29 juin 2012

50 organisations humanitaires, non-gouvernementales et agences de l'ONU exigent la fin du blocus israélien sur la bande de Gaza

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50 organisations humanitaires, non-gouvernementales et agences de l'ONU exigent la fin du blocus israélien sur la bande de Gaza
 
 




43 organisations humanitaires et non-gouvernementales et sept agences des Nations unies exigent qu’Israël mette fin au blocus de la bande de Gaza, ce qu'elles considèrent être « une violation manifeste du droit international ».


Les signataires de la déclaration, parmi lesquels se détache l'UNICEF, l'Organisation mondiale de la santé, le Haut-commissariat pour les Droits de l'Homme, l'UNESCO et l'Agence des nations unies pour les réfugiés Palestiniens, soulignent que dans les cinq dernières années plus d'1,6 millions d'êtres humains, la moitié d'entre eux mineurs, ont été privés d'aliments, médicaments, combustibles et services fondamentaux comme la Santé ou l’Éducation.


Israël a imposé le blocus de la Bande de Gaza en 2007, aggravant la situation sur le territoire. La semaine passée, la plus haute fonctionnaire de l'ONU pour les Questions humanitaires et pour la Coordination des secours d'urgence, Valerie Amos, a sollicité les autorités de Tel-Aviv pour qu'elles lèvent immédiatement l'état de siège, insistant sur le fait que « 80% des familles à Gaza dépendent de l'aide humanitaire », ce qui, ajoute-t-elle, « représente une punition collective pour tous ceux qui vivent dans la Bande et, dans le même temps, une violation de leurs droits fondamentaux ».


Amos a également fait remarquer que le blocus est la principale cause de la baisse de la qualité de vie des palestiniens qui habitent sur ces territoires, un fait que l'on peut constater par les indices de chômage, de pauvreté, et de pouvoir d'achat.


A titre d'exemple des difficiles conditions de vie à Gaza, l'alimentation en énergie électrique est limitée, en moyenne, à 6 heures par jour. Dans la meilleure des hypothèses, elle peut se prolonger jusqu'à 16 heures. Dans les hôpitaux, la majorité des personnes meurent faute de médicaments.


Israël, de son côté, poursuit une politique d'extermination lente de la population, et dans les derniers jours dix palestiniens sont morts et cinq furent blessés dans des attaques de l'armée, essentiellement, et des affrontements avec les colons dans la région.


L'expulsion des palestiniens de leurs territoires est une des multiples faces de la politique sioniste. Selon les données officielles, entre 1967 et 1994, lorsque l'Autorité nationale palestinienne en est venue à administrer les territoires autonomes, Israël a annulé les autorisations de résidence à plus de 250 000 palestiniens, près de 100 000 à Gaza et 150 000 en Cisjordanie.


Source : article d'Avante, organe du Parti communiste portugais (PCP)

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