29 mai 2009

Discours du vendredi 29 mai - Sayyed Nasrallah



Sayed Nasrallah :

la Résistance saura contrer les défis dangereux qu'elle traverse


29/05/2009


Dans son troisième et dernier discours pour commémorer la neuvième célébration de la victoire de la résistance et de la libération du Liban sud en l'an 2000, le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a mis en garde que cette résistance traverse des défis dangereux et énormes. Le plus important de ces défis étant celui de vouloir le désarmer, par la force ou par le dialogue.Inscrivant ces défis dans le cadre de la stratégie menée par l'entité sioniste contre le Hezbollah, depuis la libération, Sayed Nasrallah estime que les moyens internes et externes déployés pour cette fin n'en sont pas à leur fin.L'une d'entre elle serait celle d'accuser le Hezbollah de terrorisme interne et international, lui imputant plusieurs crimes, dont entre autre celui qui a coûté la vie à l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, comme l'a véhiculé dernièrement l'hebdomadaire allemand Der Spiegel. Et de promettre au public de cette résistance que celle-ci s'en sortira la tête haute et saura affronter ces défis.


Les idées principales du discours du secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah en ce vendredi 29-05-09 lors d'un festival dans la ville de Baalbek, à l'est du Liban, pour célébrer la neuvième commémoration de la victoire de la résistance contre l'entité sioniste et le retrait israélien du Liban sud en l'an 2000, après 17 années d'occupation israélienne.


((Cette région respectable du Liban a formé avec ses habitants et ses montagnes et vallées une base pour lancer la résistance, et c'est bien ici que se sont formés les premiers combattants de la résistance dans les bras de notre frère et maître Sayed Abbas Moussaoui. Dès les premiers jours la Békaa et Baalbek Hermel sont rapidement devenus l'abri de tous ceux qui, au sud du Liban, ont été amenés à quitter leurs régions occupées par l'ennemi sioniste. C'est là que s'est ouverte la base de lancement de la résistance, les centres de recrutement, d'entrainement, et d'armement..Or cette participation n'était pas seulement logistique, mais elle s'est illustrée aussi en envoyant vos fils, de la Békaa, de Rachaya, vers le Liban sud, vers Beyrouth, vers la banlieue, même après le retrait en l'an 2000.Vous avez porté le fardeau de la libération jusqu'à la fin. Même pendant la guerre de Juillet, les fils de la Békaa se trouvaient sur tous les fronts, tandis que cette région était sous le feu des bombardements israéliens, non pas parce qu'elle est l'avant-garde de la résistance, mais parce que la Békaa est le fief de la résistance.


Oui la Békaa a été le frère jumeau du sud, de par la guerre dure infligée, de part les destructions qu'elle a subies, et le prix qu'elle a payé… Oui, vous n'avez jamais eu cette mentalité sectaire ou régionale, selon laquelle la Békaa devrait être perçu à l'écart du Sud, qui était lui sous occupation, alors que lui ne l'était pas.. Tout au long de l'histoire, lors de la bataille, il y a eu toujours le front des combattants, et celui qui refusent le combat, pour des prétextes diverses, entre autre des fatwas. Vous auriez pu le faire, mais vous ne l'avez pas faitVous auriez pu prétendre que votre région était abandonnée, et que vous n'étiez pas impliqués dans ce conflit, mais vous ne l'avez pas fait. Vous avez aspiré à toute la patrie. Je témoigne devant Dieu et l'histoire que vous aviez une attitude religieuse, pieuse, prophétique, coranique, morale et nationale. Vous avez alors combattu avec persévérance et patience sans attendre qu'on vienne vous porter assistance, qu'on vous pousse à le faire, ou sans attendre un quelconque consensus. Non vous n'avez pas attendu un consensus national. Nous aurions voulu un consensus national, bien entendu, c'est certes meilleur, Mais il faut savoir que jamais lors d'un conflit il peut y avoir de consensus. Nombreux sont ceux qui se désistent, face à chaque conflit, nombreux sont ceux qui prennent la fuite Dès le début, la résistance n'a pas fait l'objet d'in consensus national au Liban..Est-ce qu'il y avait un consensus avant que le Hezbollah ne fasse son entrée dans la vie politique libanaise ? Certains partis n'ont jamais adopté de positions qui sympathisent avec la résistanceMais en revanche il y a eu un soutien populaire de la part de tous les nationalistes, de tous ceux qui croient en la dignité du Liban.

