11 octobre 2013


Maroc : La Coalition contre la peine de mort poursuit son combat


 (CMCPM), le coordonnateur de celle-ci a déclaré, lors d’un point de presse tenu hier à Rabat, que la position du Maroc n'a pas évolué malgré plusieurs appels dans ce sens. La coalition entend poursuivre sont combat d’autant plus que l'article 20 de la nouvelle constitution évoque la protection du droit à la vie alors que quelques 150 condamnés croupissent encore dans les couloirs de la mort du royaume.
Ce 10 octobre coïncidera avec la 11ème journée mondiale contre la peine de mort. Au Maroc, la coalition qui milite contre l’abolition de cette peine a déjà pris les devants et est disposée à parvenir à ses fins. Hier, en marge d’un point de presse dans la capitale marocaine, le coordonnateur de ladite coalition, Abderrahim Jamaï, a rappelé que le droit à la vie est garanti par les conventions internationales (auxquelles le Maroc est signataire). Pour lui, le 11ème anniversaire de la journée « revêt une symbolique particulière, car coïncidant aussi avec la 10ème année de la Coalition marocaine contre la peine de mort », comme le souligne la MAP.
Pour le royaume, c’est aussi l’occasion de « marquer son adhésion à la dynamique mondiale pour la protection du droit à la vie et pour l'abolition de cette « peine indigne pour l'humanité », souligne-t-il d’après la même source. Jamaï n’a pas omis de revenir sur les évolutions notées dans les pays ayant supprimé la peine de mot de leur Code pénal. Il a également souligné l’effort des organisations internationales qui plaident pour un moratoire sur les exécutions dans l'attente de l'abolition de la peine de mort.
115 condamnés à mort croupissent dans les couloirs de la mort au Maroc
Une nouvelle fois, la coalition a rappelé que le statut actuel du Maroc n’est pas conforme avec l'adoption du deuxième protocole facultatif du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Pire, elle a dénoncé, dans un rapport sur 52 cas de condamnés à mort, « les conditions de détention très difficiles et les besoins matériels comme la nourriture, les couvertures, les vêtements, ainsi que la mauvaise hygiène » dans les prisons.
Cet état de fait pousse les ONG à accabler le royaume en matière de droit de l'homme d'autant plus que le Maroc est avec ses voisins algérien, mauritanien et tunisien parmi les pays arabes qui ont un moratoire de facto sur la peine de mort, sans le rendre officiel. Pour preuve, selon EFE, en 2012, les tribunaux marocains ont prononcé des condamnations à mort pour six personnes pour motif d’assassinat. Pire, d’après les statistiques officielles quelques 115 condamnés croupissent dans les couloirs de la mort du royaume. Presque toutes les condamnations à mort ont été prononcées pour assassinat ou terrorisme, précise la source.
Le Maroc n'applique plus la peine de mort depuis 20 ans, mais les tribunaux continuent de condamner les prisonniers à cette peine. Pour l’instant, aucune réelle évolution n’a été vraiment notée dans ce sens. Ce qui fait que la coalition continue de son côté de lancer des messages on ne peut plus clairs. Elle compte poursuivre son action tant sur le plan national qu’international en vue d’arriver à l’abolition de la peine de mort. « Aucun crime, quelque soit sa gravité, ne justifie une peine privative de la vie », a-t-elle fait savoir.
Conférence de presse de la Coalition contre la peine de mort au Maroc

10 octobre 2013

Affaire Kimyongür 
 
La Turquie fait pression sur la justice espagnole...
           

Communiqué du Clea - mercredi 9 octobre 2013         [Versión castellana]

Bahar à la LDH   Ce mercredi, à 10 heures du matin, Bahar Kimyongür était convoqué devant l’Audiencia Nacional de Madrid. Une audience «technique» où «le prévenu» a dû formellement répondre à deux questions préalables, telles qu’édictées par l’Article 12 du Code espagnol d’Extradition «passive».
«Souhaitez-vous être extradé vers la Turquie ?» (sic).
A cette interrogation, Kimyongür a évidemment répondu «non».
Deuxième question : «Souhaitez-vous renoncer au "principe de spécialité" ?» (sic)  (dans l’affirmative, le Tribunal ajoute alors aux incriminations figurant dans le mandat d’extradition turc d’autres condamnations qui auraient éventuellement frappé l’intéressé).
A cette interrogation, Kimyongür a également répondu «non».

