11 août 2008

nouvelles des prisonnières palestiniennes (WOFPP)


Bulletin août 2008

Il y a, à présent, environ 80 prisonnières politiques dans les prisons israéliennes: environ 40 dans la Prison de Hasharon (Tel Mond), environ 37 dans la Prison de Damoon (Montagne du Carmel), 2 dans la Prison de Névé Tirza (Ramle), et le reste dans quelques centres de détention.

Santé

Les prisonnières continuent de souffrir de soins médicaux insuffisants. Elles attendent toujours de recevoir les médicaments prescrits, il y a environ deux mois, par des médecins privés envoyés par "L'Institut Mandela" qui a son siège à Ramallah.

Prison de Névé Tirza (Ramle)

Le 14 juillet 2008, 'Abeer 'Odeh et Maryam elTarabin ont été transférées de la Prison de Hasharon à la Prison de Névé Tirza. Depuis le 20 juillet 2008, les deux femmes se trouvent en détention cellulaire et souffrent de conditions intolérables et d'une attitude rigide:

Le 20 juillet 2008, à 04.30 heures, les gardiens sont entrés dans leur cellule, ont fait des fouilles, ont battu Abeer et leur ont passé des menottes très serrées. Ensuite, ils les ont transférées aux cellules d'isolement séparées et les ont enchaînées, chacune à un lit. Abeer et Maryam ont dû rester dans cette position pendant 12 heures, sans manger ou boire et sans pouvoir aller aux toilettes. L'avocate de WOFPP,Taghreed Jahshan, les a visitées environ 10 jours plus tard, et les traces de l'enchaînement étaient encore visibles aux mains et jambes de Maryam.

'Abeer 'Odeh, de Tulkarem, a été arrêtée le 22 avril 2006. Selon sa sentence, elle aurait dû être mise en liberté le 10 juillet 2008; pourtant, les autorités israéliennes ont refusé de la libérer et lui ont donné un ordre de détention administrative pour la durée de six mois. Les autorités israéliennes peuvent prolonger infiniment une détention administrative.

Mise en liberté

Jamila Masbah, âgée de 46 ans, de elJib, district de Ramallah, a été arrêtée le 1 juin 2008, condamnée a deux mois de prison et une amende de NIS 7000. Elle a été mise en liberté le 3 août. Ses fils, arrêtés avec elle, ont aussi été mis en liberté.

Prison de Damoon (Montagne du Carmel)

Les conditions dans les cellules

Les conditions sont très rigides. La chaleur dans les cellules est insupportable. Dans chaque cellule il n'y a qu'une seule toilette pour 10 à 14 prisonnières. Elles dorment dans des lits rouillés super-posés. L'espace entre le lit inférieur et le lit supérieur est tellement limité qu'il est impossible de s'asseoir en position normale sur le lit d'en bas. Il n'y a pas d'échelle pour monter et descendre du lit supérieur.

Jeunes filles en détention administrative

Salwa Salah et Sara Siureh, toutes les deux âgées de moins de 17 ans, du district de Bethlehem, ont été arrêtées le 5 juin 2008 et mises en détention administrative. L'Association Addameer (Addameer = arabe, exprimant conscience, appui aux prisonniers et droits humains) a envoyé un appel urgent à leur sujet - http://www.wofpp.org/french/urgent.html

Amal Jum'ah, âgée de 35 ans, de Naplouse, a été arrêtée le 9 mai 2004. Elle souffre d'une tumeur dans l'utérus et a besoin d'une intervention chirurgicale. Jusqu'en août 2008, elle n'a pas encore été informée où et quand cette intervention prendra place.

Shirin Sweedan, âgée de 26 ans, de Qalqilia, a été arrêtée le 7 septembre 2006. Sa belle-mère avec les enfants de Shirin ont voulu lui rendre visite, mais les soldats au poste de contrôle israélien ne leur ont pas permis de passer.

Amneh Muna, âgée de 32 ans, de Bir Nabala, a été arrêtée le 19 janvier 2001. Après environ un ans et demi dans une aile séparée, elle a été transférée du Centre de Détention de Kishon (Jalameh) à la Prison de Damoon (Montagne du Carmel).

Mises en liberté

Linan Hanani, de Bet Furiq, district de Naplouse, a été arrêtée le 9 septembre 2004 et libérée en août 2008.

