| Le festival de la Journée de la Terre au Liban (photos) |
| A l'occasion de la 63ème commémoration de la Journée de la terre, un rassemblement massif a été organisé dans la région d'Arnoun au sud Liban. Le rassemblement a été marqué par une forte présence de militants étrangers : Environ 250 activistes ainsi que des délégations en provenance de 63 Etats ont également pris partie à la cérémonie. Le vice-président du Conseil exécutif du Hezbollah, cheikh Nabil Qaouk, a prononcé une allocution au cours de laquelle il a assuré que l'entité sioniste n'a d'autre choix que de se soumettre à l'équation régionale la plus forte, celle de la résistance au Liban et en Palestine. ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Source : Alintiqad, Sud-Liban |
30 mars 2012
PALESTINE LAND DAY
l'équipe de ce blog tient à remercier Sadok Pacha pour l'envoi de ces vidéos que nous apprécions. Le partage, dans le cadre de la Journée de la Terre en Palestine, prend une saveur de solidarité sans faille
29 mars 2012
« Bienvenue en Palestine » 2012
Appels à participation
mercredi 28 mars 2012 - 06h:04PJN - Bienvenue en Palestine
Avec l’aide de la communauté internationale, nous atteindrons notre objectif de paix et de liberté, et ainsi, nous rétablirons les valeurs et les principes que nous partageons en tant qu’êtres humains. Nous croyons dans la résistance populaire mondiale en tant que méthode pour réussir à faire appliquer le droit international et les droits humains, surtout quand les gouvernements faillissent à agir.

Welcome to Palestine
Nous, organisations de la société civile palestinienne et défenseurs des droits humains et de la paix palestiniens appelons la communauté internationale à nous rejoindre du 15 au 21 avril pour construire la paix en Palestine et contester le siège israélien des territoires occupés. Plus de 1500 personnes de conscience venant de plus de 15 pays ont prévu de venir cette année pour la campagne Bienvenue en Palestine.
Pour la première campagne Bienvenue en Palestine, en décembre 2010, 100 personnes sont venues. Pour la seconde, en juillet 2011, des centaines ont acheté leur billet d’avion et tenté de monter à bord des avions direction la Palestine. Israël avait diffusé une « liste noire » de 342 participants, dont l’âge variait de 9 à 83 ans, pour qu’ils soient empêchés d’embarquer, provoquant d’énormes manifestations dans plusieurs aéroports internationaux. L’armée israélienne avait aussi transformé l’aéroport de Tel Aviv en camp militaire. Cent vingt femmes et hommes ont été arrêtés à l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv, puis emprisonnés pendant plusieurs jours alors qu’ils mettaient en avant leur droit à rencontrer les associations et familles palestiniennes.
Pourtant, il a résulté de cela énormément de positif. A la suite de plaintes en justice, de nombreuses compagnies aériennes d’Europe ont dû non seulement rembourser intégralement les billets, mais accepter également de ne pas renouveler ces incidents. En outre, le fait de porter ces faits à la connaissance du monde a permis de mettre en lumière comment Israël tente de refuser l’entrée des internationaux qui soutiennent, dans une démarche humanitaire et pacifique, les millions de Palestiniens qui vivent sous son occupation. Enfin, en dépit de tous les obstacles, de nombreux militants ont finalement pu participer aux activités organisées à travers les zones occupées tout au long de la semaine du 9 juillet 2011. La communauté internationale reconnaît le droit fondamental des Palestiniens à recevoir des visiteurs de l’étranger et soutient le droit de ses propres citoyens à venir en Palestine sans être harcelés. (voir http://www.righttoenter.ps/). Nous avons promis que là où Israël travaille à nous isoler, nous vous invitons à venir nous rejoindre, ouvertement et fièrement. Nous rejetons toutes tentatives de nous isoler et de nous réduire au silence. Nous avons ainsi des projets plus vastes pour défier le siège.
Avec l’aide de la communauté internationale, nous atteindrons notre objectif de paix et de liberté, et ainsi, nous rétablirons les valeurs et les principes que nous partageons en tant qu’êtres humains. Nous croyons dans la résistance populaire mondiale en tant que méthode pour réussir à faire appliquer le droit international et les droits humains, surtout quand les gouvernements faillissent à agir. Nous croyons que chacun d’entre nous est acteur de changement, et personne n’a le droit de refuser l’accès aux populations qui souffrent. Nous appelons plus encore d’internationaux à faire comme ces centaines qui ont déjà réservé leur billet et à venir nous aider à commencer la construction d’une école, à travailler avec des agriculteurs, à se joindre au combat pour ramener la paix avec la justice.
Bienvenue en Palestine 2012
« Nous, soussignés, soutenons l’appel de l’initiative Bienvenue en Palestine 2012 à toutes celles et ceux à travers le monde qui soutiennent les droits humains et nationaux des Palestiniens, pour venir, ouvertement, en Palestine à Pâques 2012.
