11 novembre 2013

A. Naccache et M. Naâma: «Il y a une guerre en Syrie et une guerre contre la Syrie»

syriewatan
«Il y a une guerre en Syrie et une guerre contre la Syrie»
Anis Naccache et Madjed Naâma lors d’un débat au SILA
le 10.11.13 | 10h00

La nature des alliances de la Syrie notamment avec l’Iran, la Russie et la Chine a permis, d’après Madjed Naâma, de rendre aux relations internationales un certain équilibre.

«Il y a une guerre en Syrie et une guerre contre la Syrie»
Anis Naccache et Madjed Naâma lors d’un débat au SILA
le 10.11.13 | 10h00
La nature des alliances de la Syrie notamment avec l’Iran, la Russie et la Chine a permis, d’après Madjed Naâma, de rendre aux relations internationales un certain équilibre.
La situation en Syrie est bariolée comme la tenue militaire. Certains y voient la couleur du complot, d’autres y perçoivent celle de la volonté populaire de faire tomber le régime. Chaque partie du costume renseigne sur le rôle intérieur ou le rôle extérieur du conflit.»
C’est ainsi que Anis Naccache (célèbre militant au parcours tumultueux et conseiller en stratégie géopolitique) a expliqué le conflit syrien lors d’un débat, organisé ce week-end, aux côtés de Madjed Naâma (directeur du magazine Afrique-Asie) à l’occasion du Salon international du livre d’Alger.
Anis Naccache, qui refuse d’utiliser le mot «printemps» pour qualifier les événements survenus récemment dans le Monde arabe, estime que l’objectif est de fragiliser la Syrie et de créer l’anarchie à travers l’émergence d’une internationale djihadiste.
«Le but est de plonger la région dans une tragédie et l’émiettement de tout le territoire», explique le militant converti au chiisme. Pour cela, souligne-t-il encore, les diverses identités ont été utilisées à leur encontre : «En Libye, il y a eu un travail axé sur le régionalisme ; en Tunisie, les scissions ont eu lieu entre les laïcs et les islamistes.»
L’orateur compare l’appui des monarchies du Golfe aux rebelles à l’assassinat d’Abel par Caïn. «L’argent des monarchies du Golfe fait en Syrie ce qu’il avait fait auparavant en Palestine. Nous avons cru que le simple fait d’être Arabes nous prémunirait contre ce genre de comportement», s’insurge-t-il, rappelant que l’Arabie Saoudite, en inondant le marché pétrolier, a enregistré près de 450 milliards de dollars de pertes : «Comment concevoir le fait que pour fragiliser des pays comme l’Iran, l’Irak ou la Russie, l’on détruit sa propre maison ?»
Pour Anis Naccache, seule la victoire de la Syrie pourrait redonner l’espoir et reconstruire le territoire. «Il nous faut aujourd’hui limiter les dégâts. Autrement, nous aurons besoin du protectorat des forces militaires étrangères. Mais si les projets terroristes échouent, le plus grand perdant sera Israël», dit-il.
C’est là, d’après lui, la dernière étape de la libération nationale dans la région. «Les pays arabes sont sortis victorieux du colonialisme, ils doivent aujourd’hui enregistrer de nouveaux triomphes contre le néocolonialisme mené par les Etats-Unis et Israël», a-t-il lancé.
Pour Madjed Naâma, directeur du magazine Afrique-Asie, il y a une guerre en Syrie et une guerre contre la contre la Syrie : «Tout le monde croyait que la Syrie ne résisterait pas plus de trois mois. Il y a certes des fissures, mais le pays reste uni. Les salaires continuent d’être versés, le corps diplomatique est resté en place.»
A ses yeux, l’accord Lavrov-Kerry traduit l’échec de la rébellion syrienne. La nature des alliances de la Syrie notamment avec l’Iran, la Russie et la Chine a permis, d’après Madjed Naâma, de rendre aux relations internationales un certain équilibre. «Le terrorisme a été battu stratégiquement», affirme-t-il, en soulignant que 80 000 à 100 000 étrangers qui combattent en Syrie et qui n’ont, selon lui, aucun lien avec la démocratie. Il admet que le régime syrien a commis beaucoup d’erreurs : corruption, alliances suicidaires notamment avec la Turquie et les monarchies du Golfe, tournant «libéraliste», mauvaise gestion économique…
Mais, d’un autre côté, dit-il, ce qu’il qualifie «d’opposition des hôtels» n’a pas de projets sérieux. «C’est la pire opposition pour servir cette cause», assène-t-il. «C’est bien beau de crier ‘dégage !’, mais dans l’intérêt de qui ? Avec quoi allons changer le système tyrannique ? Par des systèmes moyenâgeux à la solde des Occidentaux ? Il ne peut y avoir de liberté sans la souveraineté nationale», estime Madjed Naâma, qui se dit opposant au régime d’Al Assad mais pas lorsque le but est de détruire la Syrie.


