que le siège du procès
était impitoyablement soumis à un
barrage de propagande contre les accusés.
Le 8 juin 2001, un jury qui en était
arrivé à exprimer sa peur devant le
harcèlement de la presse locale, -
laquelle, on le sut plus tard, avait
été grassement payée par
l'administration étasunienne — nous
déclara coupable de tous les chefs
d'accusation, et même d'un au sujet duquel
le parquet avait reconnu auparavant, dans une
motion d'urgence adressée à la cour
d'appel d'Atlanta, qu'il ne disposait pas d'assez
de preuves pour emporter un verdict de
culpabilité.
La conduite déplorable des procureurs, des
juges et de l'administration étasunienne
à ce procès ne sont pas un hasard.
Il est impossible de se comporter d'une
manière éthique quand, pour
atteindre un but auquel la haine politique se
mêle à l'arrogance personnelle et
à la vengeance, on instruit des chefs
d'accusation qu'on ne peut ensuite défendre
qu'en se moquant des lois et en recourant à
la prévarication et à l'abus de
pouvoir. Le cercle vicieux ouvert par la
décision politique de nous écraser
sous plusieurs chefs d'accusation, dont les plus
graves étaient fabriqués de toutes
pièces pour nous contraindre à
transiger, ne pouvait que se refermer sur la
conduite toujours plus méprisable des
procureurs.
Mais nous n'avons pas transigé, parce
qu'un déploiement de force brutale ne
signifie pas que celui qui l'exerce possède
la morale requise. Nous n'avons pas
transigé parce que le prix du mensonge pour
combler les attentes des procureurs nous semblait
trop dégradant. Nous n'avons pas
transigé parce qu'impliquer Cuba — la
nation que nous protégions — dans des
accusations fallacieuses pour grossir le dossier
de l'administration étasunienne contre
l'île aurait été une trahison
impardonnable contre le peuple que nous aimons.
Nous n'avons pas transigé parce que les
valeurs humaines restent encore pour nous un bien
précieux sur lequel repose la
transformation de l'homme en un être
meilleur. Nous n'avons pas transigé parce
que cela voulait dire renoncer à notre
dignité, source d'estime de soi et d'amour
propre pour n'importe quel humain.
Au lieu de transiger, nous avons accepté
le procès. Un procès qui, si on en
avait parlé, aurait mis en doute non
seulement notre cas particulier, mais l'ensemble
du système de justice des
États-Unis. Si ce qui se passait dans cette
salle d'audience n'avait pas été
escamoté au peuple étasunien, auquel
nous n'avons jamais fait ni tenté de faire
le moindre tort, il aurait été
impossible de monter cette parodie de justice
transformée en cirque romain.
Quinze années se sont
écoulées durant lesquelles
l'administration étasunienne et le
système de justice de ce pays ont fait la
sourde oreille aux réclamations
d'organismes des Nations unies, d'Amnistie
International, de plusieurs Prix Nobel, de
parlementaires ou de parlements au complet, de
personnalités et d'institutions juridiques
et religieuses. Seule la levée de cet autre
blocus, celui qu'on a imposé au peuple
étasunien pour qu'il ignore tout,
permettrait de voir naître l'espoir que
cesse cette injustice.
Aujourd'hui, l'île de Cuba apparaîtra
couverte de rubans jaunes. Le peuple cubain sera
le protagoniste de ce message qui recourt à
un symbole devenu traditionnel pour le peuple
étasunien. Pour ceux qui se sont
acharnés avec tant de succès
à dresser un mur de silence autour de ce
cas, ce sera un énorme défi que
d'empêcher le monde d'être
informé de ce fait probablement
inédit : un peuple tout entier
décorant son pays pour demander à un
autre d'exiger que son gouvernement libère
ses enfants injustement incarcérés.
Entre temps, nous les Cinq, nous continuerons de
mériter ce déploiement massif
d'affection ; nous continuerons d'être de
dignes fils du peuple solidaire et
généreux qui en est le protagoniste,
et d'être dignes de l'appui de ceux qui,
tout autour du monde, se sont joints à
notre cause ; nous continuerons de dénoncer
cette injustice qui remonte déjà
à quinze ans, et nous ne céderons
jamais d'un iota l'avantage moral qui nous a
permis de résister et de même de
grandir, tout en supportant le poids de la haine
vindicative de la part du gouvernement le plus
puissant de la planète.
Gerardo, Ramón, Antonio, Fernando et
René
Les patriotes cubains reconnaissants de la
solidarité de Cuba et du monde
Ramón Labañino, un des Cinq
cubains, qui ont été
arrêtés le 12 septembre 1998 à
Miami, en Floride, a récemment
exprimé sa gratitude pour toute la
solidarité que ces prisonniers politiques
ont reçue à l'occasion du 15e
anniversaire de leur emprisonnement aux
États-Unis.