Il n’existe pas d’autre moyen pour venir en Palestine que de passer par les check-points israéliens. Israël a transformé la Palestine en une prison géante, mais les prisonniers ont le droit de recevoir des visiteurs.
Bienvenue en Palestine 2012 est une nouvelle contestation de la politique d’Israël d’isolement de la Cisjordanie tandis que ses colons paramilitaires et son armée commettent des crimes violents contre une population palestinienne pratiquement sans défense.
Nous appelons les gouvernements à soutenir le droit des Palestiniens à recevoir des visiteurs et celui de leurs ressortissants à venir ouvertement en Palestine.
Les participants à Bienvenue en Palestine 2012 demandent à ce qu’on les laisse passer, sans entrave, à l’aéroport de Tel Aviv et poursuivre jusqu’en Cisjordanie pour y participer à un projet permettant à des enfants de profiter du droit à l’enseignement. »
Voir le programme ci-dessous.
Pour plus d’informations : http://bienvenuepalestine.com/
ou par courriel :
ou par courriel :
France :contact@BienvenuePalestine.com (français et anglais)
Royaume-Uni : uk@bienvenuepalestine.com (anglais)
Belgique : bienvenuepalestine.wallonie.be@gmail.com (français et anglais)Signataires :
Desmond TUTU (Afrique du Sud, archevêque, prix Nobel de la Paix pour sa lutte contre l’apartheid)
Ronnie KASRILS (Afrique du Sud, ancien membre du Congrès National Africain)
Noam CHOMSKY (Etats-Unis, auteur, linguiste, philosophe)
Tony BENN (Grande-Bretagne, ancien ministre socialiste)
John PILGER (Australie, journaliste et cinéaste)
Nawal Al SADAAWI (Egypte, auteur, féministe)
Nurit PELED ELHANAN (Israël, professeur, militante pour la paix)
Sam BAHOUR (Palestine, Campagne « Droit d’entrer »)
Jonathan COOK (Grande-Bretagne, journaliste indépendant vivant à Nazareth)
Vauro SENESI (Italie, dessinateur et auteur)
AbdelFattah ABU SROUR (Palestine, directeur du centre culturel Al-Rowwad, camp de réfugiés d’Aïda à Bethléem)
Xavier RENOU (France, fondateur et porte-parole des « Désobéissants »)
Jean ZIEGLER (Vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies)
Rabbin Lynn GOTTLIEB (Shomer Shalom - réseau juif pour la non-violence)
Nicole KIIEL-NIELSEN (Députée européenne)
Mrg Jacques GAILLOT (Evêque de Parténia)
Odile TOBNER (Auteur de « Du racisme Français »)
Jean-Claude AMARA (Droits Devant)
René BALME (Maire de Grigny - Rhône)
Paul ARIES (Directeur du Sarkophage)
Pr Christophe OBERLIN (Chirurgien, Responsable de missions chirurgicales à Gaza - auteur de Chroniques de Gaza)
Djamila SONZOGNI (Conseillère régionale EELV alsace)
Frank VERCRUYSSEN (Belgique - acteur de cinéma)
Pr Eric DAVID (Président du centre de droit international de l’ULB)
Jacob COHEN, (écrivain)
David CRONIN (journaliste et auteur - Belgique)
Ludo DE BRABANDER (VZW Vrede)
Philippe POURBAIX (Artistes contre le Mur)
Mary HUGUES-THOMSON (Femmes en Noir - Los Angeles)
Susan ABULHAWA (Auteure palestinienne, notamment du roman Les Matins de Jénine)
Franklin LAMB, (auteur, journaliste)
Mazin QUMSIYEH (Réseau international pour la Justice en Palestine - auteur de Résistance populaire en Palestine)
Bruce KATZ (PAJU : Palestiniens et Juifs Unis - Canada)
China MIEVILLE (Ecrivain, auteur de livres de science-fiction)
Manuel HASSASSIAN (Ambassadeur de la Palestine pour le Royaume-Uni)
Alex ZANOTELLI (Missionnaire combonien, fondateur du réseau de Lilliput, écrivain)
Margherita HACK (Italie - Professeur émérite d’astrophysique, essayiste et écrivain)
Nicolas WADIMOFF (Suisse, réalisateur de Aisheen)
Ali ABUMINAH (auteur - USA) Mustafa BARGHOUTI (Initiative palestinienne - Palestine)
Jacques NENO (Coordinateur national de l’association palestinienne EJE, "les Enfants, le Jeu et l’Éducation)
George N. RISHMAWI (militant de la non-violence pour la paix, à Beit Sahour en Cisjordanie)
Ronnie KASRILS (Afrique du Sud, ancien membre du Congrès National Africain)
Noam CHOMSKY (Etats-Unis, auteur, linguiste, philosophe)
Tony BENN (Grande-Bretagne, ancien ministre socialiste)
John PILGER (Australie, journaliste et cinéaste)
Nawal Al SADAAWI (Egypte, auteur, féministe)
Nurit PELED ELHANAN (Israël, professeur, militante pour la paix)
Sam BAHOUR (Palestine, Campagne « Droit d’entrer »)
Jonathan COOK (Grande-Bretagne, journaliste indépendant vivant à Nazareth)