'Adalah Jubara, de Naplouse, a été arrêtée le 10 septembre 2004 et libérée en août 2008.

Hiam Wahadan, de Ramallah, a été arrêtée le 28 novembre 2006 et libérée en juillet 2008

Prison de Hasharon (Tel Mond)

Fathmah elZuk, de Gaza, mère de 8 enfants, a été arrêtée en mai 2007. Le 15 juillet 2008, elle a été emmenée - avec son bébé Yussef - de la prison à la cour régionale de Beer-Sheva. Cela a été un voyage horrible. Il a commencé à 8 heures du matin et a duré jusqu'à 19.00 heures. Pourtant, la parution devant le tribunal a durée moins d'une demie heure. Pendant environ quatre heures et demie, Fathmah et son bébé ont été détenus dans une cellule minuscule et sale au souterrain du bâtiment. Les jambes de Fathmah ont été enchaînées de façon très serrée, et elle n'a pas pu pas aller à la toilette. Durant les longues heures du voyage, les mains et les jambes de Fathmah ont été enchaînées, et elle n'a pas pu tenir son bébé qui a pleuré sans cesse. Elle n'avait pas assez de lait pour le bébé. Mais de toute façon, dans cette chaleur et après toutes ces heures, le lait aurait été gâté. Il aurait dû être l'obligation des autorités de la prison de fournir du lait frais pour le bébé.

La prochaine parution devant la cour régionale de Beer-Sheva aura lieu le 21 septembre 2008. Les membres et sympathisants de WOFPP ont l'intention d'y être présents.

'Etaf 'Alyan, âgée de 44 ans, de Ramallah, mère d'une fille de 4 ans, a été arrêtée le 22 décembre 2005. Après une longue attente, son frère a obtenu la permission de lui rendre visite mais, quand il est arrivé à la prison, les autorités de la prison ne lui ont pas permis la visite.

Information sur 'Etaf 'Alyan: http://www.wofpp.org/french/etafi.html


Nouvelles prisonnières

Khulud elMasri, de Naplouse, membre du conseil municipal. Le 15 juillet 2008, des soldats israéliens sont entrés dans sa maison, ont arrêté Khulud et son mari, et ont pris un nombre d'objets, y inclus son passeport et les passeports de ses enfants.

A cause de problèmes de santé, elle a été admise à un hôpital et ensuite transférée à la Prison de Hasharon, où elle a été mise en détention administrative jusqu'au 30 septembre 2008. Pourtant, les autorités israéliennes peuvent prolonger infiniment une détention administrative. Majda Fadda, a été arrêtée le 5 août 2008. Elle avait déjà été une prisonnières auparavant

Mises en liberté

Suad elShyukhi, âgée de 21 ans, de Jérusalem, a été arrêtée le 7 février 2007, mise en détention administrative et libérée le 2 août 2008.

Muna Q'adan, âgée de 36 ans, de 'Arabe, district de Jénine, a été arrêté le 2 août 2007, mise en détention administrative et libérée le 18 juillet 2008. .

Infirmation sur Muna Q'adan: http://www.wofpp.org/french/mona.html .

Hanin Druzeh, de Naplouse, âgée de 40 ans, souffre d'un nombre de problèmes de santé. Elle a été arrêté le 15 juillet 2008 dans des conditions violentes: A 14.30 heures, des douzaines de soldats sont entrés dans sa maison et ont fait des fouilles jusqu'à 06.00 heures du lendemain. Pendant le voyage à la prison, une soldate a piétiné sur sa poitrine jusqu'à ce que Hanin se soit évanouie. On l'a emmenée à un hôpital et ensuite à la Prison de Hasharon. Le 31 juillet 2008, Hanin Druzeh a été mise en liberté.

Muna Mansur, de Naplouse, membre du Parlement Palestinien, mère de 5 enfants dont le plus jeune a sept ans. Son mari, Jamal Mansur, a été assassiné par des soldats israéliens, il y a environ six ans. Elle a été arrêté le 21 juillet 2008. Des soldats israéliens sont entrés dans sa maison pendant la nuit et ont fait des fouilles, y incluses des fouilles corporelles humiliantes. Muna Mansur a été mise en liberté le 4 août 2008.

Inas Mar'ey, de Naplouse. Elle est enceinte, a été détenue quelques jour à la Prison de Hasharon et a été mise en liberté.