09 novembre 2013

La Syrie a changé

 

La couverture médiatique de la guerre en Syrie ne porte que sur les actions militaires, humanitaires et diplomatiques. Elle laisse de côté la profonde transformation du pays. Pourtant, on ne survit pas à cet océan de violence sans changer profondément. De Damas, où il vit depuis deux ans, Thierry Meyssan décrit cette évolution.
| Damas (Syrie)
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Damas, la plus vieille ville habitée du monde
De passage à Damas, l’envoyé spécial des secrétaires généraux de la Ligue arabe et de l’Onu, Lakhdar Brahimi, a présenté « son » projet de conférence de paix, Genève 2. Une conférence dont l’objectif serait de mettre fin à la « guerre civile ». Cette terminologie reprend l’analyse d’un camp contre un autre, de ceux qui affirment que ce conflit est une suite logique du « printemps arabe », contre ceux qui soutiennent qu’il a été fabriqué, alimenté et manipulé de l’extérieur.

La guerre selon l’opposition armée

Pour les Occidentaux et la majorité de la Coalition nationale, la Syrie vit une révolution. Son peuple s’est soulevé contre une dictature et aspire à vivre dans une démocratie comme aux États-Unis. Cependant cette vision des choses est démentie par le Conseil de coopération du Golfe, le Conseil national syrien et l’Armée syrienne libre. Pour eux, le problème n’est pas celui de la liberté, mais de la personnalité de Bachar el-Assad. Ils se contenteraient de conserver les mêmes institutions si le président acceptait de laisser sa place à un de ses vice-présidents. Toutefois, cette version est à son tour démentie par les combattants sur le terrain, pour qui le problème n’est pas la personnalité du président, mais la tolérance qu’il incarne. Leur but est d’instaurer un régime de type wahhabite où les minorités religieuses seraient soit soumises, soit détruites, et où la Constitution serait remplacée par la Charia.

La liberté d’expression

Au début, lorsque des snipers tuaient des gens, on disait que c’était des tireurs du régime qui cherchaient à imposer la peur. Lorsque des voitures explosaient, on disait que c’était une attaque perpétrée par les services secrets sous faux drapeau. Lorsque un gigantesque attentat a tué les membres du Conseil de sécurité, on accusait Bachar el-Assad d’avoir éliminé ses rivaux. Aujourd’hui, plus personne n’a de doute : ces crimes étaient l’œuvre des jihadistes et ils ne cessent d’en commettre.
Au début, il y avait la loi d’urgence. Depuis 1963, les manifestations étaient interdites. Les journalistes étrangers ne pouvaient entrer qu’au compte-goutte et leurs activités étaient étroitement surveillées. Aujourd’hui, la loi d’urgence a été levée. Il n’y a toujours que peu de manifestations parce qu’on craint des attentats terroristes. Les journalistes étrangers sont nombreux à Damas. Ils évoluent librement sans aucune surveillance. La plupart continuent pourtant à raconter que le pays est une horrible dictature. On les laisse faire en espérant qu’ils se lasseront de mentir lorsque leurs gouvernements cesseront de prêcher le « renversement du régime ».
Au début, les Syriens ne regardaient pas les chaînes de télévision nationales. Ils les considéraient comme de la propagande et leur préféraient Al-Jazeera. Ils suivaient ainsi en direct les exploits des « révolutionnaires » et les crimes de la « dictature ». Mais avec le temps, ils se sont trouvés confrontés directement aux événements. Ils ont vu par eux-mêmes les atrocités des peudos-révolutionnaires et, souvent, ils n’ont dû leur salut qu’à l’armée nationale. Aujourd’hui, les gens regardent beaucoup plus les télévisions nationales, qui sont plus nombreuses, et surtout une chaîne libano-irakienne, Al-Mayadeen, qui a récupéré l’auditoire d’Al-Jazeera dans l’ensemble du monde arabe et qui développe un point de vue nationaliste ouvert.