Vauro SENESI (Italie, dessinateur et auteur)
AbdelFattah ABU SROUR (Palestine, directeur du centre culturel Al-Rowwad, camp de réfugiés d’Aïda à Bethléem)
Xavier RENOU (France, fondateur et porte-parole des « Désobéissants »)
Jean ZIEGLER (Vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies)
Rabbin Lynn GOTTLIEB (Shomer Shalom - réseau juif pour la non-violence)
Nicole KIIEL-NIELSEN (Députée européenne)
Mrg Jacques GAILLOT (Evêque de Parténia)
Odile TOBNER (Auteur de « Du racisme Français »)
Jean-Claude AMARA (Droits Devant)
René BALME (Maire de Grigny - Rhône)
Paul ARIES (Directeur du Sarkophage)
Pr Christophe OBERLIN (Chirurgien, Responsable de missions chirurgicales à Gaza - auteur de Chroniques de Gaza)
Djamila SONZOGNI (Conseillère régionale EELV alsace)
Frank VERCRUYSSEN (Belgique - acteur de cinéma)
Pr Eric DAVID (Président du centre de droit international de l’ULB)
Jacob COHEN, (écrivain)
David CRONIN (journaliste et auteur - Belgique)
Ludo DE BRABANDER (VZW Vrede)
Philippe POURBAIX (Artistes contre le Mur)
Mary HUGUES-THOMSON (Femmes en Noir - Los Angeles)
Susan ABULHAWA (Auteure palestinienne, notamment du roman Les Matins de Jénine)
Franklin LAMB, (auteur, journaliste)
Mazin QUMSIYEH (Réseau international pour la Justice en Palestine - auteur de Résistance populaire en Palestine)
Bruce KATZ (PAJU : Palestiniens et Juifs Unis - Canada)
China MIEVILLE (Ecrivain, auteur de livres de science-fiction)
Manuel HASSASSIAN (Ambassadeur de la Palestine pour le Royaume-Uni)
Alex ZANOTELLI (Missionnaire combonien, fondateur du réseau de Lilliput, écrivain)
Margherita HACK (Italie - Professeur émérite d’astrophysique, essayiste et écrivain)
Nicolas WADIMOFF (Suisse, réalisateur de Aisheen)
Ali ABUMINAH (auteur - USA) Mustafa BARGHOUTI (Initiative palestinienne - Palestine)
Jacques NENO (Coordinateur national de l’association palestinienne EJE, "les Enfants, le Jeu et l’Éducation)
George N. RISHMAWI (militant de la non-violence pour la paix, à Beit Sahour en Cisjordanie)
Le 19 octobre 2011 - Palestine Justice Network - traduction

(Dessin de Carlos Latuff)
Les associations palestiniennes nous attendent !
18 mars 2012
La mobilisation pour l’accueil et le soutien à la mission internationale « Bienvenue en Palestine », s’amplifie en Palestine à quelques semaines du départ. Ci-dessous la liste de nouvelles associations qui nous attendent et qui ont préparé pour notre séjour un programme très intéressant, que nous publierons ces jours-ci.
Al-Awda Center, Beit Sahour
Al-Rowwad Cultural and Theatre Training Centre
The Alternative Information Center - AIC
Bil’in Popular Resistance Committee
Friends of Freedom and Justice, Bil’in
Handala Center
Holy Land Trust
International Solidarity Movement
Occupied Palestine and Golan Heights Advocacy Initiative
Palestinian Centre for Rapprochement between People
Palestine Solidarity Project
Popular Struggle Coordinating Committee
Youth Against Settlements (Hebron)
Youth Activity Center - Aida Camp
Al-Rowwad Cultural and Theatre Training Centre
The Alternative Information Center - AIC
Bil’in Popular Resistance Committee
Friends of Freedom and Justice, Bil’in
Handala Center
Holy Land Trust
International Solidarity Movement
Occupied Palestine and Golan Heights Advocacy Initiative
Palestinian Centre for Rapprochement between People
Palestine Solidarity Project
Popular Struggle Coordinating Committee
Youth Against Settlements (Hebron)
Youth Activity Center - Aida Camp
Et de nombreux comités populaires dans différents villages et villes.
Ainsi que le soutien officiel du gouvernorat de Bethléem, où nous serons accueillis dès notre arrivée le dimanche 15 avril prochain.
Le programme détaillé
21 mars 2012
Ci-dessous les précisions des associations palestiniennes qui nous invitent, concernant la semaine consacrée à la mission « Bienvenue en Palestine ».
Dimanche 15 avril : arrivée et accueil à Bethléem, sur la place de la Nativité
A partir de lundi : construction de l’école pour tous les volontaires qui peuvent y contribuer et participation à la rénovation de l’école maternelle « le Petit Prince » à Bethleem.Les électriciens sont particulièrement bienvenus, ainsi que tous ceux qui peuvent s’occuper des travaux de peinture.