Centre de Détention de Kishon (Jalame)

Samiha Mughrabi, âgée de 55 ans, mère de dix enfants, du district de Naplouse, a été arrêtée le 11 juin 2008. Le 28 juillet, l'avocate de WOFPP, Tagreed Jahshan, a voulu la visiter. Elle est arrivée à 15.30 heures, et jusqu'à 17.00 heures les autorités de la prison ne lui ont pas permis d'entrer, prétendant une raison ou une autre. Comme il n'y a pas de visites après 17.00 heures, elle a attendu en vain. Samiha Mughrabi a été mise en liberté le 30 juillet 2008.

10 août 2008

le rôle du MOSSAD


Le rôle du Mossad dans l'assassinat des savants irakiens

D'après le Département d'Etat américain, le Mossad a assassiné plus de 350 savants atomistes et 300 professeurs d'université irakiens.

Citant le site d'informations Mohit, l'Agence d'informations Farsnews a rapporté que le rapport envoyé par le Département d'Etat américain au Président George W. Bush, révélait que le Mossad avait procédé, en 2003, à la formation militaire de Kurdes et de membres de certains partis, avec l'objectif de renverser le gouvernement irakien de l'intérieur du pays. La principale mission des officiers et des snipers du régime sioniste, en Irak, dont les activités ont commencé, il y a un an, est d'éliminer les savants irakiens, d'après ce même rapport, qui indique qu'un groupe sécuritaire américain spécial avait, aussi, aidé les forces israéliennes à réaliser cet objectif.

IRIB

Assiège ceux qui t'assiègent - Mahmoud Darwich

Assiège ceux qui t'assiègent !

par Mahmoud Darwich
traduit par Yves Gonzalez-Quijano

Comme si c'était une guerre rien que pour faire la guerre, sans autre but que de permettre qu'elle se perpétue, puisque tout le monde sait que l'épée ne pourra, cette fois encore, réduire l'âme d'un peuple.

Les Arabes ont proposé une paix globale à Israël, en ne conservant qu'un cinquième du territoire de notre patrie historique. Israël a répondu à cette offre généreuse en déclarant, le lendemain, une guerre totale.

Une fois encore, nous montrerons que nous sommes les plus forts sur le plan moral puisque c'est la seule chose que nous pouvons encore prouver ; le rapport de forces continuera à s'imposer, en dépit de tous les arguments intellectuels ou juridiques, jusqu'à ce que l'on s'aperçoive que ceux qui ne peuvent répliquer, parce que la paix est leur seul choix stratégique, sont précisément dans l'impossibilité d'obtenir cette paix !

Dans la noirceur de chaque nuit, des crimes ; dans chaque rue, des cadavres ; sur chaque mur, du sang qui hurle. On refuse aux vivants les droits les plus élémentaires à seulement survivre, et les morts n'ont même pas le repos de la tombe… Pourtant, malgré tout, demeure la volonté d'un peuple qui n'a d'autre choix que de résister. Et au milieu des battements de notre cœur blessé, nous nous demandons combien de temps il faudra applaudir à un Christ qui monte à son Golgotha ?

Est-ce parce que le conflit israélo-arabe ne concerne plus que les seuls Palestiniens que l'on constate, sur cette scène drapée de rouge et de noir, pareille impuissance ? Il faut craindre que le cri d'Arafat ne soit figé en icône car il est porteur d'une esthétique du martyre qui dispense toute une nation du besoin d'agir en ce Vendredi saint interminable. Parce que les larmes soulagent le cœur, parce qu'elles lavent le corps des morsures salées de la douleur, les téléspectateurs arabes ont guetté en sanglotant la retransmission en direct du héros tragique atteignant au couronnement de sa destinée, celle qui parachèverait le mythe : qu'il finisse en martyr, en martyr, en martyr…

Non, les Palestiniens n'ont certes pas besoin de ressentir plus ce qui fait leur solitude, leur singularité, et ils ne souhaitent pas jouer davantage encore le rôle de victime expiatoire ! Ce qu'ils veulent, c'est exister hors de la métaphore, vivre là où ils sont nés, libérer ce morceau de terre qui est le leur, cette part d'humanité qui est la leur, de l'emprise des mythes et de la barbarie de l'occupation, du mirage d'une paix qui ne leur a promis que la destruction.