TRADUCTION. Après ce bref interrogatoire, les avocats de B. Kimyongür ont demandé au juge Javier Gómez Bermúdez un délai de 30 jours pour verser au dossier d’instruction la traduction des jugements ayant innocenté notre ami –qu’il s’agisse des accusations d’«appartenance à une association de malfaiteurs constituant une organisation criminelle et un groupe terroriste» (des allégations avancées par le Parquet fédéral belge et que, par deux fois, les Cours d’Appel d’Anvers puis de Bruxelles avaient anéanties), ainsi que les accusations contenues dans le mandat d’arrêt international lancé par la Turquie en 2006 et que la Chambre d’Extradition de La Haye avait totalement récusées… [1].
Mais, ce mercredi, Kimyongür a surtout pu prendre connaissance des deux «nouvelles» pièces avancées par la partie turque pour “prouver”, aux yeux de la justice espagnole, l’extrême dangerosité sociale de notre compatriote.
INTIMIDATIONS. D’abord, une liste reprenant différentes actions, protestations et manifestations ayant eu lieu jusque ces tout derniers jours en Turquie. Tous faits imputés par les autorités d’Ankara au mouvement d’extrême-gauche turc DHKP-C (la même stratégie pour influencer l’opinion des juges avait déjà été utilisée lors des procès d’Anvers et de Bruxelles contre les sept prévenus accusés d’être membres de cette organisation)… Pour rappel, ces «pièces à conviction» avaient été purement et simplement rejetées par les juges belges.
Autre pièce «accusatoire» ajoutée par la Turquie au dossier d’instruction espagnol : une lettre de Kimyongür adressée en mai 2007 à l’ambassadeur de Turquie en Belgique, Fuat Tanlay…  Une lettre passionnée mais qui ne relève ni du délit d’opinion ni de l’acte délictueux [2]…
On ne le répètera donc jamais assez : la tactique de harcèlement entretenue par la Turquie vise à déstabiliser, à éreinter moralement et financièrement notre compatriote.
A nous tous, de montrer que nous ne le laisserons jamais tomber.
Bahar Kimyongür est rentré à Bruxelles ce mercredi à 22 heures.
Selon ses avocats espagnols la première véritable audience de son «procès» devrait avoir lieu dans un mois et demi.
pour le Comité pour la Liberté d’Expression et d’Association (CLEA),
Jean FLINKER

[1] La traduction des jugements énoncés en néerlandais doit être assurée par un traducteur-juré. Elle concerne pas moins de 400 pages…, ce qui impliquera des coûts extrêmement importants. De ce fait, on peut toujours verser une contribution financière (fût-elle symbolique) sur le compte du CLEA
BE47 3630 0542 6380 avec la mention «Solidarité Bahar».
[2] La lettre adressée à l’ambassadeur de Turquie à Bruxelles débutait par ces phrases : «J’ai pris connaissance de votre vive réaction à l’égard de mes opinions mais également à l’encontre de la rédaction du quotidien flamand "De Standaard" pour m’avoir ouvert ses colonnes. Après lecture, je constate, à mon grand regret, que votre diatribe n’a fait que confirmer l’idée que je me faisais de vous : celle d’un commerçant qui, depuis sa boutique de la rue Montoyer, tente de vendre une image édulcorée d’une Turquie que vous et moi connaissons fort bien (…)».
On peut en lire l’intégralité sur le site du CLEA où elle avait été postée en son temps :
http://www.leclea.be/pages/bahar-reponse_ambassadeur.html

09 octobre 2013

La vague bleue de Damas

Avaaz: un écran de fumée occultant les bombes libératrices  à uranium appauvri


Dominique Guillet

Peu de temps après l’opération psychologique spéciale dénommée 9/11, le Général Wesley Clark, ancien général en chef de l’OTAN (Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord) rencontre, au Pentagone, un officier d’état-major qui le convie à consulter un document confidentiel émanant du Ministère de la Défense US et stipulant que, dans les 5 années suivantes, sept pays seront envahis (“libérés” dans le langage Orwellien) par les USA : l’Irak, la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et l’Iran. Le Général Wesley Clark, en retraite, s’est exprimé publiquement plusieurs fois à ce sujet: «C’était une déclaration stupéfiante : l’armée servirait à déclencher des guerres et à faire tomber des gouvernements et non pas à empêcher les conflits. Nous allons envahir des pays. Mes pensées se bousculaient. J’ai mis ça de côté, c’était comme une pépite que vous conservez. Un groupe de gens a pris le contrôle du pays avec un coup d’État politique, Wolfowitz, Cheney, Rumsfeld… je pourrais nommer une demi-douzaine d’autres collaborateurs du Projet pour un Nouveau Siècle Américain (PNAC). Ils voulaient que le Moyen-Orient soit déstabilisé, qu’il soit chamboulé et placé sous notre contrôle». (1)