« Ces derniers jours, a dit
Labañino, nous avons ressenti une immense
joie et une immense fierté en recevant les
expressions d'amour et d'appui de notre île
bien aimée et de partout sur la
planète. »
« Il n'y a pas de doute que nous les Cinq
sommes privilégiés d'avoir tant de
soeurs et de frères de presque tous les
courants politiques et des secteurs du sport, de
l'art et de la science », a-t-il
ajouté.
Labañino a été nommé
Héros de la République de Cuba, de
concert avec ses camarades Gerardo
Hernández, Antonio Guerrero, Fernando
Gonzalez et René Gonzalez.
« Nous sommes tous unis dans cette noble
cause qui nous dépasse tous. Pour Cuba!
Aujourd'hui, demain et pour toujours! »,
écrit-il dans son message.
Labañino a d'abord été
condamné à perpétuité
plus 18 ans, et par après, en 2009, sa
sentence a été ramenée
à 30 ans. L'injustice persiste toujours,
avait-il déclaré à ce
moment-là, de pair avec Antonio Guerrero et
Fernando Gonzalez qui avaient reçu eux
aussi une deuxième sentence.
C'est Gerardo Hernández qui a reçu
la sentence la plus sévère de toutes
( une double sentence de prison à vie plus
15 ans), tandis que René Gonzalez est
maintenant à Cuba après avoir
complété sa sentence et avoir
été privé de sa
citoyenneté américaine.
Des groupes de défense des droits humains,
des parlementaires et des personnalités de
divers domaines dont 10 lauréats du Prix
Nobel ont demandé la libération des
Cinq cubains. Plus récemment, un panel de
l'ONU a conclu que leur détention
était arbitraire et a demandé au
gouvernement américain de mettre fin
à cette injustice.
Voici des vidéos et des photos de
certaines des actions tenues à Cuba, au
Canada et aux États-Unis, où les
rubans jaunes symboliques sont en évidence
partout, représentant le désir des
peuples du monde épris de paix et de
justice de voir les héros cubains bien
aimés retourner en sécurité
dans leur patrie.
Cuba — La Havane
Un gala et un concert en l'honneur des Cinq ont
été donnés à la Havane
le 12 septembre 2013. Y étaient
présents des dignitaires cubains dont le
président Raúl Castro et d'autres
membres du Conseil des Ministres, René
Gonzalez, le seul des Cinq qui a recouvré
sa liberté, et les familles des cinq
héros. Plusieurs autres
événements ont été
tenus à Cuba.


Une
vidéo d`une nouvelle performance par
des musiciens cubains de la chanson
traditionnelle «Tie a Yellow Ribbon
Round the Old Oak Tree,» dans le cadre
de la campagne internationale du ruban jaune
pour ramener immédiatement les
patriotes cubains à leur patrie, leur
peuple et leurs familles bien aimés.
Canada
Des actions pour briser le silence autour des
Cinq cubains ont été tenues
à travers le Canada et se poursuivent
dans les semaines qui viennent (voir plus bas).
Le Comité de Vancouver pour la
libération des Cinq a intensifié
son travail en tenant 7 actions en 4 jours
à Vancouver, Kamloops, Nanaimo et le
premier événement pour les Cinq
cubains à avoir été tenu
sur l'Île Bowen.
Calendrier
d'événements
Le rôle de Cuba dans la lutte contre
l'apartheid en Afrique du Sud
- Symposium, Université
de Toronto, les 27 et 28 septembre -
«
Le peuple cubain occupe une place
spéciale dans le coeur des peuples
d'Afrique. Les internationalistes cubains ont
fait une contribution à
l'indépendance, la liberté et la
justice en Afrique qui est sans pareil par sa
défense des principes et son altruisme.
» - Nelson Mandela, 26 juillet
1991
Le symposium « La guerre inconnue de
l'Afrique : la terreur de l'apartheid, Cuba et
la libération de l'Afrique australe
» commémorera le 25e anniversaire
de la bataille de Cuito Vuanavale, un jalon
important dans la lutte pour
l'indépendance et
l'autodétermination africaines, marquant
la défaite décisive en Angola des
forces armées racistes de l'État
de l'apartheid sud-africain par les troupes
cubaines et angolaises. Cette défaite
entraînait l'indépendance
immédiate de la Namibie et
accélérait de ce fait la chute du
régime raciste en Afrique du Sud. Or, ces
événements et le rôle
considérable et crucial de Cuba dans la
lutte contre l'apartheid sud-africain demeurent
à toute fin pratique inconnus en
Occident. L'autre oublié est la guerre de
terreur menée par le régime de
l'apartheid dans la région, qui donne le
contexte de l'intervention cubaine.

Le
symposium a lieu à l'auditorium William
Doo, au 45, rue Willcocks, Université de
Toronto. Il comptera parmi ses participants des
auteurs et des activistes de Cuba et d'ailleurs
qui étaient présents lors de ces
événements d'il y a 25 ans.