Mais leur droit à vivre, leur droit à une existence ordinaire, sur cette frange plus mince qu'un rêve mais suffisamment large pour un cauchemar, est sous le siège d'une réalité israélienne bardée de modernité guerrière et de mythologie raciste.

Sous le siège aussi d'un décret américain qui, en plaçant la destinée du monde entre les cornes d'un taureau pris d'un galop fou, a supprimé toute distance entre les Etats-Unis et Israël.

Sous le siège du suivisme absolu des Etats arabes, tellement absolu qu'ils ne savent même plus quémander, ni flatter une opinion publique en colère contre tout.

Et nous nous demandons combien de fois les Palestiniens devront être assiégés pour que les Arabes sentent qu'ils partagent le même destin, qu'ils sont eux aussi assiégés et prisonniers, mais sans offrir la moindre résistance… Les télévisions nous dispensent d'explication dans chaque maison, c'est notre sang qui est versé, dans chaque conscience. Ceux qui ne se sentent pas palestiniens aujourd'hui, au plus profond de leur cœur, ne reconnaîtront plus ce qui fonde leur identité, non pas que les valeurs "oubliées", jour après jour, au cours d'un processus de paix inique aient été retrouvées, mais bien parce qu'à une logique étroite de pertes et de profits, au pessimisme de la pensée, s'est substituée la volonté d'affirmer l'unique sens de notre existence : la liberté.

Les Palestiniens n'ont pas le choix : face au programme d'anéantissement que s'est donné l'occupation israélienne, largement dotée de subventions américaines, ils ont choisi de résister, de faire front, à tout prix, le dos au mur, les yeux tournés vers une lueur d'espoir, une lueur qui, inexplicablement, continue à apparaître grâce à leur courage.

Et nous nous demandons si, parmi ceux qui président, là-haut, aux destinées du monde, on a changé d'avis… L'homme de la rue a déjà sa réponse à cette fausse question. Mais il en est une autre, que l'on ne pose pas, et qui consiste à se demander si l'on peut encore croire qu'il y a, dans cette région, un peuple de trop, le peuple palestinien, pour la seule et unique raison que le sang qu'il verse est un appel à la liberté, dans un monde qui n'en veut pas car il ne recherche rien d'autre que la stabilité de la servitude, subie ou volontaire.

La guerre totale que les Israéliens livrent sur la terre de Palestine, dans ce qui fait l'âme de la Palestine, suscite bien des interrogations, en premier lieu sur les relations arabo-israéliennes et arabo-américaines. C'est Israël qui s'est empressé d'annoncer qu'il menait cette guerre pour sa survie, que sa "guerre de fondation" n'était pas encore achevée… Et quand donc le sera-t-elle ? Si cela veut dire quelque chose, c'est bien que la liquidation du mouvement national palestinien demeure à l'ordre du jour, y compris dans le contexte du processus de paix, que les Palestiniens sont toujours menacés dans leur existence.

C'est Israël qui nous incite à reprendre le combat là où nous l'avons commencé, à reconsidérer, non sans ironie, notre conception actuelle du conflit ; c'est lui également qui a déclaré la guerre à la paix, telle qu'elle avait été conçue. Qu'y a-t-il donc pour menacer son existence et le pousser à la défendre avec une telle sauvagerie ? Serait-ce la guerre que les Arabes ne lui déclarent pas ou bien la paix qu'ils lui proposent ?

Il faut que subsiste le mensonge pour que la société israélienne puisse continuer à faire bloc autour de ses mythes fondateurs, pour que l'on continue à défigurer la nature du combat entre une occupation qui touche à sa fin et une résistance qui s'approche de la victoire. L'occupation serait-elle une condition essentielle de l'existence d'Israël ?…

Notre seul salut passe par la défense de notre existence, en tant que Palestiniens, en tant qu'êtres humains ; la défense des "frontières" de cette existence, quand bien même nous avons le dos au mur… Nous n'avons pas le choix, pas le choix…


paru dans As-Safir, Beyrouth le 5 avril 2002

09 août 2008

Mahmoud DARWICH nous a quittés

Article du 09 août 2008 agrandir

اتجاه – اتحاد جمعيات اهلية عربية

وداعا محمود درويش

ينعى اتحاد الجمعيات العربية (اتجاه) فقيد الشعب الفلسطيني والامة العربية وكل انصار شعبنا وانصار الحرية ومقاومة الظلم والظالمين في العالم، فقيد الثقافة الوطنية الفلسطينية والقومية العربية والانسانية العالمية

