14 août 2009

Sayed Nasrallah - 14 août 2009


Sayed Nasrallah écarte l’éclatement d’une guerre dans le futur proche




14/08/2009

Selon le commandant de la Résistance islamique au Liban qui s’exprimait lors d’un festival organisé dans la Banlieue-sud pour commémorer la victoire du Liban contre l’entité sioniste durant la guerre de juillet 2006, toutes les mises en garde et les menaces proférées dernièrement par les responsables israéliens ne sont que du bruitage émis pour d’autres objectifs, notamment pour influer sur l’intérieur libanais .

Ce faisant, en toute connaissance de cause des ambitions historiques réelles de l’entité sioniste, Sayed Nasrallah estime que le Liban devrait renforcer ses capacités militaires pour contrer une quelconque offensive qui pourrait éclater dans un futur plus lointain, car selon lui, « c’est aussi le seul moyen de dissuader Israël de déclencher sa guerre ».

Le secrétaire général du Hezbollah a également placé les dernières déclarations israéliennes dans la cadre de la guerre psychologique qui vise à harceler les habitants de la région et les mettre sur leurs gardes.
" or, elle ne peut porter ses fruits, car elle s’adresse à des gens qui se sont décidés à affronter les Israéliens et ne craignent rien" .
Il estime en revanche que cette guerre des nerfs pourrait avoir des répercussions néfastes sur l’intérieur israélien… « c’est pour cela que les responsables israéliens ont été contraints de s’expliquer, signalant que leurs menaces ne sont que des tempêtes verbales » a-t-il indiqué.
Sayed Nasrallah a durant son discours réitéré la nouvelle équation militaire mise au point par le Hezbollah, en cas de l’éclatement d‘une nouvelle guerre, celle de la « Banlieue-sud contre Tel Aviv » alors que durant la guerre de juillet 2006, l’équation en cours était celle de « Beyrouth contre Tel Aviv ». " Les armements que nous détenons ne nous permettent pas seulement de frapper tel Aviv,..., mais d'atteindre aussi toutes les villes et tous les villages de votre entité usurpatrice" a-t-il assuré.




Idées principales du discours

Je voudrais avant tout vous saluer vous tous, en ce jour de votre victoire et de votre fierté, en ce jour de la renaissance du nouveau Liban, en ce jour réalisé par tout le Liban, sa résistance, son peuple et son armée.

Il est de mon devoir en ce jour de rendre hommage en votre nom tous les martyrs: ceux des différentes factions de la résistance, ceux de l’armée et des forces de sécurité et les civils aussi

Je m’adresse également à tous les peuples, arabes, islamiques et du monde entier, à tous les dirigeants, mouvements et gouvernements qui nous ont soutenus durant cette guerre , pour les saluer

Mais je voudrais surtout et avant tout, remercier Dieu, le Créateur de tous les mondes, qui nous a défendus, a consolidé notre foi et nos coeurs et nous aidés à vaincre notre ennemi et nous a rendus victorieux par sa grâce.

Mes frères et soeurs, depuis la fin de la guerre, et devant la position historique de notre peuple qui après avoir été déplacé est retourné à sa terre , malgré l'ampleur des destructions et les millions de bombes à frangmentation disséminées sur son sol, beaucoup de choses ont été dites sur ses causes, ses évolutions, ses objectifs, ses résultats et ses leçons. Il est certes normal que les paroles n’en finissent pas devant cette scène épique historique que le peuple du Liban a réalisée et qui devrait être enseignée.

Mais l’une des particularités de l’expérience de la résistance au Liban est qu’elle parle avec transparence et oeuvre pour que la responsabilité soit collégiale et populaire, incombant à tous la charge d’y prendre part par la réflexion, la lecture, la préparation et l’élaboration des résultats.

Concernant les résultats de la guerre , je voudrais en revenir à l’évaluation élaborée par le Premier ministre israélien actuel M. Benjamin Netanyahu, exprimée au lendemain de la fin de la guerre, avant qu’il ne soit désigné à ce poste .

Il avait effectuté une comparaison entre les résultats de cette guerre et ceux de la guerre de six jours en 1967.