Est-ce donc une coïncidence si l’organisation dénommée Avaaz a soutenu les interventions militaires en Libye (19 / 20 / 21) et en Syrie (25 / 26 / 27 / 28)? Est-ce donc une coïncidence si Avaaz se mêle des affaires internes de la Somalie (2 / 3 / 4)? Est-ce donc une coïncidence si Avaaz se mêle des affaires internes du Soudan (5) en accusant, par ailleurs, le très diabolisé Iran de livrer des armes (7 / 8)? Est-ce donc une coïncidence si Avaaz se mêle des affaires internes de l’Iran (9 / 10)?

Qui sont donc ces “activistes Avaaz” impliqués très concrètement, en 2012, dans des opérations de déstabilisation de la Syrie (11)?

L’organisation Avaaz n’est-elle pas tout simplement une tête de pont de la CIA, un gigantesque écran de fumée occultant les bombes libératrices à uranium appauvri de l’Impérialisme Occidental?

A l’automne 2009, en rédigeant mes quatre articles sur l’arnaque du réchauffement climatique anthropique (13), je découvris que cette organisation sollicitait les activistes pour récolter des fonds, en l’espace de quelques jours, à hauteur de 150 000 dollars afin de créer un blog durant le Sommet de Stockholm. «Il ne nous reste plus que quelques jours. Si d’ici lundi, nous pouvions collecter 150 000 dollars, Avaaz pourrait engager les grands moyens sur ce projet: construire une carte du monde et un blog dans le style de Twitter permettant de relier tous les événements organisés pour le climat le 21 septembre; mettre en place une base de données téléphoniques mondiale pour permettre à des milliers d’entre nous d’inonder nos dirigeants de coups de téléphone; et enfin engager une équipe de professionnels pour faire la différence sur le terrain médiatique, face aux puissants lobbys industriels et pétroliers».

150 000 dollars financés par des militants naïfs pour créer un blog!! On croit rêver. A l’époque, je pensais qu’Avaaz n’était qu’une ONG frauduleuse, une de plus, une Organisation pour Niaiser les Gogos, dont l’objectif unique est de soutirer beaucoup d’argent aux activistes et dont l’outil principal est fondé sur des pathologies modernes, la pétitionnite aiguë et la conjugaison débridée du verbe “cliquer”. Et il est clair qu’Avaaz excelle en tant que gigantesque machinerie à cliquer/glaner des dollars/euros. Il n’est que de consulter, sur internet, l’une de ses campagnes, en 2009, pour lever des fonds, à grands renforts de petits montants:

«C’est un moment d’une importance cruciale pour l’Iran et pour le monde. Nous pouvons aider à faire connaître la vérité en organisant de toute urgence un sondage post-électoral rigoureux auprès des citoyens iraniens, en leur téléphonant pour leur demander pour qui ils ont voté et en publiant les résultats dans les médias.  Plus d’un tiers des votes sont en jeu - et notre sondage pourra ainsi prouver qui dit la vérité . Si nous arrivons à recueillir 119 000 € dans les prochaines 24 heures, nous pourrons publier les résultats avant que le Conseil des gardiens de la Constitution ne rende publics les résultats de son propre recomptage des voix. Si nous arrivons à recueillir plus d’argent, nous pourrons étendre la portée de cette campagne. Nous avons un besoin urgent que 10 000 d’entre vous donnent un petit montant. Aidez à financer le sondage dès maintenant en utilisant le formulaire sécurisé fourni ci-dessous.» (10)

On se demande d’ailleurs ce qui est sécurisé chez Avaaz car la phrase suivante apparaît en rouge gras: «$228,449 ont fait un don pour aider financer un sondage pour la vérité en Iran». Où apparaît-elle? Sur le site d’Avaaz France car aujourd’hui, en novembre 2012, il est toujours possible d’appuyer sur le bouton Paypal pour contribuer financièrement à ce sondage, pour le moins,  très “post-électoral”. Après vérification de la même campagne sur son site US, il s’avère que la maison mère s’est répandue en plates excuses, en 2009, à propos de l’impossibilité d’effectuer le dit sondage à cause de la corruption en Iran. A l’époque, Avaaz proposa aux ponctionnés, en toute sincérité bien entendu, de récupérer leur dû - en envoyant un mail -  ou de le mettre à disposition d’une autre campagne qu’ils venaient juste de lancer pour sécuriser un internet libre en Iran!! (12)... et pour sécuriser la cagnotte chez Paypal.