شاعر فلسطين محمود درويش

ابن البروة المهجّرة وابن فلسطين الذي حمل فلسطين ومأساة شعبها في الوطن وحملها في المنافي وقدمها الى شعبنا وامتنا والى العالم بصفتها اكثر القضايا انسانية وعدالة، وحمل معاناة الانسان الفلسطيني في الشتات وفي الوطن ومقاومة الانسان الفلسطيني في وطنه ومن الشتات ليعود الى وطنه ويعود وطنه له. لقد تعامل مع المقاومة وثقافة المقاومة اساسا لشعب حي مصمم على الحرية والكرامة.

محمود درويش هو صوت الشعب الفلسطيني ومن خلال كلماته حيث اجتمعت عظمتها ببساطتها ودافع وقاوم ومدّ مقاومة شعبنا بكلماته وصوته، وبهما عزز صمود شعبنا في كل مكان وعزز هوية اجيال كاملة هوية الكرامة الوطنية والقومية والانسانية.

وان حاول المشروع الصهيوني واسرائيل حجب صوته وكلماته عن الاجيال الصاعدة وانكارها في مناهج التعليم ليزرعوا نهج الهزيمة وثقافة القمع، فقد اكد محمود ما اكده شعبنا دائما ان صوته اعلى من حصارهم وان زخم مواقفه اقوى من جبروتهم القمعي.

خسرنا نحن الشعب الفلسطيني والامة العربية خسارة فادحة في مرحلة كلنا بحاجة الى صوت فلسطين وصوت الفلسطينيين الذي تعامل مع فلسطين والفلسطينيين كقضية واحدة يقاوم شاعر المقاومة تجزيئها خسرنا الصوت والضمير الذي اجمع عليه شعبنا ويا ليته غيابه يسهم بما اراده في حياته وهو استعادة وحدة شعبنا ووحدة مشروعه المقاوم، ان بعض عزائنا ان شعب المقاومة وثقافة المقاومة سيصونا موروث محمود درويش... موروث شخص انه موروث شعب وموروث أمّة يأبيا الهزيمة ويمصممان على الحياة الحرة الكريمة .

وداعا محمود درويش وان غيّبك الموت فانت باق في فلسطين ومع شعب فلسطين

______________

اللجنة التنفيذية والطاقم

اتحاد الجمعيات العربية (اتجاه)


L'Éloquence du sang

Un texte de Mahmoud Darwich

(extrait du discours prononcé à Ramallah le 25 mars 2002
à l'intention de la délégation du Parlement international des écrivains)

Cet immense poète palestinien qui résume la position de son peuple,effroyable et simple, effroyablement simple.
Nous espérons qu'il soit lu souvent et partout,il aide à sortir du confort intellectuel à peu de frais qu'est la symétrie, le renvoi dos à dos de l'occupant et de l'occupé. Il serait bon que cette voix de la raison fasse entendre la force de son verbe et que nous l'aidions à porter "le lourd fardeau de cet espoir".