L'événement débute à
19 h le vendredi 27 septembre avec la projection
du film Patrias es humanidad suivie d'un panel
avec questions et réponses et une
réception. Le lendemain, le samedi 28
septembre, le programme se poursuit de 8 h 30
à 17 h avec une série de panels et
de présentations sur les thèmes
suivants : La guerre de terreur de l'apartheid :
le terrorisme régional et la campagne de
déstabilisation de l'Afrique du Sud de
l'apartheid; Cuba et la libération de
l'Afrique australe : Regard sur la contribution
internationaliste de Cuba à la lutte
contre l'apartheid; et La bataille de Cuito
Cuanavale et le legs de la lutte de
libération nationale.
Des troupes internationalistes cubaines luttant
aux côtés du peuple angolais en
1980

Les troupes
internationalistes cubaines luttent
avec
le peuple angolais, 1980
|
Au nombre des participants au programme:
* Jorge Risquet, chef de la diplomatie cubaine
en Afrique des années 1970 aux
années 1990;
* John Saul, spécialiste
internationalement acclamé et
respecté des questions de l'Afrique
australe et militant contre l'apartheid;
* Silvio Baro, spécialiste de la
politique étrangère de Cuba et
ancien membre de la mission cubaine en Angola;
* Piero Gleijeses, spécialiste de la
politique étrangère des
États-Unis à l'université
Johns Hopkins;
* Prexy Nesbitt, ancien représentant du
Mouvement populaire de libération
nationale de l'Angola aux États-Unis.
L'événement est commandité
par : Réseau canadien pour Cuba;
Programme d'études caribéennes,
Université de Toronto; Chaire
James-Robinson-Johnston en études de
l'histoire des Noirs au Canada,
Université Dalhousie; A Different
Booklist; Groupe de recherche et d'initiative
sur la libération de l'Afrique
Pour de plus amples renseignements veuillez
communiquer avec Isaac Saney
(isaney@hotmail.com, 902-494-1531); Melanie
Newton (melanie.newton@utoronto.ca,
416-978-4053); Miguel san Vincente
(adifferentbooklist@rogers.com, 416-538-0889)
Exposition des caricatures de Géraldo
Hernández
Montréal
Le vendredi 4 octobre - 17 h
Centre Simon Bolivar, 394, boulevard de
Maisonneuve Ouest (métro Place des Arts)


Quelques
caricatures de Gerardo Hernández.
Cliquez pour agrandir
La Table de concertation de solidarité
Québec-Cuba travaille présentement
à la campagne « Un mois pour les
Cinq », pour marquer le 15e anniversaire
de l'emprisonnement injuste des cinq
héros cubains. Ces efforts aideront
à briser le silence entourant les Cinq et
à faire en sorte que justice soit faite.
Le piquetage du 12 septembre a été
une réussite, tout comme le visionnement
du film « Mission contre la terreur
».
La Table désire également
informer ses membres et amis que la 9e
édition de la Journée
montréalaise d'amitié avec Cuba
n'aura pas lieu. Ceux qui désirent
participer aux préparatifs de la 10e
édition l'année prochaine peuvent
contacter la Table à
journeeamitie@gmail.com. La planification et
l'organisation débutent maintenant pour
assurer le succès de l'édition
2014. Venez nous rejoindre!
Réunion publique sur les
révolutions
en Amérique latine
Ottawa
Le jeudi
10 octobre - 19 h
Quaker House, 91A, 4e avenue
Une table ronde avec les ambassadeurs au Canada
de:
Bolivie:
Edgar José Torrez Mosqueira
Venezuela:
Ana Rodríguez de Febres-Cordero
Cuba:
Julio Garmendía Peña
9e Colloque international pour la
libération des
Cinq Cubains et contre le terrorisme
- Holguin,
Cuba, du 13 au 17 novembre 2013 -
L'Institut cubain d'amitié avec les
peuples (ICAP) appelle tous les amis de Cuba
à participer au 9e Colloque pour la
libération des Cinq Cubains et contre le
terrorisme.
Le 9e colloque se tient du 13 au 17 novembre
dans la province de Holguin et les participants
vont y concentrer leurs efforts sur le retour
à Cuba des quatre patriotes qui sont
maintenant en prison aux États-Unis
depuis plus de 15 ans.
Les participants vont loger à la
chaîne d'hôtels ISLAZUL dans la
ville de Holguin. Le déjeuner dans les
chambres simples et doubles et le transport aux
activités du colloque sont compris dans
le forfait.
Pour plus d'information, contacter par courriel
l'organisation-hôte à l'adresse
suivante:
icaphlg@icap.cu or icaphlg.politico@icap.cu
Rassemblement
de masse au 6e Colloque international pour
la libération des Cinq,
Holguín, Cuba, novembre 2010.
Lisez Le
Marxiste-Léniniste
Site web: www.pccml.ca Courriel:
redaction@cpcml.ca