Comme nous serons plus d’un millier de participants en provenance de nombreux pays et que tous ne peuvent participer au lancement de la construction de l’école internationale de Beit Jala et à la rénovation de l’école maternelle, il est également souhaité que des participants à la mission :
contribuent à réparer les puits endommagés dans la région de Béthléem (campement sur place pendant 3 à 4 jours pour une trentaine de volontaires)
Le centre culturel Al-Rowwad dans le camp de réfugiés de Aïda à Bethléem aimerait par ailleurs la participation d’une centaine de volontaires pour construire un musée sur l’histoire des réfugiés palestiniens.
Le comité de Beit Ommar propose pour sa part à une cinquantaine de volontaires de planter des arbres dans le village.Activités annexes facultatives et à la carte pour les volontaires de tous les pays, et notamment ceux qui ne sont jamais venus en Palestine :
Lundi 16 avril : Visite de la Vallée du Jourdain organisée par Awad Abu Swai & Mubarak Zawahra
Mardi 17 avril : Visite d’Hébron organisée par Mousa Abu Maria
Mercredi 18 avril : Journée à Bethléem, organisée par AbdelFattah Abu Srour et Jacques Neno, comprenant un séminaire à l’Université de Bethléem sur le thème « Comment faire cesser l’occupation ? », ainsi qu’une soirée festive pour tous.
Jeudi 19 avril : Visite de Jérusalem, organisée par Lubna Masarwa & Najwa Alsilwadi
Vendredi 20 avril : Visite de Ramallah organisée par Nariman Tamimi & Iyad BornatIl est encore possible de s’inscrire pour participer à cette mission internationale, en écrivant à : contact@bienvenuepalestine.com
Lettre ouverte رسالة مفتوحة للمنصف المرزوقي au Président Merzouki
Posted by Candide on 29 mars 2012

أحمد المناعي يوجه رسالة مفتوحة للمنصف المرزوقي
أدعوك للقطع مع أحلام رعاة البقر ورعاة الإبل
-التونسية
- محمد بوغلاّب
تنفرد التونسية بنشر رسالة كتبها الدكتور أحمد المناعي عضو بعثة المراقبين العرب إلى سوريا موجهة إلى رئيس الدولة المؤقت محمد المنصف المرزوقي يدعوه فيها إلى مقاطعة قمة أصدقاء الشعب السوري التي ستنعقد باسطنبول التركية يوم 1 أفريل القادم
أحمد المناعي يوجه رسالة مفتوحة
للمنصف المرزوقي
أدعوك للقطع مع أحلام رعاة البقر ورعاة الإبل ….
-التونسية- محمد بوغلاّب
تنفرد التونسية بنشر رسالة كتبها الدكتور أحمد المناعي عضو بعثة المراقبين العرب إلى سوريا موجهة إلى رئيس الدولة المؤقت محمد المنصف المرزوقي يدعوه فيها إلى مقاطعة قمة أصدقاء الشعب السوري التي ستنعقد باسطنبول التركية يوم 1 أفريل القادم.
والدكتور المناعي هو رئيس المعهد التونسي للعلاقات الدولية ومستشار محكمة بروكسال للعراق التي أنشئت سنة 2003 ورئيسها الشرفي هو مهاتير محمد رئيس الوزراء الماليزي السابق ، وقد قضى الدكتور أحمد المناعي ثمانية عشر عاما في المنفى(1991-2008) وتعرض لثلاث محاولات إغتيال ، وقد أصدر سنة 1995 كتاب”الحديقة السرية لبن علي” كشف فيه الوجه القذر لمنظومة الاستبداد .
وفي ما يلي، نص الرسالة
السلام و التحية اللائقين بالمقام
قبل الخوض في موضوع الرسالة, يقتضي الصدق أن أصارحك بأني لم انتخبك ولم أنتخب أحد مرشحي حزبك لأني أعرفك منذ 32 سنة كما أني لم أنتخب أحدا من مرشحي حزبي الأغلبية الآخرين لأني أعرف زعماءهما من44 سنة في خصوص الأول و من 25 سنة في خصوص الثاني، ولكنك الرئيس المؤقت الشرعي المنتخب من مجلس تأسيسي شرعي، ولكوني أحترم الشرعية فإني أحترمك بصفتك تلك. و قد فكرت جديا في تهنئتك بانتخابك غير أني أقلعت عن ذلك نظرا إلى الأثر العميق الذي تركته في نفسي صورتك وأنت تهتف مع بعض الشبان الليبيين لمقتل العقيد معمر القذافي رحمه الله و التمثيل بجثته.
سيدي الرئيس ،
أكتب لك بخصوص الموقف التونسي من سورية, الذي تميز بالخروج عما عهدنا من الدبلوماسية التونسية منذ الاستقلال، فقد سبقت تونس غيرها من البلدان العربية في التصويت علي تعليق عضوية سوريا في الجامعة العربية وهي أحد الأعضاء السبعة المؤسسين للجامعة العربية سنة 1945، كما سبقت تونس غيرها في طرد السفير السوري الغائب ثم في دعوة السفير التونسي من دمشق و قطع العلاقات الدبلوماسية بين البلدين وقد تم كل ذلك بارتجال فاجأ حتى السفير التونسي في دمشق.