Selon lui, cette dernière avait constitué un indice de l’invincibilité de l’état d’Israël et consacré son existence et sa présence dans la région. La force dissuasive d’Israël qui en a découlé avait alors incité des pays arabes à reconnaître Israël et à conclure avec lui des accords de paix.
Or Netanyahu estime que depuis le retrait israélien du sud Liban, puis de la Bande de Gaza, et depuis la guerre de juillet 2006, cette tendance a été boulversé.

Il considère qu'il est devenu clair qu’Israël n’était plus un état invincible, et des points d’interrogation se sont à nouveau pointés sur son existence. Ces points d’interrogation provenant non seulement des ennemis d’Israël, a-t-il constaté, mais aussi de ses amis.

Durant ces derniers temps, nous avons été témoins d’un vacarme médiatique israélien de grande envergure, appuyé par des déclarations américaines et britanniques (…)
Selon notre perception, tout laisse supposer que tout ce bruit et ces déclarations ne sont ni le signe ni le prélude d’une guerre israélienne prochaine contre le Liban. Il a d’autres objectifs, dont entre autre la guerre psychologique.

Bref, les Israéliens sont devenus comme nous l'étions nous autres Arabes, il y a des dizaines d’années. Ils parlent trop pour ne rien faire. Celui qui parle beaucoup et menace trop ne fait plus peur.(…)

Tout ce bruit a donc d’autres objectifs:
Premièrement influer sur l’intérieur libanais, et plus précisément sur la formation du nouveau gouvernement en menaçant ceux qui sont chargés de sa formation pour ne pas y faire participer le Hezbollah.

Les pressions exercées sur le gouvernement sont claires; elles visent à entraver sa formation; il y a aussi des pressions exercées sur le Hezbollah pour le dissuader de particper au cabinet. Il est certes bien clair que les Israéliens seront embarassés par la formation d’un cabinet d’union nationale.

Appelez comme vous voulez. Mais notre riposte devrait en contre partie être axée pour accélérer nos efforts en vue de former ce gouvernement d’union le plus vote possible, c’est un besoin social,politique économique et sécuritaire .

Le Hezbollah aussi se doit de participer à ce gouvernement (…)

Le deuxième but de ce vacarme médiatique est de susciter les troubles au sein des Libanais et d'envenimer l’ambiance qui rêgne entre eux depuis la fin des élections.

Les Israéliens l’ont dit franchement, quant ils ont constaté le climat positif qui rêgne actuellement estimant que ceci laisse la résistance tranquille . Ils ont alors conseillé de proférer à nouveau des menaces pour que les controverses soient lancées de nouveau. Heureusement, mises à part quelques voix dissonnantes, cet objetif a échoué.

Le troisième objectif de ce vacarme consiste à modifier la mission de la Finul au Liban. Avant l’affaire de l’explosion de Kherbet Selem, alors que le rapport du secrétaire général des Nations Unies était sur le point d’être publié, les Américains et les Israéliens ont commencé à exiger l’amendement de la mission des soldats de la Finul au Liban sud. Cette force n’a qu’une seule mission acteullement: celle d'assiter l’armée libanaise. Elle ne peut donc pas ériger des barrages, ni perquisitionner les maisons.

Ils voulaient tansformer la Finul en force multinationale, comme ils l’avaient suggéré durant la guerre, car celle-ci a plus de prérogatives et peut agir avec plus d’indépendance,
C’est pour cela que lorsque l’explosion de Kherbet Selem a eu lieu, ils ont exploité l’affaire pour amender la mission. Mais leurs tentative a échoué, grâce au refus de la majeure partie des Libanais.

Parmi les objectifs de ce bruit médiatique est d’ouvrir le dossier de l’armement du Hezbollah. Les Israéliens ont commencé par inciter la Communauté internationale en lui insinuant que si elle ne prenait pas les mesures adéquates, la région allait se trouver au bord du gouffre.

