05 décembre 2009

comité public contre la torture

La doctrine militaire israélienne est de s’attaquer délibérément aux populations civiles

vendredi 4 décembre 2009 - 07h:44

PCATI


Le Comité public contre la torture en Israël (PCATI) a publié aujourd’hui [2 Décembre 2009] un nouveau rapport qui expose les changements de doctrine de guerre d’Israël, comme en témoigne la conduite de l’opération « Cast lead » et de nombreuses déclarations publiques orales ou écrites, faites par de hauts gradés de l’armée et de hauts responsables du gouvernement israélien.
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La réalité de la violence sioniste, c’est cet enfant assassiné parmi des centaines d’autres lors de l’agression israélienne de l’hiver dernier contre la bande de Gaza...

Le rapport, intitulé « Changements dans la doctrine de l’armée israélienne à la lumière de l’opération "Cast Lead", » témoigne de l’application par Israël d’une nouvelle doctrine de combat appliquée durant les hostilités contre Gaza [l’hiver dernier] et qui est fondé sur deux principes :

« Zéro mort israélien »

La priorité absolue est d’éviter des victimes dans l’IDF [armée israélienne] en faisant abstraction des dangers accrus pour les civils palestiniens.

La mise en œuvre de cette politique est évidente dans l’utilisation massive de la puissance de feu, l’utilisation des armes au phosphore blanc dans les zones densément peuplées et les tirs délibérés sur des Palestiniens dans les rues, sans aucune discrimination entre combattants et civils, et ce même après que les FDI aient ordonné l’évacuation des habitants de leurs maisons.

« La doctrine Dahiyah »

Cette doctrine reprend le nom du quartier d’habitations de Dahiyah à Beyrouth, où le Hezbollah jouit d’un appui populaire et a aussi son siège. Le quartier a été massivement bombardé par l’armée israélienne au cours de la seconde guerre du Liban.

La doctrine appliquée ici est de viser les infrastructures civiles afin de provoquer des destructions et des souffrances parmi la population civile, pour développer une opposition populaire aux adversaires d’Israël (à savoir le Hamas et le Hezbollah).

Suite à ces principes, les attaques israéliennes contre la bande de Gaza ont causé intentionnellement et à grande échelle des dommages aux infrastructures civiles ainsi que le massacre de centaines de civils non-combattants (en dépit de l’absence d’une politique officiellement affichée de tuer intentionnellement des civils ).

Les actions d’Israël contredisent directement les déclarations officielles affirmant que l’armée israélienne a agi en conformité avec le droit humanitaire international et a pris toutes les mesures possibles pour éviter de nuire aux populations civiles.

Cette doctrine de combat salit moralement les citoyens israéliens. Elle peut conduire à un isolement international renforcé d’Israël et à une situation où des soldats israéliens, des officiers et des dirigeants seront arrêtés à l’extérieur d’Israël et accusés de crimes de guerre.

Les auteurs du rapport concluent : « par conséquent, une évolution aussi fondamentale dans la doctrine de combat de l’IDF et qui a un impact de grande envergure, ne devrait pas être exposée uniquement dans les discussions en cercles fermés du quartier général et du cabinet de sécurité, mais exige d’être débattue publiquement. »

Le rapport complet est disponible à :
http://www.stoptorture.org.il/en/no...

3 décembre 2009 - The Electronic Intifada - Vous pouvez consulter cet article à :
http://electronicintifada.net/v2/ar...

04 décembre 2009

Rapport n° 47 du PCHR


Rapport n° 47 sur les violations israéliennes des droits humains

vendredi 4 décembre 2009 - 13h:04

PCHR du 25 novembre au 2 décembre 2009


Les Forces d’occupation israéliennes (FOI) ont poursuivi leurs agressions systématiques contre les civils palestiniens et leurs biens dans les Territoires palestiniens occupés (TPO), et maintenu leur blocus total sur la bande de Gaza.

Durant cette semaine du 25 novembre au 2 décembre :

  • 6 Palestiniens ont été blessés par les forces israéliennes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza ;
  • un colon israélien a écrasé sous sa voiture un Palestinien gravement blessé à Hébron ;
  • les FOI ont mené 14 incursions à l’intérieur des communautés palestiniennes de Cisjordanie, et une dans la bande de Gaza :
    • elles ont arrêté 20 civils palestiniens, dont 6 mineurs ;
  • les navires israéliens ont continué d’agressé les pêcheurs palestiniens dans la bande de Gaza ;
  • Israël a maintenu son siège total sur les TPO et l’isolement de la bande de Gaza du monde extérieur ;
  • les troupes israéliennes sur les check-points de Cisjordanie ont arrêté 3 Palestiniens dont un mineur ;
  • celles postées au passage frontalier de Beit Hanoun (Erez) ont arrêté un Palestinien qui se rendait à Jérusalem pour recevoir des soins ;
  • Israël a poursuivi la colonisation de la Cisjordanie et les colons leurs agressions contre les Palestiniens et leurs biens :
    • le gouvernement israélien a approuvé la construction de 131 logements ;
    • les FOI ont publié de nouveaux avis de démolition de maisons en Cisjordanie ;
    • des colons se sont emparés de 70 dunums (7 ha) de terre, à Yanoun, à l’est de Naplouse ;
    • des colons ont agressé des Palestiniens à Bourin, village près de Naplouse.
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Les colons israéliens investissent la maison appartenant à Rifqa al-Kurd,
dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem le 1er décembre.


Violations israéliennes recensées pendant la semaine du 25 novembre au 2 décembre 2009

1 - Incursions dans les zones palestiniennes et agressions contre les civils palestiniens et leurs biens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza

Mercredi 25 novembre

Incursion dans la région d’Hébron : vers minuit et demi, les FOI ont pénétré dans le village de Dura, au sud-ouest d’Hébron, patrouillant dans les rues et fouillant un certain nombre de maison, elles ont arrêté 5 Palestiniens.

Région de Jénine : vers 1h, dans le village d’‘Arraba, à l’ouest de Jénine ; au même moment, dans le village de Qabatya (2 arrestations, 20 et 21 ans).

Région de Bethléhem : dans le village d’al-‘Obaidiya, à l’est de Bethléhem, vers 1h30, où l’armée emmène un jeune Palestinien pour interrogatoire.

Région de Salfit : vers 1h30, incursion dans la ville, l’armée emmène 2 Palestiniens pour interrogatoire.