Comment lancer le crédo " le Liban d'abord" tout en admettant les violations israéliennes incessantes du Liban, tout en admettant que des territoires libanais, les hameaux de Chébaa et les collines de Kfar Chouba soient toujours sous occupation, que le Liban se trouve toujours dans une zone dangereuse, et ce sans rien faire contre, et sans broncher..Vous étiez parmi les premiers qui ont protégé la résistance et ce malgré la négligence dont vous faites l'objet de la part de l'état, Vous n'avez pas abandonné votre devoir à l'égard de votre patrie pour autantMalgré l'avarice de l'état à votre égard, vous n'étiez pas avare en donnant votre sang. Ce jour est votre fête, celle de vos martyrs, de vos blessés et des détenus libérés.. et celle de votre fils Sayed Abbas Moussaoui, d'Oum Yasser et du petit martyr Hussein.

Public de la résistance, sachez que la résistance traverse des défis à l'heure actuelle et dans l'avenir, des défis grands dangereux; ce qui nous incombe de grandes responsabilités. Après la libération du 25 mai, les sionistes ont adopté une nouvelle stratégie. Elle a été annoncée par la voix de l'ex-ministre israélien des affaires étrangères, Sylvain Shalom. il avait alors dit qu'Israël allait agir en sorte pour que mettre toute la communauté internationale contre le Hezbollah, et de faire décréter des résolutions internationales contre le Hezbollah pour mettre fin au Hezbollah, en le consacrant en tant qu'une organisation terroriste dans la plupart des pays.

Après l'an 2000, certains pays ont acquiescé la demande, comme la Hollande, d'autre ont refusé comme la France, d'autres ont une formule médiane, comme la Grande Bretagne Shalom avait en personne reconnu que c'est Israël qui a été derrière la résolution 1559. Certains libanais avaient donné leur contribution, leur participation, dans cette résolution ; peut-être sans être conscients de ses dimensions israéliennes. Peut être qu'il y a eu un recoupement d'intérêts, internes et externes pour confectionner la 1559 et mettre la résistance sous pression. Mais Shalom reconnaît que cette résolution a été faite par Israël.

Et puis il y eu plusieurs évènements qui se sont succédés: les attentats du 11 septembre, l'invasion de l'Afghanistan, celle de l'Irak, puis il y a eu l'assassinat du Premier ministre Rafic Hariri, le départ des troupes syriennes du Liban, et l'avènement de cette équipe politique au pouvoir. Dès le début, malgré l'alliance quadripartite, malgré notre grande ouverture, c'est le thème de l'armement de la résistance qui était le plus récurent. Il a été formulé entre le terme du désarmement et celui de déposer les armes. Bien entendu, le terme désarmement insinue le recours à la force. D'autres n'ont pas véhiculé cette logique, parce qu'ils savaient qu'ils ne peuvent pas désarmer la résistance par la force; alors ils ont suggéré que cet armement soit livré volontairement par la résistance.On nous a mis face à cette échéance comme s'il n'y avait aucune crise au Liban, aucun problème économique, social, comme si le Liban n'avait pas 40 à 50 milliards de dollars de dettes, comme s'il n'y avait pas d'occupation ou de violations israéliennes comme s'il si ce n'est pas cet armement qui a libéré le Liban de la plus grande invasion israélienne d'un pays arabe. Moi je leur répondais à chaque fois, allez résoudre les problèmes des gens, pour qu'ils sachent que vous êtes réellement responsables; allez renforcer l'armée, après venez nous parler d'armements.

Or il s'est avéré que le délai qui leur était donné n'était pas long, mais limité. En échange, nous avons proposé le dialogue et avons lancé le débat sur une stratégie défensive nationale, même après l'accord d'entente conclu avec le Courant patriotique libre, nous les avons invités à y participer; pour savoir comment protéger le Liban, libérer les territoires occupés, et les détenus dans les geôles israéliennes, faire face aux menaces et aux violations israéliennes,

Nous avons senti que certains n'avaient de souci que de désarmer le Liban et rien d'autre. Cette mentalité est responsable de l'impuissance du Liban face à l'ennemi sioniste, cette mentalité qui refuse de répondre à la question de savoir protéger le Liban, et qui n'a eu pour réponse pendant longtemps que de lancer:" la force du Liban réside dans sa faiblesse" Savez-vous qu'en 1967, lorsqu'un général israélien s'était demandé à quelle troupe il fallait s'attendre du Liban, la seule réponse qu'il a eu de son supérieur israélien était " une troupe musicale" .