Je n’ai pas l’intention aujourd’hui d’ouvrir ce dossier de l’armement du hezbolah. Mais je voudrais dire à notre cher peuple libanais, qui vit sur cette chère terre, avec comme voisin cet ennemi là, dont nous connaissons toutes les convoitises vieilles de plus de trois mille ans, et les menaces aussi.
Et ce dans un monde régi par la loi de la jungle, et non par le droit international, où le plus fort est celui qui rêgne, tandis que le faible est massacré, où le Vrai devient le Faux et vice versa, où les réalités sont faussées, et des millions sont sacrifiés pour servir les intérêts des sociétés de pétrole ou celle de l’industrie militaire
je voudrais lui dire que dans ce monde, la survie est pour le plus fort, pour le peuple le plus puissant, pour le pays le plus puissant et la nation la plus forte.

Celui qui croit pouvoir protéger son peuple et sa patrie à travers des alliances et des relations publiques devrait être méfiant et prendre des leçons de l’histoire, car il sera vendu au marché au puces de la politique internationale lorsqu’un bon prix lui sera accordé.

Pour se protéger, le peuple n’a besoin que de sa propre force, et de sa volonté de vivre en toute dignité.

Pami les objectifs de ce vacarme se trouve également la guerre psychologique, qui vise à briser le moral de nos peuples, à les terroriser, à troubler leur confiance en leur avenir (…)


Mais je voudrais assurer que cette guerre psychologique a échoué. Je voudrais rappeler la rencontre de Sharm el-Sheikh en 1996, où une guerre mondiale avait été déclarée contre les mouvements de résistance, notamment contre le Hezbollah, le Hamas et le Jihad islamique, en les déclarant des organisations terroristes.
Nous nous étions réunis ce jour là et je me souviens avoir récité un verset du Coran:” Au nom de Dieu, Le Tout Clément, Le Tout Miséricordieux; ceux qui disent que les gens se sont rassemblés contre vous, craignez les donc; mais ceci consolida plus leur foi, et ils dirent nous en revenons à Dieu, c’est Lui notre Assistant” .

Après quelques temps de ce sommet a eu lieu la guerre des “ Raisins de la colère”, la résistance a alors tenu bon et a finalement vaincu.

Ce genre de guerre psychologique n’a jamais et ne pourra jamais avoir de l’impact sur nous. Elle pourrait porter ses fruits dans une société qui ressemble à la société israélienne; Mais avec des gens qui ont la foi, la confiance en Dieu, l’espoir dans l’avenir, la volonté et l’esprit de sacrifice, qui ne craignent pas la mort et croient que Dieu va les rendre victorieux, elle ne peut porter ses fruits; elle ne peut que consolider encore plus leur foi en Dieu.

C’est pour cela, je voudrais conseiller à ceux qui sont en train d’étudier la guerre de 2006 (…) de se pencher dans leurs recherches sur l’Homme et non sur l’armement, sa qualité ou sa quantité, ni sur les groupements de combattants, ni sur les stratégies, les tactiques, les plans et la planifications mis au point.
C’est parce que nous disposons d’un peuple qui est le plus honorable de tous les peuples, et de résistants qui sont les hommes de Dieu que nous ne ressentons aucune crainte pour notre avenir, et sommes sûrs et certains que la victoire sera de notre for. C’est pour cette raison que je lance toujours avec beaucoup d’assurance les promesses de victoire…

Ces menaces ne peuvent servir à rien contre nous. En revanche, elles ont eu un impact là-bas, chez les Israéliens. Mofaz qui avait déclaré que la force de frappe du Hezbollah avait triplé depuis la guerre de 2006, avec pour but de demander au monde entier de venir l’aider contre le Hezbollah, est égalemet entendu par ceux qui sont assis dans son entité. Lorsque Barack dit que l’arsenal du Hezbollah s’est gonflé et qu’il est désormais capable de frapper non seulement Tel Aviv, mais chaque région de l’entité israélienne, il est en train de dire à son peuple que tous doivent prendre la fuite, en cas d’une nouvelle guerre et nons seulement les habitants de Haïfa et de Kiriat Shmona.

C’est pour cette raison là que Netayahu dut retirer ce sujet des débats en cours en déclarant que les menaces proférées ne sont que des tempêtes verbales. Pourquoi? Parce que les colons se sont offusqués et les touristes ont pris la fuite, alors que les touristes au Liban ne se sont pas souciés des menaces israéliennes.


(A SUIVRE )

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