22 juillet 2010


Un soldat israélien, déclaré coupable de meurtre contre un pacifiste britannique et condamné à huit ans de prison par un tribunal militaire israélien, vient de bénéficier d’une remise de peine. Il sera libre dans un mois.

En avril 2003 à Rafah, qui est encore sous occupation militaire israélienne comme toute la bande de Gaza, un soldat israélien, Taysir Hayeb, tue un jeune pacifiste britannique d’une balle en pleine tête.

Le jeune britannique s’appelle Tom Hurndall. C’est un étudiant de 22 ans, photographe. Une enquête diligentée par son pays d’origine, la Grande-Bretagne, a conclu à un « homicide volontaire » de la part du soldat israélien.

Un tribunal militaire israélien condamne le soldat Hayeb à 8 ans de prison ferme. Il vient de bénéficier d’une remise de peine. Il sortira dans un mois, soit un an et demi avant la fin de sa peine.

La commission de remise des peines a considéré qu’il était libérable car il ne représentait plus un danger pour la société… Il n’a présenté aucune excuse ni aucun regret. Mais il sera libéré.

La mère du jeune britannique a protesté sur la radio en indiquant que cette libération montrait que « Israël ne nous rend pas justice ».

C’est vrai pour ce jeune britannique de 22 ans tué de sang-froid par ce soldat qui vient d’être « blanchi ». C’est vrai aussi pour Salah Hamouri, condamné à 7 ans de prison alors qu’il n’a strictement rien fait et à qui on demande, en plus, de faire des excuses… Après l’injustice, on veut en plus lui imposer l’humiliation.

Salah est en prison non pas pour meurtre ou pour un vol ou pour quoi que ce soit de répréhensible. Aucun fait n’a pu lui être reproché. Rien.

Comme nous ne cessons de le dire, Salah Hamouri est en prison pour des raisons uniquement politiques. Seule la politique l’en sortira. Mais pour cela il faut « tout simplement » qu’elle le veuille et se manifeste en ce sens !

Paris, le 22 juillet 2010

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