Car Avaaz a besoin d’argent, de beaucoup d’argent, pour organiser ses pétitions virtuelles à partir de quelques ordinateurs, et surtout pour les rémunérations de ses cadres. Car affirmons-le, haut et fort, les cadres chez Avaaz ne sont pas rémunérés avec des cacahuètes virtuelles: le fondateur et directeur exécutif, Ricken Patel, a ainsi touché, en 2010, la modeste somme salariale de 183 264 dollars (15 200 dollars par mois) - en légère augmentation par rapport à ses salaires de 120 000 dollars des années précédentes -  tandis que le directeur de campagne, Ben Wikler, a touché 111 384 dollars de salaire. Cette même année 2010, Avaaz a déclaré sur sa feuille de revenu (form 990): 921 592 dollars de “frais de campagnes et de consultance”, 182 196 dollars de “frais de voyages”, 262 954 dollars de “frais de publicité”, 404 889 dollars de “frais de technologie d’information”, etc, etc. Tout cela pue l’arnaque financière et le copinage archi-dollarisé. Parmi ses quelques frais de gestion, Avaaz a payé Milena Berry (et son mari Paul), pour un travail de consultance IT (technologie d’information), la bagatelle de 245 182 dollars en 2009 et de 294 000 dollars en 2010. Malgré la très haute rémunération de Milena Berry, qui se présente comme la technicienne en chef de la gestion informatique de l’organisation,  Avaaz a fait appel à la générosité des dons, afin de renforcer son système informatique, suite à une prétendue cyber-attaque en mai 2012. Sans commentaires.

L’organisation Avaaz ne semble d’ailleurs pas très pressée de publier sa déclaration de revenus pour 2011, ce que l’on comprend fort bien de par la pléthore d’articles, émergeant sur internet, afin de dénoncer cette organisation frauduleuse. A la mi-novembre 2012, la “form 990” est toujours absente de son site alors que l’audit du rapport financier a été délivré par son cabinet comptable de New-York (Lederer, Levine et Associates), le 19 juin 2012.

Avaaz a été créé en 2006 par MoveOn.org et Res Publica. “Avaaz”, dans différents langages de l’Asie et de l’Europe de l’est signifie “la voix”.  La voix silencieuse, derrière Avaaz et Res Publica, est celle de trois individus: Tom Perriello, un ancien membre du Congrès US, Ricken Patel, consultant chez de nombreuses entités contrôlées par les psychopathes prédateurs, et Tom Pravda, un ancien diplomate d’Angleterre consultant pour le Ministère de l’Intérieur US.

Parmi les autres fondateurs d’Avaaz se trouvent Eli Pariser (le directeur exécutif de MoveOn), Andrea Woodhouse (consultant pour la Banque Mondiale), Jeremy Heimans (le co-fondateur de GetUp! et de Purpose), et l’entrepreneur Australien David Madden (le co-fondateur de GetUp! et de Purpose).

MoveOn, le co-fondateur d’Avaaz, a distribué, en 2002, par le biais de son Comité d’Action Politique, 3 millions et demis de dollars à 36 candidats politiques au Congrès US. En novembre 2003, MoveOn reçut 5 millions de dollars du spéculateur milliardaire George Soros. Ricken Patel a, d’ailleurs, déclaré publiquement que l’Open Society Institute de George Soros (renommé Open Society Foundation en 2011) était l’un des membres fondateurs d’Avaaz.

Qui est George Soros? L’un des prédateurs psychopathes à la direction du CFR (Council for Foreign Relations) et l’un des membres du Groupe Bilderberg. Le CFR et le Groupe Bilderberg sont deux des pseudopodes de la baudruche dénommée “Nouvel Ordre Mondial”. Le CFR et le Groupe Bilderberg ont été créés par les Rockefellers, la famille responsable de nombreux maux qui sévissent sur la planète.  Pour mémoire, la Fondation Rockefeller a promu les lois eugénistes aux USA dès le début du siècle passé; elle a financé le Nazisme avant et durant la seconde guerre mondiale; elle a financé les recherches génétiques, dès 1945, et donc tout le secteur des chimères génétiques; elle a lancé la dévastatrice Révolution Verte...

Avaaz fut, en juin 2009, l’un des partenaires dans la campagne Tcktcktck lancée par Havas, aux côtés d’EDF, de la Loyds Bank... et de 350.org, une organisation financée par la Fondation Ford, la Fondation Rockefeller, le Rockefeller Brothers Fund et le milliardaire George Soros.