Région de Naplouse : vers 6h30, dans le village de Kufor Qallil, à l’est de Naplouse.

Jeudi 26 novembre

Salfit : incursion dans le village de Deir Estia vers 1h30 (3 arrestations de mineurs de 15 ans).

Qalqilya : vers 1h30, dans la ville (une arrestation).

Vendredi 27 novembre

Bande de Gaza : 05h00, les FOI tirent un missile sur plusieurs militants de la résistance palestinienne regroupés près d’un cimetière à l’est de la localité de Jabaliya. Ils étaient en train de tirer des rockets de fabrication artisanale en direction d’Israël. 4 d’entre eux sont blessés dont un sévèrement.

Samedi 28 novembre

Bande de Gaza : dans la matinée, les vedettes garde-côtes ancrées au large de Beit Lahiya ouvrent le feu sur des bateaux de pêche. Les pêcheurs dont obligés de regagner la côte. Pas de victimes.

Naplouse : incursion dans le village d’al-Naqoura vers 9h ; l’armée monte un check-point sur la grande rue dans le village, arrête et contrôle tous les civils palestiniens, pour se retirer deux heures plus tard.

Dimanche 29 novembre

Bande de Gaza : même scénario que samedi.

Lundi, 30 novembre

Bande de Gaza : 3ème jour de retour forcé au port pour les pêcheurs de Beit Lahiya. Vers 11h00, les FOI pénètrent à 600 mètres dans la localité de Jabaliya. Jusqu’à 18h30, elles nivèlent des terres qu’elles avaient au préalable défoncées.

Hébron : vers 6h, les FOI ont pénétré dans le camp de réfugiés d’al-‘Arroub, au nord d’Hébron, pour fouiller un magasin d’ustensiles de cuisine appartenant à Mahmoud Yousef Jawabra, 20 ans, qui est arrêté. Vers 18h30, elles entrent dans la vieille ville d’Hébron et fouillent des maisons (5 arrestations dont 3 mineurs, 14, 15 et 16 ans).

Mardi 1er décembre

Vers 17h, l’armée revient dans le camp d’al-‘Arroub, fouille la maison de Shihab Ahmed al-Titi, 20 ans, et l’arrête.

Mercredi 2 décembre

Jénine : vers 2h, incursion dans Beit Qad, au nord-est de Jénine, où l’armée pénètre et fouille des bâtiments du centre agricole de Beit Qad et arrête un salarié de 20 ans, du camp de réfugiés de Jénine. Vers 17h, incursion dans Jaba’ au sud de Jénine, fouille de la maison de Jihad Ghaleb Hamamra, 30 ans, et l’arrête.

Bande de Gaza : 09h00, depuis la frontière au nord-ouest de Beit Lahiya, les FOI tirent sur quelqu’un qui n’a pas été identifié et dont le sort est inconnue. Plus tard, les FOI ont fait savoir qu’il avait été touché aux pieds et qu’il avait été arrêté.

Hébron : l’armée d’occupation a tiré sur un Palestinien près d’une station service dans le sud-est d’Hébron, et un colon israélien a roulé avec sa voiture sur le Palestinien blessé. L’armée et les équipes médicales qui étaient présentes n’ont rien fait pour arrêter les colons. Les FOI ont prétendu que le Palestinien avait donné des coups de couteau à deux Israéliennes des colonies.

D’après l’enquête conduite par les PCHR, le jeudi après-midi 26 novembre, des soldats israéliens qui étaient en position près d’une station service sur la route de contournement n° 60, près de la colonie de Kiryat Arba, au sud-est d’Hébron, ont ouvert le feu sur un Palestinien. Il a été gravement blessé. Les soldats ont prétendu qu’il avait attaqué au couteau deux Israéliennes de la colonie. Par la suite, le Palestinien a été identifié, il s’agit de Wssim Ussama Msawda, 21 ans, d’Hébron. Il a été blessé de 6 balles dans le corps.

Le mercredi soit, la télévision israélienne, Channel 2, a passé une vidéo filmée par un amateur qui montrait un colon israélien de Kiryat Arba heurter Msawda. Le colon, qui est l’époux de l’une des deux Israéliennes, a roulé sur le corps de Msawda à plusieurs reprises, avançant et reculant, pendant que les troupes israéliennes et les équipes médicales présentes sur les lieux restaient sans intervenir. Plus tard, la police israélienne a prétendu mener une enquête sur l’incident et qu’elle avait demandé au colon de ne pas quitter la colonie pendant l’enquête.

2 - Bouclage permanent des TPO

Les FOI ont maintenu leur siège serré sur les TPO et leurs restrictions aux déplacements des civils palestiniens dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, dont Jérusalem-Est occupée.


Bande de Gaza

Mouvements des personnes et des biens aux postes frontière

Rafah International

Date : Détails
24 novembre : 1 002 Pèlerins sortent ;
26 personnes rentrent.
25 novembre : 8 Palestiniens sortent ;
290 autres rentrent.
26 novembre : 7 Palestiniens sortent ;
168 autres rentrent.
27 novembre : 2 Palestiniens rentrent.
28 novembre : fermé
29 novembre : fermé
30 novembre : 5 Palestiniens rentrent.
1er décembre : fermé

Karm Abu Salem (Kerem Shalom)

Date : Détails
24 novembre : 135 containers d’aide alimentaire en provenance
d’organisations humanitaires internationales et des denrées
pour les commerçants rentrent.
25 novembre : 316 containers
26 novembre : fermé
27 novembre : fermé
28 novembre : fermé
29 novembre : fermé
30 novembre : fermé
1er décembre : 95 containers

Nahal Ouz Crossing

Ouvert le 24 pour laisser entrer 246 tonnes de gaez domestique et 953 000 litres de fioul industriel.

Beit Hanoun (Erez)

Date :
:
Patients :
:
Accompag. :
:
Arabes
d’Israël
:
:
Ambassad. :
:
Presse :
:
Internat. :
:
Gazaouis :
:
Commerçants
25 novembre : 18 : 18 : 5 : 3 : 1 : 37 : 2 : 6
26 novembre : 16 : 16 : 4 : 5 : 7 : 69 : 3 : 0
27 novembre : 2 : 2 : 0 : 0 : 0 : 0 : 0 : 0
28 novembre : 0 : 0 : 0 : 0 : 0 : 0 : 0 : 0
29 novembre : 18 : 19 : 31 : 2 : 4 : 5 : 3 : 1
30 novembre : 18 : 18 : 40 : 3 : 1 : 3 : 0 : 0
1er décembre : 36 : 29 : 35 : 3 : 2 : 4 : 3 : 1

Al-Mentar (Karni)

Ouvert le 25 pour l’entrée de 1 .400 tonnes de céréales et 1 680 tonnes d’aliments pour bétail, et le 30 pour 720 tonnes de céréales, 1 400 tonnes d’aliments pour bétail et 160 tonnes de matériau pour l’Autorité palestinienne en charge de l’Eau.