Celui qui a rendu le Liban l'équation la plus difficile face à Israël n'est pas la troupe musicale mais votre résistance, votre force, et votre persévérance. Nous avons fait l'objet de beaucoup de pressions internes et externes, mais nous sommes restés attachés à notre résistance tout de même.Après l'échec des efforts politiques, il y a eu le guerre de juillet qui voulait éradiquer cette résistance et d'écraser l'environnement populaire qui la sauvegarde ; là aussi, c'est grâce à votre patience et persévérance et à celle des combattants que cette guerre a été échec cuisant

Après la guerre, on est revenu à la même symphonie, celle de l'armement de la résistance.. Regardez, Israël qui a subi la défaite tente depuis trois ans de tirer les leçons de sa défaite, en effectuant des manœuvres, en apportant encore plus d'armements, en plus de l'arsenal immense qu'il détient déjà. Alors qu'ici, cette résistance qui est la seule force capable de défendre le pays se doit de répondre à ceux qui lui exigent de déposer ses armes, et refusent même de mettre au point une forte stratégie.

Où est donc la justice ? Israël s'apprête et le Liban ne fait rien. Au Liban, certains travaillent pour mettre fin aux atouts de force qui ont fait la victoire du Liban en juillet et en l'an 2000. Nous ne cessons de le dire, allez édifier un état fort et nous irons nous reposer. Qui donc est il prêt a financer l'armement de l'armée ? Après toutes les expériences que nous avons traversées, tout le monde sait très bien que ni les USA, ni l'Occident ni la plupart des pays arabes ne sont prêts à le faire. Le fait d'arguer que si on donne l'armement à l'armée, on craint qu'il ne retrouve en fin de compte entre les mains du Hezbollah est une mascarade. Tout le monde sait très bien que la résistance qui a un armement qui lui permet de détruire toutes les troupes de l'armée israélienne n'a pas besoin de l'armement que l'Amérique va donner à l'armée.

La véritable raison est que les USA ne veulent pas donner un armement qui puisse combattre Israël. Mêmes les russes, les dix Migs qu'ils veulent donner au Liban n'y font rien dans ce déséquilibre des forces.