Olivier Py



"[...] Je sais que les maîtres des mots n'ont nul besoin de rhétorique devant l'éloquence du sang.
C'est pourquoi nos mots seront aussi simples que nos droits : nous sommes nés sur cette terre, et de cette terre. Nous n'avons pas connu d'autre mère, pas connu d'autre langue maternelle que la sienne.
Et lorsque nous avons compris qu'elle porte trop d'histoire et trop de prophètes, nous avons su que le pluralisme est un espace qui embrasse largement et non une cellule de prison, que personne n'a de monopole sur une terre, sur Dieu, sur la mémoire. Nous savons aussi que l'histoire ne peut se targuer ni d'équité, ni d'élégance.
Notre tâche pourtant, en tant qu'humains, est d'humaniser cette histoire dont nous sommes simultanément les victimes et le produit. Il n'est rien de plus manifeste que la vérité palestinienne et la légitimité palestinienne : ce pays est le nôtre, et cette petite partie est une partie de notre terre natale, une terre natale réelle et point mythique. Cette occupation est une occupation étrangère qui ne peut échapper à l'acception universelle du mot occupation, quel que soit le nombre de titres de droits divins qu'elle invoque ; Dieu n'est la propriété personnelle de personne.
Nous avons accepté les solutions politiques fondées sur un partage de la vie sur cette terre, dans le cadre de deux Etats pour deux peuples.
Nous ne réclamons que notre droit à une vie normale, à l'intérieur des frontières d'un Etat indépendant, sur la terre occupée depuis 1967, dont Jérusalem-Est, notre droit à une solution équitable du problème des réfugiés, à la fin de l'installation de colonies.
C'est la seule voix réaliste vers la paix qui mettra un terme au cercle vicieux du bain de sang. L'état de nos affaires est d'une criante évidence, il ne s'agit pas d'une lutte entre deux existences, comme aimerait le montrer le gouvernement israélien : eux ou nous. La question est d'en finir avec une occupation.
La résistance à l'occupation n'est pas seulement un droit. C'est un devoir humain et national qui nous fait passer de l'esclavage à la liberté. Le chemin le plus court pour éviter d'autres désastres et accéder à la paix est de libérer les Palestiniens de l'occupation, et de libérer la société israélienne de l'illusion d'un contrôle exercé sur un autre peuple.
L'occupation ne se contente pas de nous priver des conditions élémentaires de la liberté, elle va jusqu'à nous priver de l'essentiel même d'une vie humaine digne, en déclarant la guerre permanente à nos corps et à nos rêves, aux personnes, aux maisons, aux arbres, en commettant des crimes de guerre. Elle ne nous promet rien de mieux que l'apartheid et la capacité du glaive à vaincre l'âme.

Mais nous souffrons d'un mal incurable qui s'appelle l'espoir. Espoir de libération et d'indépendance.
Espoir d'une vie normale où nous ne serons ni héros, ni victimes. Espoir de voir nos enfants aller sans danger à l'école.
Espoir pour une femme enceinte de donner naissance à un bébé vivant, dans un hôpital, et pas à un enfant mort devant un poste de contrôle militaire.
Espoir que nos poètes verront la beauté de la couleur rouge dans les roses plutôt que dans le sang.
Espoir que cette terre retrouvera son nom original : terre d'amour et de paix.

Merci de porter avec nous le fardeau de cet espoir."

07 août 2008

prisonniers palestiniens et arabes dans les prisons sionistes


Prisonniers palestiniens et arabes dans les prisons sionistes
SOLIDARITE
Bulletin d'informations n° 9 (08/08)

CIREPAL (Centre d'Information sur la Résistance en Palestine)
cirepal2005@ yahoo.fr

Nous sommes un peuple qui n'abandonne pas ses prisonniers et détenus en prison (Sayyid Hassan Nasrullah, secrétaire général du Hizbullah)

***

- Samir Qintar enfin libéré dans sa 30ème de détention : Une victoire pour le Hezbollah !

Samir Qintar, Maher Kourani, Khodr Zaydane, Muhammad Srour et Hussayn Sleimane ont été libérés grâce à la plus audacieuse des opérations d'échanges menées, indirectement, entre le Hezbollah et l'Etat sioniste. Le 16 juillet 2008, soit presque deux ans après la capture des soldats sionistes, prétexte pour déclencher l'effroyable guerre contre le Liban, l'Etat sioniste est contraint de faire libérer les cinq détenus libanais et près de deux cents corps de martyrs, arabes de toutes nationalités, et surtout palestiniennes, qu'il avait enterrés dans des fosses après les avoir numérotés ! La barbarie de l'Etat colonial quant à sa pratique envers les corps des martyrs, est dévoilée au grand jour ! Des dizaines de corps de martyrs palestiniens sont encore enfouis dans des fosses. L'Etat d'Israël les utilise comme otages, comme les prisonniers vivants ! Jusqu'à quand la communauté internationale continuera-t- elle à fermer les yeux sur le sort des prisonniers, vivants et décédés, détenus par l'occupation ?

Mais les régimes arabes du camp de la collaboration ne veulent toujours pas tirer les leçons de la victoire de la résistance : en Jordanie, le résistant Sultan Ajlouni et ses frères sont toujours détenus dans une prison jordanienne, selon l'accord passé entre la Jordanie et Israël, il y a un an, où les cinq résistants passeraient d'une prison israélienne à une prison jordanienne, c'est ainsi que le régime jordanien conçoit la libération des héros qui ont résisté à Israël ! D'autres régimes ont peur de recevoir leurs martyrs, de les accueillir et enterrer dans des cérémonies populaires, de crainte de déplaire à leur maître sioniste et américain !