Cisjordanie

Le siège a été maintenu sur l’ensemble de la Cisjordanie, où des restrictions nouvelles ont été imposées sur les déplacements des Palestiniens.

Jérusalem : les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza ne peuvent toujours accéder à Jérusalem, les restrictions étant plus sévères le vendredi, jour de prière, pour empêcher les Palestiniens d’aller prier à la mosquée Al-Aqsa. Le mardi 24 novembre, les troupes postées au barrage de Jaba’, à l’est de Jérusalem, ont mis des restrictions supplémentaires au passage des Palestiniens.

Naplouse : les restrictions sont maintenues, avec des contrôles prolongés à la porte de fer sur la route Naplouse/Tulkarem, spécialement le matin. Le mercredi midi, 25 novembre, des contrôles prolongés ont également été imposés au check-point de Za’tara, au sud de Naplouse ainsi que les mardi et mercredi, 1er et 2 décembre.

Ramallah : mêmes restrictions. Contrôles prolongés sur le check-point de Jaba’-Qalandya. Cette semaine, des barrages supplémentaires ont été montés par l’occupant en différents endroits.

Hébron : Vendredi, samedi et dimanche, 27, 28 et 29 novembre, la présence des FOI a été renforcée dans le centre, le sud et l’est de la ville. Elles ont arrêté et contrôlé les Palestiniens. Le vendredi matin, 27 novembre, elles ont monté un nouveau barrage au carrefour Tariq Ben Ziad, dans le sud d’Hébron, un autre à celui de Jabal Jouhar, et un troisième sur la route qui mène au village de Bani Na’im, au sud-est d’Hébron. Le soir, autre check-point monté au carrefour de Qaizoun, à l’est. Et le même jour, les Israéliens ont fermé l’entrée de Wad al-Ghrous, au nord de la colonie Kiryat Arba, avec des blocs de béton. Samedi après-midi, ils ont fermé trois chemins qui relient le quartier d’al-baq’a à la route n° 60, à l’est d’Hébron. Dimanche matin, 29 novembre, l’armée a pénétré dans les secteurs d’al-Harayiq et d’al-Tahreeer, au sud-ouest d’Hébron. Elle y a monté un barrage et arrêté tous les véhicules palestiniens. Mardi 1er décembre, à l’entrée du camp de réfugiés d’al-‘Arroub, l’armée a fait la chasse aux Palestiniens dans le camp, prétendant que des pierres avaient été lancées sur ses véhicules.

Tulkarem : le mardi 1er décembre, les FOI ont monté un check-point au carrefour d’al-Kafriyat, au sud de Tulkarem, bloquant les véhicules sur la route Tulkarem/Qalqilya.


Arrestations sur les check-points de l’armée d’occupation

Bande de Gaza : le mercredi 25 novembre, positionnées au poste frontière de Beit Hanoun/Erez, les troupes israéliennes arrêtent Ahmed Sameer Msallam ’Asfour, 19 ans, de New ’Abassan village à l’est de Khan Younis alors qu’il était en route pour l’hôpital Saint-Joseph à Jérusalem-Est. Plus tard sa famille apprend qu’il est détenu dans la prison de Ashkelon. ‘Asfour avait été blessé par les FOI le 9 janvier 2009 au cours de l’offensive contre la bande de Gaza. Amputé d’une grande partie de ses intestins, son pancréas étant mis hors service, les doigts de sa main gauche amputés, sa main droite rendue inerte, son œil gauche endommagé, une fracture à la mâchoire, la plupart de ses dents cassées et des éclats de projectiles à travers le corps, il avait été pris en charge par un hôpital égyptien pendant 7 mois. Il était rentré chez lui au mois de juillet.

Lors de son témoignage au PCHR son père à notamment déclaré : « Il était 10h00 quand nous nous sommes présentés au poste d’Erez après avoir été informés que l’Autorité israélienne nous autorisaient à passer la frontière pour des soins à l’hôpital saint Joseph. Arrivés au poste de contrôle israélien nous avons été séparés des autres gens et avons été méticuleusement fouillés. Ils nous ont ordonné de nous déshabiller ce que j’ai fait et j’ai déshabillé mon fils qui est totalement handicapé. Des officiers des renseignements généraux lui ont demandé s’il était porteur d’une arme. Je leur ai répondu : "De quelles armes parlez vous ? Il est nu" et j’ai rhabillé mon fils. Ils m’ont alors sommé de suivre les flèches peintes au sol alors que mon fils restait sous leur contrôle. Je m’en suis inquiété et j’ai demandé ce qu’il en était pour lui. Un soldat m’a répondu : "Attendez". Je me faisais du souci car en plus il est diabétique et risque de perdre connaissance à tout moment. Le soldat m’a alors ordonné de sortir mon argent (2.500 $ US). Après 3 heures d’attente un soldat est venu me sommer de rentrer à Gaza et me dire que mon fils avait été fait prisonnier. J’ai hurlé et me suis débattu avec eux. Quand ils ont voulu prendre les médicaments de mon fils, j’ai perdu mon argent et j’ai été poussé par la force en dehors de la zone du poste frontière. Le lendemain j’ai reçu un coup de fil de ’Médecins sans frontières’ m’informant que mon fils était détenu à la prison d’Ashkelon »

Bethléhem : le lundi 30 novembre, vers 9h30, les troupes israéliennes au check-point d’Housan, à l’ouest de Bethléhem, ont arrêté Mohammed Mansour Hamamra, 28 ans, et lui ont confisqué sa voiture.

Tubas : le mardi 1er décembre, au check-point d’al-Hamra, au sud-ouest de Tubas, l’armée a arrêté Muntasser Taleb Srouji, 16 ans, de Naplouse.

Au même check-point, le même jour, arrestation de Wassim Ma’rouf, 19 ans, de Tulkarem.