La liberté de conscience

Au début, l’opposition armée se disait pluri-confessionnelle. Des personnes issues de minorités religieuses la soutenaient. Puis, il y eut les tribunaux islamiques qui condamnèrent à mort et égorgèrent les « mauvais » sunnites, « traîtres » à leur communauté ; les alaouites et les chiites, torturés en public ; et les chrétiens expulsés de leurs maisons. Aujourd’hui, chacun à compris que l’on est toujours hérétique lorsque l’on est jugé par des « purs », des takfiristes.
Alors que des intellectuels affirment que la Syrie a été détruite et qu’il faut la redéfinir, les gens savent ce qu’elle est et sont souvent prêts à mourir pour elle. Il y a dix ans, chaque famille avait un adolescent qu’elle tentait de faire échapper au service militaire. Seuls les pauvres envisageaient de faire carrière sous les drapeaux. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes s’engagent dans l’armée et leurs aînés dans les milices populaires. Tous défendent la Syrie éternelle où se côtoient différentes communautés religieuses, ils vénèrent ensemble le même Dieu lorsqu’ils en ont un.
Au cours du conflit, beaucoup de Syriens ont eux-mêmes évolué. Au début, ils observaient majoritairement les événements en se tenant à l’écart, la plupart affirmant ne se reconnaître dans aucun camp. Après deux ans et demi de terribles souffrances, chacun de ceux qui sont restés dans le pays a dû choisir pour survivre. La guerre n’est plus qu’une tentative des puissances coloniales de souffler sur les braises de l’obscurantisme pour brûler la civilisation.

La liberté politique

Pour moi, qui connait la Syrie depuis une dizaine d’années et vit à Damas depuis deux ans, je mesure à quel point le pays a changé. Il y a dix ans, chacun racontait à voix basse les problèmes qu’il avait rencontré avec les mukhabarats, qui se mêlaient de tout et de n’importe quoi. Dans ce pays, dont le Golan est occupé par Israël, les services secrets avaient en effet acquis un pouvoir extravagant. Pourtant, ils n’ont rien vu et rien su de la préparation de la guerre, des tunnels que l’on creusait et des armes que l’on importait. Aujourd’hui, un grand nombre d’officiers corrompus s’est enfui à l’étranger, les mukhabarats se sont recentrés sur leur mission de défense de la patrie et seuls les jihadistes ont à s’en plaindre.
Il y a dix ans, le parti Baas était constitutionnellement le leader de la nation. Il était seul autorisé à présenter des candidats aux élections, mais il n’était déjà plus un parti de masse. Les institutions s’éloignaient progressivement des citoyens. Aujourd’hui, on a du mal à suivre la naissance des partis politiques tant ils sont nombreux. Chacun peut se présenter aux élections et les gagner. Seule l’opposition « démocratique » a, depuis Paris et Istanbul, décidé de les boycotter plutôt que de les perdre.
Il y a dix ans, on ne parlait pas de politique dans les cafés, seulement à la maison avec les gens que l’on connaissait. Aujourd’hui, tout le monde parle politique, partout, dans les zones contrôlées par le gouvernement et jamais dans celles contrôlées par l’opposition armée.
Où est la dictature ? Où est la démocratie ?