George Soros est le financeur incontournable de toute cette mouvance d’ONGs aux objectifs occultes. Durant l’été 2009, l’Open Society Institute (de Soros) donna une subvention de 150 000 dollars à Avaaz. En sus de cette subvention, Avaaz reçut de Res Publica (financée par Soros) 225 000 dollars en 2006, 950 000 dollars en 2007 et 500 000 dollars en 2008. La Foundation to Promote Open Society (de Soros) donna à Avaaz, en 2008/2009, 300 000 dollars de soutien général et 300 000 dollars pour la campagne (sur l’arnaque) climatique durant laquelle Avaaz a particulièrement brillé dans son expertise pour susciter de l’argent non virtuel afin de combattre un réchauffement climatique virtuel avec des pétitions tout aussi virtuelles. Ricken Patel ne précise d’ailleurs, nulle part, dans sa croisade contre le réchauffement climatique anthropique, comment il effectue la rédemption de “l’empreinte carbone” générée par les émoluments grandioses de ses bons amis au sein d’Avaaz (une redistribution des libéralités généreuses de la clique de Soros alors qu’Avaaz prétend effrontément que l’organisation ne reçoit de l’argent que de dons individuels!!!) et de “l’empreinte carbone” générée par ses très hauts salaires chez Avaaz! Il s’agit vraisemblablement d’une rédemption virtuelle.

Et, qui plus est, nous ne sommes pas allés vérifier si les multiples casquettes de Ricken Patel généraient de multiples “empreintes carbone” liées à de multiples salaires. En effet, il est le co-fondateur et co-directeur de Faith in Public Life (une grosse organisation chrétienne); il est consultant pour International Crisis Group, pour la Fondation Rockefeller, pour la Fondation Bill Gates, pour l’ONU, pour l’Université Harvard, pour CARE International, pour International Center for Transitional Justice; il est le co-fondateur et co-directeur de DarfurGenocide.org; il est le co-fondateur et directeur de Res Publica. Etc, etc, ad nauseam.

Dans la clique des fondateurs d’Avaaz - dont l’idéologie est fondée sur la pratique du clic-clic et le syndrome du petit montant - Patel n’est pas le seul à arborer de multiples casquettes. On retrouve Tom Perriello dans la consultance ou la direction chez: National Council of Churches of Christ, Catholics United, Catholics in Alliance for the Common Good, Faithful America, Faith in Public Life, Center for a Sustainable Economy, Center for American Progress Action Fund, Youth and Environmental Campaigns, E-Mediat Jordan, International Center for Transitional Justice, Res Publica, The Century Foundation, l’ONU, Open Society Institute, etc, etc. Il oeuvra avec le Reverend Dr. James Forbes sur des concepts de “justice prophétique”. Tom Perriello soutient l’opération psychologique spéciale dénommée “guerre à la terreur” qui fut lancée par Bush et prolongée par Obama. Sa vision d’Israël participe du conte de fée: il considère ce pays comme l’une des «créations les plus spectaculaires et excitantes de la communauté internationale» au 20 ème siècle et est convaincu qu’il «existe une relation stratégique et morale permanente entre les USA et Israël». Etc, etc, ad nauseam.

Le grand amour que Tom Perriello éprouve pour Israël n’empêche nullement Avaaz de lancer une pétition pour soutenir les malheureux Palestiniens persécutés par l’Etat Sioniste! Et c’est là que réside le grand génie stratégique d’Avaaz pour enfumer les militants et activistes sincères: Avaaz promeut, de temps en temps, de “nobles” causes: les abeilles, les Palestiniens... et même Kokopelli. Avaaz a même lancé une pétition pour mettre les banquiers en prison, ces mêmes banquiers qui ont promu avec Avaaz la législation “cap and trade” (JP Morgan Chase, Bank of America... ) ou avec lesquels les fondateurs d’Avaaz collaborent dans l’International Crisis Group (Morgan Stanley, Deutsche Bank Group...).

Avaaz atteint des sommets de grand guignolesque lorsque l’organisation lance une campagne pour stopper la “guerre contre les drogues”. Le 3 juin 2011, la marionnette Ban Ki-moon reçoit des mains de Ricken Patel - accompagné de Richard Branson, le fondateur de Virgin - une pétition de 600 267 personnes: “End the War on Drugs”.  De quoi parle-t-on ici? D’une campagne de dépénalisation du cannabis, de l’ayahuasca, des champignons psilocybes et du peyotl? Ou bien d’une campagne pour stopper la guerre contre la gangrène sociale que constitue la commercialisation tout azimut de l’héroïne et de la cocaïne? Gageons qu’il s’agit bien de la seconde alternative. L’héroïne et la cocaïne constituent les deux sources les plus généreuses des caisses noires de la mafia des psychopathes prédateurs tout autant que des liquidités des grandes banques internationales. La présence de l’Alliance Occidentale en Afghanistan s’explique, entre autres, par le contrôle de l’opium dont 95 % de la production mondiale est concentrée dans ce pays. Quels sont les journalistes, dignes de ce qualificatif, qui ont informé le public quant au scandale gigantesque du blanchiment de centaines de milliards de dollars de l’argent de l’héroïne et de la cocaïne par les grandes banques internationales (23 / 24): HSBC, Wells Fargo, Bank of America....?