- Mois de juillet 2008 : 313 Palestiniens arrêtés par l'occupation

Le centre palestinien de défense des prisonniers a annoncé que l'occupant israélien a arrêté au cours du mois de juillet 313 Palestiniens dans 9 provinces, au cours de 94 raids. C'est la province de Nablus qui a été la plus touchée par les attaques et les arrestations, avec 112 personnes arrêtées, suivie par les provinces d'al-Khalil et de Bethlehem, avec 56 arrestations chacune, puis Ramallah avec 38 arrestations et Jénine, 26.

Au cours de ce mois, l'occupant a tenté d'exécuter un détenu, Ashraf Abu Rahme, à Bil'in, et a ensuite arrêté le père de la jeune fille qui a filmé la scène qui dévoile une partie de la barbarie sioniste à l'ouvre. Le 21 juillet, l'occupation enlève la député Muna Mansour et 25 citoyens palestiniens à Nablus.

- Répression brutale des députés palestiniens détenus

Alors qu'ils étaient transférés de la prison de Ofer vers le tribunal, les députés palestiniens détenus ont été brutalisés par les gardiens israéliens : les députés Muhammad Abu Tayr et Nayef Rajoub ont ensuite été emmenés à l'hôpital de la prison Ramleh, d'autres députés dr. Mahmud Ramhi, Muhammad Tall, Khalil Rabi'i et Azzam Salhab ont été également blessés.

- Abdallah Barghouty : les geôliers se vengent sur lui pour la libération de Samir Qintar

L'avocat Buthayna Daqmaq, présidente de l'association Mandela, a dévoilé que le prisonnier Abdallah Barghouty, condamné à 67 perpétuités, a été gravement blessé suite à une attaque de la part des geôliers dans sa cellule dans la prison de Ascalan.

« Le jour même de la libération de Samir Qintar, alors que je suivais l'événement à la télévision, un groupe de huit geôliers de l'unité Matsada, les visages cagoulés, sont entrés dans la cellule et sans un mot, se sont précipités sur moi et ont commencé à me frapper, ils m'ont jeté à terre et ont poursuivi les coups de plus en plus fort. Ils m'ont ensuite traîné en dehors de la cellule, dans toute la section et m'ont placé dans une pièce, parmi les condamnés juifs de droit commun, pendant quatre heures ». « Lorsqu'ils m'ont ramené à la cellule, on aurait dit une scène de guerre : les geôliers ont détruit tout le contenu, ont abîmé mes vêtements et cassé la télé. » Maître Daqmaq a dénoncé cette grave violation des droits des prisonniers, et surtout des prisonniers isolés. Elle a rappelé que depuis son arrestation, le 5 mars 2003, Abdallah Barghouty subit les mesures les plus répressives, il est transféré d'une prison à une autre, toujours en isolement et est interdit de visite familiale depuis un an.

- 26 prisonnières dont 3 mineures de plus en 2008

Le ministère palestinien chargé des prisonniers a déclaré que les autorités de l'occupation ont intensifié leur politique répressive envers les femmes, arrêtant depuis le début de l'année 26 citoyennes palestiniennes, la plupart de la province de Nablus (10), puis Bethlehem (4), Al-Khalil (4), Ramallah (4), Jénine (3) et al-Quds (1). Les mineures sont Salwa Salah (17 ans), Sara Sayuri (16 ans) et Afaf Batikh (17 ans), les deux premières en détention administrative.

Rappelons que 6 femmes sont des détenues admnistratives : Noura Hashlamon (détention renouvelée 7 fois), Su'ad Shuyukhi (détention renouvelée 3 fois), Muna Qa'dan (renouvelée 3 fois), Haniye Abu Shamle ainsi que Salwa Salah et Sara Sayuri. Trois femmes sont en isolement : Amne Mouna (al-Quds), Abir Amrou (al-Khalil) et Mariam Tarabin (Tabaraya, Palestine 48).