Réactions de classe

La guerre, c’est aussi un conflit de classe. Les riches, qui disposent d’avoirs à l’étranger, sont partis lorsque Damas a été attaqué. Ils aimaient leur pays, mais surtout protégeaient leurs vies et leurs biens.
Les bourgeois étaient terrorisés. Ils payaient l’impôt « révolutionnaire » lorsqu’on les insurgés l’exigeaient, et affirmaient soutenir l’État lorsque l’armée les questionnait. Inquiets, ils attendaient le départ du président El-Assad qu’Al-Jazeera annonçait comme imminent. Ils ne sont sortis de leur angoisse que lorsque les États-Unis ont renoncé à bombarder le pays. Aujourd’hui, ils ne songent qu’à se racheter en finançant les associations des familles de martyrs.
Le petit peuple savait lui, depuis le départ, ce qu’il en était. Il y avait ceux qui voyaient dans la guerre un moyen de se venger de leurs conditions économiques, et ceux qui voulaient défendre la liberté de conscience et la gratuité des services publics.
Les États-Unis et Israël, la France et le Royaume-Uni, la Turquie, le Qatar et l’Arabie saoudite, qui ont livré cette guerre secrète et qui l’ont perdue, n’anticipaient pas ce résultat : pour survivre, la Syrie a libéré ses énergies et a retrouvé sa liberté.
Si la conférence de Genève 2 se tient, les grandes puissances ne pourront rien y décider. Le prochain gouvernement ne sera pas le fruit d’un arrangement diplomatique. Le seul pouvoir de la conférence sera de proposer une solution qui ne pourra être appliquée qu’après avoir été ratifiée par un référendum populaire.
Cette guerre a saigné la Syrie, dont la moitié des villes et des infrastructures ont été détruites pour satisfaire les appétits et les fantasmes des puissances occidentales et du Golfe. Si quelque chose de positif devait surgir de Genève 2, ce serait le financement de la reconstruction par ceux qui ont fait souffrir le pays.
Source
Al-Watan (Syrie)

08 novembre 2013

كيري وسياسة تأزيم الحلفاء..ترقبوا التوظيف السياسي لإغتيال عرفات

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د.عامر السبايلة

بالرغم من تنميق الكلام الامريكي الذي جاء على لسان وزير الخارجية الامريكي جون كيري في زيارته الى المنطقة و السعودية خصوصاً, و محاولاته الواضحة للإيحاء بان الولايات المتحدة لم تغير موقفها من الرئيس الأسد. إلا ان الوزير الأمريكي لم يستطع – بالرغم من الحرص الأمريكي المؤقت على الحفاظ على محور حلفاء واشنطن- إلا التأكيد على أن “جنيف 2″ هو اساس الحل في سوريا.

الولايات المتحدة كعادتها منذ اندلاع الأزمة في سوريا سعت عبر زيارة جون كيري السادسة للمنطقة لتهيئة المناخ و وضع الأرضية المناسبة  لإطلاق مفاوضات السلام الفلسطينية الاسرائيلية. حيث بدا واضحاً انه كلما اقتربت لحظة الجلوس في جنيف سعت الولايات المتحدة الى تجهيز الارضية للتسوية الاقليمية. هذه ليست المرة الأولى التي تدفع الولايات المتحدة باتجاه تأجيل عقد جنيف, لتضع على رأس اجندتها محاولة دفع عملية السلام, و كان الولايات المتحدة لا ترغب فعلياً بانطلاق “جنيف2″ قبل ضمان تهيئة مناخات قابلة للتسوية فيما يتعلق بالملف الفلسطيني الاسرائيلي العالق. اذاً عودة كيري مجدداً الى الشرق الأوسط تعني ضمناً العودة الى ملف التسوية الاقليمية.

كيري من عمان زاد من عمق أزمة الراغبين بتعطيل الحل السياسي عندما أكد أن الولايات المتحدة ملتزمة بالتوصل الى حل نهائي للأزمة السورية. حيث أكد كيري ان الولايات المتحدة و روسيا يحققان تقدما في هذا الموضوع, لكنه و في كلمة تحتاج الى تحليل أعمق اعتبر انه من المهم التحرك الى الامام بسرية, اذاً خطوط الولايات المتحدة المعلنة يبدو أنها تختلف تماماً عن الخطوط غير المعلنة.

التأزيم الأمريكي الواضح للمحور السعودي المعطل للتسوية السياسية في سوريا, تزامن مع تأزيم أمريكي للمحور الاسرائيلي المعطل للتسوية الاقليمية. فالوزير الأمريكي كيري استخدم لغة تتسم بالصراحة عندما حذر الاسرائيليين من نتائج كارثية في حال استمرار التعنت الاسرائيلي.  كيري تسائل ان كانت تل أبيب تملك القدرة على مواجهة انتفاضة فلسطينية ثالثة.