Harcèlement aux check-points de l’armée d’occupation

Le jeudi midi 26 novembre, les Israéliens se sont déployés dans la vieille ville d’Hébron, ils ont arrêté et tabassé Mansour Nayef al-Najjar, 20 ans, qui a perdu connaissance ; il souffre de coupures et blessures sur tout le corps.

Le mercredi 2 décembre, l’armée s’est mise à frapper un Palestinien de 74 ans, Ahmed Jaber Ghanem, du village de Deir al-Ghossoun, au nord de Tulkarem, alors qu’il travaillait sur sa terre près du mur d’annexion. Il souffre de coupures au visage et de contusions à la poitrine et au ventre. Il faut signaler que les FOI ont confisqué 80 (8 ha) des 83 dunums de terres agricoles du Palestinien, pour la construction du mur.


3 - Construction du mur d’annexion

Si le mur illégal d’annexion se termine, il s’étendra sur 724 kilomètres autour de la Cisjordanie, isolant toujours plus toute une population. 350 km sont déjà construits, dont 99% environ à l’intérieur même du territoire palestinien, confisquant de plus en plus de terres palestiniennes. Les forces israéliennes d’occupation utilisent toujours la force face aux manifestations non violentes organisées par les Palestiniens, avec des internationaux et des militants israéliens, pour protester contre la construction du mur.

Bil’in, à l’ouest de Ramallah : le vendredi 27 novembre, les Palestiniens, avec des internationaux et des militants israéliens, ont organisé leur manifestation non violente hebdomadaire contre le mur ; et après provocations de l’armée et jets de pierres sur les soldats, ceux-ci ont réagi avec la même violence, tirant des balles caoutchouc, lançant des lacrymogènes et des bombes assourdissantes. Des dizaines de manifestants souffrent de l’inhalation des gaz.


4 - Activités de colonisation et agressions des colons contre les civils palestiniens et leurs biens

La colonisation se poursuit en toute illégalité dans les TPO.

- Le mercredi 25 novembre, vers 8h30, les FOI ont pénétré dans le village d’al-‘Aqaba, au nord-est de Tubas, où elles ont remis des ordres de démolition pour 3 maisons, aux familles d’‘Abdul Nasser Sbaith, d’Hisham Husni Sbaih et d’Ahmed Jameel Sbaih.

- Le jeudi 26 novembre, 5 colons israéliens sont venus avec un tracteur mesurer une bande de terre dans le secteur de Bab al-Ghars, à l’est du village de Yanoun, au sud-est de Naplouse. La terre concernée se trouve à près de 1 500 mètres de la colonie de Gid’ounim, un avant-poste à l’est du village. Les colons ont pris les cotes sur 70 dunums (7 ha) de terres qui appartiennent à Tariq et Thabet Bushnaq, avec l’intention de s’en emparer et de les annexer à l’avant-poste colonial.

- Mercredi matin 25 novembre, les FOI sont entrées dans le village de Tayaseer, à l’est de Tubas. Elles ont remis des avis à Mahmoud Najeh Jaber et Jaber Najeh Jaber, leur ordonnant d’arrêter la construction de leurs maisons.

- Malgré les déclarations du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, du mercredi 25 novembre sur le gel des constructions dans les colonies en Cisjordanie, en dehors de Jérusalem, pendant 10 mois, le vendredi 27 novembre, le ministre de la Défense, Ehud Barak, a approuvé la construction de 28 bâtiments publics dans les colonies israéliennes en Cisjordanie, qui devraient être terminés en septembre 2010.

- Dimanche matin, 29 novembre, les FOI ont démantelé deux pylônes électriques qui assuraient la fourniture de secteurs au sud-est de Yatta, au sud d’Hébron, prétendant qu’ils étaient placés dans une zone interdite.

- Ce même jour, le Premier ministre israélien a ordonné la poursuite de la construction de 29 logements dans la colonie de Kidar, au sud-est de Jérusalem. Le cabinet de Netanyahu a prétendu que « la construction de ces logements avaient été approuvée avant la décision du gel de la colonisation » pour 10 mois.

- Le lundi 30 novembre, vers 11h, au moins 50 colons israéliens de la colonie Yits’har, escortés par l’armée d’occupation, ont attaqué des agriculteurs palestiniens qui regroupaient des oliviers qui avaient été arrachés par les colons dans le secteur d’al-Rummana, au sud de Bourin, près de Naplouse. Les FOI ont obligé les agriculteurs à quitter le secteur et les colons ont essayé de démolir une maison appartenant à ‘Atallah ‘Abdul Rahman Soufan.

Dans un témoignage au PCHR, Akram Ibrahim ‘Omran, un témoin, a déclaré :

« Il était environ 9h30, le lundi 30 novembre, je m’en allais sur ma terre dans le secteur d’al-Rummana, au sud de Bourin. Alors que je travaillais sur mon terrain et que je ramassais des branches d’oliviers qui avaient été arrachés par les colons trois semaines plus tôt, il était environ 11h, j’ai été surpris par au moins 50 colons, escortés par l’armée israélienne et des agents de sécurité des colonies, qui se dirigeaient vers moi et d’autres agriculteurs. Les colons se sont mis à nous lancer des pierres. Nous nous sommes regroupés et avons répondu avec des pierres, mais l’armée est intervenue et a tiré des balles caoutchouc et lancé des lacrymogènes sur nous, et nous nous sommes dispersés. Aussitôt après, les colons ont essayer de s’en prendre à la maison d’‘Attalah ‘Abdul Rahman Soufan. Des jeunes Palestiniens sont arrivés et ont lancé des pierres sur les colons. L’armée israélienne a pourchassé les jeunes et remmené les colons vers la colonie. »

Mercredi 2 décembre, le gouvernement israélien a approuvé la construction de 84 bâtiments dans les colonies israéliennes de Cisjordanie. Le quotidien israélien Ha’aretz a indiqué que le gouvernement israélien avait approuvé la construction de ces structures malgré sa déclaration officiel d’un gel de la colonisation en Cisjordanie.


(JPG) Document public

Pour plus d’informations, notamment les noms des victimes, merci de consulter notre site (http://www.pchrgaza.org) ou de nous contacter à notre bureau de Gaza, par mel (pchr@pchrgaza.org) ou par téléphone (+972 (0)8 2824776 - 2825893).