سيدي الرئيس،
في مبادرة فريدة في تاريخ الجامعة العربية، صادق مجلس وزراء الخارجية العرب على مبادرة تخص سوريا لغاية مساعدة هذا البلد الشقيق على حل أزمته السياسية، وقد اقتضت هذه المبادرة إرسال بعثة من المراقبين العرب للاطلاع على حقيقة الأمور ورفع تقرير في هذا الشأن للجنة الخاصة بسوريا في الجامعة العربية، وقد تم ذلك وأنجز المراقبون العرب ما أنيط بعهدتهم وحرّروا تقريرا موضوعيا, مهنيا وأمينا تقدم به رئيس البعثة إلى مجلس الجامعة بتاريخ 17 جانفي 2012. وقد انتهى التقرير فيما انتهي إليه, إلى أنّ السلطات الأمنية والعسكرية السورية لم تكن تلجأ إلي إطلاق النار إلا للرد على المسلحين والدفاع عن النفس، ولعل هذا هو الذي أغاض بعض الدول المستعجلة في تدمير سوريا ودفعها إلى دفن التقرير والإسراع برفع القضية إلى مجلس الأمن أملا في أن يشرّع الأخير لما شرّع له سابقا في شأن ليبيا، غير أنّ هذا المسعى فشل فشلا ذريعا كما تعلمون.
وفي يوم24 فيفري 2012، احتضنت تونس ندوة لما سمي بأصدقاء سوريا ولا أحد يعتقد أن بلدا واحدا ممن حضر ممثلوها هذه الندوة يستحق هذا النعت، فقد كان من هذه البلدان من سلّح الإرهابيين وفيهم من درّبهم وفيهم من موّلهم وفيهم من وفّر لهم الدعامة الإعلامية وفيهم أيضا من انتدبهم من الشرق والغرب، وكلهم اجتمعوا على تدمير سوريا والسعي إلى تفكيك دولتها.
و قد حضر الندوة أيضا ما يسمى بالمجلس الوطني السوري وهو مجلس اختارت قيادته وأعضاءه المخابرات الغربية والعربية، وهي التي تحرك رأسه وأعضاءه، وهي التي تملي عليه برامجه ومخططاته، وهي التي تغدق عليه المال بسخاء ما دام يطالب بما تطالب به هي أي التدخل العسكري.
و في نفس اليوم، وبالموازاة مع ندوة السياسيين، احتضنت تونس ندوة القيادات الاستخبارية لدول عربية وغربية لبحث خطط غزو سوريا وتفكيك دولتها وتشريد شعبها، وإنّ ما صرّحتَ به يومها من أنّ تونس ترفض التدخل العسكري في سوريا كان موقفا سليما، لكنك تعلم جيدا أنّ القوى الكبرى لن تستشيرك ولن تعبأ بموقف تونس إذا ما هي قررت التدخل العسكري.
سيدي الرئيس
إذا كان لا بد لتونس أن تتدخل في الشأن الداخلي السوري، وهو أمر مرفوض حسب مبادئ الأمم المتحدة والجامعة العربية، وإذا كان لابد لها أن تؤيد المعارضة السورية، فلماذا لم تؤيد الطرف المعارض الوطني الذي يرفض التدخل الأجنبي مثلك ومثل تونس التي تمثّلها إضافة إلى أنّ هذا الطرف الوطني الرافض للتدخل الأجنبي هو الأكثر تمثيلا في الداخل و ليس له في الخارج إلا ناطق رسمي هو هيثم منّاع أنت تعرفه مثلما أعرفه وسبق له أن قدّم لك خدمات كثيرة أهمها أنّه عيّنك رئيسا للجنة العربية لحقوق الإنسان يوم أسسها في جانفي 1998 في باريس إضافة إلى تولّيه الدفاع عنك طوال عقدين من الزمن.
سيدي الرئيس
في يوم 11/2/2012 حدث اشتباك مسلح بين قوات الأمن التونسي ومجموعة مسلحة أسرع وزير الداخلية بالتصريح بانتمائها للقاعدة وأسرع وزير الدفاع الوطني بطلب المساعدة الأمريكية لحماية حدودنا الوطنية.
إنّ من حقّ بل من واجب كل دولة ديمقراطية أو دكتاتورية أن تحفظ أمن مواطنيها وسلامة الوطن، ولعلك تذكر الخلاف حول هذا الموضوع الذي قطع بيني وبينك حبل الود في الندوة التي نظمها هيثم منّاع بالذات في باريس سنة 2004.
وإذا كان اشتباك مع مجموعة من 20 شخصا بأسلحة خفيفة قد برّر الموقف التونسي فماذا تُرى الحكومة السورية أن تفعل وهي تجابه عشرات المجموعات من القاعدة مسلحوها بالآلاف وأسلحتها من أرقى ما صنعت الترسانة الغربية يساندهم تحريض ديني وإعلامي منذ أكثر من سنة.