Public de la résistance, sachez que la résistance traverse des défis à l'heure actuelle et dans l'avenir, des défis grands dangereux ; ce qui nous incombe de grandes responsabilités. Après la libération du 25 mai, les sionistes ont adopté une nouvelle stratégie. Elle a été annoncée par la voix de l'ex-ministre israélien des affaires étrangères, Sylvain Shalom. Il avait alors dit qu'Israël allait agir en sorte pour que mettre toute la communauté internationale contre le Hezbollah, et de faire décréter des résolutions internationales contre le Hezbollah pour mettre fin au Hezbollah, en le consacrant en tant qu'une organisation terroriste dans la plupart des paysAprès l'an 2000, certains pays ont acquiescé la demande, comme la Hollande, d'autre ont refusé comme la France, d'autres ont une formule médiane, comme la Grande Bretagne Shalom avait en personne reconnu que c'est Israël qui a été derrière la résolution 1559. Certains libanais avaient donné leur contribution, leur participation, dans cette résolution ; peut-être sans être conscients de ses dimensions israéliennes. Peut être qu'il y a eu un recoupement d'intérêts, internes et externes pour confectionner la 1559 et mettre la résistance sous pression. Mais Shalom reconnaît que cette résolution a été faite par Israël.Et puis il y eu plusieurs évènements qui se sont succédés : les attentats du 11 septembre, l'invasion de l'Afghanistan, celle de l'Irak, puis il y a eu l'assassinat du Premier ministre Rafic Hariri, le départ des troupes syriennes du Liban, et l'avènement de cette équipe politique au pouvoir. Dès le début, malgré l'alliance quadripartite, malgré notre grande ouverture, c'est le thème de l'armement de la résistance qui était le plus récurent.Il a été formulé entre le terme du désarmement et celui de déposer les armes.Bien entendu, le terme désarmement insinue le recours à la forceD'autres n'ont pas véhiculé cette logique, parce qu'ils savaient qu'ils ne peuvent pas désarmer la résistance par la force; alors ils ont suggéré que cet armement soit livré volontairement par la résistance.On nous a mis face à cette échéance comme s'il n'y avait aucune crise au Liban, aucun problème économique, social, comme si le Liban n'avait pas 40 à 50 milliards de dollars de dettes, comme s'il n'y avait pas d'occupation ou de violations israéliennes comme s'il si ce n'est pas cet armement qui a libéré le Liban de la plus grande invasion israélienne d'un pays arabe.Moi je leur répondais à chaque fois, allez résoudre les problèmes des gens, pour qu'ils sachent que vous êtes réellement responsables; allez renforcer l'armée, après venez nous parler d'armementsOr il s'est avéré que le délai qui leur était donné n'était pas long, mais limité. En échange, nous avons proposé le dialogue et avons lancé le débat sur une stratégie défensive nationale, même après l'accord d'entente conclu avec le Courant patriotique libre, nous les avons invités à y participer; pour savoir comment protéger le Liban, libérer les territoires occupés, et les détenus dans les geôles israéliennes, faire face aux menaces et aux violations israéliennes, Nous avons senti que certains n'avaient de souci que de désarmer le Liban et rien d'autreCette mentalité est responsable de l'impuissance du Liban face à l'ennemi sioniste, cette mentalité qui refuse de répondre à la question de savoir protéger le Liban, et qui n'a eu pour réponse pendant longtemps que de lancer:" la force du Liban réside dans sa faiblesse" Savez-vous qu'en 1967, lorsqu'un général israélien s'était demandé à quelle troupe il fallait s'attendre du Liban, la seule réponse qu'il a eu de son supérieur israélien était " une troupe musicale" .Celui qui a rendu le Liban l'équation la plus difficile face à Israël n'est pas la troupe musicale mais votre résistance, votre force, et votre persévérance. Nous avons fait l'objet de beaucoup de pressions internes et externes, mais nous sommes restés attachés à notre résistance tout de même.Après l'échec des efforts politiques, il y a eu la guerre de juillet qui voulait éradiquer cette résistance et d'écrase l'environnement populaire qui la sauvegarde; là aussi, c'est grâce à votre patience et persévérance et à celle des combattants que cette guerre a été échec cuisant Après la guerre, on est revenu à la même symphonie, celle de l'armement de la résistance.. Regardez, Israël qui a subi la défaite tente de puis trois ans de tirer les leçons de sa défaite, en effectuant des manœuvres, en apportant encore plus d'armements, en plus de l'arsenal immense qu'il détient déjà, Alors qu'ici, cette résistance qui est la seule force capable de défendre le pays se doit de répondre à ceux qui lui exigent de déposer ses armes, et refusent même de mettre au point une forte stratégie. Où est donc la justice?Israël s'apprête et le Liban ne fait rienAu Liban, certains travaillent pour mettre fin aux atouts de force qui ont fait la victoire du Liban en juillet et en l'an 2000. Nous ne cessons de le dire, allez édifier un état fort et nous irons nous reposer. Quand on veut vraiment combattre, on apporte des missiles antiaérien, des antis chars, des missiles sol-sol, sans ces armes, il n'y a pas d'équilibre possibleQui est prêt à donner des armes à l'armée?Moi je vous le dirai quand vous aurez voté pour l'opposition Est-ce que le gouvernement libanais a demandé à la Syrie de l'aider, et elle le lui a refusé ??

Concernant, l'Iran, je vais vous dire pourquoi elle ne propose pas au Liban de lui donner des armements, mais le Liban, en contre partie, n'a jamais demandé à l'Iran de l'assister militairement. Si elle propose seulement de le faire, beaucoup iront dire que l'Iran veut impliquer le Liban une guerre, ou il veut l'introduire dans son axe avec la Syrie

Que le Liban fasse la demande ceci, nous verrons alors la réponse de l'Iran. Ce dont je sais est l'imam Sayed Khamenei ne sera jamais avare pour le Liban, pour lui accorder tout ce qui le rend plus puissant; et ce sans condition préalable, sans rien en échange…

