16 février 2011

Un ex-haut gradé de Tsahal confirme l'origine israélienne du logiciel malveillant Stuxnet 
 
Un ex-haut gradé de Tsahal confirme l'origine israélienne du logiciel malveillant Stuxnet
Dans une vidéo que le quotidien "Haaretz" affirme détenir, l'ex-chef d’état major de l’armée israélienne a reconnu que l’État hébreu avait pris part aux attaques informatiques menées contre des installations nucléaires iraniennes
 
Par Sébastian SEIBT (texte)
 
Israël serait bel et bien derrière le cybersabotage de juillet 2010 qui aurait retardé de plusieurs mois le programme nucléaire de l'Iran. C'est ce que semble en tous cas affirmer l’ancien chef de l’état-major de l’armée israélienne, Gabi Ashkenazi.
L'homme ne l’a pas révélé en public, mais lors de la fête célébrant son départ à la retraite. Le quotidien de centre gauche "Haaretz" a affirmé, mardi, détenir une vidéo sur laquelle ce haut gradé profite de la petite sauterie organisée en son honneur pour se féliciter de la participation de l'État hébreu à cette cyber-attaque.
Une révélation qui vient confirmer les rumeurs colportés au lendemain de la découverte, en juillet 2010, de Stuxnet, le logiciel malveillant qui a perturbé le fonctionnement des installations nucléaires de Natanz, dans le centre de l'Iran.
Les États-Unis également soupçonnés
Qualifié de "maliciel le plus sophistiqué jamais découvert", ce programme demande un niveau d’organisation et de connaissance informatique que "seul très peu de spécialistes maîtrisent", selon la société de sécurité informatique Symantec. Stuxnet a été spécifiquement conçu pour viser un certain type de matériel industriel, essentiellement utilisé dans les centrales nucléaires iraniennes.
Un acte de cyber-sabotage parfaitement ciblé qui excluait d’office les pirates informatiques amateurs. L’hypothèse d’une opération organisée par un ou plusieurs États a très vite émergé, sans qu’aucune preuve tangible puisse, jusqu’à présent, accréditer cette thèse.
La sortie de Gabi Ashkenazi devant ses invités vient en partie étayer un article du "New York Times" du 15 janvier. Le quotidien, citant des sources anonymes, y affirmait que Stuxnet avait été le fruit d’un effort conjoint entre Américains et Israéliens pour lutter contre les efforts de l'Iran de se doter de l'arme nucléaire. Ce logiciel malveillant aurait, selon le journal, été élaboré dans le plus grand secret, il y a deux ans, au sein d’un complexe militaire situé à Dinoma, une ville dans le désert du Negev.

France24

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