سيدي الرئيس
لقد حسم الجيش العربي السوري أمر المسلحين على الأرض وحسمت القيادة السياسية وحلفاءها أمر الحرب الدبلوماسية وقضت سوريا شوطا بعيدا في الإصلاحات السياسية، وتراجعت العدوانية لأغلب البلدان الاستعمارية وبدأت مع مهمة كوفي عنان جولة من المفاوضات قد تستمر حتى آخر السنة لكنها ستكون مفاوضات مع الحكومة السورية وليس من وراء ظهرها، وستكون مفاوضات بين الكبار ولن يكون للصغار بمن فيهم إمارة قطر العظمى أي دور فيها.
لكل هذه الاعتبارات، أدعوك سيدي الرئيس أن تجنب تونس المضيّ في الخط الذي سارت فيه مكرهة وأن تقاطعوا ندوة اسطنبول التي ستنعقد في أول الشهر المقبل حيث ستكون ندوة الوداع للأحلام والأوهام التي سيطرت على أذهان رعاة البقر والبعض من رعاة الإبل، ويكفي تونس أن تكون قد ساهمت رغم أنفها في احتلال ليبيا.
و تقبلوا سيدي الرئيس فائق الاحترام والتقدير.
أحمد المناعي
عضو بعثة المراقبين العرب إلى سوريا
Martyrs of Palestinian Prisoners' Movement 1967 - 2010
Le saviez-vous ?? un noir maire de paris, oublié de l'histoire
Un Caribéen noir, Severiano de Heredia, a été ministre des Travaux publics et président du conseil de Paris sous la 3e République. Ce mulâtre cubain, cousin des deux poètes José-Maria de Heredia, a été dénigré de son vivant et effacé des mémoires dès son trépas. Un cas emblématique proposé par les éditions Les Indes savantes, collection Boutique de l’histoire.Paul Strade, professeur émérite de l’université de Paris VIII, a présenté vendredi dernier à l’Assemblée Nationale son livre, « Sévériano de Hérédia : ce mulâtre cubain que Paris fit maire et la République ministre », préfacé par la 1re députée noire de la capitale, Georges Pau-Langevin.
L’auteur a épluché les archives de la police de Paris, de la Bibliothèque nationale, du Grand orient de France, ainsi que les archives cubaines afin de rétablir l’histoire. « En France, seul l’archiviste du Grand orient de France avait remarqué son nom clinquant et son rang éminent au sein de la hiérarchie maçonnique. Mais il ne s’avait pas qu’il était noir. » Severiano de Hérédia a été élu conseiller municipal du quartier des Ternes en 1873, puis président du conseil de Paris en 1879 et député de la Seine en 1881. Il devient en 1887 le premier ministre noir des Travaux publics. Un ministère de plein pouvoir dans le gouvernement Rouvier. « Severiano de Hérédia était un grand réformiste social et laïc », résume l’auteur.
Né à la Havane, le 8 novembre 1836, de deux mulâtres libres, il a été élevé par son parrain, un riche planteur qui disait de lui : « Je l’aime comme un fils pour l’avoir élevé. » Il débarque à Paris en 1845, où il mourra le 9 février 1901 d’une commotion cérébrale. C’est lui qui géra avec succès les très grands froids de l’hiver 1879-1880 sur la capitale. « C’est un exemple à méditer », s’est émue George Pau-Langevin qui a offert un exemplaire de l’ouvrage à Bertrand Delanoë, son lointain successeur. Ce dernier ignorait
jusqu’alors qu’un Noir avait occupé son fauteuil avant lui.
L’ambassadeur de la République de Cuba à Paris, Orlando Requeijo Gual, a été surpris que personne, particulièrement aux archives, ne connaissent l’existence de Séveriano de Heredia. « Ce n’est pas possible », lui a-t-on répondu. « C’est pourtant le tournant de l’histoire, s’exclame le diplomate. C’est d’une actualité incroyable ! Il est peut être le premier ministre non blanc en Europe ! Ce livre est un monument surtout pour penser, pour réfléchir. »
Aujourd’hui, la question des raisons de cet oubli se pose. Pourquoi ce qui a été possible durant ces années-là ne l’est plus aujourd’hui ? Il est l’homme oublié à cause de la couleur de sa peau ? Et alors qu’il a été porté par la 3e République, il est parti sans les honneurs réservés à ses meilleurs citoyens. C’est une profanation de l’identité nationale. » Navrant destin pour Heredia qui devrait faire partie du récit national.
3 questions à Paul Strade, auteur

« L’ambassadeur d’Haïti était son ami »
Quel est l’objet de votre livre ?
J’ai voulu montrer, c’est un travail d’historien, que notre Sévériano de Hérédia était véritablement un homme supérieur, indépendamment de toute autre considération.En quoi cet homme est-il emblématique ?