Rapport hebdomadaire pour la période du 25 novembre au 2 décembre 2009 : PCHR
traduction pour ce qui concerne Gaza : Jacques Salles, et la Cisjordanie, JPP.

Pour Salah Hamouri, action urgente demandée


" On peut envoyer des mails par milliers, et rapidement, vers l’Elysée et le Quai d’Orsay. Ensemble faisons en sorte que, comme il est certain qu’il en sera ainsi pour Gilad, Salah Hamouri soit libéré. Pour Noël ! "
Bonjour
Veuillez trouver ci-dessous ce message de JC Lefort.
Les adresses e-mail se trouvent en bas du message, ainsi qu'une lettre type si nécessaire
Cordialement

----- Original Message -----
Sent: Friday, December 04, 2009 4:44 AM
Subject: Fw: Dépêche de 00 h 26

Le journal du Hamas a cité jeudi un dirigeant annonçant qu’il souhaitait voir les négociations visant à libérer le soldat captif Guilad Shalit toucher à leur terme.


Voici la dernière nouvelle tombée cette nuit, à 00 h 26, que relate « Guysen News », un site israélien.


Il semble donc bien que les négociations visant à libérer le caporal Gilad Shalit s’accélèrent.


Deux points semblent acquis dans cette négociation.


D’une part, Israël libérerait, sur décision politique donc, près de 1.000 prisonniers palestiniens, la moitié d’entre eux étant « choisis » par l’Etat israélien. D’autre part, on compterait, et ceci pour la première fois dans un échange de ce type, des Palestiniens de Jérusalem.


Tout ceci nous conforte dans notre exigence à la fois digne et responsable : si l’Etat français, qui en a les moyens, fait le nécessaire, il peut obtenir la libération de Salah Hamouri, jérusalémite, qui a déjà purgé près de cinq ans de prison.


Il serait incompréhensible que la France qui exige fortement la libération de l’un – Gilad – et ne fasse pas de même pour Salah. Plus que jamais les actions appropriées s’imposent pour aboutir, enfin, à une solution « honorable » de cette situation insupportable qui n’a que trop durée. Grâce aux efforts de tous un « Buzz » de 200.000 « clics » a été réalisé autour de la vidéo de François Cluzet.


On peut envoyer des mails par milliers, et rapidement, vers l’Elysée et le Quai d’Orsay. Ensemble faisons en sorte que, comme il est certain qu’il en sera ainsi pour Gilad, Salah Hamouri soit libéré. Pour Noël !



Elysée : claude.gueant@elysee.fr

Quai d’Orsay : philippe.errera@diplomatie.gouv.fr

Monsieur le Conseiller,

Monsieur le Directeur,

Vous connaissez la situation de notre compatriote Salah Hamouri. Vous avez été plusieurs fois sollicité par des citoyens et des élus français pour intervenir en sa faveur auprès des autorités israéliennes qui le détiennent depuis plus de trois ans maintenant.

En avril 2008, un Tribunal militaire, l’a contraint de céder au chantage du Procureur israélien et de « plaider coupable » pour éviter une peine supérieure à 7 ans de prison. Puis ce Tribunal Militaire l’a condamné à cette peine bien qu’il n’ait commis aucun délit et sans aucune preuve d’une quelconque intention.

Prononcer une condamnation sans délit et sans preuve est contraire aux principes énoncés dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

C’est pourquoi, je vous demande d’intervenir énergiquement auprès des autorités israéliennes et faire que Salah soit libéré sans délai. J’attends de la France, par l’intermédiaire de ses représentants politiques, une action diplomatique concrète.

Je veux croire que la France ne se dérobera pas à son devoir de solidarité envers un de ses ressortissants injustement condamné.

Prénom, Nom, Ville
Date et Signature

La banque européenne d'investissement et "israel"

HONTE : ISRAËL FINANCES – BONNE NOUVELLE : LA BANQUE EUROPÉENNE D'INVESTISSEMENT ACCORDE À ISRAËL UN CRÉDIT DE 141 MILLIONS D'EUROS.


Par Jacques Bendelac à Jérusalem
Rubrique: Banque & finance
Publié le 3 décembre 2009

Le ministère israélien des Finances vient d’obtenir un crédit d’un montant de 141 millions d’euros auprès de la Banque européenne d’investissement (BEI). Ce prêt servira à financer des projets d’infrastructure dans le domaine de l’eau.

Le prêt a été accordé à Israël pour une durée de 20 ans, à des conditions préférentielles. Durant les quatre premières années, Israël ne remboursera que les intérêts, tandis que le capital sera remboursé au cours des seize années suivantes. En Israël, on refuse de révéler le taux d’intérêt du crédit européen, mais le directeur du Trésor a indiqué à la presse que ce crédit va permettre à Israël de réaliser des économies sur les emprunts levés à l’étranger.

En fait, Israël utilise une ligne de crédit que la BEI avait mise à sa disposition dans le cadre d’un accord de coopération signé en décembre 2006. Cette ligne de crédit est d’un montant global de 200 millions d’euros; ce qui signifie qu’Israël pourra encore utiliser 60 millions d’euros en cas de besoin.

Le ministre des Finances, Youval Steinitz, a précisé hier que ce crédit sera essentiellement utilisé pour financer des projets de recyclage des eaux usagées pour l’agriculture; de même, des infrastructures d’égouts seront développées dans les régions plus éloignées du centre du pays.

Créée en 1958 par le traité de Rome, la Banque européenne d’investissement (BEI) est l’organisme de prêt à long terme de l’Union européenne. Elle prête de l’argent aux secteurs public et privé pour financer des projets qui présentent un intérêt européen, notamment dans les domaines suivants: environnement; recherche, développement et innovation; transports; énergie, etc. La BEI exerce ses activités dans l’Union européenne et dans quelque 140 pays avec lesquels l’Union a conclu un accord de coopération.—

Jacques Bendelac

Boycottez KODAK

News: IMAGERIE NUMERIQUE ISRAËL - BON SIGNE: LE GROUPE KODAK VA RECRUTER POUR LE LONG TERME DANS LE CADRE D'UNE DECISION STRATEGIQUE


Par IsraelValley Desk et D.R.
Rubrique: Actualité
Publié le 3 décembre 2009

Une décision stratégique d’investir en Israël et de recruter plus d’employés”. Tels sont les termes employés par le patron de Kodak Israel au journal Globes. Kodak en Israël a vécu des moments plus durs car récemment la grande firme américaine avait décidé de transférer 75% de sa production israélienne vers la Chine.