رسائل التحذير الأمريكية وصلت الى تحذير اسرائيل من تزايد حالة العزلة والفوضى في حال فشل المفاوضات الجارية مع الفلسطينيين.  كيري و بصراحة واضحة طالب بحل مسالة المستوطنات و انهاء الوجود الدائم للجنود اسرائيليين في الضفة الغربية. اذاً الأمريكيون يعمقون أزمة حلفائهم بوضعهم امام امتحانات حقيقية. فشل نيتنياهو في تبني سياسة مرنة قادرة على  التقاط الرسالة الأمريكية يضعه منطقياً امام تحدي حقيقي و قد يفتح شهية منافسين له يعتقدون بامتلاكهم لقدرة أكبر على مواكبة هذه التحولات. تيسبي ليفني على سبيل المثال لم تفوت أي فرصة للحديث عن أهمية التقاط هذه اللحظة التاريخية و التذكير بحجم الثمن الذي قد يدفعه الاسرائيلي في حالة رفضه للتوجه الدولي الجديد. حتى المحور الفلسطيني الذي قد ينتهج مبدا تعطيل التسوية فقد يواجه بورقة اغتيال عرفات فغموض الجريمة و اتساع رقعة الاحتمالات و الشبهات يسهل من فكرة استثمار و توظيف الجريمة سياسياً.

  التأكيد الأمريكي على الحل السياسي في سوريا و ضرورة التقاط اللحظة التاريخية للتسوية الاقليمية يعني أن الولايات المتحدة توجه رسالة ضمنية لسوريا بضرورة ان تكون شريك أساسي في التسوية المر الذي يرشح فعلياً دمشق لتكون بوابة العبور نحو ملف التسويات, خصوصاً أن اطلاق صافرة التسويات تبدأ -بلا شك- من الملعب السوري.

قراءة  طبيعة الاتفاق الروسي الامريكي لا تبدو واضحة لدى كثير من الاطراف, سواء من دول المحور الروسي او الامريكي على حد سواء. الواضح فقط ان اتفاق موسكو و واشنطن احتوى على تفاصيل متعددة و التي تظهر تجلياتها في عدم استيعاب بعض دول الاقليم لشكل هذه التفاهمات و التي بدأت انعكاساتها تظهر بشكل واضح على الوضع الاقليمي. خصوصاً في حالة الاضطراب التي تظهرها بعض الدول نتيجة عدم قدرتها على مواكبة براغماتية السياسة الامريكية.

http://amersabaileh.blogspot.com

06 novembre 2013

5000 civils maghrébins travaillent pour l’armée américaine


 
Par Djamila Ould Khettab (revue de presse : Algérie Focus.com - 5/11/13)*

Le département de la défense américain peut compter sur le soutien d’un contingent emportant d’informateurs maghrébins.

Aux Etats-Unis, on ne compte pas seulement sur les Marine’s pour veiller sur la sécurité des intérêts du pays à travers le globe. L’armée américaine fourmille de collaborateurs étrangers répartis au quatre coins du monde. Le département américain de la défense emploie ainsi près de 170 000 civils. Parmi eux 13 000 étrangers dont « 5000 Maghrébins », a affirmé lundi 4 novembre Ben Yakhou Ben Dokha, ex-attaché militaire d’Algérie à Washington. Invité à une conférence sur la « stratégie de défense des Etats-Unis et le nouveau redéploiement  stratégique américain » par Science Po à Paris, l’ancien colonel de l’APN, qui a fait ses armes dans les maquis de Chréa (Blida) avant d’être catapulté attaché militaire à l’ambassade d’Algérie à Washington, n’a toutefois pas voulu donner plus de détails sur le recrutement et la mission de ces informateurs maghrébins. Ils ont été recrutés après le 11 septembre pour « déchiffrer les conversations au niveau des pays de la région », s’est contenté d’expliquer l’animateur de la conférence.