Toutes ces campagnes ne constituent qu’un gigantesque écran de fumée pour occulter toutes les finalités odieuses qu’Avaaz soutient au service de l’Impérialisme Occidental: la destruction de la Libye, la déstabilisation de la Syrie, la déstabilisation de l’Iran, la déstabilisation de la Bolivie d’Evo Morales..

Toutes ces opérations de destruction et de déstabilisation de pays souverains sont promues par Tom Perriello dont les visions bellicistes (“pro-war”) ne sont un secret pour personne.

Dans une vidéo (14), Tom Perriello, est présenté comme l’honorable directeur de E-Mediat Jordan, une organisation localisée en Jordanie, un pays limitrophe de l’Irak et de la Syrie. Il s’adresse aux jeunes de cette organisation (“un centre d’entraînement, de technologies et d’outils”) qui sont prêts, déclare-t-il, «à se sacrifier pour leur pays», à savoir à servir de chair à canon pour l’avancement de l’Impérialisme Occidental.

En mai 2009, alors que 60 membres du Congrès US votèrent contre l’attribution de 97 milliards de dollars supplémentaires dans les guerres d’Irak et d’Afghanistan, Tom Perriello vota pour.

En mars 2010, une réception fut organisée par deux organisations de coloration pseudo-verte “League of Conservation Voters” et “Environmental Defense Action Fund” pour lever des fonds pour la réélection de Tom Perriello au Congrès US. MoveOn.org, le co-fondateur d’Avaaz, lui attribua 100 000 dollars pour sa campagne de réélection.

En mars 2010, alors que 60 membres du Congrès US votèrent contre la prolongation de la guerre en Afghanistan, Tom Perriello vota pour.

Le 27 juillet 2010, Tom Perriello vota contre le retrait des troupes US du Pakistan.

Le 27 juillet 2010, alors que 115 membres du Congrès US votèrent contre l’attribution de 33 milliards de dollars supplémentaires dans la guerre d’Irak, Tom Perriello vota pour.

Le 30 juillet 2010, Tom Perriello vota contre les régulations (HR 3534) visant à encadrer les forages de pétrole en haute mer et vota en faveur de la suspension d’un moratoire imposant des gardes-fous sur les dits forages en haute mer.

Le 15 décembre 2011, Tom Perriello devint le directeur de CAP Action, l’une des branches du Center for American Progress. Dans la revue Democracy Journal, après avoir vanté le “succès” de l’intervention militaire en Libye, il déclara:

«Aujourd’hui, Kadhafi est mort et le peuple Libyen peut, pour la première fois depuis des décennies, jouir de l’opportunité d’une gouvernance responsable et démocratique... Il n’y a pas eu de décès dans les troupes Américaines. Les combattants insurgés et la vaste majorité de la population ont célébré la victoire comme une libération et les Syriens courageux, qui quotidiennement risquent la mort en s’opposant à leur propre régime répressif, se sont réjouis de la chute de Kadhafi. Tous ces accomplissements ne sont pas de petits exploits pour ceux qui se soucient de la dignité, de la démocratie et de la stabilité...»

Ce sont effectivement de grands exploits qui caractérisent la “libération” de la Libye qui fut le pays le plus riche de l’Afrique: un chaos social généralisé, des attentats quotidiens, des luttes intestines continuelles, sans oublier les 50 à 100 000 civils Libyens libérés à jamais de “l’oppression” de Kadhafi en mourant sous les bombes à uranium appauvri de l’Occident.

Que ce soit au travers des conceptions bellicistes de ses fondateurs ou de ses propres campagnes de déstabilisation et d’invasion militaire de pays souverains, Avaaz est clairement une organisation complice de crimes de guerre.

Je n’ai ni le temps ni l’envie de sonder plus avant les profondeurs d’immoralité de cette organisation crapuleuse. Je renvoie les lecteurs et lectrices à de nombreux articles et témoignages qui commencent à poindre sur internet (29 / 30 / 31 / 32) et, en particulier, aux quatre excellents rapports d’investigation rédigés au Canada par Cory Morningstar. (15 / 16 / 17 / 18).