La décision de délocaliser avait touché l’atelier de Petah-Tikva où se produisent les machines de pré-impression. Kodak avait négocié cette délocalisation avec les services du ministère de l’Industrie et du Commerce. La firme américaine avait accepté de ne transférer en Chine que 75% de son activité en Israël. Elle a été, par ailleurs, pénalisée pour rupture de contrat. L’amende avait porté sur quelques dizaines de millions de dollars. La raison invoquée : le coût de la main-d’œuvre, moins élevé en Chine qu’en Israël.

Kodak fait partie des principaux émulsionneurs de film photographiques avec Fujifilm, pour les amateurs ou professionnels et de films cinématographiques. Dans les années 1980, Kodak a tenté de se développer dans l’appareil photo instantané et l’industrie du cinéma, mais a perdu une bataille de brevet contre le Polaroid Corporation en 1986 et a abandonné toute perspective dans ce domaine. L’arrivée de l’imagerie numérique a obligé Kodak à réduire son activité d’émulsionneur et à arrêter la production de plusieurs films, dont notamment le célèbre Kodachrome.

La marque a opéré sa reconversion dans le domaine de l’imagerie numérique en produisant des capteurs destinés à un marché haut de gamme. Kodak s’est associé avec la marque allemande Leica et produit le capteur du Leica M8. D’autres marques, comme Hasselblad intégrent des capteurs produits par Kodak dans leurs appareils moyen format numérique.—

GLOBES : In an interview with “Globes”, Kodak Israel general manager Hezi Rotman said that Eastman Kodak Company has taken a strategic decision to concentrate additional activities in Israel. “The company has undertaken internal restructuring measures worldwide, and these measures sometime work in favor of the center in Israel,” he said.Rotman added, “A decision has been taken at two key company divisions that future software development for preprinting and digital imaging systems will be carried out in Israel. Kodak already carries out preprinting activity in Israel.”

03 décembre 2009

Obama, prix Nobel de la guerre

Obama, prix Nobel de la guerre

Article rédigé le 03 déc 2009, par Mecanopolis

Le discours d’Obama présentant le déploiement de 30 000 soldats supplémentaires en Afghanistan comme un prélude au retrait, n’a été qu’un exercice cynique de faux-semblants, de double langage et de tromperie. L’élection d’Obama à la présidence a servi de poudre aux yeux, selon le vieux principe de « tout changer pour ne rien changer ». Comme ses prédécesseurs à la Maison Blanche, Obama est tout simplement aux ordres de l’oligarchie politico-militaro-financière qui prétend régir la planète.

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L’élection d’Obama à la présidence a servi de poudre aux yeux, selon le vieux principe de « tout changer pour ne rien changer ». Comme ses prédécesseurs à la Maison Blanche, Obama est tout simplement aux ordres de l’oligarchie politico-militaro-financière qui prétend régir la planète.
Le nouveau déploiement est en fait une escalade majeure dans une guerre impopulaire qui mènera à la mort de milliers et milliers d’Afghans et de Pakistanais et à une augmentation significative du nombre de victimes américaines. En effet, bon nombre des cadets de West Point qui étaient réunis pour écouter le discours du Président seront expédiés en Afghanistan pour faire une guerre à laquelle la majorité des Américains sont opposés.

L’évocation par Obama des attentats du 11 Septembre 2001 pour vendre la guerre comme une défense contre le terrorisme est frauduleux. La véritable raison de l’occupation de l’Afghanistan et largement débattue au sein de l’establishment de la politique étrangère est de maintenir une position dominante dans cette zone de l’Asie centrale riche en hydrocarbures, dans l’intérêt de la stratégie globale de l’impérialisme américain.

Ce mois marque le 30ème anniversaire de l’invasion soviétique de l’Afghanistan, que le président Jimmy Carter avait à l’époque dénoncée comme un acte illégal d’agression internationale. Ce qui n’était pas connu à l’époque c’est que les États-Unis avaient délibérément poussé Moscou à entreprendre son aventure militaire en finançant et en armant des combattants Moudjahidine opposés au régime pro-soviétique de Kaboul. Parmi les individus à la solde de la CIA se trouvaient Osama Ben Laden et les dirigeants actuels du mouvement des Talibans.

Le résultat de cette politique impérialiste, alors mise au point par celui qui était conseiller à la sécurité nationale et qui est aujourd’hui conseiller en politique étrangère d’Obama, Zbigniew Brzezinski, a consisté en trois décennies d’affrontements, de guerre civile et de dévastation sociale. L’administration Obama intensifie aujourd’hui cette entreprise colonialiste.

Aucune crédibilité ne peut être accordée à l’affirmation d’Obama d’entamer le retrait des troupes en juillet 2011. Ce prétendu calendrier est dépendant des « conditions sur le terrain. » De plus, cette affirmation a été suivie d’autres selon lesquelles la guerre en Afghanistan n’est qu’une des nombreuses interventions militaires à venir.

« La lutte contre l’extrémisme violent ne sera pas rapidement terminée », a déclaré Obama, « et elle va bien au-delà de l’Afghanistan et du Pakistan. » Qualifiant ce combat de « test d’endurance », Obama en arriva ensuite à parler de « régions de désordre et d’ennemis diffus », citant nommément la Somalie et le Yémen.

En réalité l’entreprise coloniale américaine en Asie centrale est sans limite dans le temps. Le « Washington Post » paru ce lundi citait un responsable américain comme disant : « Notre rôle est de les convaincre [les militaires pakistanais] que notre engagement envers l’Afghanistan et la région est à long terme. Nous n’allons pas emballer nos sacs et les laissez dès que nous en aurons terminé. »

Loin de hâter la fin de la guerre, l’escalade Obama crée les conditions pour de nouvelles et plus importantes conflagrations militaires. L’injection de troupes supplémentaires ne fera qu’attiser les tensions dans la région et au-delà, entre le Pakistan et l’Inde, l’Inde et la Chine, l’Iran et les Etats-Unis, la Russie et la Chine et les Etats-Unis.

Peut-être le plus gros mensonge est l’affirmation que la guerre est menée pour protéger le peuple afghan. En réalité les Afghans s’opposent à une écrasante majorité à l’occupation étrangère.