Je vous annonce que la coalition de l'opposition, si elle remporte les élections, elle va former un gouvernement d'union nationale, et va agir pour que l'armée nationale libanaise devienne une armée puissante et capable de défendre le Liban. Certains nous proposent de donner l'armement de la résistance à l'armée; ceci est impossible; car l'armement que nous avons convient aux organisations populaires, qui ont leur façon d'agir militairement différentes de celle des armées régulières. L'organisation populaire a sa propre structure, ses écoles, ses tactiques, ses propres méthodes qui diffèrent de ceux d'un armée régulière; si nous leur donnons l'armement que nous avons, ils ne sauront pas avec défendre le Liban. L'essentiel est qu'il se forme une conviction chez les forces politiques de vouloir construire une armée forte et d'abandonner pour de vrai le crédo de " la force du Liban réside dans sa faiblesse"

Oui les défis nous guettent toujours. L'éventualité d'une guerre israélienne contre nous est toujours probable. Or ils savent très bien qu'elle ne mettra pas fin à la résistance, comme elle n'est pas parvenu à le faire dans le passé. Donc ils n'ont plus d'autre que cette guerre sécuritaire, celle des attentats, comme ils ont fait avec le martyr Imad Moughniyeh. Ceci explique le nombre énorme de réseaux d'espions et d'agents à la recherche de cibles. Or le défi le dangereux qui nous menace est celui qui s'inscrit dans la poursuite de la stratégie de Shalom, après l'an 2000, et qui consiste à présenter le Liban comme étant une organisation terroriste, qui commet des attentats dans les autres pays, et menace leur sécurité nationale, voire internationale, et la pire des accusations est celle d'avoir assassiné le martyr Rafic Hariri pour semer la discorde.


Concernant l'article de Der Spiegel, et en réponse à ceux qui ont dit qu'il puise ses sources du Liban, je m'obstine à leur dire que c'est un article de source israélienne, il suffit de voir l'exploitation qu'en ont fait les responsables israéliens pour le deviner. Depuis la victoire 2000, certains sont aux aguets contre la résistance et son armement et sa base populaire. Ils concoctent les intrigues et les complots sécuritaires, politiques, et militaires, et agissent pour diriger l'enquête du Tribunal spécial pour le Liban pour incomber au Hezbollah la responsabilité de cet attentat, parce qu'ils n'ont plus rien dans leur gourdeParce qu'ils n'ont plus beaucoup d'atouts pour faire face au Hezbollah : ils ont tué son secrétaire général Sayed Abbas Moussaoui, ça na servi à rien, ils ont détruit nos villages et quartiers, ils ont tué le martyr Imad Moughniyeh… tout ceci n'a servi à rien, ils se trouvent face à une résistance étrange, solide, avec qui rien n'y fait…Ils savent très bien que ni les attentats, ni les destructions ni les bombardements n'y feront rien avec le Hezbollah.. Ils savent très bien que ce n'est pas en nous faisant peur de la mort qu'ils peuvent nous intimider. Nous sommes l'exemple même de la parole de l'Imam Khomeiny que Sayed Abbas se plaisait à répéter: " tuez nous, notre peuple n'en deviendra que plus conscients ( de vos crimes)"

Il ne leur reste plus que les attentats terroristes, les tentatives de semer la discorde confessionnelle, et de diriger les plumes empoisonnées contre le Hezbollah. Nous avons traversé une phase très dangereuse, Dieu merci, grâce à la vigilance des dirigeants, et aux différentes positions libanaises responsables, nous sommes parvenus à affronter cette phase…Mais les défis se poursuivront, parce qu'ils n'ont plus d'autres choixMais sachez que nous les vaincrons et garderons hautes nos têtes.


Le deuxième titre de mon discours est: la Békaa et l'Etat. Cette région a toujours souffert de la privation. La véritable question à ce propos est la suivante : l'Etat en tant que système, les gouvernements qui se sont succédé, croient-ils vraiment que cette région fait partie du pays?


