Sans répit,
sans vergogne, sans aucun examen de conscience, les miliciens takfiris
venus de plus de 40 pays en Syrie poursuivent leur campagne de massacre
et de terreur contre le peuple syrien.
Toutes
les raisons sont bonnes pour tuer. Il y a quelque jours, à Raqa, il a
suffi les propos « même si le prophète Mohammad en personne
intervenait, je ne te prêterai pas », pour que le jeune adolescent de 15
ans, Mohammad Kattaa soit fouetté, puis exécuté de deux balles , devant
ses parents, frères et soeurs.
Les raisons confessionnelles aussi font éclater les violences les plus hystériques.
Mardi, les Chiites du village Hatlah dans la province de Deir Ezzor
en auraient fait les frais. Femmes, enfants et hommes ont été massacrés
de sang froid dans cette bourgade située sur le bord de l’Euphrate, et
dont les habitants, aussi bien les sunnites que les chiites, appartie nnent à une même tribu : Al-Bakarat.
Les auteurs de la tuerie, des centaines de syriens et de koweitiens, (on les voit très bien dans les vidéos postées)
ont lancé l’assaut dans la soirée de mardi, puis ont poursuivi dans la
matinée de ce mercredi, Armés de mitrailleuses et de mortiers, selon le
site syrien Syria Truth, ils avaient auparavant marqué les maisons des
chiites et les ont distinguées de celles de leurs proches sunnites,
avant de pass er aux massacres, et d’incendier les maisons.
Selon l’agence Ibna, les miliciens venus durant ces trois derniers
jours des différentes régions de Deir Ezzor dont Bouknayel et Kouriyyé
ont pilonné les maisons et tué des dizaines d’habitants.
Par
la suite, ajoute l’agence, ils ont exécuté le religieux Sayed Ibrahim,
sa femme et ses deux filles de 4 et 2 ans. Ils ont aussi enlevé des
dizaines d’habitants dont le sort est encore inconnu. Avant d’incendier
les maisons, ils les ont pillées.
Justement, dans une vidéo diffusée sur la Toile, l’un des miliciens répétait hystériquement aux cris d’Allah-ou Akbar :
« les héros et les braves des moudjahidines de Deir Ezzor ont brulé les maisons de tous les renégats chiites chrétiens ».
En
revanche, concernant les victimes, et contrairement à leurs habitudes,
ils n’en ont montré qu’une seule, un homme barbu, tué d’une balle dans
la tête.
Et rien d’autre.
Il est dit aussi que le cheikh du village, Sayyed Hussein, figurent parmi les victimes.
Par la suite, toujours dans la vidéo,
l’un des miliciens s’est adressé via la camera « au peuple koweitien,
aux sunnites koweitiens », lui demandant de se révolter contre les
koweitiens chiites, accusant ces derniers de soutenir les chiites
syriens. « Révoltez-vous pour soutenir votre religion... et non pas le
peuple syrien ... comme nous sommes en train de le faire, non parce que
nous avons faim, ...., révoltez-vous pour votre religion », a-t-il
lancé.
Dans
une autre vidéo, on voit des miliciens montrer le portrait de l’Imam
Ali, qu'il a du piller de l'une des mosquées,. Puis il se met ainsi que
ses camarades à insulter le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan
Nasrallah et jurer qu’ils vont venir le tuer, pour venger Qousseir.
Sachant qu’à Qousseir, aucun civil n’a été tué. La bataille avait eu
lieu entre homme armés seulement, surtout que l’armée syrienne avant
ouvert une brèche auparavant pour laisser passer les civils.
Chafi à Hezbollah
Une
vidéo postée sur la Toile a montré aussi un religieux koweitien, Chafi
Ajami, et quelques partisans qui se sont rassemblés devant l’ambassade
du Liban a Koweït en train de se réjouir de la mort « de Sayyed »
« Aujourd’hui, comme vous avez égorgez nos femmes et enfants à
Qousseir, nous avons égorgé l’un de vos symboles, Sayyed Hussein qui
était à Deir Ezzor. Nous l’avons égorgé, et nous avons égorgé son fils
avec lui. Et demain, nous aurons rendez-vous avec Noubbol et Zahraa
(deux villages chiites au nord d’Alep) , pour lesquels les membres du
Hizbou Chaytane ( Hezbollah) ont été dépêchés par les avions », s’est-il
targué.
Chafi
fait partie de la douzaine des religieux salafistes takfiris qui ont
lancé au Koweït une campagne énorme « pour armer 12.000 conquérants »
pour la Syrie. La somme requise pour chaque milicien étant de l’ordre de
700 dinars.
Versions
L’information
du massacre a été relayée par l’Observatoire syrien des droits de
l’homme, (OSDH) instance pro insurrection siégeant à Londres et qui
alimente les agences internationales d’une façon arbitraire. Il a
signalé que le nombre des victimes s’élève à 60. Alors que Syria Truth
en évoque une centaine.
Pour sa part, le journal libanais Ad-Diyar a signalé que le religieux
dont la mort a été annoncé s’appelle Sayyed Hussein Raja et qu’il
jouait ainsi que ses fils un rôle important pour réconcilier les
familles de Deir Ezzor aux rebelles armés qui voulaient déserter
l’insurrection.
A noter que l’OSDH a tenté de justifier l'assaut du village en disant
qu’il a été donné en représailles à une attaque menée par des habitants
contre un poste de la rébellion dans laquelle deux insurgés ont péri.
Alors que les miliciens semblaient farouchement en colère pour la
défaite des leurs camarades à Qousseir.

Et un massacre de sunnites
Un autre massacre aurait aussi été perpétré dans le village sunnite Jaraboulus situé à la frontière turco-syrienne.
Selon
l’agence de presse Asia, les milices du front al-Nosra ont attaqué les
maisons de cette localité de la province d’Alep, dont les habitants
sont proches de la milice de l’Armée syrienne libre, et en particulier
du bataillon Youssef Aljader.
Ils
ont abattu certains de ses habitants, 19 selon Syria Truth, dont des
femmes et des enfants, Zaki AlJader AlOmar (12 ans), Mahmoud-Kazkaz
AlOmar (13ans), et Cheikh Jawish AlOmar (15 ans).. Une trentaine
d’habitants ont été arrêtés. Et selon l’agence Asia, à l’heure actuelle,
le front |
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