La décision prise par Obama signifie que 2010 sera une année qui verra augmenter les meurtres et les destructions en Afghanistan et au Pakistan. Un point central du nouveau déploiement des États-Unis est « le verrouillage » de Kandahar, un centre d’insurgés opposés à l’occupation US/OTAN. Cela ne peut qu’avoir comme implication de terroriser la population locale et de tuer le maximum d’insurgés et d’Afghans soupçonnées de sympathie avec la résistance.

Dans le même temps, les Etats-Unis menacent de lancer des opérations terrestres sur le sol pakistanais, en plus des attaques de missiles drone qui tuent des centaines de civils pakistanais. Le « Washington Post » – rapportant lundi la récente visite à Islamabad du conseiller de sécurité nationale d’Obama, le général, retraité de la Marine, James L. Jones – citait un responsable américain comme disant : « Si le Pakistan ne s’en sort pas, Jones a averti que les États-Unis pouvaient être poussés à utiliser tous les moyens à leur disposition pour mettre les insurgés en déroute le long des frontières ouest et sud du Pakistan avec l’Afghanistan. »

Le prix à payer pour les peuples d’Asie centrale est incalculable. Quant au peuple américain, il doit supporter la politique de guerre de l’élite dirigeante des Etats-Unis par la perte de milliers de vies, la dilapidation de milliards de dollars, des attaques sans précédent contre les services sociaux et une nouvelle érosion des droits démocratiques.

La contradiction la plus flagrante dans un discours lui-même traversé de contradictions a été la tentative d’Obama de séparer la guerre en Afghanistan de la guerre en Irak. « Je me suis opposé à la guerre en Irak », dit-il, « précisément parce que je crois que nous devons faire preuve de retenue dans l’usage de la force militaire … » [Obama n’était pas membre du Congrès lors d’invasion de l’Irak par les Etats-Unis. Il n’a donc pas eu à se prononcer sur le sujet ... Ce qui valait sans doute mieux... N.d.T]. Mais il n’a pas pu démontrer de différence essentielle entre cette entreprise criminelle et sa guerre en Afghanistan.

L’escalade d’Obama est encore une autre violation flagrante de la volonté du peuple américain. D’une élection à l’autre, les Américains sont allés aux urnes en exprimant leur hostilité à la guerre en Irak et en Afghanistan. Chaque fois leur demande a été ignorée et les guerres ont été renforcées.

Obama a gagné la présidence en se présentant comme un opposant à la guerre en Irak et en appelant à une opposition populaire face au militarisme. Une fois en poste, il s’est empressé d’augmenter le déploiement américain en Afghanistan de 21 000 hommes de troupes, tandis qu’il revenait sur sa promesse de procéder à un retrait rapide d’Irak. Maintenant, il fait monter le total des troupes américaines en Afghanistan à 100 000, soit plus du double de l’époque de Bush.

Comme dans sa politique économique pro-Wall Street et ses attaques sur les droits démocratiques, Obama approfondit dans sa politique militaire et étrangère le programme réactionnaire de Bush. La décision d’étendre la guerre en Asie centrale revient à exposer de façon dévastatrice le système politique américain dans son entier. Les deux partis [Démocrate et Républicain] et le Congrès sont les instruments de l’aristocratie financière au pouvoir dont ils défendent les intérêts en opposition avec les besoins et les opinions des salariés et de la grande majorité de la population.

L’alignement des puissances impérialistes derrière les Etats-Unis qui conduisent la guerre est d’une immense signification. La participation de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, de la France et d’autres puissances représente une attaque au niveau international visant à subordonner la région tout entière à des intérêts impérialistes. Chacun de ces gouvernements agit au complet mépris des sentiments anti-guerre de sa population.

Cela met en évidence le fait que la lutte anti-guerre exige une lutte internationale de la classe ouvrière contre l’impérialisme mondial et le système capitaliste qui est à l’origine de cette guerre.

Source : World Socialist Web Site

02 décembre 2009

nos fils ne sont pas des terroristes

Les familles des prisonniers palestiniens dans les geôles israéliennes :

Nos fils ne sont pas des terroristes, les véritables terroristes sont les sionistes tueurs d’enfants

[ 01/12/2009 ]
Par Khaled Amayreh

Abu Yasser est un vieux paysan palestinien qui vit au sud de la Cisjordanie. Ces jours-ci, il a les yeux sont rivés sur la chaîne tv Al-Jazeera pour suivre les dernières nouvelles des pourparlers entre Israël et le Hamas sur un possible accord d’échange de prisonniers, pour lequel l’Allemagne sert de médiateur. Il espère que son fils, Ahmed, fera partie des centaines d’activistes politiques et résistants palestiniens qu’Israël libèrera si un accord est conclu.





















L’accord imminent verrait la libération d’un soldat israélien capturé par les combattants islamiques de la liberté à Gaza il y a plus de trois ans, en échange de la libération des geôles et camps de détention israéliens de centaines de prisonniers palestiniens, dont beaucoup ont été condamnés à de très longues peines pour avoir résister à l’occupation israélienne.

Cette semaine, les discussions ont atteint une phase décisive puisque les fonctionnaires des deux bords ont admis qu’un progrès tangible avait été fait et qu’un accord était plus proche que jamais.

Ces déclarations suscitent l’espoir que quelques-uns des prisonniers palestiniens qui ont passé le plus clair de leur vie dans les prisons et camps de détention israéliens voient enfin la lumière du jour.

« J’espère que cette fois, ce sera pour de vrai, » dit Abu Yasser, sur un ton mêlé d’espoir et de doutes. « Je veux revoir mon fils avant de mourir. »

« On ne nous a dit à plusieurs reprises qu’un accord était imminent que pour nous confronter à une autre déception, lorsque les discussions ont échoué. Mais j’espère vraiment que cette fois, ça sera différent. »

Abu Yasser et sa femme, Um Yasser, critique la réticence israélienne à libérer leur fils et des centaines d’autres palestiniens emprisonnés pour leur résistance politique ou militaire à l’occupation israélienne.

« Mon fils n’a pas attaqué de civils, comme les pilotes israéliens qui ont fait pleuvoir la mort sur les civils à Gaza. Les traiter de « terroristes » et de qualificatifs similaires est un abus de langage scandaleux, » dit Um Yasser, ce qui veut dire « mère de Yasser ».

« En outre, » ajoute-t-elle, « toutes les lois de Dieu et des hommes autorisent une population soumise à une occupation militaire étrangère à résister à ses bourreaux ».