Il faut répondre à cette question. Le problème réside dans cette mentalité dont souffrent toutes les régions frontalières du pays et les banlieues de la capitale. Au cours des années précédentes, certains disaient que le problème avec la Békaa découle du choix de ses habitants de soutenir la résistance, et ce n'est pas vrai. Même avant les années soixante, avant la naissance de la résistance, et depuis que la Békaa est devenue une partie du Grand Liban, cette région a été négligée. Sayed Abdel Hussein Charafedine a adressé une lettre au président de l'époque Béchara Khoury, suite à la fuite de plusieurs jeunes de la Békaa vers les montagnes, après une rixe avec l'armée. L'Etat a alors envoyé une importante force militaire à leur traque. Dans sa lettre datant de septembre 1948, Sayed Charafedine a interrogé le président libanais: "A qui dirigez-vous votre force et votre arme? A ces gens dignes et fidèles au pays, malgré la privation, la pauvreté et la famine? Ils vivent dans deux enfers: celui de l'Etat et celui de la famine. Pourriez-vous monsieur le président réviser votre décision de poursuivre ces gens? Pourriez-vous leur donner de l'espoir? Leur offrir des chances de travail? Nous avons confiance en votre esprit pour favoriser le développement du pays.Mais hélas, depuis 1948, c'est la même mentalité, la Békaa reste toujours aux yeux de l'Etat la terre des fugitifs et des hors la loi. Pourtant cette région a prouvé tout au long des années qu'elle est fidèle à la patrie.Nous avons toujours tenté au Hezbollah de faire face à la privation dans cette région, malgré les difficultés et les obstacles politiques.Toutefois, nous sommes certains qu'aucun parti ne peut se substituer à l'Etat. Lors des élections 2005, nous avions espéré qu'à travers l'alliance quadripartite de déployer des efforts communs pour servir les régions frontalières du pays. Malheureusement le gouvernement précédent n'avait que des projets politiques.

On leur parlait de la privation à Baalbek-Hermel, ils nous parlaient de l'arme de la résistance. Maintenant aux élections de 2009, nous avons une chance meilleure. Allez aux urnes pour élire une alliance unie, solide et ayant la même vision, votez pour l'opposition. C'est une alliance en faveur des gens pauvres, une alliance qui a pu surmonter les moments les plus difficiles et les plus dangereux. Si vous votez pour cette alliance, vous pourrez profiter des projets de développements. La simple décision de créer la circonscription de Baalbek- Hermel et d'Akkar a pris un long temps, et jusqu'à ce jour-ci on n'arrive pas à élire un gouverneur à la tête de cette circonscription à cause des calculs politiques. Nous vous assurons que dans le prochain gouvernement, nous n'accepterons l'élection d'aucun gouverneur au niveau de tout le pays s'il n'y a pas de gouverneur à la circonscription de Baalbek-Hermel.


J'aborde maintenant le dossier des mandats d'arrêt à l'encontre de dizaines de milliers des habitants de la Békaa. Si l'opposition gagne le scrutin, nous appellerons à la formation d'une commission pour étudier tous ces cas. Je n'appelle pas à une amnistie, parce qu'il y a des meurtriers et des criminels parmi eux. D'autres sont des voleurs qui ont terrorisé les citoyens, mais il y a des milliers d'innocents poursuivis. Il faut étudier sérieusement ce dossier, pour que l'armée ne continue pas à user de la force à la recherche des gens fugitifs, ce qui provoque la mort de certains et des conflits avec l'armée. Nous ne voulons pas de conflit entre les gens et l'armée, surtout que certains accusent le Hezbollah d'être derrière ces rixes. Apres les élections, j'appelle à une résolution radicale de ce dossier. C'est illogique que l'armée poursuive 30 mille personnes à la fois! L'Etat est venu mettre fin à la culture de la drogue, nous sommes d'accord, mais quelles sont les cultures alternatives?Si l'opposition gagne le scrutin, le gouvernement souverain qui en sera issu ne sera pas opposé à la Syrie. Lorsque la situation politique se calme entre le Liban et la Syrie, la situation économique va complètement changer. Avant 2005, lorsqu'il y avait de très bonnes relations entre les deux pays, la zone qui s'étend de Chtoura à la frontière libano-syrienne jouissait du meilleur marché dans le pays. Actuellement toute la région est appauvrie. Certains essaient d'avertir que la victoire de l'opposition transformera le pays en une deuxième Gaza, mais il y a des différences entre les deux cas.

Le 7 juin, vous serez devant une grande responsabilité. A Zahlé et Rachayya, il y a une compétition électorale, mais à Baalbek-Hermel, pas de compétition, donc dans cette région, il faut recourir à un référendum.