Dès que j’ai mis le nez dans la documentation le concernant, je me suis aperçu de la modernité de sa pensée et surtout de son insertion possible dans les débats actuels. Mais je pense que les mentalités françaises n’ont pas évolué aussi vite que le monde et, par conséquent, il reste encore des relents enfouis, et parfois malheureusement exprimés, d’une pensée colonialiste .Comment se fait-il qu’il ne figure pas sur la liste des personnalités du cimetière des Batignolles ?
C’est extrêmement surprenant et il faut continuer les recherches. Une chose est certaine, il a eu des obsèques magnifiques avec cinq orateurs donc un futur président de la République, le président du Sénat et chose tout à fait extraordinaire, le corps diplomatique étranger était représenté par Haïti. C’est la seule fois où Haïti a représenté le corps diplomatique mondial. L’ambassadeur d’Haïti était un ami de Severiano, c'est-à-dire qu’on avait perçu au moment de sa mort sa dimension africaine. La presse a rendu compte de ces obsèques très solennelles comme un fait divers. Son étoile avait pali, il n’était plus rien. Il avait été quelque chose, et là, il y avait eu la conquête de l’Afrique... Tout Français doit se pencher sur son histoire en examinant les recoins qui peuvent être honteux ou simplement incompris.Propos recueillis par Alfred Jocksan
28 mars 2012
La justice n’a toujours pas été rendue aux femmes victimes de viol pendant la guerre en Bosnie-Herzégovine
par Saied Mabrouk, mercredi 28 mars 2012, 18:54 ·
COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Embargo : jeudi 29 mars 2012 à 11h00 heure de Paris (9h00 TU)
Index AI : PRE 01/143/2012
La justice n’a toujours pas été rendue aux femmes victimes de viol pendant la guerre en Bosnie-Herzégovine
(Sarajevo) Il est temps que le gouvernement de Bosnie-Herzégovine traduise dans les faits l’engagement qu’il a pris en 2010 de garantir justice, vérité et réparation pour les centaines de victimes de violences sexuelles commises pendant la guerre, souligne Amnesty International dans un rapport publié jeudi 29 mars.
« Près de deux décennies après la fin de la guerre, des centaines de femmes continuent de vivre avec les conséquences du viol et d’autres formes de torture, sans avoir accès comme il se doit à l’aide médicale, psychologique et financière dont elles ont besoin pour reconstruire leur vie brisée. Pendant ce temps, la plupart des responsables présumés restent impunis », a déclaré Jezerca Tigani, directrice adjointe du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International.
Le rapport d’Amnesty International, intitulé Old Crimes, Same Suffering: No justice for survivors of wartime rape in north-east Bosnia and Herzegovina, se penche sur la situation actuelle des femmes victimes de viol au cours de la guerre vivant dans le canton de Tuzla (nord-est du pays), qui illustre les problèmes rencontrés par les victimes pour accéder à leurs droits au niveau local.
Pendant le conflit qui a duré de 1992 à 1995, Tuzla était considéré comme un « lieu sûr » et des milliers de victimes de crimes de violence sexuelle commis par les forces armées serbes s’y sont réfugiées. Beaucoup y sont restées après la guerre car elles n’ont pas pu ou pas voulu retourner chez elles en Republika Srpska, région de Bosnie à majorité serbe aujourd’hui.
Il y a seulement deux ans, après des années d’intenses pressions exercées par plusieurs organisations locales et internationales de la société civile, dont Amnesty International, le gouvernement de Bosnie-Herzégovine s’est enfin engagé à garantir les droits des victimes en promettant de mettre au point un « programme national en faveur des femmes victimes de violences sexuelles pendant ou après le conflit », mais en raison de l’impasse politique qui perdure au niveau de l’État, ce programme n’a toujours pas été finalisé ni adopté.
« Le nouveau gouvernement, formé fin 2011, doit encore montrer sa volonté d’adopter et de mettre en œuvre les engagements pris par ses prédécesseurs. C’est une priorité urgente, a insisté Jezerca Tigani.
« Les responsables politiques de haut niveau, en particulier ceux de la Republika Srpska, doivent reconnaître le fait que des crimes de violence sexuelle ont été commis à grande échelle durant la guerre. »
De nombreux crimes de droit international, tels que le viol et les autres formes de torture, l’esclavage sexuel, la disparition forcée et la détention arbitraire, ont été commis au cours du conflit en Bosnie-Herzégovine.
Les victimes vivant aujourd’hui à Tuzla ont parlé à Amnesty International des graves problèmes physiques et psychologiques qu’elles continuent de rencontrer, parmi lesquels figurent l’état de stress post-traumatique, l’anxiété, les maladies sexuellement transmissibles, le diabète, l’hypertension et l’insomnie. Très peu d’entre elles bénéficient d’une assurance maladie suffisante pour faire face à leurs pathologies spécifiques, ce qui limite leur accès aux services de santé dont elles ont absolument besoin, et la plupart ne peuvent pas payer tous les médicaments qu’il leur faut.