- Campagne de l'appareil sécuritaire israélien contre la libération des prisonniers

La shakab, appareil de renseignements de l'Etat sioniste, mène une campagne contre la libération des prisonniers palestiniens arguant que ceux qui ont déjà été libérés ont repris leurs activités militantes. Pour cet appareil qui a légalisé la pratique de la torture des prisonniers, la libération des prisonniers ne fera qu'accentuer la lutte contre l'occupation, étant donné que les prisonniers ont appris, dans les geôles israéliennes, comment développer leurs capacités combatives. Cependant, la shabak ne veut pas avouer que les mauvais traitements et les tortures pratiquées à l'encontre des prisonniers palestiniens ont détruit la santé de centaines d'entre eux, qui sont décédés quelques mois ou années après leur libération.

- Saïd Atabeh : 32 ans de détention pour le doyen des prisonniers palestiniens et arabes dans les prisons de l'occupation

« En tant que prisonniers, nous puisons notre résistance et notre détermination dans la résistance et des actes héroïques de notre peuple, dont nous continuerons à porter le flambeau jusqu'à arracher la liberté de la Palestine et des prisonniers ». C'est par ces mots que le plus ancien prisonnier palestinien, Saïd Atabeh, détenu depuis le 29 juillet 1977, entame sa 32ème de détention, battant tous les records de détention dans le monde. Pourquoi la communauté internationale, qui a lancé une campagne pour la libération de Mandela, ne lance-t-elle pas une campagne exigeant la libération de Saïd Atabeh ? Est-ce parce que le geôlier est israélien, ami des USA et de l'Europe ?? et que Saïd Atabeh est Palestinien ?

- Le modèle de Guantanamo pour les enfants palestiniens prisonniers

Alors que les voix libres dans le monde dénoncent le sort réservé aux prisonniers détenus dans la sinistre prison américaine de Guantanamo, les autorités israéliennes s'inspirent plutôt de ce modèle : elles veulent imposer la tenue orange pour les enfants prisonniers, tenue qui évoque l'humiliation extrême de tout être humain. Déjà, sans même imposer la tenue de l'humiliation, les autorités carcérales avaient utilisé tous les moyens pour humilier et détruire le moral des prisonniers, enfants ou adultes, femmes ou hommes. Mais la tenue vestimentaire est un plus, significatif de la monstruosité de l'occupation et des soi-disant défenseurs des droits de l'homme dans le monde.


- Cas d'empoisonnement dans la prison de Ofer

Nadi al-Asir fait état de plusieurs cas d'empoisonnement dans la prison de Ofer, suite à la visite entreprise par l'avocat de cette association. Une dizaine de prisonniers ont été subitement pris de nausées et ont été transportés à l'hôpital militaire de la prison de Ramleh. Par ailleurs, une attaque de l'armée a eu lieu contre la section 3 de la prison : les prisonniers ont été battus, leurs affaires détruites ou confisquées. Les prisonniers ont été attachés pendant toute une nuit : suite à cette attaque, 15 prisonniers ont été blessés et 30 autres ont été transférés vers d'autres prisons, avec interdiction des visites familiales et du droit à la cantine pendant un mois.

- Nouvelles des prisonniers syriens du Golan

Bishr al-Miqt, 45 ans, détenu depuis 1984, est le doyen des prisonniers syriens du Golan détenus par l'occupation. Il a été transféré le 15/7 à l'hôpital de la prison de Ramleh, en vue de mener des analyses médicales, après la détérioration de sa santé. Bishr al-Miqt est détenu avec Sidqi al-Miqt depuis 24 ans. Les autorités de l'occupation ont refusé de donner une quelconque information à sa famille, venue en visite à la prison de Gilboa. Par ailleurs, le prisonnier Sitan al-Wali, du Golan, a été libéré et accueilli en héros dans les villages du Golan occupé.

23 juillet 2008

terroristes ? oui, mais QUI ?



à noter que cette vidéo a été diffusée trois fois dans les JT des chaînes publiques

21 juillet 2008

une énorme boule rouge................


Une énorme boule rouge

(Paroles : Victor Simal et Serge Utgé-Royo, musique Serge Utgé-Royo)

Si de chaque goutte de sang
versée par un enfant
jaillissait un coquelicot,
la Terre ne serait plus bientôt
qu'une énorme boule rouge
rouge, rouge, rouge, rouge....

Rouge comme la honte
qui devrait empourprer nos visages
si nous avions le courage
de nous regarder, de nous voir...
quand nous passons devant un miroir.

Si de cada gota de sang
vessada per l'infant
brollès una rosella,
la Terra, prompte, esdevindria
una enorme bola roja...