Ce dont je suis convaincu, c’est que l’énorme rideau de fumée mis en place par Avaaz par le biais de campagnes “humanistes” en faveur des Palestiniens, des abeilles, de la forêt Amazonienne ou de Kokopelli... est en train de s’estomper rapidement. Avaaz est la “voix” occulte du complexe militaro-industriel qui cherche à semer le chaos de la guerre sur toute la planète.

Avaaz, bas les masques!

Dominique Guillet. Le 14 novembre 2012

New York Times publie la “nouvelle carte” du Moyen Orient !

Carte NY Times
Les Etats-Unis d’Amérique réapprennent aux peuples du Moyen Orient la nouvelle géographie de leur région en publiant dans les colonnes de New York Times une “nouvelle carte de la région”!! Le Moyen Orient rêvé par les Etats Unis est composé de 14 pays issus de la dislocation de 5 pays le composant à l’origine!!
Suivant donc les stratèges américains , ” la Syrie se divisera au moins en trois entités, selon les divisions ethno-confessionnelles. les trois entités auront respectivement une identité alaouite, kurde et sunnite . les alaouites contrôleront , fidèles à la tradition en vigueur depuis des décennies les régions côtières de la Syrie. les kurdes syriens s’en sépareront pour rallier avec les kurdes irakiens . l’entité sunnite pourrait aussi faire sécession du reste de la Syrie et se fusionner avec les provinces sunnites irakiennes”  le journal s’intéresse ensuite à l’Irak à proprement parler : ” les kurdes du nord de l’Irak rejoindront les kurdes syriens . les sunnites du centre de l’Irak se rallieront aux sunnites syriens et le sud de l’Irak sera exclusivement chiite” mais le journal n’oublie pas non plus la Libye qu’il place au cœur du Moyen Orient à naitre(!!!) :
” En raison des rivalités régionales et tribales très intenses n la Libye peu se diviser en deux entités historiques , Tripolitaine et Cyrénaïque avec un troisième pays , Fezzan” le journal n’oublie évidemment pas l’Arabie saoudite où ” il y a depuis très longtemps des divergences internes (ndlr : depuis que les Etats Unis s’y sont intéressés ) et cette question pourrait en cas du transfert du pouvoir à la prochaine génération des princes des Saoud être résolue . En fait, les divergences tribales, les divergences sunnito chiites et les défis économiques menacent l’intégrité territoriale de ce pays”.
NY Times s’intéresse ensuite au Yémen et écrit : ” un référendum aura lieu dans le sud du Yémen et puis ce pays arabe le plus pauvre sera scindé en deux. une partie ou tout le sud du Yémen pourrait rejoindre l’Arabie Saoudite.” et le journal finit cette analyse en beauté en annonçant la raison de tous ces changements géographiques et géostratégiques : ” l’Arabie saoudite  commerce avec le monde extérieur via la mer et un accès direct à la mer d’Arabie réduira la dépendance de ce pays (gros producteur du pétrole) au Golfe persique et neutralisera en grande partie le pouvoir de nuisance de l’Iran qui menace de fermer le détroit d’Hormuz.”

Voir l’article du New York Times :
How 5 Countries Could Become 14

 
 
A l'aube de lundi 23 septembre, une force de l'armée kényane, assistée par environ vingt commandos israéliens, a lancé une deuxième attaque contre les combattants du mouvement des Shebabs somaliens, qui se retranchent dans un centre commercial depuis samedi dernier.

L'intervention militaire israélienne dans cette opération est significative, puisque c'est la première fois qu'«Israël» annonce officiellement l'envoi d'un groupe de commandos dans un pays de la Corne de l'Afrique, où l'entité sioniste a toujours démenti toute présence de ses forces. En effet, «Israël» a toujours nié avoir une présence sur le terrain dans cette région du monde, depuis l'attaque menée par les forces érythréennes contre les iles Hneich du Yémen dans les années 90 du siècle dernier, la division du Soudan, et la grande présence israélienne dans le sud de ce pays ; mais aussi depuis le lancement du barrage «Annahda», que compte construire l'Éthiopie sur le Nil Bleue, et de ce fait, menacer la sécurité stratégique de l'Égypte en matière de ressources hydrauliques.

Cette opération militaire israélienne dans la Corne de l'Afrique, en face des côtes de la Somalie où se situe un passage stratégique pour le pétrole et les marchandises, est survenue après des décennies à l'infiltration israélienne secrète et organisée dans cette importante région du monde, considérée comme la porte du Golfe et du Moyen Orient, et comme clé pour le commerce avec les pays de l'occident, notamment ceux de l'Amérique du Nord.

