22 avril 2010


Université de Bejaia Abderrahmane MIRA

Club Scientifique et Culturel « Les Amis du Livre »

Déclaration Dénonciation

Le jour du 20 avril 2010, les membres et adhérents du Club Scientifique et Culturel « Les Amis du Livre », ont occupé les locaux de la sous direction des activités scientifiques, culturelles et sportives, durant tout l’après midi jusqu’à 1h du matin, suite à la surdité du recteur et de son secrétaire général et aux multiples contraintes opposées à notre association par l’université de Béjaia, qui bloque et étouffe toutes activités scientifiques ou culturelles sérieuses initiées par les étudiants. De l’interdiction de la conférence de Amin ZAOUI, entrave pour la publication de notre revue, sacralisation de l’auditorium...et la dernière en date, le refus de notre université de prendre en charge un sociologue, en l’occurrence le Dr SALHI Brahim, invité par notre association pour présenter une étude sociologique sur l’identité, à travers son dernier livre « Algérie, identité et citoyenneté », démontre une volonté préméditée du recteur et de son administration d’enrayer et d’étouffer la pensée et de réduire la culture aux seuls champs du savoir techniques et pratiques.

Aujourd’hui, il est de notre devoir d’interpeller la conscience de la communauté estudiantine à réfléchir au sort de notre chère université, où les moyens mis à la disposition de l’activité culturelle des étudiants sont entre les mains d’irresponsables, qui veulent de l’université de Bejaia un désert stabilisé, entourée d’une stagnation totale et une indifférence qui accentue l’écart entre l’université et la recherche scientifique.

La dégradation de la formation pédagogique, stérile en termes de créativités, qui vient en contradiction totale avec l’engagement pris par le recteur sur son site internet de tous mettre en œuvre pour améliorer constamment le niveau et la qualité de notre formation, nous pousse à nous consacrer d’avantage pour la promotion du livre au sein de notre université, mais malheureusement pour nous étudiantes et étudiants, le recteur et son administration ne cesse de nous mettre les bâtons dans les roues pour enclaver encore plus cette brèche d’expression.

« Un livre, c'est un navire dont il faut libérer les amarres. Un livre, c'est un trésor qu'il faut extirper d'un coffre verrouillé. Un livre, c'est une baguette magique dont tu es le maître si tu en saisis les mots. »

(Michel Bouthot)

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