Tout comme le sud est concerné par le référendum sur l'arme de la résistance, Baalbek et Hermel le sont aussi, parce que ces deux villes font partie de la résistance. Depuis 1982, à chaque fois que le sud est bombardé, l'ennemi attaque également Baalbek-Hermel. Elles sont un partenaire complet dans la résistance. A Zahlé, Rachayya, et la Békaa de l'ouest, il faut voter pour l'opposition et considérer que chaque candidat est le candidat de la résistance, du Hezbollah, de Sayed Abbas Moussawi. A Baalbek-Hermel, je n'oublie pas de remercier les députés qui ont fait partie du bloc de la résistance ces dernières années, ainsi que les députés Ismail Soukariyeh et le docteur Pierre Sarhal.

Je m'adresse à vous tous : nous faisons face à des élections dans lesquelles les Américains interviennent directement, ils forment les listes électorales, ils payent de l'argent, ils envoient leurs responsables, même le vice-président américain s'y implique, et s'ils peuvent faire venir le président Barak Obama pour soutenir les forces du 14 mars, ils le feront. Et lorsque le président iranien se contente de décrire la situation au Liban, sans intervenir dans les élections, sans soutenir une partie aux dépens d'une autre, les critiques tombent en averse. Pourtant ce qu'il a dit est vrai. Le président Ahmadi Najad a estimé que si l'opposition gagne le scrutin, la situation dans la région va changer. Mais oui, il a raison. Les relations avec la Syrie vont changer. Malheureusement, tous ceux qui ont commenté les propos de Najad, n'ont pas commenté les propos d'Ehud Barak, lorsqu'il a averti les Libanais de ne pas élire le Hezbollah, lorsqu'il a mis en garde que si l'opposition gagne, le peuple libanais s'exposera à la superpuissance de l'armée israélienne. Mais Barak ne sait pas que la superpuissance de son armée a été détruite sous les pieds de nos enfants au Liban. Il se croit toujours en 1948.

Israël participe aujourd'hui aux élections au Liban, à travers les menaces, les congrès aux universités de Tel Aviv, l'article de Der Spiegel, puisque la victoire de l'opposition signifie que le projet de contrecarrer la résistance a échoué, que des dirigeants croyant que la force du Liban découle de sa force et non de sa faiblesse vont accéder au pouvoir, que des dirigeants libanais courageux croyant à la souveraineté du pays, qui n'ont pas peur des menaces vont diriger les institutions.

La décision est la vôtre, le 7 juin, la réponse à ces menaces retentira dans les urnes. Je ne vais pas commenter les propos de Barak, comme certains l'ont fait avec Najad. L'objectif des élections de 2009 est de protéger la résistance qui protège le pays, construire le Liban et préserver sa souveraineté.Vous avez toujours offert votre sang pour ce pays, vous serez aussi généreux pour voter en faveur de la résistance.

Votre slogan reste toujours celui de votre imam des martyrs: Halte à l'humiliation! Vous vous êtes sacrifiés, vous avez enduré, vous avez résisté jusqu'à la réalisation de la victoire. Vous, protecteurs de la patrie et des martyrs de la résistance, hommes fidèles, le 7 juin vous attend, vous qui avez prêté serment avec l'imam Sader dans cette place et renouvelé ce serment avec Sayed Abbas, et vous étiez toujours fidèles malgré toutes les difficultés, vous êtes appelés le 7 juin à faire preuve de nouveau de fidélité et de loyauté.

Je vous appelle à venir en masse pour plébisciter la résistance, arboré les drapeaux libanais et celui du Hezbollah, je vous appelle à considérer que tout candidat sur la liste de Baalbek- Hermel est égal à Sayed Abbas Moussawi, Ragheb Harb et Imad Moughniyeh.

Je vous connais bien, moi qui ai vécu plusieurs années parmi vous, je mise sur votre loyauté et votre sincérité pour renouveler votre engagement en faveur de la résistance le 7 juin.

Je vous félicite en cet anniversaire que vous avez réalisé par les larmes, les souffrances, la persévérance, vous qui avez fermé à jamais la porte des défaites et ouvert la porte des victoires.


Vive le Liban, vive la résistance, et Salam alaykoum.

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