Après le Moyen-Orient, l’océan Pacifique la nouvelle bataille des USA

Pour Ben Yakhou Ben Dokha, il ne fait aucun doute que l’axe stratégique du département de défense des Etats-Unis s’est déplacé. Dans la nouvelle stratégie militaire américaine, les régions du Moyen-Orient et d’Asie centrale ne seront plus au centre des débats comme cela a été le cas tout au long du XXè siècle, explique l’ancien colonel algérien. Les USA pourraient chercher selon lui, «à minimiser» leur présence en Asie centrale, méridionale et autre Moyen-Orient « car dans ces régions, les intérêts américains restent globalement inférieurs aux enjeux» projetés par les décideurs de l’Administration Bush et successeurs. C’est en Asie, plus spécifiquement dans l’océan Pacifique, que dorénavant le département de défense américain se déploie massivement. « Le déploiement des Marine’s à Dawin au nord de l’Australie avec un effectif avoisinant 2500 hommes annoncé le 13 novembre 2011, montre que désormais l’océan Pacifique prendra la place de la Méditerranée de jadis, au XXIè siècle en termes de convoitise », estime Ben Yakhou Ben Dokha.

*http://www.algerie-focus.com/blog/2013/11/5-000-civils-maghrebins-travaillent-pour-larmee-americaine/#sthash.VIATWxu4.dpuf

lu sur http://rsistancedespeuples.blogspot.fr/2013/11/5000-civils-maghrebins-travaillent-pour.html
 

MIKO PELED, AN HONEST ISRAELI JEW.


04 novembre 2013


avion extradition(fr) Meeting/conférence : EXTRADITION
Samedi 14 décembre 2013 de 18 à 21 heures
Pianofabriek, Rue du Fort / Fortstraat 35, 1060 Saint-Gilles,
A l’occasion du troisième anniversaire de l’extradition d’Ali Aarrass par l’Espagne vers le Maroc, le 14 décembre 2010, la Campagne Free Ali Aarrass vous invite à une soirée exceptionnelle de rencontres, de témoignages et d’analyse sur l’extradition d’Ali Aarrass, de Nizar Trabelsi, de Talha Ahsan et de Hicham Bouhali Zrouil.
Que se passe-t-il en Europe ?
Depuis que la guerre mondiale antiterroriste a commencé il y a plus de dix ans, les pratiques de bannissement sont-elles de retour en Europe  ?
Les pratiques d’enlèvement et de kidnapping de suspects de terrorisme par la CIA reçoivent-elles dès à présent une couverture légale de la part des pays européens ?
(événement Facebook)

Panel des familles :
Extraditions Farida Farida Aarrass, sœur d’Ali Aarrass, Belgo-marocain, extradé au Maroc par l’Espagne le 14 décembre 2010, sans protestation de la Belgique, après avoir été innocenté par l’Espagne et contre la demande du Conseil pour les droits de l’homme de l’ONU de ne pas l’extrader pour risque de torture. Torturé au Maroc, condamné à 12 ans de prison, il se trouve actuellement dans la prison de Salé II,ville de Salé, Rabat, Maroc.



Extradition TrabelsiOum Maryam, épouse de Nizar Trabelsi, Tunisien, extradé aux États-Unis par la Belgique le 3 octobre 2013, après qu’il avait fini sa peine de 10 ans de prison. La Belgique a refusé d’attendre et de se soumettre à la Cour européenne des droits de l’homme, violant ainsi la Convention. En attendant son procès, il se trouve en isolement à la prison de Stafford, Virginie, USA.


Hamja Ahsan Hamja Ahsan, frère de Talha Ahsan, poète et traducteur britannique, né à Londres, extradé le 4 octobre 2012 par la Grande-Bretagne aux États-Unis. Arrêté à son domicile à Londres, le 19 juillet 2006 à la demande des États-Unis dans le cadre de la US-UK Extradition Act 2003, il y est resté incarcéré sans procès jusqu’à son extradition en 2012. Depuis un an, il attend son procès en isolement dans la prison Northern Correctional Institution, Supermax state prison, Somers, Connecticut, USA.