« Alors je veux demander à ces hommes politiques et ces soi-disant dirigeants en pleine banqueroute morale. Résisteriez-vous, ou non, si votre pays était envahi et votre peuple réprimé et dépouillé de ses droits, de son honneur et de sa dignité par une armée étrangère d’occupation ? »

Abu Yasser acquiesce sans hésitation. Cependant, il affirme que les Israéliens savent, au fond de leur cœur, qu’ils sont des criminels et que les Palestiniens sont des victimes. « Mais, tu sais, Israël est un Etat sans foi ni loi, il se comporte comme une brute. »

Difficultés

Alors que le médiateur allemand Ernst Urlau, à qui revient le mérite des progrès récents, semble déterminé à conclure l’accord d’échange le plus vite possible, Israël rechigne toujours à accepter la libération de quelques « prisonniers vétérans » qu’il appelle « les têtes », comme par exemple des dirigeants comme Ibrahim Hamed et Abdullah al-Barghouthi et d’autres qui ont été impliqués dans des attaques de représailles contre Israël pendant l’Intifada al-Aqsa.

C’est à ce moment-là que le niveau de terrorisme d’Etat israélien contre les civils palestiniens a atteint des proportions scandaleuses, forçant le Hamas et d’autres groupes palestiniens résistants à mener des contre-attaques pour dissuader Israël de continuer à assassiner les civils palestiniens, dont des enfants et des enfants.

L’armée israélienne et le Shin Beth, service de contre-espionnage et de la sécurité intérieure d’Israël, s’est acharné à localiser le soldat capturé Shalit pour tenter une opération de sauvetage qui le libèrerait de la garde du Hamas. L’appareil du renseignement israélien dans la Bande de Gaza au grand complet, qui comprend nombre d’informateurs, s’est mobilisé à un niveau maximum dans l’espoir d’obtenir la moindre information qui conduirait à trouver l’endroit où Shalit est détenu.

Dans ce contexte, des millions de dollars ont été offerts en récompense à quiconque fournirait une information qui mènerait à la libération de Shalit, sans succès.

Finalement, l’ancien gouvernement israélien d’Ehud Olmert en est arrivé à la conclusion que même si Shalit était localisé, il y avait 99% de probabilités que toute opération de sauvetage se termine par la mort de Shalit.

L’incapacité à retrouver sa trace, et encore moins à le récupérer, a mis Israël dans une position difficile pour un marchandage, en particulier face à la pression grandissante de sa famille pour le ramener à la maison à n’importe quel prix.

Israël a eu et a toujours une politique de récupération des soldats capturés par l’ennemi. Toutefois, le long emprisonnement de Shalit couplé avec le refus obstiné du Hamas de faire des concessions sur cette question en dépit de la férocité et de la criminalité sans précédent de l’attaque israélienne contre Gaza l’année dernière, semblent avoir convaincu une grande partie de l’opinion publique israélienne, comme l’institution militaire, qu’un accord avec le Hamas, pour amer et inconfortable qu’il soit pour les Israéliens, était inévitable.

De plus, la gestion du Hamas de l’affaire Shalit s’est avérée hautement réussie. Depuis le tout début, le Hamas a refusé d’agir sous la pression et n’a prêté que peu d’attention à la campagne psychologique lancée par les médias israéliens et par les dirigeants de Ramallah.

Bien au contraire, le Hamas a joué la carte de la pression psychologique lorsqu’il a diffusé un clip vidéo montrant Shalit en bonne santé. Cependant, le mouvement a refusé catégoriquement de laisser les délégués de la Croix-Rouge internationale voir Shalit, craignant qu’Israël ne profite d’une telle visite pour glisser certains gadgets électroniques qui permettraient aux services secrets israéliens de localiser Shalit. Un dirigeant du Fatah à Hébron a salué la gestion du Hamas de l’affaire Shalit. « Si Shalit avait été détenu par le Fatah, Israël l’aurait localisé dès le premier jour, » a-t-il fait valoir.

Gagnant

Il ne fait aucun doute que le groupe islamique de libération Hamas serait le grand gagnant de tout éventuel accord d’échange de prisonniers avec Israël. Plus de 10.000 activistes palestiniens politiques et résistants languissent dans les camps de détention israéliens. De plus, tous les efforts pour obtenir d’Israël leur libération ont échoué, principalement parce qu’Israël veut s’en servir comme monnaie d’échange pour extorquer des concessions politiques à l’Autorité Palestinienne.

Israël et le Fatah seraient les perdants. Israël perdrait un peu de son pouvoir de dissuasion vis-à-vis des Palestiniens. La libération de centaines de prisonniers palestiniens des geôles israéliennes encouragerait les Palestiniens à faire des prisonniers israéliens et à les utiliser comme monnaie d’échange pour obliger Israël à libérer davantage de détenus palestiniens.

En outre, un accord d’échange réussi du point de vue palestinien montrerait à l’opinion publique palestinienne que le sort des milliers de Palestiniens dans les prisons israéliennes ne doit pas dépendre de la magnanimité israélienne.

Pour ce qui concerne le Fatah, le groupe s’inquiète du fait que la libération de tant de prisonniers palestiniens ne dope l’image publique du Hamas. Ce qui explique la guerre de propagande venimeuse que le Fatah a lancée contre le Hamas ces derniers jours, telle la répétition de l’affirmation manifestement fausse que le Hamas avait eu des discussions secrètes avec Israël à Genève. Et bien sûr, l’une des principales raisons du refus de l’ancien gouvernement Olmert à traiter avec le Hamas sur l’affaire Shalit vient de l’inquiétude que la libération de centaines de prisonniers palestiniens affaiblirait le leader de l’AP soutenu par l’Occident, Mahmoud Abbas.

Selon certains bulletins d’information de Washington, l’administration Obama a déjà demandé à Israël de libérer un millier de prisonniers Fatah pour neutraliser tout gain éventuel de popularité du Hamas qui résulterait d’un accord d’échange de prisonniers avec Israël.

L’administration Obama courtise Abbas pour qu’il reprenne les pourparlers au point mort avec Israël en dépit du refus de ce dernier de geler l’expansion des colonies juives, en particulier à Jérusalem Est.

C’est pourquoi la tactique américaine doit être vue, au moins en partie, comme une sorte d’astuce ou même de pot-de-vin visant à encourager Abbas à reprendre le processus de paix en faillite.
Source : Middle East Monitor
Traduction : MR pour ISM

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