Aucun des responsables directs des crimes commis contre les victimes interrogées au cours des recherches d’Amnesty International n’a été traduit en justice. Sur les dizaines de milliers d’affaires de crimes de violence sexuelle commis pendant la guerre, moins de 40 ont été jugées par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie à La Haye ou par les tribunaux nationaux bosniaques. Le rapport met en évidence le fait que le système judiciaire bosniaque, complexe, organisé sur plusieurs niveaux et manquant de moyens, entrave la progression des procédures pénales, ce qui prive les victimes de leur droit d’obtenir justice.
« Le manque de ressources et de compétence des organismes locaux d’action sociale et de santé est à l’origine de graves lacunes et incohérences dans la manière dont ils fournissent les services de réadaptation indispensables aux victimes de violence sexuelle pendant la guerre, ce qui a pour effet de priver ces femmes de leur droit à la réadaptation – une partie essentielle des réparations auxquelles elles ont droit, a ajouté Jezerca Tigani.
« Les droits des victimes doivent être une priorité pour les autorités centrales et locales. Les institutions locales ont besoin de moyens et de recommandations du gouvernement central pour apporter une aide directe aux femmes. Jusqu’ici, les victimes ont dû s’en remettre à l’aide psychosociale et médicale des ONG destinées aux femmes à Tuzla, dont la détermination à fournir des soins excellents et hautement spécialisés à ces femmes malgré d’immenses obstacles est remarquable.
« Il a fallu plus de dix ans pour que les autorités bosniaques reconnaissent leurs obligations internationales envers les personnes victimes de viol pendant la guerre. Combien de temps leur faudra-t-il pour surmonter l’impasse politique et le désaccord sur la répartition des compétences entre l’État et les collectivités locales afin de mettre en œuvre leurs engagements ? Combien de temps encore les milliers de femmes victimes se verront-elles encore dire qu’elles doivent attendre leurs droits d’obtenir justice, vérité et réparation ? »
Témoignages
J’ai survécu, mais je suis la seule à savoir comment. Il est très difficile de vivre, mais je dois vivre et je fais de mon mieux. Tout ce que je fais est pour mes enfants, afin qu’ils aient une meilleure vie, qu’ils ne souffrent pas. Mais nous devons nous battre pour nos droits. Nous ne pouvons pas attendre que quelqu’un nous aide. C’est ainsi, voilà tout. (I., Tuzla)
Je me souviens de tout et j’aimerais que ce ne soit pas le cas. Je me souviens de la torture. Ils m’ont battue jusqu’à ce que je ne puisse plus me lever. Ils venaient et m’emmenaient seule, puis je me retrouvais avec l’homme dans une pièce. J’ai été détenue pendant trois mois. J’ignorais où mes enfants se trouvaient. Je rêve toutes les nuits de ce qui s’est passé. Même avec ces comprimés, je fais ces rêves. Je suis retournée chez mon fils. Je vis avec lui, son épouse et leur fille de cinq ans. Nous pouvons à peine survivre avec ma pension. Mon fils et son épouse n’ont pas de revenus et n’ont pas la possibilité de trouver du travail ici. Je n’ai pas d’assurance maladie ici, alors je parcours 100 km jusqu’à Tuzla pour voir un docteur et suivre ma thérapie à Vive Zene. (M., qui est rentrée de Tuzla, où elle vivait en tant que personne déplacée depuis 2003, à Zvornik, en Republika Srpska, il y a plusieurs années)
L. vivait dans le village près de Zvornik, dans le nord-est de la Bosnie-Herzégovine. Elle était enceinte et avait un fils d’un an quand la guerre a débuté. Son mari était en Croatie pour son travail à l’époque. Lorsque le village a été occupé par les paramilitaires serbes, elle s’est enfuie et s’est cachée dans les bois pendant presque un an avec d’autres villageois des environs. Cependant, en janvier 1993, ils ont commencé à se diriger vers Tuzla pour chercher de la nourriture et un abri. L. et son fils ont été séparés du groupe et elle s’est évanouie, épuisée. Elle s’est réveillée dans un hôpital à Zvornik, entourée de soldats serbes. On lui a dit que son fils était mort. L. était également enceinte de huit mois à ce moment-là. Elle a expliqué à Amnesty International que les soldats l’avaient torturée et que, à cause des violents coups qui lui avaient été infligés, elle avait perdu son bébé. Par la suite, elle a été détenue secrètement dans trois camps successifs à Zvornik et près de Bijeljina, où elle a été violée à plusieurs reprises. Elle a finalement été libérée dans le cadre d’un échange de prisonniers. Elle s’est rendue à Tuzla, où elle a fini par retrouver son mari. Elle a eu deux enfants après la guerre. Les expériences qu’elle a vécues pendant la guerre lui ont laissé de nombreux problèmes physiques et mentaux chroniques, mais c’est toujours elle qui s’occupe principalement de ses enfants, de son mari et de ses beaux-parents.
Voir également :
« La justice pour qui ? » En Bosnie-Herzégovine, les femmes attendent toujours qu’on leur rende justice
Bosnie-Herzégovine. Une justice en suspens : les poursuites pour crimes de guerre sont paralysées
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