 Extradition Ahmed torture au Maroc 26 juinAhmed Bouhali Zriouil, père de Hicham Bouhali Zriouil, Belgo-marocain, arrête en Syrie après son retour de l’Afghanistan. Il a été extradé non vers Belgique, son pays natal, mais au Maroc, sans protestation de la Belgique. Condamné à 20 ans de prison, il se trouve depuis juin 2012 dans la prison de Tiflit, ville de Tiflit, Maroc
 Panel des avocats :
marc neve Marc Nève, membre et ancien vice président du Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (Conseil de l’Europe), pendant 10 ans l’avocat de Nizar Trabelsi, membre du Syndicat des Avocats pour la Démocratie (SAD).
 Dounia Alamat, avocate de la défense d’Ali Aarrass, spécialisée en droit de l’homme, secrétaire du Syndicat des Avocats pour la démocratie (SAD).Dounia conférence de presse 26 juillet 2013






 Chair/modérateur,
 Luk Vervaet, Association des Familles & Ami(e)s des Prisonniers.

03 novembre 2013

 
Revue de presse : Médiarama (1/11/13)*
 
Une partie de la presse libanaise a consacré ses manchettes aux déboires et aux malheurs de l'Arabie saoudite dans la région, et aux choix limités qui se présentent au royaume wahhabite après la réorientation de la politique américaine vers l'ouverture en direction de l'Iran et la solution politique en Syrie.
 
Le quotidien As Safir révèle que les autorités saoudiennes envisagent d'adresser une invitation au président de la République, Michel Sleiman, pour visiter Riyad, après l'annulation de la visite qui était prévue en septembre. Mais le journal minimise l'importance de ce déplacement et s'interroge sur ses résultats, surtout que le Liban ne fait pas parti des "lots de consolation" que le secrétaire d'Etat américain, John Kerry - qui sera à Riyad dimanche-chercherait à offrir au royaume pour calmer sa colère et ses déceptions. "Après avoir entendu le président syrien Bachar al-Assad, lors de son interview à al-Mayadeen, et le dernier discours du leader du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, on connait la réponse définitive" que le Liban ne sera pas donné en compensation à l'Arabie saoudite, écrit As Safir.
 
Dans le même logique, le quotidien estime qu'en Irak, le Premier ministre Nouri al-Maliki peut tout au plus offrir un élargissement de la participation des alliés de l'Arabie saoudite au pouvoir, sans que cela ne modifie les équations consacrées par les Américains dans ce pays. Concernant Bahreïn, le royaume ne peut rien attendre. Au contraire, John Kerry pourrait presser Riyad à pousser son petit voisin de faire des concessions à l'opposition. Le quotidien Al Akhbar évoque pour sa part une grave détérioration des relations entre la Turquie et l'Arabie saoudite. "Dans le cadre de la confrontation entre les deux pays, Ankara a décidé de fermer la plupart des permanences et des appartements qui sont utilisés par les services de renseignements saoudiens en Turquie, afin de gérer les groupes armés en Syrie".
 
Citant des sources bien informées à Ankara, Al Akhbar explique que cette mesure s'inscrit dans le prolongement de l'affrontement entre la Turquie et l'Arabie saoudite d'une part, et la volonté de réduire les tensions avec l'Iran et le régime syrien de l'autre.
 
"Les autorités turques ont pris en considération le fait que l'agenda des services de renseignements saoudiens en Syrie et dans le reste de la région n'est plus compatible et ne converge plus avec les intérêts turcs", poursuit le journal.
 
Al Akhbar indique que les divergences entre les deux pays sont apparues lorsque Riyad a commencé à prendre le contrôle de dossiers concernant les forces de l'opposition syrienne avec le soutien de l'Occident et des Etats-Unis, ce qui a coïncidé avec le renversement et l'expulsion de certaines parties et personnalités de la Coalition de l'opposition et des chefs militaires sur le terrain. Mais le tournant dans les relations s'est opéré le 30 juin, lorsque les Turcs ont estimé que l'Arabie saoudite avait parrainé "un coup d'Etat contre les Frères musulmans d'Egypte".
 
S'en sont suivies des rencontres houleuses entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays. "Le ministre turc Ahmet Davutoglu est revenu choqué de sa dernière réunion avec son homologue saoudien, le prince Saoud al-Fayçal", ajoute Al Akhbar avant de conclure: "Les services de renseignements saoudiens, actifs en Turquie, ont tenté, avec l'aide de personnalités libanaises, syriennes et arabes, de construire une structure militaire et civile indépendante de la Turquie, et Riyad a même tenté de saboter l'accord sur la libération des otages libanais de Aazaz".
 
* Déboires et malheurs de l'Arabie saoudite au Machreq