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| 14/09/2010
« Les services de renseignements français craignent que le Hezbollah ne prennent en otage ses soldats dans la FINUL et sont préoccupés par son expansion » !
C’est du moins ce que rapporte un article de Mahmoud Ballout, publié dans le quotidien libanais as-Safir, qui souligne que les services de renseignements français estiment que le retour en force du Hezbollah sur la scène internationale comporte certains risques notamment celui de mettre en danger ses soldats qui opèrent au sein de la FINUL !
A ce titre, Ballout note que le chef de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini, a estimé que la menace d'un attentat «n'a jamais été aussi grande» en France.
«Nous sommes aujourd'hui au même niveau de menaces qu'en 1995», année marquée par une vague d'attentats sanguinaires commis par des terroristes islamistes, estime Squarcini dans une interview publiée dans le « Journal du Dimanche » !
Selon Bernard Squarcini, la principale source d'inquiétude vient d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), «franchise d'Al-Qaïda» qui a revendiqué l'assassinat de l'otage français Michel Germaneau et qui avait été visé par un raid meurtrier mené conjointement par la Mauritanie et la France.
«La menace en France est triple, poursuit-il. Le Français converti qui se radicalise et monte son opération seul; Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui dépêche un commando pour commettre des attentats en France; et les djihadistes, ces Français qui partent en Afghanistan ou au Yémen, demain en Somalie, et qui reviennent clandestinement, aguerris, pour poursuivre leur combat sur le sol français.»
Or, poursuit Ballout dans son article, « c’est la première fois qu’un haut- responsable de la sécurité évoque un lien entre un retour du Hezbollah sur la scène internationale et la poursuite des menaces terroristes ».
Squarcini a évité de détailler les menaces qui peuvent provenir du Hezbollah, mais il a sélectionné les points de friction et de tension qui ont surgi avec le parti libanais dans le sud du Liban, renforçant l'hypothèse d’une menace internationale, en parlant d’un risque de voir les soldats français dans la FINUL, pris en otages ou victimes d’attaques potentielles.
Squarcine a justifié les préoccupations des services de renseignement français par le fait que «le Hezbollah est revenu sur la scène mondiale, aussi par l’approche de la date du procès de l'assassinat de Hariri, devant le Tribunal spécial pour le Liban, où nos soldats sont stationnés dans le cadre des forces de la FINUL».
Selon des sources françaises, citées par Ballout, « le parti chiite a étendu son influence en Irak, où il joue un rôle clé dans la préparation des combattants et des mouvements de résistance , notamment Asaeb al-Haq, pour lutter contre les Américains. Or, l'opération de remise en liberté de l'un de ses cadres, Ali Mousa Duqmaq et du chef des Asaeb, s’est réalisée en échange de la libération d’otages britanniques ».
Toujours selon ces sources, le « Hezbollah opère à Gaza en soutenant le Hamas, tant sur le plan logistique que politique à travers les tunnels de Gaza, où ses cadres ont joué un rôle clé dans le réarmement de ce mouvement, qui contrôle la bande de Gaza, après «l’opération Plomb durci».
Une source française affirme que « les services français ont suivi le directeur de la communication du Hezbollah après son arrivée à Massawa, en Érythrée, l'une des stations d’intervention en Somalie, où le Hezbollah opère dans la région comme étant le bras de l'Iran, et qui avec Asmara arment le mouvement des Chabab dans leur lutte contre Cheikh Sharif Ahmed, un pro-occidental ».
Selon des sources à Paris « les services français sont entrain de réévaluer leurs relations avec le Hezbollah, en raison du fait qu’il est devenu un acteur majeur, et un numéro difficile dans la région. Ils ont reçu des conseils de la part de certains pays arabes de ne pas limiter leur contact avec le Hezbollah à travers les voies diplomatiques habituelles à Beyrouth, ils ont décidé d'engager un dialogue direct avec le Hezbollah dans la première phase, afin d'éviter toute tension résultant de l'acte d'accusation qui sera émis par le Tribunal spécial du Liban, et dans lequel sont visés certains éléments du Hezbollah »!
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