Les «Israéliens» ont profité de la faiblesse de l'Égypte dans les dernières décennies pour étendre leur pouvoir dans les pays de la Corne de l'Afrique. En l'absence de toute politique égyptienne vis-à-vis de l'Afrique, «Israël» a entamé ses opérations de vente d'armes, d'appui logistique et d'entrainements, et ses projets agricoles de grande envergure dans cette région.

En 2009, le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, s'est rendu au Kenya, dans une visite visant à couronner le pouvoir israélien croissant dans ce pays.

Des journalistes africains ont indiqué à Al-Ahednews que le ministre israélien était alors accompagné d'une grande délégation d'hommes d'affaires israéliens. L'intention était d'ancrer la coopération agricole et de transmettre à l'Afrique les expertises israéliennes dans ce domaine.

Toujours selon les sources africaines, la délégation regroupait une équipe du Mossad et de l'institution Sibat, laquelle organise l'exportation des armes israéliennes. La délégation renfermait de même un représentant de la compagnie d'aviation israélienne.

Le site d'information français «La Tribune juive» avait annoncé en décembre 2012, qu'«Israël» a bâti une base militaire en Érythrée dans le but de surveiller les mouvements de l'Iran dans la mer rouge. Ce site avait attribué à des sources diplomatiques des propos, selon lesquels, des unités de la marine israélienne sont installées dans les deux golfes (Dehlok et Massawa) en Érythrée et une base d'espionnage israélienne est construite au sommet du mont «Amba Sawra».

Les industries militaires israéliennes vendent à des pays, tel l'Éthiopie et le Kenya, des drones depuis l'année 2008, par l'intermédiaire d'un homme d'affaire israélien nommé Samuel Sterne. Cet homme dirige des affaires en Centre Afrique.

Le montant des ventes d'armes israéliennes à ces pays est estimé à 800 millions de dollars par an. L'entité sioniste vend des armes et des munitions à l'État du sud du Soudan, à l'Éthiopie et au Benin.

Source : Al-Ahednews







La nouvelle de l’arrestation des officiers français en Syrie est quasi officielle

Dans une lettre électronique envoyée à certains de ses amis dont Alintiqad a reçu une copie, M. Corvez confirme que la nouvelle qui circule dans la presse depuis huit jours évoquant l’arrestation des officiers français en Syrie avec une différence sur leur nombre est devenue quasi officielle.
“Que feront-ils dans cette impasse ? Nos soldats sont davantage envoyés dans des pays pour défendre des intérêts qui ne sont pas les nôtres, mais ceux des Etats-Unis”, a écrit l’expert stratégique dans sa lettre.
“En participant aux ingérences américano-qataries dans les affaires d’autres pays, notre diplomatie est devenue dépendante et destructive pour notre réputation internationale”, a-t-il déploré.
Et M. Corvez d’ajouter : “Bachar n’est pas prêt pour être renversé et ses partisans augmentent en Syrie et dans le monde arabe dont les peuples ne sont pas favorables seulement aux idées des Saoudiens et des Qataris alliés des Etats Unis, ce que la France cherche malheureusement à promouvoir”.
“En tout cas, cette situation pourrait exploser à la face des candidats à la présidentielle française et changerait les données, même si certains candidats ont observé un silence à l’égard de ce sujet”, a-t-il conclu.
M. Corvez avait dénoncé un complot tramé contre la Syrie vise son rôle clé dans la région, accusant l’entité sioniste de jouer un rôle dans les événements en Syrie dans le cadre d’un agenda étranger bien défini.
Dans une interview accordée à la télévision syrienne, il s’est interrogé sur les vrais motifs de Sarkozy à changer ses positions vis-à-vis de la Syrie. Il a appelé les autorités françaises à considérer que ce qui se déroule en Syrie n’est pas une révolution démocratique mais une tentative violente de certaines forces extrémistes à imposer un nouveau régime à la Syrie qui convient à leur taille.
Samedi dernier, la télévision publique syrienne a confirmé des informations publiées deux semaines plus tôt par le Réseau Voltaire : l’Armée nationale syrienne a fait prisonniers 18 agents français à Homs et un 19e à Azouz.
De son côté, la presse turque a confirmé l’arrestation du 19e agent français en expliquant que 4 agents turcs avaient été arrêtés avec lui.

Source original : Alintiqad

http://www.french.moqawama.org/essaydetails.php?eid=5170&cid=287

Publié sur le site du Comité/ Valmy : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2288